Partager l'article ! Oh my DoG !!!: C'est le mois de mai… il commence enfin à faire beau… et un ami profite de l'absence de ses parents pour organiser un ...
C'est le mois de mai… il commence enfin à faire beau… et un ami profite de l'absence de ses parents pour organiser une grande soirée dans leur maison qui dispose d'un superbe jardin et d'une piscine… Une belle soirée en perspective...
Comme le temps du week-end s'annonce particulièrement estival, je décide de m'habiller comme un soir d'été… pantalon blanc en lin, petite chemise caramel, sandales…
Je sonne au portail. La commande électrique se déclenche, j'entre dans la propriété… je n'ai malheureusement pas le temps de regarder à quoi ressemble la maison, puisque toute mon attention est retenue par une masse noire qui fonce comme un boulet de canon dans ma direction. C'est un chien. Il est noir. Je ne sais pas ce qu'il me veut !!!
En fait, je n'ai pas trop le temps de réfléchir, puisqu'il se
jette déjà sur moi, et enfouis sa tête dans mon entrejambe en reniflant
bruyamment "rrrrrrrruuuuuuuuuuooooooooooiiiiiiiuuuuur..."
Je commence à le repousser, il finit par reculer, puis se met à me tourner autour frénétiquement et enfouis cette fois son
museau dans mon postérieur… : "rrrooouuuuiiiiiirgrrgrggrnennnuuu" Je le repousse à nouveau en gesticulant et maugréant…
J'adore les chiens qui vous reniflent le derrière avec insistance et délectation, ce qui laisse toujours croire aux gens qui vous entourent que malgré votre apparence soignée vous devez quand même sévèrement refouler de la fesse.
J'entends enfin une voix hurler :
"Bigoudis, tu vas arrêter d'embêter les gens!!! Viens ici"
J'aperçois alors une jeune fille qui s'avance vers moi. Elle est blonde, toute frêle, le visage
pâle. La grosse boule de poil noir me lâche la grappe et se rue sur sa maîtresse en lui tournant autour comme une abeille… Un couple improbable : elle
: petite blonde toute menue et lui, une espèce de grizzli élevé au royal canin…
"Bonjour, je suis la sœur de Benoit. Désolé pour ton pantalon. Faut excuser Bigoudi, il est encore jeune. Il est tout fou"
Récapitulons donc toutes ces sympathiques informations :
- Cette fille est la sœur de Benoit, l'ami qui reçoit. Il a eu l'occasion de beaucoup me parler d'elle. Apparemment un vrai phénomène.
- L'espèce de mastodonte noir qui m'a reniflé les parties génitales en guise de cérémonie d'accueil répond au doux nom de "Bigoudis"
- Mélissa s'excuse pour mon pantalon????? Mais qu'est ce qu'il a mon pantalon??
Je regarde donc et aperçois des traces de bave et de pattes aux endroits visités par le chien… Je vous laisse imaginer un pantalon en lin blanc avec deux auréoles idéalement placées… Pour débouler dans une soirée pleine de monde, c'est très chic!
Les différentes options sont simples :
- soit je passe la soirée à entendre "mais qu'est ce t'as fais?? Tu t'es chié pissé
dessus?"
- soit je rentre chez moi et je me change.
J'opte sagement pour la seconde solution. Heureusement, j'ai un deuxième pantalon en lin de couleur un peu plus foncé à disposition.
Au bout d'une demi-heure, je me présente à nouveau chez Benoît avec, je vous l'avoue, une pointe d'appréhension. Heureusement pour moi le chien a disparu. Sa maîtresse aussi. Je salue tout le monde.
L'ambiance est sympathique : la piscine allumée, le barbecue lancé, les bouteilles débouchées!
Je donne à Benoît le cadeau que j'avais apporté : des chocolats nougatine-praliné achetés chez un chocolatier réputé qui
vendait ça au prix de l'or.
Je commence donc à prendre un verre en discutant tranquillement avec une amie.
Soudain, un hurlement laisse tout le monde de glace :
"Noooooooon, Bigoudis!!!!! Revieeeeeeeeeeeeeens!!!"
Je n'ai pas le temps de me retourner que je sens déjà une masse me bousculer. Le chien est contre moi, il me renifle bruyamment sous toutes les coutures. J'ai l'impression d'être un gland élégamment reniflé par un cochon sauvage en Corse!!! J'essaie de me débattre pour éviter un autre drame… trop tard… deux trois personnes commencent déjà à me tapoter les fesses pour faire partir une : "marque de bave ou je sais pas quoi mais c'est tout marron"…
Face à moi, Melissa, aucunement gênée, rie aux éclats.
"Ben je crois qu'il t'aime bien on dirait!"
Je pars dans la salle de bain complètement énervé… Je m'essuie le pantalon avec une éponge mouillée… je vous laisse imaginer le résultat sur du lin… le fameux effet transparence. Je retrouve donc mon pantalon avec des traces jaunes et une option transparence genre "tiens tu as mis un boxer vert de marque Dim aujourd'hui, c'est très sympa!"
Je retourne piteusement vers la piscine en slalomant entre les arbres-tables-chaises, bref tout ce qui peut cacher un peu le désastre…
Je reprends un verre pour me détendre et trouve
quelques bonnes âmes prêtes à dresser une liste des inconvénients des chiens et accessoirement critiquer l'attitude sans gêne de cette Melissa.
Comme nous parlons d'elle, je la cherche du regard et là, je la trouve en train de lancer en l'air des sortes de bonbons que son chien attrape en
sautant. Je continue à rire avec les autres, mais je bloque sur cette scène qui m'interpelle sans trop comprendre pourquoi. Melissa prend ces bonbons dans un petit sac doré…. C'est marrant, ça me rappelle quelque chose… AAAHHHHHHHHHHHHHHH!!!! Mais, oui! Mes chocolats!!! Mes nougatines-pralinés qui m'ont coûté un bras chez le meilleur chocolatier du coin!!! Elle vide le sac de mes supers chocolats dans
l'estomac de son Bigoudi-Chien-Ours-Saloperie-sur-pattes!!! Les bras m'en tombent… je reste totalement impuissant face à cette scène… Lâchement, je décide de ne rien dire pour ne pas gâcher la soirée et me
réconforte au milieu des bouchons qui sautent… je crains un peu le malaise si jamais je fonce sur elle en lui ordonnant d'arrêter de
prendre mes supers chocolats pour des pétales de chocapic!
Au bout d'une heure, Melissa a manifestement baissé les bras car son chien est en liberté au milieu de la soirée. Bigoudis s'en donne à cœur joie, il manque de renverser les braises rougeoyantes du barbecue sur les jambes d'une invitée, il se lance dans l'aménagement paysager en déterrant une rangée de rosiers, et s'improvise gouteur en testant les différents plats servis sur le buffet.. Tout ça en reniflant deux trois arrières trains au passage… un amour!
J'ai du mal à rester calme devant la situation. Benoît m'a toujours dit que sa sœur était
"spéciale" mais je ne savais pas que c'était son chien qui était surtout "spécialement insupportable". Je discute un peu avec lui, il est gêné. Cependant il me précise l'air satisfait qu'au moins
"Bigoudis n'est pas agressif"… Je reste perplexe quelques secondes devant le fait qu'un bigoudis puisse être
agressif…
Puis, benoît m'explique qu'il y a encore quelques semaines, Bigoudis avait des accès de violence. Melissa avait même eu des problèmes avec son voisin car Bigoudis lui avait à moitié arraché le pied… et depuis
quelques temps, Bigoudis était devenu très pacifique… J'imagine sans mal la peur du voisin car Bigoudi, bien que son nom ne l'indique pas,
était impressionnant et certainement très puissant.
La soirée se poursuit malgré tout. Tout le monde
vit dans la terreur de se faire inopinément renifler le derrière mais l'atmosphère est plutôt agréable…juste entrecoupée par les cris des "victimes" du chien, comme cette pauvre fille qui s'est empêtrée son talon dans une merde un "souvenir" de Bigoudis.
En fin de soirée, je décide de faire une halte aux toilettes pour évacuer un peu l'alcool… Quand je veux ressortir des toilettes, je perçois un bruit étrange, comme un grognement. Je passe donc
la tête doucement sur le côté de la porte. Bigoudis trône dans le couloir. Il a les yeux
fixés sur moi, les babines retroussées et il grogne. Bref, une situation où le doute est difficilement permis :
ce chien est le premier psychopathe canin : après m'avoir copieusement renifler les fesses, apparemment à son goût, maintenant il veut les
bouffer! Je referme doucement la porte des toilettes et tente de faire le point sur cette situation
tragicomique.
Cette soirée tourne vraiment à la catastrophe… si je sors, il faut que j'envisage sereinement le fait que ce chien va me dévorer l'arrière train, je vais me vider de mon sang par les fesses et je mourrai là, lamentablement dans un couloir menant aux toilettes… peut-être aurai-je juste le temps d'écrire avec mon sang sur le mur : "Bigoudis m'a tué"…?
L'autre solution, c'est la fenêtre! Je peux me glisser par la fenêtre! J'opte pour cette solution qui peut assurer ma survie. Je monte sur les toilettes, ouvre la trappe et me hisse difficilement jusqu'à l'ouverture. Et là, je me laisse tomber de tout mon poids dans l'inconnu… la réception au sol est brutale mais je suis en vie! Bigoudis n'aura pas ma peau! Je me relève, j'ai de la terre un peu partout mais je ne suis plus à une tâche près… je sens quand même comme une sorte de boue collante au niveau de mon dos… j'effleure avec mon doigt… Bigoudis n'a pas totalement perdu : je suis tombé dans un de ses "souvenirs"…!
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