Partager l'article ! De l'inconvénient du dégazage sauvage: La honte qui suit m'est arrivé il y a peu de temps. J'hésite un peu à la livrer car elle craint g ...
La honte qui suit m'est arrivé il y a peu de temps. J'hésite un peu à la livrer car elle craint grave!!! C'est du lourd... du très lourd!
Je suis dans mon bureau à travailler tranquillement. Ma collègue
est absente et j'aime bien me retrouver seul dans ce bureau à faire pas grand chose ce que j'ai à faire. Je sirote un petit thé, je mets un fond sonore et je
bosse.
Je suis si tranquille ce matin, un dossier à traiter qui m'intéresse, un petit rayon de soleil qui vient me taquiner les doigts sur le clavier, tout-va-bien.
Je suis si bien dans mon bureau…
Tellement bien que je me sentirais presque chez moi, TOTALEMENT à l'aise, TOUT A FAIT
décontracté, COMPLETEMENT détendu...
Sans même y penser, je lâche une petite caisse sympathique, une caissounette quoi, un micro pet, limite mignon (si je vous assure,
c'est possible!). Une demi-seconde plus tard, une odeur fétide envahi tout mon espace. Un truc de
malade!!! Un mélange d'haleine matinale, de vieille poubelle que vous avez oublié de
descendre, d'égout qui refoule, d'eau croupie et de merde de labrador en rut!
Vous imaginez?
Je poursuis mon travail… et je continue à produire mes petites bombes olfactives en toute tranquillité. Après tout, je ne gêne personne!...
L'espace d'une seconde, j'ai l'impression que la plante posée sur mon bureau est en train de dépérir à vue d'œil, à moins que ce ne soit le papier peint qui se décolle???!!!. Bref, l'air est irrespirable et même moi, je commence à avoir un léger mal au cœur…
Soudain, j'entends quelqu'un qui frappe à la porte.
Je reste figé, impassible, mais intérieurement c'est :
"AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHH"
Dans ces moments de panique intégrale, on fait parfois des trucs un peu débiles, moi en l'occurrence : je me jette de mon fauteuil et fais des moulinets avec les bras et souffle pour chasser les mauvaises odeurs.
La porte s'entrouvre…
Mon supérieur apparaît dans l'encadrement…
Il ne devait pas être là aujourd'hui…
Il me regarde d'un air amusé.
"Vous faites quoi les bras en l'air?"
"Euh… Ben…Rien, je chassais une mouche"
Bon, l'explication est ultra naze, je vous le concède mais que pouvais-je bien faire???
"Je fais des moulinets avec les bras pour chasser une terrible odeur de prout du à une consommation excessive de choucroute à la brasserie alsacienne hier soir"
Non, je ne peux pas dire ça. Je préfère laisser sa place au non-dit, mais là aussi, je vous assure c'est assez difficile à endurer.
Mon chef, d'habitude plutôt pressé, a l'air plutôt détendu. Il s'assoit face à mon bureau style "aujourd'hui j'ai tout mon temps, on va pouvoir discuter à bâtons rompus".
Moi, je suis rouge de honte. L'odeur est toujours là, ça tourne à la décharge milanaise abandonnée…
Il me demande d'un air léger :
"Tout va bien aujourd'hui?"
Et puis évidemment, ce qui devait arriver arriva. A la fin de sa phrase, il inspire un coup sec, puis fait une moue du style "mais ça pue l'anus de gnou dans votre bureau ou quoi?".
Plus gêné que moi, tu meurs foudroyé sur le coup.
Ma réputation est faite, déjà j'étais célèbre pour avoir des difficultés à ouvrir une porte (La chatière ), maintenant, je vais être connu pour être un adepte du dégazage sauvage en plein bureau.
J'étouffe un timide :
"Ben oui, tout va bien"
Mon chef se lève brusquement et pars de la pièce en disant :
"Bon, ben c'est pas tout ça mais j'ai du boulot moi, allez à plussssssssssssssssss!"
Causeries