Partager l'article ! Maman cherche l'amour : épisode 2: Hier soir M6 nous a encore drôlement gâté... Du cô ...
Hier soir M6 nous a encore drôlement gâté...
Du côté de la Normandie et de Sophie-Diams, on navigue péniblement entre douceur lénifiante et virilité abrupte.
Ludovic a manifestement bien cerné la double personnalité de Sophie-Diams.
Il lui lit un poème de CM2 un poil lyrique mais pour compenser immédiatement cet accès de
mièvrerie tendresse il lui offre le maillot de foot d'Anelka...
C'est bizarre hein?
Et bien, Sophie-Diams est ravie.
Elle est comme ça Sophie-Diams, un peu princesse médiévale, un peu catcheuse est-allemande.
Elle n'arrête pas de proposer des activités viriles en demandant à ses hommes d'être attentionnés comme des marquis poudrés.
Faut suivre quoi!
Et puis vient le moment de se séparer de quelqu'un...
On se dit que le choix tombe un peu sous le sens...
Et effectivement, elle demande à Marius de la rejoindre pour lui régler son compte parler un peu.
Le condamné à mort Marius se lève et rejoint donc la normande pour une
discussion apocalyptique comme lui seul en a le secret.
Sophie-Diams commence à sortir toutes les phrases types pour se justifier de le dégager :
"Tu sais, ce n'est pas facile pour moi, j'ai un choix à faire et c'est vraiment dur mais voilà, je sens moins d'affinités alors il faut arrêter de jouer la comédie, je veux être sincère même si ce n'est pas évident à dire..."
Sophie-Diams sort méticuleusement toutes les phrases bien polies et convenues pour dire "Casse toi pauvre naze, t'es un handicapé du langage" mais Marius ne voit rien venir et regarde Sophie-Diams comme une poule naine devant un couteau à daims.
Sophie-Diams s'enfonce continue son discours-type de téléréalité ("tu es
quelqu'un de formidable, mais je te dégage") en espérant que Marius réagisse. Mais rien. Elle poursuit donc en mode pilote automatique
:
"Tu vois, c'est difficile pour moi, je n'aime pas faire ça, dire au revoir à quelqu'un c'est dur même s'il n'y pas trop d'atomes crochus..."
Marius reste aussi circonspect qu'une carpe autiste.
Sophie-Diams conclut donc :
"Il y a donc malheureusement quelqu'un qui doit partir"
Marius continue à la regarder avec son regard de gallinacée lobotomisée puis s'écrie :
"Ah bon, mais qui ?"
Le regard de Sophie-Diams en dit long. Elle ajoute, prise de court par tant de bêtise :
"Ben, c'est toi qui pars..."
Elle est consternée. Mais elle est aussi soulagée de se débarrasser du plus étrange candidat qu'ait connu l'émission en deux années d'existence.
Elle rejoint les autres pour des activités toujours aussi féminines : kayak, parcours aventure ou billard...
Avec Cédric, le marseillais de Martinique elle continue sur le mode "on vit un truc incroyable, tout passe par les yeux" mais ils ont des échanges niveau maternelle moyenne section, donc on s'inquiète un peu pour la suite...
...
Pendant ce temps, Kathia, la fée-clochette
strasbourgeoise continue à découvrir l'étendue des dégâts ses hommes.
Olivier, le décapsuleur vivant d'Orangina en fait des tonnes pour lui faire oublier sa dentition chaotique : cadeaux, dessin d'enfant, message filmé de son fils...
Il a aussi une très belle attention.
Kathia avait déclaré vouloir faire son shopping à New-York avec une mallette de billets verts.
Olivier lui offre donc, dans un coffre, un premier billet vert...
Kathia est émue aux larmes devant tant de
problèmes bucco-dentaires gentillesse.
On a un peu envie de lui souffler qu'avec son job d'éducateur en banlieue parisienne, avec Olivier elle risque plutôt de se retrouver à pousser un caddy à Velizy 2 avec un porte monnaie quechua.
Mais bon.
Peut-être le sait-elle... et c'est pour ça qu'elle pleure nerveusement...
Kathia en profite également pour régler son compte à son prétendant-chef d'entreprise-goujat.
Celui-là est très fort... il cumule les gaffes et les fautes de savoir-vivre.
Ben quand même, draguer la boulangère, insinuer que le fils de Kathia est déséquilibré, ne pas attendre Kathia pour commencer à attaquer son assiette au restaurant ou regarder stoïquement Kathia payer le parking en commentant "ah, c'est pas si cher"... c'est une graine de champion du monde catégorie malotru.
Kathia lâchera ces phrases mémorables :
"Il me prend pour un lapin de 6 semaines"
"Il a craqué son slip".
Bravo Kathia.
Et puis, Kathia retrouve notre ami le mort.
Vous savez, celui qui est mort-mais-tout-bien-revenu-du-paradis...
On sent que Kathia voudrait s'en débarrasser
vite fait proprement.
C'est peut-être pour cela qu'elle le convoque sur un pont... avec un pieu et une gousse d'ail dans
le sac à main.
Heureusement pour elle, le mort-vivant lui avoue qu'il a rencontré un ange quelqu'un d'autre et
qu'il aimerait la rejoindre au paradis. Kathia est soulagée et le raccompagne aux portes de l'enfer sa voiture.
Elle jette son pieu et sa gousse d'ail dans le Rhin et rejoint Pierre avec qui elle se sent
enfin vibrer. Là aussi, ça se regarde en échangeant des banalités mais on est heureux de voir ces grands enfants se comporter comme des adolescents qui ont la nouille qui pique.
...
Pendant ce temps, du côté de Nevers, Angie doit
faire face à ses cas sociaux hommes.
Elle les emmène en salle de sport sans présager de la catastrophe qui s'annonce au vue du surpoids généralisé de ses prétendants.
Là, c'est un festival.
Un des prétendants s'est déguisé mais honnêtement il ne dépareille pas dans le groupe. Cheveux hirsutes, short remonté, lunettes improbables... on le distingue tout juste des autres candidats.
Un des prétendants se plaint de son dos et commence à maudire Angie sur 13 générations parce qu'elle le force à faire du sport.
Un des prétendants commence à faire des blagues graveleuses sur ses bijoux de famille qui l'empêchent de tenir certaines positions.
Devant tant de méchanceté et de vulgarité, Angie ne sait plus très bien où elle en est.
Par la suite, elle décide d'emmener trois de ses monstres hommes dans un spa.
Il y a le Bilbo le Hobbit, le Géant des Carpates et Gros Petit ours brun.
C'est un peu Disneyland du côté de Nevers.
Je vous jure, on n'échappe à rien au niveau des images. Du Géant des Carpates qui prend sa douche à Bilbo le Hobbit qui se fait masser ses aisselles frisées en passant par Petit Ours Brun qui ronronne dans un jacuzzi...
Avec "Maman cherche l'amour", t'es pas toujours à la fête devant ton écran...
A un moment Angie se démet les cervicales pour mater les fesses du Géant des Carpates sous la douche...
On a peur. On commence à avoir le dîner qui remonte. Et puis, on constate avec soulagement que le
Géant des Carpates a gardé sa bâche son maillot de bain.
Entre tous ces personnages étranges, Angie hésite.
Il y a bien Thierry mais il est un peu Bilbo le Hobbit sur les bords. C'est un garçon adorable, il lui chante des chansons, lui offre des cadeaux mais voilà, physiquement, le courant ne passe pas. Angie n'a pas envie de compter un sixième nain de jardin chez elle. Elle n'est pas fan du roux, des oreilles taillées en pointe, de la barbichette de Satanas et de la voix de chèvre aphone.
Manifestement, Angie préfère les brutes
épaisses les gabarits plus enveloppés. Elle craque notamment pour le Géant des Carpates même
s'il n'a pas de boulot, pas de permis, pas d'enfants...
Il y a aussi beaucoup de tensions dans le groupe d'Angie.
Un certain Daniel qui a couvert successivement Angie de compliments puis de critiques décide de continuer l'aventure pour pouvoir profiter de l'activité kart.
Devant tant de goujaterie, Bilbo le Hobbit va
tout cafeter à la maîtresse Angie qui dégage Daniel alors que celui-ci se fait à nouveau menaçant.
...
Du côté d'Avignon, Marie-Jo continue à se
coltiner son banc de thons ses prétendants.
Elle a du courage Marie-Jo.
Il y a Dan, le vieux. Celui qui a 20 ans de plus qu'elle. Tous les deux vivent un moment qui va se répéter de nombreuses fois au cours du programme. Un échange de banalités affligeantes alors qu'ils disent "vivre un truc incroyable"...
Ah bon??
Dan : c'est incroyable, j'ai pensé à toi toute la semaine, je n'en dormais pas la nuit.
Marie-Jo (hilare) : hihihi...!!!
Dan : Tu m'as manqué, c'est un truc de fou, je pensais à tout ce que j'avais envie de te dire...
Marie-Jo (radieuse) : hihihi...!!
Dan : C'est fou tout ce que j'ai à te dire et puis c'est tellement fort tu vois
Marie-Jo (souriante) : hihihi...!
Dan : je suis tellement content d'être là avec toi, enfin je peux te parler
Marie-Jo (interloquée) : hihihi...
Dan : on se comprend tellement tous les deux et j'ai tellement de choses à te dire
Marie-Jo (impatiente) : hihihi...?
Dan : je ne réalise pas que je peux enfin te dire tout ce que j'ai à te dire
Marie-Jo (agacée) : ben dis moi!
Dan : hohoho...!!!
Marie-Jo (énervée) : ben dis moi ce que tu as à me dire!
Dan : hohoho...!!
Marie-Jo (dégoûtée) : ben il paraît que tu as plein de truc à me dire alors, c'est quoi?
Dan : hohoho...
En fait, tout ça, c'est juste le vide intersidéral...
Marie-Jo, ça ne semble même pas lui déplaire, elle recommence ça avec plusieurs de ses prétendants jusqu'à ce qu'il y en ait un qui l'ennuie. On se demande bien pourquoi... finalement, il dit les mêmes niaiseries que les autres. L'explication viendrait-elle d'une improbable coiffure mafaldesque...?
Un soir, dans une fête de village, elle entraîne un certain Alain derrière un fourré.
Là encore, c'est un festival de lieux communs mais c'est tellement grotesque que même Marie-Jo commence à flairer l'odeur du néant.
Marie-Jo : mais c'est quoi pour toi l'idée du couple?
Alain : Ben, c'est le bonheur, vivre ensemble, tout ça quoi...
Marie-Jo est stupéfaite devant tant de "rien". Alors Alain craque et finit par lui lâcher d'un ton joueur...
"Tu sais comment je me qualifie?"
"Nan" qu'elle fait la Marie-Jo qui sent venir un coup fumeux...
"Je suis Monsieur Bisous!!!" qu'il lui sort en approchant ses lèvres.
On lit la panique dans les yeux de Marie-Jo, elle
rit nerveusement, on a mal, très mal pour elle... elle voit sa vie défiler, tout ça... puis elle prétexte vouloir danser sur un de ses morceaux favoris et part en hurlant au secours
courant.
...
Après ce second épisode, je propose de lancer un grand concours pour rebaptiser ce programme...
"Maman cherche les emmerdes"
"Maman cherche les tocards"
"Maman cherche des cas cliniques"
Des idées ?...
Causeries