Mardi 10 mars 2009 2 10 /03 /Mars /2009 16:41
petrossian-croissant-innards par food_in_mouth

Bon, comme tout bon occidental blanc dégénéré qui n'a que ça à penser : je veux maigrir.

 

Ce n'est pas que je sois l'équivalent masculin de Valérie Damidot, mais genre 3 kilos en moins, ça serait pas mal…

 

Le problème, c'est que j'aime bouffer.

 

Mais j'adore ça.

 

Vraiment.

 

Le truc c'est que j'ai plein d'excuse.

 

Par exemple, je suis trop bien élevé.

 

Ma mère vit dans le culte de l'assiette terminée.

 

Quand, j'étais petit, j'avais droit à une pièce de 1 centime quand je terminais mon assiette.

 

Ouais, je sais, c'était pas cher payé surtout qu'à cette époque préhistorique, c'était des centimes de francs… Tu vois le genre, au bout d'un an à lécher les assiettes, je pouvais à peine m'acheter la moitié d'une main collante (le must à l'époque).

 

Je ne vous explique pas comme ça m'a labouré le cerveau ce truc là.

 

J'ai toujours l'impression que je vais gagner un truc quand je termine mon assiette.

 

Et puis aussi, terminer son assiette, je ne sais pas pourquoi, mais c'était respecter les éthiopiens et tous leurs amis qui ne mangent pas à leur faim.

 

Je n'ai jamais compris pourquoi se faire péter le bide avec une choucroute royale et surtout ne pas laisser une miette de choux ça montrait ton profond respect de la misère.

 

L'autre chose, c'est qu'en plus de cette trop bonne éducation, je suis faible face à la tentation.

 

Et il faut savoir que ma boulangerie, c'est un genre d'île de la tentation.

 

Tu rentres (c'est comme dans l'émission, en acceptant tu as déjà perdu) en te disant que tu seras fort, que tu ne regarderas pas les miches qui te font de l'œil, que tu ne cèderas pas aux appels des brioches rebondies et tu ressors les bras chargés de viennoiseries qui transpirent de beurre encore chaud.

 

L'autre jour, je suis rentré dans la boulangerie en voulant acheter un petit pain blanc aux olives.

 

Juste pour me caler.

 

Et pour éviter le craquage pour un truc encore pire.

 

A peine, je pénètre dans la boulangerie que cette connasse de boulangère arrive de l'arrière boutique avec un plateau de croissants encore fumants du four…

 

Au même moment, une odeur de dingue envahit l'espace.

 

Moi : Bon, et si je remplaçais le pain aux olives par un petit croissant…

 

Moi : Et si, je prenais juste un petit croissant en plus de mon petit pain aux olives…

 

A ce moment, ces gros connards de pain au chocolat me font des œillades.

 

Mais genre provocantes les œillades.

 

Vulgaires et tout.

 

Tel Jeanne d'Arc à la boulang' de Domrémy, je commence à entendre des voix.

 

Le pain au chocolat : Achète-moi! Je suis trop bon! Ma barre de chocolat, c'est un truc de fou, je suis encore tout chaud, vas-y viens! Prends-moi!

 

Moi : Bon, et si je prenais juste un petit pain au chocolat en plus…

 

Moi : Ce n'est pas ça qui va me transformer en Magali Vae non plus…

 

A ce moment cette grosse perverse de boulangère me dit de sa voix de rossignol enfariné.

 

La boulangère-tentatrice : Aujourd'hui, on fait quatre viennoiseries pour le prix de trois!!!

 

Et là, étrangement, tu arrêtes de raisonner par rapport au nombre de calories ou de graisse que tu vas t'enfiler.

 

Tu raisonnes comme cette teubé de boulangère.

 

Moi : J'étais prêt à m'acheter deux viennoiseries, je peux bien en payer une de plus et comme ça j'en aurais trois. Comme je suis malin, comme j'ai l'esprit pratique, comme je suis toujours dans les bons coups…

 

Et voilà; comment tu repars avec quatre viennoiseries que tu vas boulotter dans un coin comme un vulgaire adolescent obèse dans un reportage de "Confessions intimes "…

Par zadzig - Publié dans : Zadzig stories...
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Commentaires

Trop vrai cette histoire de centimes pour une assiette finie... j'ai connu presque pareil.... et avec les petits affamés du bout du monde aussi...
Au final je ne peux RIEN laisser ni jeter
Commentaire n°1 posté par Jo-Elle le 18/06/2009 à 19h12
Et moi donc...

Aujourd'hui, c'est décidé, je ne mange RIEN !!!

Faut dire que je suis de plus en plus effrayé par ce gras bidet qui est en train de former une bosse autour de mon nombril. C'est pas beau, franchement, d'autant plus que je suis un mec plutôt fin partout ailleurs.

Donc, c'est décidé, je veux retrouver ma ligne !

Mais pour cela... il faudrait peut-être manger moins de cochonneries... Arrêter de se prendre des desserts super sucrés, et des plats accompagnés de sauces super grasses à la cantine...

Et surtout : Arrêter de rendre visite à ces sacrées CONNASSES DE BOULANGÈRES !!!

Donc, c'est décidé : régime, régime, et un peu de sport !

Malheureusement, ce n'est pas aussi facile à faire qu'à dire...

Pour vous expliquer un peu, ma mère me gavait de gâteaux quand j'étais petit, et quand je rends visite aujourd'hui à mes parents, elle continue !!!

Maman, s'il te plaît, arrête de me faire des gâteaux, je n'ai plus 5 ans, j'ai 35 ans... arrête de me traiter comme un gamin, maman, je suis un homme maintenant, enfin, disons que j'essaye d'en être un...

Maman : tu reprendras bien une part de tarte ?
Moi : non merci, je n'ai pas très faim (mais je crève d'envie de bouffer entièrement cette mille sabord de tarte au citron de tonnerre de Brest !)
Maman : dans ce cas, je te la mets dans une boîte, et tu la mangeras chez toi. Ton père et moi, on va pas manger tout ça... (mais maman, réfléchis, tu crois que je vais manger tout ça, moi ? Ce qui n'est pas bon pour vous deux serait bon pour moi tout seul ? Tu veux ma mort, maman ?)
Moi : heu... non merci, je vais en mettre partout (parce que bien sûr, la tarte est meringuée).
Maman : allez... je ne te mets que la moitié, la boîte est bien hermétique.

Un peu plus tard, sur le point de partir, je fais semblant d'oublier la fameuse boîte. Mais maman me rattrappe : attends, tu oublies la tarte, je te la mets dans ton sac. (Mais maman, laisse moi donc tranquille avec tes gâteaux !)

Arrivée chez moi, 23h, je me rue sur la boîte, et dévore à même le tuperware, en 3 coups de cuiller, et sans aucun plaisir l'intégralité de la tarde meringuée, avant de me diriger balonné et malade vers mon lit, tout honteux d'avoir une fois de plus cédé à mes basses pulsions.

Le lendemain matin, je me lève énergiquement, et examine mon ventre : bon, c'est pas si dramatique, en une semaine de sport, et un bon régime, et c'est parti. Au boulot !

Et pour commencer, aujourd'hui, [Je dis bien : AUJOURD'HUI] je ne bouffe RIEN !!! Ok ?

Je sors de chez moi d'un pas énergique. Non, ce matin, je ne mangerai pas de pain au chocolat. Non, je ne mangerai pas de pain au raisin, ni de pain suisse, ni flan nature, ni de biscuit. Rien !

Mais quelle route vais-je prendre... ? Mmh... J'ai le choix entre le chemin de Montreuil, sinistre et banlieusard, et le chemin de Vincenne, coquet et bourgeois.

Allez ! Faut bien compenser la perte d'un plaisir, par un autre plaisir. Prenons le chemin de Vincennes, il fait si beau ce matin...

Et hop...

J'arrive en vue de la 1re boulangerie. Attention, changeons de trottoir, vite. Brans le bas de combat ! Mais au fait..., comment vais-je tenir si je ne mange rien de toute la journée ? Après tout, n'est-ce pas quand on se prive trop qu'on finit par se jeter malgrè soi sur la nourriture ? Mieux vaut se caler une bonne fois l'estomac le matin pour bien résister toute la journée, non ?

Bon, d'accord, mais alors, juste un tout petit pain choc', et RIEN d'autre, ok ? Marché conclu, top là ! Et v'là que je cours, au risque de me faire renverser par les voitures, vers ma 1re boulangère.

Celle-ci me connaît bien, et je vois son regard plein de mépris qui commence à m'écraser.
Moi : Un pain chocolat, svp.
Elle : Il faut attendre 10 minutes.
Moi : [zut ! un imprévu... que vais-je prendre, du coup ?]
A ce moment, une mère avec sa petite fille entre.
Grosse honte, faut que je prenne quelque chose qui fasse un peu adulte. Finalement, je sors avec un bête croissant même pas bon. Je le dévore en une seconde, sous le regard curieux et imbécile des passants, et sans aucun plaisir. Enorme frustration !
Je décide d'aller à la boulangerie d'en face. Hé oui, je pratique les "boulangeries parallèles", comme certains pratiquent les "bars parallèles"...

J'entre, et je tombe sur cette CONNASSE qui fait toujours des sourires ironiques quand je viens lui commander des gâteaux. Elle m'accueille en pouffant déjà dans sa barbe, et faisant du coude à sa collègue dont la figure habituellement sérieuse prend tout à coup une expression moqueuse et méchante. Je m'avance vers mes bourreaux, déjà humilié avant d'avoir prononcé la moindre parole.
Avant moi, 3 clients très sobres n'ont commandé virilement qu'une seule baguette, et comme une vieille se met à traîner à rendre sa monnaie, voilà que la boutique se remplit tout à coup d'une file de 30 personnes, autant de témoins gênants. Moi qui voulais faire ça incognito et vite fait ni vu ni connu. C'est raté.

La boulangère : qu'est-ce que je vous sers ?
Moi : un... [à peine ouvrè-je la bouche qu'elle se tourne vers sa collègue pour lui dire autre chose. J'ai vaguement l'impression d'être pris pour un VRAI con.] Puis elle s'en va. Une autre se ramène : Quelqu'un s'occupe de vous ?
Moi : non... [pendant ce temps 30 autres personnes se serrent dans la boutique]
Elle : qu'est-ce que ce sera ? [A ce moment, silence glacial, tout le monde à les yeux braqués sur moi, les clients, la boulangère, et même sa collègue qui n'a que ça à foutre au lieu de s'occuper des autres clients qui attendent depuis une heure !!! Tous sont suspendus à mes lèvres] [et moi, j'ai de plus en plus envie de commander quelques crèpes, qui sont super bonnes dans cette boulangerie, les pains aux raisins (mmh... délicieux), les tartes fines !]
Moi (tout bas) : 1 pain au chocolat, 1 pain suisse, 1 pain aux raisins, 3 crèpes, svp.
Elle (en criant bien fort) : UN PAIN AU CHOOO-COOOO-LAAAT !!! ET ENSUITE ?
Moi (presque envie de lui dire : chuuuut, pas si fort, voyons, ça ne regarde personne !) : 1 pain suisse, svp...
Elle : VOUS VOULEZ DIRE UN PAIN AUX PEPITES DE CHOOOO-COOOO-LAAAT ? C'EST BIEN çA, MONSIEUR ? AU CHO - CO - LAT ???
Moi : oui (de plus en plus rouge et honteux).
Je finis par sortir de la boulangerie avec des idées de suicide, mais je n'ai pas le temps de m'attarder, et je déballe tout pour tout bouffer sur le trottoir en même pas 5 secondes, en me cachant des regards, et sans aucun plaisir (bien entendu...).

Bon allez, tant que j'y suis, c'est foutu pour aujourd'hui, je m'y mettrai demain, autant aller se bouffer un flan nature.

Je me dirige donc vers une 3e boulangerie. Zut, fermée !!! Furieux, je pars en courant vers une 4e boulangerie que je connais, mais je dois faire demi-tour et m'éloigner du RER de Vincennes. ET là, j'arrive : déception, ils ne font pas de flans ! Par contre, ils font de petits gâteaux aux pommes qui sont excellents (ce sont les seuls à faire ça, à ma connaissance). J'en prends un, avant de me diriger vers une 5e boulangerie, qui avec un peu de chance, va me servir une bonne part de flan !

Et non ! Ils n'en ont pas non plus. Tant pis, ça attendra cette après-midi en revenant du boulot (je vous laisse imaginer). En revanche, ils vendent des petits Paris-Brest tout-à-fait délicieux. J'en commande un.
Et la question qui tue : C'est pour manger tout de suite ?

Je ne sais pas pourquoi, mais je me sens extrêmement humilié par cette question ! Qu'est-ce que ça peut lui foutre à cette connasse que je vais me le bouffer tout de suite ? C'est pas ses oignons ! Et puis, qu'est-ce qu'elle en sait que c'est pour moi, d'abord ? Si ça se trouve, c'est pour mon gosse ! Bon, je n'en ai pas, d'accord, mais elle n'en sait rien ! Il y a quelque chose d'indécent, d'impudique dans cette question. Oui, je sais, elle demande ça pour savoir s'il faut mettre un bout de scotch ou pas.

Mais de toute façon, c'est une véritable stupidité sans nom que de fermer l'emballage avec du scotch. Même avec une paire de ciseaux, on n'arrive jamais à le défaire sans bousiller le gâteau. En plus de ça, elles agraffent toujours l'emballage par le dessous, ce qui n'est absolument pas pratique à défaire. Et elles font TOUTES ça ! Voilà pourquoi j'ai envie de dire que les boulangères sont les êtres les plus stupides que je connaisse sur terre !
Commentaire n°2 posté par hurlu le 21/06/2009 à 17h48
J'ajouterais qu'effectivement c'est une bétise sans nom que de se forcer à tout bouffer sous prétexte que d'autres meurent de faim. Et j'ai lu qu'autrefois, c'était exactement l'inverse : par solidarité envers les meurt-la-faim, on s'abstenait justement de trop manger, ce qui évidemment est bien plus logique ! C'est de la pure hypocrisie de se faire péter la peau du ventre en se figurant que c'est de la solidarité envers ceux qui n'ont rien !
Commentaire n°3 posté par hurlu le 21/06/2009 à 17h51
Et moi donc...

Aujourd'hui, c'est décidé, je ne mange RIEN !!!

Faut dire que je suis de plus en plus effrayé par ce gras bidet qui est en train de former une bosse autour de mon nombril. C'est pas beau, franchement, d'autant plus que je suis un mec plutôt fin partout ailleurs.

Donc, c'est décidé, je veux retrouver ma ligne !

Mais pour cela... il faudrait peut-être manger moins de cochonneries... Arrêter de se prendre des desserts super sucrés, et des plats accompagnés de sauces super grasses à la cantine...

Et surtout : Arrêter de rendre visite à ces sacrées CONNASSES DE BOULANGÈRES !!!

Donc, c'est décidé : régime, régime, et un peu de sport !

Malheureusement, ce n'est pas aussi facile à faire qu'à dire...

Pour vous expliquer un peu, ma mère me gavait de gâteaux quand j'étais petit, et quand je rends visite aujourd'hui à mes parents, elle continue !!!

Maman, s'il te plaît, arrête de me faire des gâteaux, je n'ai plus 5 ans, j'ai 35 ans... arrête de me traiter comme un gamin, maman, je suis un homme maintenant, enfin, disons que j'essaye d'en être un...

Maman : tu reprendras bien une part de tarte ?
Moi : non merci, je n'ai pas très faim (mais je crève d'envie de bouffer entièrement cette mille sabord de tarte au citron de tonnerre de Brest !)
Maman : dans ce cas, je te la mets dans une boîte, et tu la mangeras chez toi. Ton père et moi, on va pas manger tout ça... (mais maman, réfléchis, tu crois que je vais manger tout ça, moi ? Ce qui n'est pas bon pour vous deux serait bon pour moi tout seul ? Tu veux ma mort, maman ?)
Moi : heu... non merci, je vais en mettre partout (parce que bien sûr, la tarte est meringuée).
Maman : allez... je ne te mets que la moitié, la boîte est bien hermétique.

Un peu plus tard, sur le point de partir, je fais semblant d'oublier la fameuse boîte. Mais maman me rattrappe : attends, tu oublies la tarte, je te la mets dans ton sac. (Mais maman, laisse moi donc tranquille avec tes gâteaux !)

Arrivée chez moi, 23h, je me rue sur la boîte, et dévore à même le tuperware, en 3 coups de cuiller, et sans aucun plaisir l'intégralité de la tarde meringuée, avant de me diriger balonné et malade vers mon lit, tout honteux d'avoir une fois de plus cédé à mes basses pulsions.

Le lendemain matin, je me lève énergiquement, et examine mon ventre : bon, c'est pas si dramatique, en une semaine de sport, et un bon régime, et c'est parti. Au boulot !

Et pour commencer, aujourd'hui, [Je dis bien : AUJOURD'HUI] je ne bouffe RIEN !!! Ok ?

Je sors de chez moi d'un pas énergique. Non, ce matin, je ne mangerai pas de pain au chocolat. Non, je ne mangerai pas de pain au raisin, ni de pain suisse, ni flan nature, ni de biscuit. Rien !

Mais quelle route vais-je prendre... ? Mmh... J'ai le choix entre le chemin de Montreuil, sinistre et banlieusard, et le chemin de Vincenne, coquet et bourgeois.

Allez ! Faut bien compenser la perte d'un plaisir, par un autre plaisir. Prenons le chemin de Vincennes, il fait si beau ce matin...

Et hop...

J'arrive en vue de la 1re boulangerie. Attention, changeons de trottoir, vite. Brans le bas de combat ! Mais au fait..., comment vais-je tenir si je ne mange rien de toute la journée ? Après tout, n'est-ce pas quand on se prive trop qu'on finit par se jeter malgrè soi sur la nourriture ? Mieux vaut se caler une bonne fois l'estomac le matin pour bien résister toute la journée, non ?

Bon, d'accord, mais alors, juste un tout petit pain choc', et RIEN d'autre, ok ? Marché conclu, top là ! Et v'là que je cours, au risque de me faire renverser par les voitures, vers ma 1re boulangère.

Celle-ci me connaît bien, et je vois son regard plein de mépris qui commence à m'écraser.
Moi : Un pain chocolat, svp.
Elle : Il faut attendre 10 minutes.
Moi : [zut ! un imprévu... que vais-je prendre, du coup ?]
A ce moment, une mère avec sa petite fille entre.
Grosse honte, faut que je prenne quelque chose qui fasse un peu adulte. Finalement, je sors avec un bête croissant même pas bon. Je le dévore en une seconde, sous le regard curieux et imbécile des passants, et sans aucun plaisir. Enorme frustration !
Je décide d'aller à la boulangerie d'en face. Hé oui, je pratique les "boulangeries parallèles", comme certains pratiquent les "bars parallèles"...

J'entre, et je tombe sur cette CONNASSE qui fait toujours des sourires ironiques quand je viens lui commander des gâteaux. Elle m'accueille en pouffant déjà dans sa barbe, et faisant du coude à sa collègue dont la figure habituellement sérieuse prend tout à coup une expression moqueuse et méchante. Je m'avance vers mes bourreaux, déjà humilié avant d'avoir prononcé la moindre parole.
Avant moi, 3 clients très sobres n'ont commandé virilement qu'une seule baguette, et comme une vieille se met à traîner à rendre sa monnaie, voilà que la boutique se remplit tout à coup d'une file de 30 personnes, autant de témoins gênants. Moi qui voulais faire ça incognito et vite fait ni vu ni connu. C'est raté.

La boulangère : qu'est-ce que je vous sers ?
Moi : un... [à peine ouvrè-je la bouche qu'elle se tourne vers sa collègue pour lui dire autre chose. J'ai vaguement l'impression d'être pris pour un VRAI con.] Puis elle s'en va. Une autre se ramène : Quelqu'un s'occupe de vous ?
Moi : non... [pendant ce temps 30 autres personnes se serrent dans la boutique]
Elle : qu'est-ce que ce sera ? [A ce moment, silence glacial, tout le monde à les yeux braqués sur moi, les clients, la boulangère, et même sa collègue qui n'a que ça à foutre au lieu de s'occuper des autres clients qui attendent depuis une heure !!! Tous sont suspendus à mes lèvres] [et moi, j'ai de plus en plus envie de commander quelques crèpes, qui sont super bonnes dans cette boulangerie, les pains aux raisins (mmh... délicieux), les tartes fines !]
Moi (tout bas) : 1 pain au chocolat, 1 pain suisse, 1 pain aux raisins, 3 crèpes, svp.
Elle (en criant bien fort) : UN PAIN AU CHOOO-COOOO-LAAAT !!! ET ENSUITE ?
Moi (presque envie de lui dire : chuuuut, pas si fort, voyons, ça ne regarde personne !) : 1 pain suisse, svp...
Elle : VOUS VOULEZ DIRE UN PAIN AUX PEPITES DE CHOOOO-COOOO-LAAAT ? C'EST BIEN çA, MONSIEUR ? AU CHO - CO - LAT ???
Moi : oui (de plus en plus rouge et honteux).
Je finis par sortir de la boulangerie avec des idées de suicide, mais je n'ai pas le temps de m'attarder, et je déballe tout pour tout bouffer sur le trottoir en même pas 5 secondes, en me cachant des regards, et sans aucun plaisir (bien entendu...).

Bon allez, tant que j'y suis, c'est foutu pour aujourd'hui, je m'y mettrai demain, autant aller se bouffer un flan nature.

Je me dirige donc vers une 3e boulangerie. Zut, fermée !!! Furieux, je pars en courant vers une 4e boulangerie que je connais, mais je dois faire demi-tour et m'éloigner du RER de Vincennes. ET là, j'arrive : déception, ils ne font pas de flans ! Par contre, ils font de petits gâteaux aux pommes qui sont excellents (ce sont les seuls à faire ça, à ma connaissance). J'en prends un, avant de me diriger vers une 5e boulangerie, qui avec un peu de chance, va me servir une bonne part de flan !

Et non ! Ils n'en ont pas non plus. Tant pis, ça attendra cette après-midi en revenant du boulot (je vous laisse imaginer). En revanche, ils vendent des petits Paris-Brest tout-à-fait délicieux. J'en commande un.
Et la question qui tue : C'est pour manger tout de suite ?

Je ne sais pas pourquoi, mais je me sens extrêmement humilié par cette question ! Qu'est-ce que ça peut lui foutre à cette connasse que je vais me le bouffer tout de suite ? C'est pas ses oignons ! Et puis, qu'est-ce qu'elle en sait que c'est pour moi, d'abord ? Si ça se trouve, c'est pour mon gosse ! Bon, je n'en ai pas, d'accord, mais elle n'en sait rien ! Il y a quelque chose d'indécent, d'impudique dans cette question. Oui, je sais, elle demande ça pour savoir s'il faut mettre un bout de scotch ou pas.

Mais de toute façon, c'est une véritable stupidité sans nom que de fermer l'emballage avec du scotch. Même avec une paire de ciseaux, on n'arrive jamais à le défaire sans bousiller le gâteau. En plus de ça, elles agraffent toujours l'emballage par le dessous, ce qui n'est absolument pas pratique à défaire. Et elles font TOUTES ça ! Voilà pourquoi j'ai envie de dire que les boulangères sont les êtres les plus stupides que je connaisse sur terre !
Commentaire n°4 posté par hurlu le 21/06/2009 à 17h52
Haha, très drôle ce post.

Je repasserai! ;-)
Commentaire n°5 posté par Proactol le 12/10/2010 à 16h53

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