Vendredi 20 mars 2009 5 20 /03 /2009 17:04

A la vue d'un important événement fin juillet, je dois perdre du poids.

 

Vous vous en foutez pas mal mais je m'exprime, j'extériorise et ainsi ce récit bloguesque va peut-être m'aider à perdre ces deux kilos qui me collent au cul, enfin, en l'occurrence, au ventre!

 

Je ne parlerais pas du problème du goitre de pélican géant.

C'est un autre problème.

A chaque fois que je bois trop, je gonfle.

A tel point que le lendemain d'une soirée arrosée, mon chef m'a demandé si j'étais sous traitement de cortisone…

 

Reprenons !

 

Oui, chez les filles, c'est le syndrome du gros cul.

 

Là, je ne vous apprends pas grand-chose…

 

Chez les mecs, c'est le phénomène de la bouée avec plus trop d'air dedans, limite dégonflée, toute molle quoi…!

 

J'ai donc essayé la detox!

 

LE grand truc à la mode qui te passe le moindre recoin d'intestin au karsher.

 

Le matin, tu bois une tasse d'eau chaude avec du jus de citron bio.

 

Du coup, est-ce que tu vomis bio? Je ne sais pas, mais l'eau chaude au citron c'est la tête dans la cuvette un jour sur deux.

 

Quand tu ne vomis pas, tu vas bosser avec ton paic citron dans le bide.

 

Normal.

 

Bosser avec l'impression que Canard WC est en train de lessiver ta tuyauterie , je ne te raconte pas comme tu es efficace.

 

A 10h00, c'est un peu la fête, tu peux boire une tasse de thé vert.

 

Pas le thé vert parfumé à la menthe ou autre agrume.

 

Non, le thé vert, le vrai, celui qui sent la feuille putréfiée, la vieille tondeuse, ou la mare au canard…

 

Là aussi, tu respires à fond pour ne pas lâcher un gros vomito tout vert sur tes gentils collègues.

 

A midi, c'est le délire, tu peux te taper du radis noir, du brocoli et autres artichaut.

 

Il parait que ça ramone l'intérieur.

 

C'est marrant, mais ce n'est pas étonnant.

 

Disons, que tu passes l'après-midi à faire des rots de radis noir et ce n'est que le premier jour.

 

A 16h00, youhou, tu avales une pomme !!!

 

Et à 20h00, c'est tournée générale de bouillon de légumes...

 

A 23h00, tu essayes de dormir mais la faim te tenaille.

 

Tu as mal au crâne et surtout, comme dans un dessin-animé, tu rêves d'un poulet rôti fumant avec son petit jus qui tombe sur des pommes de terre toute caramélisées… dorées à souhait…

 

T'es à deux doigts de te masturber en pensant à une choucroute.

 

Tu te fais peur quoi.

 

T'avais pas demandé une detox du cerveau !

 

J'ai donc fait trois jours.

 

Le quatrième jour, tu en veux à la terre entière. Tu deviens exécrable, méchant et limite violent.

 

Donc, j'ai arrêté.

 

Je suis allé voir ma boulangère.

 

Elle m'avait préparé une petite opération : "trois cannelés pour le prix de quatre". J'en ai pris douze, comme ça c'était réglé.

 

Je me suis retoxé le bide en 3 minutes.

 

Et c'est drôlement bon de se retoxer moi j'vous le dis.

 

C'est aussi vachement plus facile.

 

Après, j'ai essayé le régime hyper protéiné.

 

Il faut savoir, qu'à la base, je ne suis pas très viande.

 

Donc, j'ai opté pour le poisson.

 

Chez moi, on se serait cru à Rungis dans le bâtiment réservé à la pouascaille.

 

J'ai bouffé toute la Norvège en saumon.

 

Après, j'ai opté pour le poulet.

 

J'ai du m'enfiler des hangars entiers de poussins.

 

Dans ce régime, tu regrettes limite tes rots de radis noir.

 

C'est dire.

 

Tu peux aussi te faire des omelettes de blanc d'œuf.

 

Voire effet vomito un peu plus haut.

 

Et puis, je n'ai pas tenu longtemps car j'ai une vie sociale.

 

Vous savez, le truc où on vous propose des verres de vins et des fromages trop bons sans arrêt.

 

J'ai donc opté pour une nouvelle solution : LE SPORT !

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Mardi 10 mars 2009 2 10 /03 /2009 16:41
petrossian-croissant-innards par food_in_mouth

Bon, comme tout bon occidental blanc dégénéré qui n'a que ça à penser : je veux maigrir.

 

Ce n'est pas que je sois l'équivalent masculin de Valérie Damidot, mais genre 3 kilos en moins, ça serait pas mal…

 

Le problème, c'est que j'aime bouffer.

 

Mais j'adore ça.

 

Vraiment.

 

Le truc c'est que j'ai plein d'excuse.

 

Par exemple, je suis trop bien élevé.

 

Ma mère vit dans le culte de l'assiette terminée.

 

Quand, j'étais petit, j'avais droit à une pièce de 1 centime quand je terminais mon assiette.

 

Ouais, je sais, c'était pas cher payé surtout qu'à cette époque préhistorique, c'était des centimes de francs… Tu vois le genre, au bout d'un an à lécher les assiettes, je pouvais à peine m'acheter la moitié d'une main collante (le must à l'époque).

 

Je ne vous explique pas comme ça m'a labouré le cerveau ce truc là.

 

J'ai toujours l'impression que je vais gagner un truc quand je termine mon assiette.

 

Et puis aussi, terminer son assiette, je ne sais pas pourquoi, mais c'était respecter les éthiopiens et tous leurs amis qui ne mangent pas à leur faim.

 

Je n'ai jamais compris pourquoi se faire péter le bide avec une choucroute royale et surtout ne pas laisser une miette de choux ça montrait ton profond respect de la misère.

 

L'autre chose, c'est qu'en plus de cette trop bonne éducation, je suis faible face à la tentation.

 

Et il faut savoir que ma boulangerie, c'est un genre d'île de la tentation.

 

Tu rentres (c'est comme dans l'émission, en acceptant tu as déjà perdu) en te disant que tu seras fort, que tu ne regarderas pas les miches qui te font de l'œil, que tu ne cèderas pas aux appels des brioches rebondies et tu ressors les bras chargés de viennoiseries qui transpirent de beurre encore chaud.

 

L'autre jour, je suis rentré dans la boulangerie en voulant acheter un petit pain blanc aux olives.

 

Juste pour me caler.

 

Et pour éviter le craquage pour un truc encore pire.

 

A peine, je pénètre dans la boulangerie que cette connasse de boulangère arrive de l'arrière boutique avec un plateau de croissants encore fumants du four…

 

Au même moment, une odeur de dingue envahit l'espace.

 

Moi : Bon, et si je remplaçais le pain aux olives par un petit croissant…

 

Moi : Et si, je prenais juste un petit croissant en plus de mon petit pain aux olives…

 

A ce moment, ces gros connards de pain au chocolat me font des œillades.

 

Mais genre provocantes les œillades.

 

Vulgaires et tout.

 

Tel Jeanne d'Arc à la boulang' de Domrémy, je commence à entendre des voix.

 

Le pain au chocolat : Achète-moi! Je suis trop bon! Ma barre de chocolat, c'est un truc de fou, je suis encore tout chaud, vas-y viens! Prends-moi!

 

Moi : Bon, et si je prenais juste un petit pain au chocolat en plus…

 

Moi : Ce n'est pas ça qui va me transformer en Magali Vae non plus…

 

A ce moment cette grosse perverse de boulangère me dit de sa voix de rossignol enfariné.

 

La boulangère-tentatrice : Aujourd'hui, on fait quatre viennoiseries pour le prix de trois!!!

 

Et là, étrangement, tu arrêtes de raisonner par rapport au nombre de calories ou de graisse que tu vas t'enfiler.

 

Tu raisonnes comme cette teubé de boulangère.

 

Moi : J'étais prêt à m'acheter deux viennoiseries, je peux bien en payer une de plus et comme ça j'en aurais trois. Comme je suis malin, comme j'ai l'esprit pratique, comme je suis toujours dans les bons coups…

 

Et voilà; comment tu repars avec quatre viennoiseries que tu vas boulotter dans un coin comme un vulgaire adolescent obèse dans un reportage de "Confessions intimes "…

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Mardi 3 mars 2009 2 03 /03 /2009 17:49
 


En février, je suis parti en Russie, à Saint-Pétersbourg.

 

Qu'est ce que vous voulez, moi, en février, j'ai envie d'en chier un maximum.

 

J'ai envie d'avoir froid, d'un endroit où il fait toujours nuit, de mal bouffer…

 

Donc, je vais en Russie.

 

J'adore la Russie - cette précision est importante -

 

Saint-Pétersbourg c'est une merveille de ville…

 

Vous dîtes?

 

Les russes?

 

Quoi, les russes?

 

Ben, ils sont russes quoi!

 

Disons que des siècles d'autocratie + guerre civile + 80 ans de communisme, il faut reconnaître que ça ne forge pas forcément un esprit bien jovial.

 

Donc, voilà, il faut savoir que si tu pars tout seul en Russie, tu vas entendre du "niet" par wagon et tu vas pouvoir compter sur les doigts d'une main (qui a un dit un doigt?) les sourires spontanés…

 

Dans le métro, déjà ça commençait mal.

 

J'étais super fier d'avoir réussi à demander deux tickets à la porte de prison guichetière.

 

J'arrive avec mes grosses valises pour passer le tourniquet quand le truc se met à hurler genre sirène de paquebot en détresse...

 

HUIHUIHUIHUIHUIHUIHUIHUIHUIHUIHUIHUIHUIHUIHUI

 

Tout le monde me jette des regards haineux du style que je ne suis rien qu'un délinquant de haut vol avec ma valise coincée dans le tourniquet.

 

Un flic finit par arriver de sa cahute en me criant dessus. Finalement, tout en m'engueulant, il m'aide à acheter un jeton "spécial bagage"…

 

Après un petit tour en métro version russe (le nom de la station n'est pas signalé dans la station), me voilà à l'assaut du bus.

 

Bon, le bus en Russie il faut savoir que c'est tout un concept.

 

Un coup, tu as un bus normal.

 

Genre ça…


The city bus par normalityrelief
 

Si si ça c'est le bus NORMAL!

 

Un coup, tu as Serguei et son mini-van qui a mis un papier dégueulasse avec le numéro de la ligne accroché au pare brise.


pimp my russian van! par Abstar's World 

Évidemment, j'ai raté le bus normal et je me suis tapé Serguei et son mini-van…

 

Naïvement, je pensais que ça allait être plutôt convivial vue qu'on était 42 à se serrer dans un mini-van pour 10…

 

Tu parles…

 

Je savais que mon hôtel se trouvait à côté d'une grande cathédrale dont j'avais la photo sur mon guide.

 

Comme je ne savais pas bien l'arrêt, je décide de demander à l'une des personnes…

 

A peine j'ouvre la bouche la personne me sort toute une série de niet….

 

Ok, ce n'est pas grave, mon russe est incompréhensible.

 

Je tente en anglais…

 

"Niet niet niet…"

 

Ok, je dégaine mon guide avec la photo de la Cathédrale….

 

"Niet niet niet…"

 

Bon, cette personne n'est pas très coopérative, je vais tenter la jeune maman avec son enfant.

 

Oui, naïvement là encore, je pensais qu'une jeune maman avec un enfant c'était forcément sympa.

 

En fait, pas forcément.

 

Une jeune maman peut être une vraie connasse.

 

Je tente une communication avec mon guide.

 

"Niet niet niet…"

 

Bon. Non, je ne vais pas pleurer.

 

Je vais tenter la mamie.

 

"Niet niet niet"

 

Bon, en même tempos, je savais qu'une mamie pouvait être une vraie salope…

 

J'ai fait tout le bus comme ça.

 

L'ado, l'ivrogne, le jeune couple, la bimbo…

 

"Niet niet niet"

 

Je tente le chauffeur…

 

Même pas de niet dis donc!

 

Rien!

 

L'espace d'une seconde, j'ai pensé que j'avais intégré un remake de "sixième sens" et que j'étais mort depuis une heure, que le métro avait déraillé et que tous ces gens ne me voyaient pas...

 

Finalement, comme par miracle, un des passagers a pris ma défense et a commencé à engueuler le chauffeur. Ils ont eu des mots violents. Mon sauveur a malheureusement fini par descendre toujours en criant sur le chauffeur.

Le mini-van est reparti et j'ai attendu que la solution surgisse d'elle-même

 

Au bout de cinq minutes, le chauffeur a arrêté le van, il a maugrée un truc à mon attention et j'ai compris qu'il fallait que je descende.

 

J'étais arrivé.

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Jeudi 26 février 2009 4 26 /02 /2009 15:46


Porchez Cedric - Bulles
Bon, je sais, je tarde à cloturer cette histoire de Thalasso...
Alors, c'est parti pour la fin!



Je me dirige nonchalamment vers la piscine…

 

…quand j'aperçois the other person en train de barboter dans les bulles.

 

Comme un gamin de 5 ans, je commence à courir et à me jeter à l'eau pour faire une bombe à côté d'elle…

 

Autant vous dire que j'étais grave hors sujet.

 

En thalasso, tu oublies que la piscine est faite pour s'amuser.

 

Tu traînes des pieds en soupirant… et tu te glisses comme un vermisseau dans l'eau bouillonnante…

 

A peine, je sors la tête de l'eau que j'entends un sifflement strident.

 

La maître-nageuse me glapit dessus : "Monsieur, il ne faut pas courir!!!! Vous ressortez de l'eau tout de suite vous avez oublié votre bonnet de bain!!! Déjà, vous n'êtes même pas en slip de bain…"


Genre, je suis limite délinquant...
 

J'avais très envie de lui répondre que j'étais désolé d'apporter un peu de vie dans ce mouroir humide qui sent la crevette…

 

…désolé aussi pour le bonnet de bain mais mes cheveux ne mesurent pas 4 mètres de long et je ne les lave pas encore à la graisse d'oie….

 

…enfin, désolé pour le slip de bain moule bite, mais je déteste ce truc qui te comprime le biniou et qui permet à tout le monde de vérifier si tu en as bien deux!

 

Donc finalement, je n'ai rien dit et je suis ressorti honteusement de l'eau, sous les regards haineux des mamies…

 

Quand je suis revenu, j'ai pu commencer à me détendre dans les bains à bulles.

 

Bon, c'est très agréable.

 

Limite l'action des bulles te fait découvrir des parties de ton corps encore insoupçonnées…

 

En revanche, les mamies en train de barboter, ce n'est pas terrible comme environnement.

 

Comme l'eau est salée, ça fait baver les vieux.

 

Il faut donc faire abstraction des mamies qui bouillonnent en bavant.

 

Pas évident…

 

Enfin, j'ai fini par passer l'après-midi à buller parmi les bulles…

 

Très chouette!

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Jeudi 12 février 2009 4 12 /02 /2009 11:44



Après être passé deux fois à côté de la mort sur une table de massage, j'ai décidé d'aller me relaxer à la tisanerie.

 

Un étranglement et une hydrocution en moins de 15 minutes, ça commençait à faire beaucoup…

 

Alors la tisanerie, voyez-vous, c'est une sorte d'open bar…mais de tisane.

 

Il y a aussi des jus de fruits frais pressés, du thé glacé et au cas où vous seriez un peu difficile, il y a même de l'eau.

 

Donc, à la tisanerie, vous l'aurez compris, on boit.

 

On boit en écoutant le joli fond sonore ruisseau des Alpes.

 

Seulement, au bout de même pas 5 minutes, t'as l'impression que le ruisseau des Alpes il coule à l'intérieur de toi.

 

Tu te précipites donc aux toilettes et tu pisses 3 litres que tu ne comprends pas bien d'où qu'ils viennent vu que t'as avalé un gobelet de 10 ml de tisane.

 

Ca doit être ça l'effet drainant.

 

En attendant, c'est déjà l'heure du deuxième soin.

 

Je m'allonge à nouveau sur une table de massage mais celle-ci est recouverte d'un film plastique.

 

Je m'installe tranquillement quand une odeur terrible me parvient aux narines.

 

Ca sent la moule périmée, le caca de bulot et la crotte de nez de crabe…

 

Je jette un coup d'œil sous la table pour voir si quelqu'un n'aurait pas oublié une soupe de poisson Carrefour périmée depuis trois semaines…

 

Étrangement, rien.

 

Soudain, la dame des soins arrive avec un grand bol de boue verte.

Je comprends que c'est le fameux soin aux algues qui sentent la mort.

 

La dame ma badigeonne de sa boue verte.

 

Je ressemble à Hulk.

 

Mais un Hulk qui aurait joué avec du caca de crevette ou un truc du genre.

 

Le truc vraiment pas glamour.

 

Pour avoir l'air vachement plus intelligent, la dame m'emballe avec le film plastique qui recouvrait la table.


 

 

Toute ressemblance avec un Wrap au guacamole est totalement fortuite.

 

Enfin, elle ré-emballe le Wrap géant avec une couverture chauffante.

 

Et elle me dit gentiment : "et maintenant, c'est 20 minutes de cuisson".

 

Je me dis, qu'avec mon bol, la couverture chauffante va déconner et que je vais finir griller dans mon film plastique.

 

Je respire, je me calme.

 

La dame me met un casque sur les oreilles.

 

Je suis replongé dans une ambiance lénifiante zen.

 

Je suis bien.

 

Bon, ok, j'ai l'impression d'être enfermé dans une bourriche d'huitre, mais on finit par se faire à l'odeur.

 

Au bout de cinq minutes, mon esprit s'éveille.

 

Ca picote…

 

Ca grattouille….!

 

Ca pique ouais!!

 

Mais c'est que ça gratte sa mère cette merde!!!!!!!

 

J'imagine que l'algue a un effet abrasif ou je ne sais quoi mais ça me démange de partout.

 

Seulement voilà, emballé comme un vieux Wrap au guacamole, je suis coincé.

 

Je n'ai plus qu'à attendre là, à me faire bouffer la peau par ces algues complètement agressives.

 

Pendant ce temps, le casque continue à déverser dans mes tympans sa musique d'eunuque.

 

Je respire.

 

Je me détends.

 

Et je m'endors.

 

La dame des soins revient au bout de 20 minutes, elle m'enlève mes couches et me laisse aller me doucher pour enlever la boue verte.

 

Je passe vingt minutes à me gratter sous l'eau chaude.

 

Et je décide d'aller faire un tour à la tisanerie.

 

En arrivant, je vis un phénomène incroyable.

 

A la simple vision de la tisane, j'ai envie d'aller pisser.

 

Et comme d'habitude, je ne pisse pas une petite bolée.

 

Nan.

 

Les chutes du Niagara.

 

D'où qu'elles viennent, d'où qu'elles prennent leurs sources?

 

Ca reste toujours un mystère.

 

C'est ça l'effet Thalasso.

 

Le corps se relâche...

 

... et parvient quasiment à l'état liquide.

 

D'ailleurs, je décide d'aller à la piscine…!



La prochaine fois, il y aura du moule-bite...
De la tisane encore et toujours...
Et du bain à bulles très dangereux...

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Mardi 10 février 2009 2 10 /02 /2009 15:33

 

 

 

 

En ces temps de morosité ambiante, je suis parti me jeter dans les bains à bulles et autres bouillons d'algue.

 

Une journée de détente absolue, de calme, de sérénité.

 

Une journée où tu vis plein de moments de solitude aussi...

 

Donc, nous voilà en route pour la côte vendéenne.

 

Oui, la Vendée, ce département où même les communes du littoral portent des noms beaufs : La Tranche- sur-mer, La Faute-sur-mer, Jard-sur-mer…

 

Ce département tout plat avec des maisons blanches toutes plates et une vie culturelle plus plate que plate…

 

Ce département aussi trépidant qu'un lac suisse sous la pluie présente cependant un avantage, c'est le pays de la brioche :

 

 

 

 

Donc, sur la route de la Thalasso, histoire de se donner du courage avant de se coller sous perfusion de jus de concombre, on bouffe une brioche géante.

 

Miam.

 

On arrive donc tout ballonné au Centre de thalassothérapie.

 

Là, la première impression est très étrange, tout le monde parle en chuchotant.

 

Tout devient un peu cotonneux.

 

On te met en peignoir, on te donne des sandales en plastique blanc de dame de cantine.

 

Tout le monde marche au ralenti en soupirant.

 

On te met une musique de bonze tibétain en fond sonore.

 

Il est 9h30, et tu bailles.

 

Il paraît que c'est normal.

 

Et hop, c'est déjà l'heure du premier soin !

 

Tu te retrouves sur une table de massage avec un trou pour y fourrer ta tête.

 

Seulement, moi, j'ai très mal rentré ma tête.

 

Du coup, je n'arrivais plus à déglutir, j'avais la table au niveau du gosier.

 

Je n'étais donc pas du tout détendu puisque je me voyais mourir à petit feu, étranglé par une table de massage.

 

Je percevais bien que la masseuse me disait quelque chose mais j'avais le rembourrage de la table qui me rentrait dans les oreilles.

 

Dans un réflexe de survie, j'ai fini par relever la tête et la masseuse m'a alors expliqué comment bien fourrer ma tête dans le trou.

 

Effectivement ça allait beaucoup mieux.

 

Elle a mis en marche des jets chauds d'eau de mer sur mon dos et elle a commencé à me masser.

 

C'était bon…

 

Tellement bon, que j'ai commencé à m'endormir.

 

Je me suis réveillé quand l'eau a commencé à changé de température.

 

De chaude, elle est devenue tiède.

 

De tiède elle est devenue froide.

 

De froide elle est devenue glacée.

 

Et moi, bêtement, je pensais que ça faisait partie du programme.

 

Encore un truc pour raffermir les pores de la peau, pour tonifier l'épiderme ou une connerie dermatologique du genre.

 

Je ne disais rien.

 

Mais c'était juste horrible.

 

La masseuse s'attaquait à mes doigts de pied pendant que la mer du Nord se déversait sur mon dos.

 

Je prenais sur moi en pensant aux multiples vertus de cette eau pour ma peau.

 

Je commençais à avoir le tournis.

 

Je sentais tout mon corps comme anesthésié.

 

Peut-être que finalement ce n'était pas très normal.

 

Peut-être que cette masseuse était une tueuse en série.

 

Au moment où ces pensés envahissaient mon esprit délirant, la masseuse se rendit compte du problème.

 

"Oh, pardon, l'eau est froide!!! Mais pourquoi vous ne m'avez rien dit?"

 

"veukroayékécétédorbal" que je lui réponds à demi inconscient.

(j'étais aussi un peu anesthésié de la bouche)

 

"Ben, non, c'est quand même très froid là!..."

 

L'eau est redevenue chaude.

 

J'ai eu le temps de reprendre mes esprits, le premier soin était terminé...


La souite, cette semaine
Ca va sentir le peignoir humide et le bouillon de culture...pédiluve
Et le jus de concombre aussi... 

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Mardi 3 février 2009 2 03 /02 /2009 14:33

 

 

 

Bon, on va un peu sortir prendre l'air… d'accord?

 

Ben, oui, moi, j'adore voyager!

 

C'est limite ce qui me permet de ne pas péter un plomb pendant cette dure période hivernale.

 

La plupart de mes voyages ont été une réussite !!!

 

Seulement comme j'imagine que vous vous en foutez pas mal que je vous raconte mes voyages de rêve, je vais plutôt vous raconter mes destinations de loose.

 

Celles, où j'ai parfois vécu des grands moments de solitude.

 

Celles où tu fais 10 000 bornes, tu arrives plein d'espoir et… c'est tellement moche que t'as envie de repartir bosser direct.

 

Après, tout ça reste très subjectif, j'en conviens.


 

Pour moi, ma plus grande déception a été Bruxelles, la pas belle.

 

Il faut dire que tout dépend l'idée que tu te fais du truc.

 

Moi, avant Bruxelles, c'était la Grand Place.

 

C'était la capitale européenne avec les sièges des grandes institutions communautaires.

 

C'était une ville cosmopolite, joyeuse, dynamique.

 

Bref, un savant cocktail de frites, de bières, de rires et d'architecture flamande.

 

Bref, j'avais une idée assez bric et broc chic et choc de Bruxelles.

 

Jusqu'à ce week-end….

 

 

Déjà, j'arrive à Bruxelles en voiture.

 

En suivant un plan, je réussi à me garer à une rue seulement du célèbre Manneken-Pis.

 

Déjà, je trouve ça bizarre qu'à une rue du gamin-qui-pisse tu sois dans une rue moche avec des immeubles moches et des gens moches.

 

Normalement, je suis déjà censé être au centre ville et pas dans la zone industrielle de Vesoul.

 

Bref, plein d'espoir et d'optimisme, je sors de la voiture mon appareil photo prêt à dégainer et je me dirige en sautillant vers la rue du gamin-qui-pisse.

 

Avant même de voir la célèbre statue, j'entends comme un bruit de ruche.

 

Japonaise la ruche.

 

La rue commence à bruisser de mots nippons.

 

Puis, je perçois, le crépitement des flashs.

 

Quand j'arrive au fameux lieu, il y a effectivement bien une horde japonaise qui mitraille.

 

Mais je ne vois pas le gamin-qui-pisse.

 

Je cherche.

 

Je m'avance.

 

Et je finis par apercevoir la fameuse statue à l'envie pressante.

 

Là, j'ai un sentiment qui commence à m'envahir.

 

Et c'est pas terrible.

 

Je sens l'arnaque.

 

La blague vivante.

 

L'enculade, quoi !

 

Cette statue est minuscule.

 

Et surtout, elle n'a aucun intérêt.

 

C'est moche, c'est tout.

 

Je voudrais bien voir la gueule des touristes en France, si tu leur offrais une Tour Eiffel grande comme un abribus au coin d'une rue dégueulasse.

 

Un peu déçu, je me dis que ça fait juste partie des grandes arnaques touristiques, comme la Petite Sirène à Copenhague.

 

Celle-là aussi, il paraît que c'est une arnaque vivante.

 

Elle devrait monter un club avec le Manneken-Pis.

 

Enfin, à Bruxelles, comme ils ont vu que leur arnaque de Manneken-Pis, ça marchait trop bien, ils ont même fait une gamine-qui-pisse.

 

 Qu'est ce qu'on se marre à Bruxelles...


 

C'est toujours aussi consternant moche, on est bien d'accord.

 

Après cette expérience décevante, je me dirige vers la Grand Place.

 

THE Great Place, quoi!

 

Là, pas de déception possible.

 

Le truc, c'est que jusqu'à être sur la Grand Place, tu traverses des rues moches.

 

Mais vraiment super moches.


Genre HLM roumains.
 

Une fois, sur la Grand Place, le premier effet est sympathique.

 

Puis, quand tu regardes de plus près, tu vois que les façades sont très défraîchies et que l'ensemble n'a pas été restauré.

 

C'est très gris.

 

Même les clochetons dorés font la gueule sont ternes.

 

Et c'est vrai qu'en France, on n'est plus habitué aux monuments mal entretenus, noircis par la pollution.

 

Bon, après tout, tu pourrais te dire qu'à Bruxelles, il préfère mettre l'argent consacré à la restauration du patrimoine ailleurs.

 

Oui, mais où?

 

Pour retaper le zezette du Manneken-Pis?

 

Tu te rends vite compte que le patrimoine de Bruxelles est concentré sur la Grand Place.

 

Quand tu te ballades dans le reste des rues aux alentours, tu finirais par trouver du charme à Cholet un dimanche de janvier.

 

Bref, après cette seconde déception, je décide d'attendre le soir pour voir la Grand Place s'illuminer de milles feux.

 

Je vais boire quelques bières.

 

Quand je sors du bar, j'espère que l'alcool va m'aider à voir Bruxelles sous un jour neuf...

et je vois ça :

 

 

La Grand Place éclairée à l'ampoule 40 watts.


 

Bon, je me m'attarde pas et pars à la découverte du reste de la ville.

 

Je passe devant la Cathédrale de Bruxelles.

 

Celle où les rois et les princes se sont mariés.

 

On dirait une église en plâtre qu'on aurait construite au milieu d'une autoroute.

 

Je passe devant le Palais Royal.

 

On dirait la sous-préfecture de Montbéliard mais genre abandonnée depuis 20 ans.

 

Je vais dans le quartier chic des Sablons.

 

On dirait Saint-Ouen un jour de Toussaint.

 

Je reprends la voiture et me dirige vers le quartier européen.

 

Je vous jure avant mon voyage à Bruxelles, j'étais à fond pour l'Europe et tout et tout…

 

Je suis ressorti eurosceptique de ma visite du quartier européen.

 

En fait, c'est genre des buildings en verre.

 

Mais allongés au sol les buildings.

 

A l'horizontale.

 

Genre New-York mais à plat.

 

Des espèces de blocs de verre sans grâce disposés anarchiquement dans un quartier vallonné.

 

C'est froid, sans âme.

 

T'aurais bien envie de te pendre mais il n'y a même pas d'arbre.

 

Alors, vous allez me dire, oui mais l'ambiance, la fête, la bière.

 

Oui, c'est vrai que j'ai fait la queue 2 heures pour un cornet de frites à la graisse de bœuf…

 

 

Ces gens ne font pas la queue pour les ventes privées Gucci mais pour un cornet de frites belges.

 

… c'est vrai que j'ai bu une bière tiède dans une brasserie enfumée, c'est vrai que j'ai pris 4 kilos car j'ai passé deux jours sous perfusion de gaufres pour tenir le coup.

 

Je passe sur la brocante où j'ai eu l'impression de me retrouver plongé dans l'Albanie de 1972

 

 

Tirana, 1972, Bruxelles, 2009


 

 

Art belge à vendre…

 

Je passe sur l'horrible Atomium que j'ai entraperçu sous une épaisse couche de brouillard (qui ne s'est jamais levée en deux jours).

 

Je passe sur tout ça et surtout, je rentre!

 

Par zadzig - Publié dans : Nos régions ont du talent!
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Mercredi 28 janvier 2009 3 28 /01 /2009 14:52

Hôtel de la poste 1898 par Landais

Vous avez remarqué, vous, ces derniers temps, que ça bouge à La Poste?

 

Et bien oui, il faut l'admettre : La Poste bouge... !

 

Après, il s'agit juste de savoir si elle bouge dans le bon sens.

 

Avant, tu savais qu'il fallait limite poser ta matinée pour poster un recommandé…

 

Tu savais aussi que la dame derrière sa vitre elle avait fait un stage sur l'accueil client dans un camp de travail cambodgien.

 

Tu savais ou plutôt tu ne savais pas trop pourquoi, des fois, les guichets ouverts, n'étaient étrangement pas vraiment ouverts puisque la dame discutait avec sa collègue, était en train de lire un truc obscure ou se limait carrément les ongles.

Dans ces cas là, on saluait la force d'abstraction de la dame qui ne voyait pas les 42 personnes en train d'attendre à 2 mètres d'elle. Tu étais tenté de faire la roue pour attirer son attention mais tu savais bien qu'à la Poste, le client devait faire profil bas.

 

Et puis, tu savais aussi que tu n'avais pas intérêt à oublier le bon papier pour venir récupérer ton colis, sinon tu refilais directement chez toi et tu reposais une demi-journée de RTT pour faire la queue.

 

Et bien tout ça, limite j'en suis nostalgique.

 

Il y avait un plaisir particulier à se faire accueillir comme une merde et à se faire à moitié engueuler parce que le formulaire était mal rempli.

 

Aller à La Poste, c'était l'aventure au coin de la rue.

 

L'endroit où il se passait toujours quelque chose d'invraisemblable.

 

Une administration ubuesque.

 

Notre Union Soviétique à nous.

 

Aujourd'hui, La Poste c'est devenu une entreprise comme une autre.

 

C'est d'un chiant, je vous jure.

 

Il y a des écrans plasma partout qui diffusent des trucs inutiles et inintéressants.

 

Il y a un système de ticket avec numéro pour l''attente qui enlève tout le piment de la compétition sournoise et silencieuse pour passer devant Mamie.

 

Il y a plein de produits dérivés inutiles et inintéressants.

 

Et puis, la dame derrière le comptoir, tu sens qu'elle a été formée.

 

Mais qu'elle a été formée à te fourguer plein de trucs inutiles et inintéressants.

 

Exemple : l'autre jour, je vais à La Poste pour déposer un colis.

 

Une fois, le formulaire rempli, la dame semble se souvenir qu'elle a quelque chose à rajouter.

 

" Oui, alors, voilà, Monsieur, j'aimerai vous parler de notre offre promotionnelle du moment. Il s'agit d'un paquet de 10 enveloppes pré timbrées de la série Astérix au prix de 10 enveloppes pré timbrées normales."

 

En même temps, qu'elle débite sa phrase toute faite, elle me montre d'un doigt tremblant un paquet d'enveloppes avec un Astérix imprimé dessus…

 

Je vous avoue que j'étais un poil déconcerté par sa proposition, certes, plus ridicule qu'indécente.

 

"Madame, je ne suis pas sur de bien comprendre, vous me proposez d'acheter des enveloppes avec un vieil Astérix tout pourave qui me fout bien la teuhon au même prix que vos enveloppes pré timbrées blanches immaculées?".

 

"Ben, oui, elles sont amusantes ces enveloppes, quoi!"

 

Et là, j'ai compris.

 

J'ai compris que cette dame avait du passer une après-midi en banlieue parisienne avec un formateur en costume Armand Thierry.

 

J'ai compris que ce formateur avait pour objectif de transformer la guichetière poussiéreuse en commerciale obsédée par ses objectifs.

 

J'ai compris qu'il lui avait appris par cœur le petit paragraphe formaté sur l'offre promotionnelle de la semaine.

 

J'ai compris qu'il l'a motivée en lui promettant une commission sur le nombre d'enveloppes Astérix vendu.

 

J'ai compris que, désormais, chaque semaine, tu devras gentiment décliner l'offre ridicule de la guichetière : non, je ne veux pas de timbre Pussy Cat Dolls pas non plus le colis en fibre de pastèque-sauvons-la-planète-Ushuyaya-Nicolas-Hulot, ni les enveloppes désignées par Paco Rabanne.

 

Comme pour le reste, tu devras te battre pour refuser les options débiles, les offres attrapes-couillons et les avantages clients que tu n'as jamais demandés ni même souhaités.

 

Le marketing a fait une nouvelle victime.




Par zadzig - Publié dans : Zadzig stories...
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Lundi 26 janvier 2009 1 26 /01 /2009 11:27

Il y a encore dix ans, quand tu te baladais avec un portefeuille ou un sac Vuitton dans la rue, tout le monde rigolait bien fort.

La grande phrase à l'époque, c'était : "Vuitton, c'est vulgaire"…

Il fallait être une japonaise écervelée pour croire que Vuitton c'était la quintessence du chic à la française.

Ou bien vivre à Nice.

Et puis payer un bras un truc en toile marronnasse qu'on dirait rien que du lino grumeleux…

On ne nous la ferait pas!

Aujourd'hui, il faut bien constater que le vent a sacrément tourné.

Les sacs Vuitton fleurissent à tous les coins de rue.

Et plus personne ne rigole.

On serait même un poil jaloux de l'accessoire à losanges du voisin.

La grande arnaque génie du marketing à l'état pur.

Seulement voilà, aujourd'hui le risque est différent.

N'importe qui porte du Vuitton n'importe comment.

La petite frappe porte une casquette Vuitton... la bobonne de banlieue porte sa sacoche Vuitton pour faire le plein à Carrefour le samedi après-midi... le commercial en lunette de toilette sort son agenda Vuitton pour noter ses rendez-vous…

Aujourd'hui, Vuitton, c'est devenu un truc à damier pour cacher la misère...

C'est comme ça que l'autre jour, je croise une petite mamie qui a du se dire avant de sortir dans la rue :

"Je peux bien me mettre des sandales de cantinière, des chaussettes dégueulasses et un manteau acheté chez Emmaüs, j'aurai trop la classe internationale de Beyoncé avec mon Vuitton."

Et là, c'est le drame… Nan?

Par zadzig - Publié dans : la malle aux cons
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Mercredi 21 janvier 2009 3 21 /01 /2009 10:14

Set of 4 Vintage Tupperware Servalier Bowls par vintagegoodness

Quand la TNT -télévision numérique terrestre- a été lancée, souvenez-vous, on nous parlait culture, information, documentaire...

 

Bref, ça allait nous remuer le cerveau !

 

Aujourd'hui, force est de constater que la TNT ça nous remue plutôt le fond du slip.

 

En fait, la TNT, c'est comme les restes.

 

Tout ce que les grandes chaînes ne veulent plus, ça part directement sur la TNT.

 

- Qui n'en veut de la série teutonne des années soixante-dix avec Günter qui a la même coupe de cheveux que son berger allemand ?

 

- Qui n'en veut du film érotique du dimanche soir où les acteurs font l'amour en slip?

 

- Qui n'en veut d'un épisode 10 ans d'âge de SuperNanny où les gosses en question aujourd'hui ils brûlent des voitures?

 

- Qui n'en veut de l'émission de téléachat américaine doublée à la bouche par des réfugiés roumains?

 

Donc, tout ça part sur la TNT qui accommode ça de différentes manières…

 

Comme Mamie avec ses restes, je vous dis!

 

Elle les arrange pour que ça donne envie, que ça ait l'air frais…

 

Par exemple, avec un reste de pâtes… tu fais un gratin de pâtes avec un peu de gruyère, c'est délicieux!

 

Par exemple, avec les bas morceaux de Confessions intimes, tu fais une émission sur TMC qui s'appelle Ma drôle de vie

 

Oui, cette émission, c'est un peu les abats de Confessions intimes.

 

Si, je vous jure, c'est possible…

 

A côté Confessions Intimes, c'est une émission pétrie de morale et d'éthique, présentée par la très chrétienne Sœur Isabelle Brès.

 

Puisque je vous dis que c'est possible!

 

De l'handicapé avec nageoires à la place des bras, du mari en sous-tif et bas résille qui fait l'amour à sa femme, du mec qui se prend pour un iroquois et qui vit sous un tipi dans le jardin de ses enfants… tout, tout, tout, vous trouverez tout dans Ma drôle de vie.

 

Sinon, vous savez que sur M6, on a Valérie Damidot.

 

Ben, oui, malheureusement vous savez…

 

Et bien, sur la TNT, on a les Maçons du cœur.

Ca, c'est un vieux reste à peine réchauffé de la télévision américaine.

 

Le maçon du cœur, il bat la campagne américaine pour trouver une famille très très très malheureuse qui a une petite fille atteinte d'une maladie grave et honteuse, genre une infection purulente de la narine droite. Avec les crottes de nez sanguinolentes, tout ça, j'vous jure que ce n'est pas beau à voir, bref, passons!...

 

Tout le monde pleure autour du sort de cette pauvre fille au naseau infecté. Il faut dire qu'en plus de ce boulet à traîner, cette famille habite dans une maison super moche.

 

"Chienne de vie!" me direz-vous…

 

"Pas de bol, la vie" que je vous réponds…

 

Du coup, le maçon du cœur, il propose à la famille de refaire leur maison pour que ça aille mieux et qu'ils puissent mieux affronter l'affreuse maladie nasale de la petite.

 

Toute la famille sèche ses larmes, la petite fille ramasse ses crottes de nez ensanglantées et tout le monde part à l'hôtel.

 

Notre maçon du cœur déboule alors avec une centaine d'ouvriers, des bulldozers et quelques tractopelles et là, ils ne font pas dans la dentelle.

 

Ben oui, à côté du maçon du cœur, Valérie Damidot avec sa peinture violette et ses rideaux à fils, elle est genre dentellière à Calais.

 

Toute l'équipe du maçon du cœur démolit donc la vieille maison moche à coup de pelleteuses.

 

Après, ils reconstruisent une autre maison moche mais neuve celle-là!

 

Quand la malheureuse famille arrive, ils enchaînent les "Oh-my-god!" à chaque fois qu'ils découvrent une nouvelle pièce.

 

Certains frôlent la crise de panique en direct vu qu'il ne reste plus rien de leur ancienne maison.

 

C'est limite traumatisant cette histoire...

 

Sinon, sur le TNT, tu peux aussi avoir des vrais restes.

 

Même pas réchauffés…

 

Même pas recuisinés…

 

Je ne te raconte pas l'état du biniou…

 

Au détour d'un coup de zapette, tu peux tomber, comme ça, sur un épisode de 1992 des Filles d'à côté

 

T'imagine comme ça a faisandé tout au long de ces années.

 

Déjà qu'en 1992, c'était dégueulasse…

 

Heureusement, sur la TNT, il y des vraies chaînes intelligentes.

 

Genre la chaîne parlementaire.

 

Ca, ça regroupe tous les vieux restes de la vie politique française.

 

Le vieux sénateur grabataire octogénaire qui t'explique son idée lumineuse pour lutter contre le peer-to-peer…

 

Ca laisse songeur…

 

Enfin, voilà pour le tour d'horizon TNT'esque…

 

Oui, je passe sur les séries autrichiennes et les adaptations de real-tv américaine, vous allez sortir tous ballonnés de ce billet…

Par zadzig - Publié dans : Confessions intimes et autres délices audiovisuels
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