Jeudi 11 mars 2010 4 11 /03 /Mars /2010 10:27

4237461377_2b96737336.jpg

 

La semaine dernière, mon ordinateur est tombé en panne.

 

Il n'a pas prévenu, du jour au lendemain, il a décidé de faire la gueule, faire le mort enfin bref, il n'y a plus d'étincelle dans son petit cœur électronique drôlement con.

 

Avant, quand ça arrivait, je mettais l'ordinateur à la benne en maudissant sur 10 générations les Bill Gates et autres inventeurs de ces diableries dont on ne peut plus se passer...

 

Plutôt que de me battre des heures et dépenser mon salaire avec une hotline pourrie où un sénégalais te lit consciencieusement les procédures que tu as déjà tentées quatre fois... j'ai décidé de me rendre dans un magasin de service informatique.

 

En entrant, j'ai tout de suite compris que ça me prendrait autant de temps qu'avec les sénégalais qui s'appellent tous et toujours Michel DUBOIS quand ils se présentent.

 

Devant moi, une Madame d'un certain âge, toute bourgeoise de sa personne écoutait sagement le réparateur.

 

Celui-ci servait à la pauvre Dame une bouillie technique totalement incompréhensible.

 

Au bout de cinq minutes, la Madame le coupe et lâche un timide :

 

"Et, ça va remarcher?"

 

"Ce n'est pas aussi simple que ça chère Madame, laissez-moi vous expliquer..."

 

Et là, c'était reparti pour quinze minutes d'explication par le technicos complètement technique de l'explication.

 

La Madame avait les yeux dans le vague. Elle commençait à voir sa vie défiler tout ça... par moment, elle me jetait des petits regards de bichette aux petits oignons aux abois... ça faisait genre "sortez-moi de là je pane que dalle!"

 

Et puis au bout des quinze minutes d'explications fumeuses, le technicien a fini par lui dire qu'en deux jours et avec 50 €, elle pourrait retrouver son ordinateur en état de fonctionner.

 

C'est tout ce qu'elle voulait savoir, merci au revoir.

 

Après, j'ai eu droit à un indien, propriétaire du restaurant d'à côté dont l'ordinateur ne marchait pas.

 

Vas-y que le technicien te démonte la bête et puis soudain.

 

"Oh putain!!!" qu'il dit l'air super énervé...

 

A ce moment, il commence à fourrer son nez dans l'unité centrale en reniflant comme un vieux berger allemand des années 80 (vous savez, celui avec le bandana autour du cou et qui s'appelle Rex) à la recherche de substances illicites.

 

"Putain, mais c'est que ça pue l'encens ce truc là!"

 

L'indien, il n'en menait pas trop large, il regardait ses pieds comme si on avait découvert un vieux truc honteux sur lui... genre qu'il dealait des nans au fromage hallucinogène...

 

"Je vous avait dit d'arrêter l'encens, pourtant! Vous n'avez pas écouté!" qu'il lance le technicien super agacé...

 

L'indien se la jouait profil bas style "Vas-y! Humilie moi mais abrège le truc!..."

 

Seulement le technicos était super bavard et il a commencé à s'échiner à expliquer le pourquoi du comment l'ordinateur du restaurateur indien ne fonctionnait pas.

 

"Combien de fois faut-il que je vous le dise, l'encens est un corps GRAS!" qu'il dit au nez de l'indien qui physiquement est du genre soufflé comme un nan au fromage...

 

"Du coup, comme c'est GRAS, ça bouche la ventilation de la machine et ça ne marche plus du tout!".

 

"Ah bon, pourtant je l'avais mis loin de l'encens cette fois" qu'il maugrée le malheureux indien...

 

Manifestement l'indien ne respectait pas la règle à tenir avec ce genre de personne bavarde et dominatrice : il ne faut jamais contester. Sinon, ça dure trois plombes et en plus tu te fais humilier. En fait, c'est un peu comme à l'école...

 

Le technicien prend donc le malheureux restaurateur par l'épaule puis lui fait pencher le cou pour lui fourrer le nez dans l'ordinateur...

 

On est une bonne dizaine de clients à assister au spectacle...

 

"Oh, vous savez moi je ne le sens plus l'encens..." qu'il dit l'indien une fois le reniflage forcé effectué...

 

"Bon, va falloir arrêter l'encens, ce n'est pas possible ça! Regardez, votre machine est toute encrassée!". En même temps, il passait son doigt dans l'intérieur de la machine et montrait à l'assistance médusée et dégoutée son pouce noirci par l'encens...

 

Un truc à te couper définitivement l'envie d'aller manger chez l'indien...

 

Puis mon tour est venu...

 

"C'est pour quoi?" qu'il me dit...

 

Je lui explique le problème qui se résume assez vite puisque mon ordinateur s'amuse juste à faire le mort...

 

Il commence alors son monologue insupportable...

 

"Alors si c'est une erreur de niveau 1, ça ira, vous en aurez pour 50 €... en revanche, si c'est une erreur de niveau 2 ou 3, il faut une chambre blanche, et moi je ne suis pas équipé, donc je vous propose de faire un test rapide, parce que si c'est plus grave que ce que je pense blablablabla...."

 

Moi, je n'écoutais plus, j'étais en mode pilote automatique. Celui où j'alterne les "ah bah ouais...", avec les "mmhh" et les "bien sur..."

 

Mon esprit vagabondais... je maudissais les gens comme ce technicien bavard et soucieux de montrer son savoir de technicos à deux roubles... j'avais rencontré des médecins comme ça... des vétérinaires... des agents immobiliers... des profs...

 

Des gens cantonnés à leur petit domaine d'expertise et qui ont la hauteur de vue d'un tabouret... des gens qui se sentent obligés de te décrire TOUS les scénarios possibles (surtout les pires, ça les excite!) alors que tu veux juste que les choses aillent vite et soient bien faites... des gens qui ne se mettent JAMAIS à la place des novices et qui se font une fierté de maîtriser un langage hermétique...

 

Des gros cons quoi!

 

Puis, j'observais la faune du magasin... à la caisse, le gros geek boutonneux à moitié introverti... dans la queue, du jeune à mèche le portable sous le bras qui transpire à l'idée de perdre définitivement ses vidéos pornos durement téléchargés sur son disque dur... la mère de famille pas du tout à l'aise avec la chose informatique, victime de son ordinateur et qui tremble à l'idée de ne rien comprendre aux explications du technicos... le Papi super branché qui vient là tous les deux jours pour poser ses questions au technicos qui se plait à jouer au prof avec un retraité...

 

Et c'est là que j'ai eu une révélation, la boutique informatique, c'est la Droguerie du XXIème siècle...

 

Vous souvenez vous des drogueries ? Ces magasins avec des vendeurs moustachus habillés en blouse bleue... ces magasins où régnaient une douce odeur de caoutchouc... ces magasins où on se refilait les astuces de Grand-mère à base de vinaigre blanc et de savon de Marseille... ces magasins où le Pratique était élevé au rang de religion! Ces magasins où on trouvait du plastique coloré sous toutes ses formes : des gants en plastique rose, des paniers à linge en plastique bleu, des pinces à linge en plastique vert, des bassines en plastique mauve...

 

Dans ce magasin, tout le quartier se croisait, les gens se parlaient, c'était LE magasin de proximité drôlement pratique qui résolvait tout tes problèmes les plus quotidiens...

 

Et puis, ça intriguait les enfants... droguerie... droguiste... drogue, quoi!

 

Moi, je pensais que le Monsieur moustachu avec sa blouse bleue c'était le dealer de coke du quartier! Ca lui donnait un côté super obscur qui me fascinait! En fait, le seul truc qu'il dealait c'était des boules anti-mites...

 

Aujourd'hui, les drogueries ont fermé. (Sauf une! Mais ça on en parlera dans un prochain billet)...

 

Et le nouveau magasin de proximité du XXIème siècle, c'est celui du réparateur informatique.

 

"Alors, vous me le laissez?" qu'il me sort le technicien

 

"Euh oui..." que je bafouille encore à fond dans ma métaphore de droguiste

 

Il m'a gardé le pauvre ordinateur qui a du avoir une migraine drôlement migraineuse rapport aux heures qu'il a du passer à écouter le technicos déblatérer...

Enfin, l'essentiel, c'est qu'il remarche!

 

Par zadzig - Publié dans : Zadzig stories... - Communauté : foll-ouf
Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires
Mercredi 10 mars 2010 3 10 /03 /Mars /2010 10:13
alexia.JPG
Voilà un moment que je voulais faire un billet sur cette monstruosité télévisuelle...

A savoir, la Miss Laroche-Joubert...

Comme quoi on peut être la fille d'un grand reporter de renom et avoir la morale d'un vide-ordure et les valeurs d'une brosse à dents...
Par zadzig - Publié dans : la malle aux cons - Communauté : Que de l'humour
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Mardi 9 mars 2010 2 09 /03 /Mars /2010 10:59

3942705878_fa0aae534c.jpg

 

Le vendredi, je frôlais la crise de nerfs rapport au quotidien partagé avec la The Other Family...

 

A vivre à 4 dans un 20 m², une bonne-sœur deviendrait psychopathe-cannibale en trois jours... nan?

 

Tu finis forcément par prendre en grippe toutes ces petites manies insupportables, qui deviennent encore plus insoutenables dans ce contexte particulier...

 

Ainsi, les The Other Family font partie de ces gens qui lavent la vaisselle avant de la mettre au lave-vaisselle...

 

Je suis sur que vous connaissez aussi des psychopathes gens comme ça...

 

Du coup, tu passes de la petite engueulade au débat philosophique

 

A quoi sert un lave-vaisselle s'il faut préalablement laver la vaisselle?

La vie mérite t-elle d'être vécu si on la passe à pré-faire des trucs chiants qu'on va faire quand même...?

Est-ce que quand tu te laves les dents, tu te prélaves les quenottes ?

Est-ce que la connerie profonde se soigne?

Est-ce que je suis tombé sur la pire Other Family de France?

Un conflit sur le lave-vaisselle me permettrait-il de m'enfuir de cette station de sport d'hiver de merde où je passe les pires vacances de ma vie?!!##+/*

 

Une fois le débat clos, nous pouvions reprendre le chemin de nos activités... pour ce dernier jour, une ballade en raquette s'imposait.

 

Oui, la ballade en raquette, comme le concert, c'est LE moment de liberté qui te permet de ne pas te transformer en psychopathe-cannibale.

 

Ce dernier jour, il faut admettre que la randonnée a été un vrai moment de bonheur. Dans le groupe, deux mamies mettaient l'ambiance et jouaient dans la neige comme deux gamines. Au milieu de la ballade, voilà qu'elles sortent de leurs sacs des gâteaux faits maison, des bonbons de leur région, de la gnole...

 

Moi, c'est facile de m'acheter avec de la bouffe mais alors là, j'étais béat devant ces deux mamies complètement joviales et généreuses...

 

On va dire que je n'étais pas vraiment habitué à ça depuis le début de la semaine...

 

Je suis même assez persuadé que ces mamies ne prélavaient pas leur vaisselle... elles!

 

Bref!

 

On a donc bouloté nos trucs trop bons au milieu d'un magnifique paysage, limite les cerfs venaient nous lécher les pieds pendant que les mouflons faisaient une ronde et les oiseaux venaient nous tresser des couronnes de fleurs sur la tête...

 

Enfin ça, c'est peut-être l'effet de la gnole...

 

Bref!

 

Une belle journée quoi!

 

Le soir, l'ambiance s'est détendue autour d'une bonne fondue (Boustifaille forever) et devant la perspective de la FIN de la semaine...

 

C'était sans compter ce que TOM (The Other Mum) nous préparait... pour le lendemain...

 

Stressée de la life de première catégorie, TOM s'est levée à 5h30 du matin pour un départ de l'appartement à 10h30...

 

Autant dire que vue la taille et le calibrage de l'appartement, tout le monde était réveillé à 5h32...

 

Tout le monde était pré-lavé, lavé et rassasié à 7h50...

 

Il a donc fallu glander plus de deux heures dans cet appartement de lilliputien...

 

Pour changer, nous avons écouté le doux chant mélodieux du frigo...

 

Bzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz...................................

 

Puis, nous avons remis les clés du placard de l'appartement à l'agence.

 

C'est alors que TOM a piqué son premier scandale de cette longue...trop longue journée...

 

De l'altercation surnageait deux trois mots rituels chez TOM "escroquerie", "vol", "incompétence" suivi d'un "ce n'est vraiment pas professionnel!"...

 

Nous avons rejoint l'arrêt de bus où a eu lieu le second scandale de la journée... le bus avait 5 minutes de retard, TOM a appelé la compagnie de bus et à poursuivi sur sa belle lancée... "escroquerie", "vol", "incompétence" suivi d'un "ce n'est pas professionnel!"...

 

Une fois dans le bus, je respirais en voyant s'éloigner ces maudites montagnes crasseuses qui ont eu raison de mes vacances de février.

 

Une fois à la gare de TGV dans un fond de vallée industrieuse pas vraiment glamour, nous avons commandé un croque-monsieur dans un snack...

 

Comment?

 

Vous avez compris la suite?

 

C'est bien! C'est que vous commencez à bien connaître TOM!

 

Donc, oui, au bout de cinq minutes, TOM a engueulé tout le monde dans le restaurant comme quoi on attendait trop (?)... elle a ressorti toute sa panoplie à base de mots sympas comme "c'est un scandale!", "on ne reviendra plus chez vous" (je confirme!) et le fameux "vous n'êtes vraiment pas professionnel!"...

 

Une fois dans le train, je me suis plongé dans un pavé afin de m'extirper mentalement de l'espace que je partageais avec TOM...

 

Seulement voilà, TOM s'ennuyait drôlement dans ce train... et elle n'avait plus personne à emmerder...

 

En désespoir de cause, elle est partie au wagon bar pour boire un thé...

 

Au bout de 5 minutes, elle est revenue l'air enthousiaste et soulagée... elle venait de trouver une nouvelle croisade à mener... : le wagon bar n'avait pas été approvisionné! Il ne restait plus que des bouteilles d'alcool...

 

TOM est donc partie pour son premier monologue à base de "c'est honteux!!!", "c'est un scandale!!!", "il n'y a rien à boire à part de l'alcool dans ce train!!!"...

 

Seulement comme personne ne réagissais, elle est repartie deux, trois fois pour enguirlander le malheureux serveur du wagon bar...

 

Une fois, elle a même pris des photos du wagon-bar... avec le malheureux serveur...

 

Un vrai carnaval quoi...

 

Au bout d'une heure, elle a fini par se rasseoir en cherchant ce qu'elle pourrait bien faire d'autres pour emmerder le monde...

 

C'était sans compter sans sur la SNCF qui avait prévue l'animation...

 

Annonce dans le train... : " ding ding ding... Madame =**++###''ùù (=TOM) est priée de se rendre immédiatement auprès du contrôleur du train..."

 

Bizarrement, TOM semblait beaucoup moins enthousiaste pour défendre sa croisade anti-alcool...

 

Elle a décidé de faire semblant de dormir...

 

Si à 65 ans, j'en suis là, merci de me le signaler!

 

Donc, TOM, grande Dame de 65 ans, faisait semblant de dormir pour ne pas se faire pécho dans le train par la contrôleuse.

 

C'était sans compter sur mon sens de la dénonciation!

 

Oui, je suis POUR la délation des cons!

 

La contrôleuse arrive dans le wagon et, à la manière de Louis de Funès, je lui fais des appels de phare avec mes yeux. Elle comprend. Réveille TOM qui fait donc maintenant semblant de se réveiller d'un profond sommeil...

 

Heureusement que le ridicule ne tue pas...

 

Enfin heureusement, je ne sais pas...

 

La contrôleuse lui explique gentiment que la carte de réclamation qu'elle a remplie au wagon-bar ne pourra pas être prise en compte puisque elle a écrit partout n'importe comment avec une écriture de folle. Elle lui propose de remplir une nouvelle carte pour que sa réclamation soit prise en compte.

 

C'est là que TOM est partie pour nous interpréter son plus grand rôle : la femme bafouée. Elle a déchiré la carte de la contrôleuse (qui était pourtant là pour l'aider), elle a poussé de grands cris en regardant bien autour d'elle si le public était attentif. The Other Person a quitté le wagon de honte... les gens me regardaient avec un regard de pitié... Elle a poursuivi son show pendant 5 bonnes minutes puis la contrôleuse est partie devant ce cas pathologique.

 

J'ai serré les dents pendant encore deux heures et le train est ENFIN arrivé.

 

Liberté, liberté chérie... 

Par zadzig - Publié dans : Sous le soleil des tropiques... - Communauté : humour et bonne humeur
Ecrire un commentaire - Voir les 15 commentaires
Vendredi 5 mars 2010 5 05 /03 /Mars /2010 10:12

 4403567840_b37c9c2573.jpg

 

Le mercredi soir, tous les sujets de conversation étaient épuisés avec la The Ohter Family (le temps, la neige, la cuisson de la tartiflette, l'origine de cette étrange odeur de pet de mouflon, le soleil...), il fallait absolument trouver quelque chose pour ne pas sombrer dans une dépression hivernale drôlement dépressionnante.

 

En cherchant dans le placard-boite d'allumette, nous avons fini par dégoter un jeu de domino...

 

En allumant la télévision, nous avons réussi à capter une seule chaîne... la 2... une soirée spéciale "Saut à ski" aux JO de Vancouver...

 

A ce rythme là, vous me direz, autant faire un suicide collectif...

 

Et bien non puisque nous avons entamé une folle partie de domino...

L'espace d'un instant, j'ai eu l'impression de m'appeler Robert, d'être un résident de la Maison de retraite les Charmilles à Bouzy-les-Deux-Pognes et de combattre la maladie d'Alzheimer avec mes amies Georgette et Lucienne en jouant à des jeux de gamins de 3 ans...

 

Une expérience, quoi.

 

Non, mais sérieusement, vous connaissez un jeu plus con que le domino?

 

Personnellement, j'ai fait le tour de la question et j'ai trouvé la bataille et le loto...

 

Bref, nous sommes donc bien dans le TOP 3 des jeux les plus cons.

 

Youhou!

 

Entre deux parties de domino, je lançais un regard désespéré en direction du petit écran où j'avais l'impression que le même programme passait en boucle...

 

Peter Andersen, Suède, 110 mètres...

Anderson Tersen, Norvège, 108 mètres...

Person Peterson, Finlande, 109 mètres...

Andersen Petersen, Suède, 110 mètres...

Tiersen Petanderson, Norvège, 105 mètres...

 

Un truc à devenir maboule.

 

Des mecs sous cellophane orange ou vert qui s'élancent sur un tremplin vertigineux...

 

Il ne se passe tellement rien que tu deviens tout pervers de la tête et tu n'attends qu'une seule chose : qu'ils se ramassent comme des grosses merdes à l'arrivée! Tu te prends à rêver de voir les arbitres courir ramasser un bras, une jambe, une tête... dispersés aux quatre vents par la brutalité de la chute... Tu essaies d'imaginer l'effet du sang sur la neige immaculée... bref, tu deviens drôlement bizarre... 

 

On a fini par couper le son...

 

Du coup, en BO ce soir là, entre deux bruits de domino posé sur la table-tiroir en sapin But, nous avons eu droit au doux bruit du frigo qui fait un vieux bzzzzzzzzzzzzzzz et puis des fois glouglaglapssssssss... (ça c'est quand il s'arrête pendant deux minutes avant de reprendre le bzzzzzzzzzzzzzz)

 

Nous sommes partis nous coucher à 21h12 dans notre chambre-placard...

 

Le mercredi prenait fin...

 

Je n'étais qu'à mi-parcours du chemin de croix...

 

J'ai passé la nuit à rêver que je me faisais poursuivre par des dominos géants complètement teubés, des frigos qui faisaient bzzzzzzz et puis glouglaglapssssssss aussi des fois, des skieurs suédois sous cellophane... je finissais par me réfugier dans un placard-boite d'allumette qui puait la chaussure de ski... et je mourrais asphyxié... Je finissais dévoré par un troupeau de mouflons qui avait envahi la station... un arbitre de saut à ski courait derrière mes membres dispersés dans la neige par les mouflons enragés...

 

Horrible.

 

Le lendemain matin, pour changer les habitudes, j'ai décidé d'aller faire des courses pour acheter du souvenir.

 

Comme en Vendée, ce fut un festival...


Photo218-copie-3.jpg 

J'ai retrouvé avec émotion mes chiens qui pioncent... en me posant toujours les mêmes sempiternelles questions : mais qui peux bien acheter ça??? Mais quel est l'intérêt d'avoir un chien qui pionce en peluche??? Mais notre existence a t-elle un sens bordel de couille!!??? 


Photo219-copie-2.jpg 

Mais également des cochons rieurs avec paire de couilles proéminente...


Photo225-copie-2.jpg

Et surtout des spécialités culinaires de très bon goût.

 

Je suis donc reparti les mains vides... et l'esprit perturbé par cet étalage de luxe et de rafinement...

 

L'après-midi, nous avons chaussé des skis et fait une grande ballade en ski de fond...

 

La The Other Family étant aussi festive que sportive, j'ai donc servi de coach... sans grande réussite... Comme une bizarre impression que personne ne vous écoute... que vous pédalez dans la semoule, que vous pissez dans le vent, que vous nagez à contre-courant, que vous essayez de communiquer avec des mouflons authistes... 

 

La pluie a commencé à tomber... la neige a commencé à coller... j'ai commencé à avoir envie de mourir... même dévoré par une marmotte enragée, ça aurait fait l'affaire... du moment que cette semaine ait ENFIN une fin...

 

Heureusement, nous nous sommes finalement réfugiés dans une pâtisserie réputée pour ses spécialités...

 

Il n'y a pas à dire, la bouffe, il n'y a que ça de vrai! J'ai trouvé la force de continuer dans une tarte aux myrtilles à se taper le cul par terre.  

 

Le soir, au bar du coin, un concert était prévu au programme.

 

Du bruit De la musique, de la bière, des gens qui parlent et qui rient, il ne m'en fallait pas plus pour que je fasse de cette soirée un objectif vital!

 

Forcément, un des bonnets de nuit de la The Other Family a préféré passer sa soirée à regarder la finale de curling (+*#!!??_*) à la télévision... la raison invoquée étant.... "j'ai vu des femmes qui buvaient de la bière dans ce bar"...

 

Autant dire que nous allions directement nous jeter dans la gueule de Lucyfer..

Personnellement, l'idée de passer une soirée endiablée avec Satan et ses copains les bêtes à cornes (les mouflons?), ça ne pouvait que me réjouir...
 

 

Comme prévu, dans le bar, l'ambiance était bonne, la bière et la musique aussi.

 

Enfin, la musique... à vrai dire, je m'en foutais. Tout ce que je voulais c'était me gaver de décibels, faire une orgie de sons, de rires et de bruits...

 

Alors, j'ai bu de la bière, tapé dans mes mains, chanté du Louise Attaque... bref, je revivais!

 

Le soir, j'ai dormi comme un mouflon sous lexomyl, j'étais bien.

Il restait encore deux jours...

Par zadzig - Publié dans : Sous le soleil des tropiques... - Communauté : humour et bonne humeur
Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires
Mardi 2 mars 2010 2 02 /03 /Mars /2010 14:56

Photo223-copie-2.jpg

 

Je rentre de vacances apocalyptiques avec The Other family et sa célèbre The Other ambiance...

 

Comme tous les survivants de grandes catastrophes, l'humour seul me permet de regarder en face ce passé douloureux...

 

...

 

Alors, oui, j'ai vu les montagnes, la neige... j'ai même vu de la famille mouflon en train de se bronzer les cornes... du couple de cerfs qui dévale la montagne en se regardant amoureusement, de l'écureuil qui gambade dans la neige les cacahuètes au vent ou une cacahuète dans les griffes je ne sais plus bien...

 

Bref, j'en ai vu des trucs chouettes!

 

Le problème, c'est que j'ai aussi vu notre appartement...

 

Quand nous sommes allés chercher les clés à l'agence... la dame parlait de lit-tiroir, de salle de bain-cabine, de placard-cuisine...

 

Ca donnait le ton.

 

Et je ne fus point déçu de l'appartement-clapier-placard à chiottes.

 

On va commencer par le positif : nous avions droit à la chambre!... Oui le placard playmobil avec l'odeur de raclette moisie avec un lit à l'intérieur, c'était une chambre...

 

Nous avons laissé aux autres le lit superposé du couloir (avec les portes des toilettes-cagibi et de la salle de bain-cabine qui bugnent dedans) et le clic-clac minable de la pièce de vie. Pièce de vie qui se compose d'une kitchenette-placard, d'une table-tiroir et d'un balcon-strapontin.

 

Je passe rapidement sur les milliers d'odeurs suspectes qui régnaient dans cet espace réduit et surchauffé... vous connaissez sans doute ça aussi si vous allez au ski... ce subtil mélange de chaussettes macérées, de croutes de fromage décomposées, de pet de raclette bien fermenté, de draps jaunis et de moquette douteuse... Tout le monde passe la semaine a observer d'un regard suspect son voisin pour voir s'il ne serait pas à l'origine de ces odeurs fétides...

 

Seulement, le monde des odeurs insupportables ne s'arrêtent pas aux portes de l'appartement... Dès que vous sortez, vous êtes surpris par la fraîcheur de l'air... que c'est bon de respirer... enfin... Puis vous faîtes quelque pas et là, vous êtes agressés par les odeurs de pots d'échappement qui, en montagne, sont toujours super agressives... Vous courrez donc à la terrasse d'un bar, loin de la circulation, des odeurs de voitures, de la neige noire et la glace crasseuse...

 

Un vin chaud, du soleil... le bonheur approche... quand soudain, une nouvelle odeur fait son apparition dans le ciel pur des montagnes, une odeur de goudron, de fumée et de nicotine... l'affreuse bande de copains traders parisiens qui tètent leur cigarette à deux mètres de moi, pile poil dans l'axe du vent.... Je passe sur la BO à base de rires gras et d'expressions toutes faites labellisées École de commerce... "ah mais CA-RRE-MENT!"... "AH AHAHAHAHAHA!!!!" "putain, mais c'est canon!"... "AH AHAHAHAHAHA!!!!"... "C'est bonnard!!"...

 

Vous cherchez désespérément une zone de repli mais vous apercevez s'élever de toute la terrasse des petites colonnes de fumée dégueulasse... vous êtes cernés!

 

Du coup, on a décidé de prendre de la hauteur et de faire des balades en raquette...

 

C'était drôlement chouette seulement c'était en groupe.

 

Le lundi, on s'est donc tapé de l'infirmière guadeloupéenne en surpoids chronique qui passe sa vie à hurler de rire dans le beau silence pur des montagnes. Alors, au début, c'est vrai, moi j'ai trouvé ça drôlement sympa. Faut dire qu'à côté des bonnets de nuit de la The Other Family, la grosse antillaise, moi j'ai directement adhéré au fan club.

 

Seulement, l'objectif de la ballade c'était aussi de voir les animaux, pas de faire une thèse sur le sens de l'humour dans la société créole du XXIème siècle. Donc il fallait glisser sur la neige tel un vieux chamois tout discret limite introverti afin de ne pas effrayer ces putains d'animaux complètement stressés de la life qui foutent le camp dès qu'un flocon tombe pas droit.


Notre amie ultramarine était drôlement sympa mais elle riait TOUT LE TEMPS...

Tu vas me dire quand tu marches au milieu des sapins, il n'y a pas de quoi se tordre de rire...

Tu te ferais même limite chier...

Finalement, vers le milieu de la balade, la rieuse professionelle a commencé à se calmer vue qu'il n'y avait plus grand chose à l'horizon de franchement comique...

C'est là, qu'on a croisé cette pancarte...

Photo221-copie-2.jpg
Et oui, nous escaladions la Crotte...

Bon ben là, forcément, c'était perdu... la Castafiore antillaise est partie dans un rire à défriser les mouflons et elle n'a plus arrêté...
 

Nous n'avons donc pas vu beaucoup d'animaux... Le soir, on est rentré le ciboulot en vrac d'avoir supporté des éclats de rire tonitruants tout l'après-midi...

 

Le mardi, on s'est tapé de la famille nombreuse francilienne. Cinq gamins qui se tiraient la bourre niveau conneries à faire et trucs débiles à déblatérer.

Au bout de trois minutes de ballade, ils ont commencé à me balancer des boules de neige glacées dans le cou. J'ai eu beau jeter des regards exaspérés à la mère... rien ne se passait.

La ballade s'est donc déroulée tant bien que mal au milieu des vociférations de ces enfants malpolis élevés à coup de Ferme Célébrités et autres Roue de la Fortune...

 

Le guide de montagne était, lui aussi, assez agacé. Vers la fin de la ballade, il a proposé un jeu drôlement pas trop amusant pour les enfants... il fallait s'allonger dans la neige et écouter le bruit de la montagne (oiseaux, vent...) pendant 5 minutes. Autant vous dire qu'au bout de 15 secondes, un gamin a commencé à jeter pas du tout discrètement des boules de neige dans les oreilles de son frère. Sa mère l'a tapé pour qu'il arrête, il a pleuré, les autres ont demandé pourquoi il pleurait, la mère leur a dit de se mêler de ce qui les regardait, blablablabla gnagnagnagna... Le guide s'est relevé et a repris le chemin en silence pour en finir au plus vite...

 

Le mercredi, c'était plus tranquille. On s'est dit :" et si on allait se taper la cloche dans un restaurant d'altitude!".

 

En voilà de la bonne idée de con!

 

Nous voilà donc parti à l'assaut d'un resto d'altitude ou comment mal bouffer pour super cher entouré de parisiens fumeurs complètement insupportables.

 

Donc vas-y que j'ai bouffé une vieille saucisse dégueulasse (à côté la Knaki de Herta c'est de la saucisse traditionnelle faite par un artisan boucher du fin fond de l'Aveyron). Pour vous dire, j'avais l'impression de bouffer une chambre à air de vélo... mou, caoutchouteux, goût de plastique... le tout accompagné de frites. Oui, les trucs longs qui ont le goût de carton froid, c'est des frites.

 

15€ la blague.

 

Je passe sur les fumeurs des tables d'à côté, sur la Micheline qui ne sait pas marcher avec des chaussures de ski et qui a failli renverser son plateau sur ma tête, sur le Gros Michel qui fait un dérapage en ski à 1 mètre des tables histoire de saupoudrer tes frites d'un soupçon de neige, je passe sur cet enfer sur Terre...

 

Seulement voilà, nous n'étions que mercredi...

 

Par zadzig - Publié dans : Sous le soleil des tropiques... - Communauté : foll-ouf
Ecrire un commentaire - Voir les 13 commentaires
Vendredi 19 février 2010 5 19 /02 /Fév /2010 17:31

4085762233_148c67771e.jpg

A moi les joies de l'appartement surchauffé de 15m² pour 4 personnes...

 

A moi les joies des chaussures de cosmonautes qui te défoncent la voute plantaire et autres mollets et te font puer des pieds comme jamais tu pensais que c'était possible...

 

A moi les joies de la boustifaille à base de fromage qui refoule et de charcuterie de marmotte décédée...

 

A moi les joies des remonte-pentes qui te font flipper comme un gamin de 12 ans parce que t'as trop peur de t'étaler par terre et de te faire trainer comme une vache morte sur 3 kilomètres...

 

A moi les joies du soleil qui brule, du froid qui glace et du brouillard qui trempe...

 

A moi les joies du coupage de main en deux par ces putains de ski tranchant comme des couteaux de japonais du téléachat...

 

A moi les joies de la combinaison où tu ne ressembles absolument à rien si ce n'est à une grosse pomme de terre informe...

 

A moi les joies du payage de forfait à 12 000 $$$ pour avoir le droit de dévaler une pente...

 

A moi les joies des 12462*##%&** heures de train pour rejoindre le trou du cul du monde la destination...

 

Bref, à moi les joies des sports d'hiver!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Par zadzig - Publié dans : Sous le soleil des tropiques... - Communauté : Que de l'humour
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
Mardi 16 février 2010 2 16 /02 /Fév /2010 14:32

4334559487_7c1fe8b78a.jpg

 

Actuellement en recherche immobilière, je découvre un monde, un univers, une galaxie, un enfer...

 

Dans ce monde si particulier, il y a bien sur les escrocs professionnels agents immobiliers.

 

Ils ne sont pas tous pareils mais ils répondent à des profils quand même bien définis...

 

David Dremont, jeune agent de 35 ans qui veut à tout prix te fourguer la première merde maison qui passe...

 

Lui, c'est l'agent immobilier de concours. Celui qui est prêt à TOUT. Celui qui a tué père et mère 12 fois pour pouvoir VENDRE! Celui qui a la culture, la morale et l'intelligence d'une huitre et qui gagne quatre fois ton salaire...

 

Jaloux, moi?

 

Bref!

 

Le David a deux modes : le mode rossignol castré et le mode gnou dépressif.

 

Le mode rossignol castré, c'est quand tu veux acheter et le gnou en dépression dépressive c'est pour quand tu veux vendre.

 

Sur le dossier achat, notre David a trop envie que tu lui lâches une grosse commission alors il fait drôlement la pute putassière.

 

Avant les vacances, il me souhaitait de bonnes fêtes quatre fois pendant la visite, après les fêtes, c'était Meilleurs vœux pendant deux plombes... limite si je n'ai pas eu un texto le 31 à minuit "bonne année, bonne santé, kikou, lol, signé David Dremont"...

 

Donc, en mode achat, David il a toujours une maison drôlement INCROYABLE à te faire visiter...

 

Il t'appâte avec des mots qui font vibrer ton petit cœur de citadin décadent "charme", "pierre", "cheminée", "tuffeau"... et tu acceptes en pensant avoir dégoté THE pépite...

 

Rien que sur le chemin, tu as compris qu'il se fout bien profondément de ta gueule, tu as fait 10 minutes de bagnole depuis le centre alors que ton critère principal c'est de rester dans le centre ville...

 

Il se permet de rajouter arrogant tout fier "et on est à deux pas du centre!"...

 

Du centre de son petit cul d'agent immobilier peut-être mais pas du centre ville que tu rejoins à coup de bus, de tramway et autres vélos magiques...

 

Forcément David est propriétaire d'un magnifique pavillon en banlieue alors le centre ville pour lui c'est dès que tu as passé le périph...

 

Après, tu te rends compte que le charme est une notion bien relative.

 

Pour David, dès qu'on est avant 1990, on a à faire à une maison drôlement ancienne bourrée de charme...

 

Du coup, un blockhaus en brique des années 60, c'est une maison "coup de cœur" qu'il te dit enthousiaste et limite ému...

 

"Et la vue plongeante sur la station service, c'est coup de cœur aussi?"

 

En fait, il faut décoder le langage drôlement complexe de David...

 

Proximité commerce = l'arrière cour du resto chinois (et ses évacuations de hottes...) donne sur le jardin (et sur le fil à linge...!)... transformation en beignet de crevette sous 48h00 garantie!

 

Jardin à fort potentiel = cour glauque de 5m² plein nord, encadrée d'immeubles de 10 étages où tout le monde a pris l'habitude très médiévale de jeter ses déchets par les fenêtres... bronzer au milieu des cotons tiges usagés et autres mégots décédés... une expérience!

 

Quartier calme et peu dense = proximité de la déchetterie et du terrain pour gens du voyage...

 

Maison de ville atypique, belle rénovation = une maison-tuyau toute en longueur, refait façon Damidot à grand coup de peinture violette et fuchsia, option boules à facette et sticker Tour Eiffel... crise de panique garantie!

 

Et puis le truc drôle, c'est quand tu fais venir David chez toi, car tu veux vendre.

 

Là, c'est un autre David.

 

Le David-gnou dépressif.

 

Complètement mou, fatigué et pessimiste...

 

Alors qu'il était tout jouasse en te présentant sa maison tartignole en briquette rouge à 25 kilomètres du centre et à 12 millions de dollars, d'un coup, il devient tout bougon.

 

Trop haut, trop petit, trop dans le centre, bon c'est vrai l'appartement a du charme mais les acheteurs sont exigeants, ça va pas être facile, le marché est bas, la crise nous les brise, tout ça...

 

Du coup, le David, tu ne peux juste plus le voir en peinture.

 

Seulement, il te harcèle de message sous mille et un prétextes....

 

Au bout d'une semaine, je décide de le rappeler en promettant à "The Other person" que cette fois je serai ferme et qu'on arrête les visites de maison hors de nos critères essentiels...

 

Résultat : j'ai rendez-vous mercredi pour visiter une maison loin du centre...

 

...

 

Après, il y a Françoise De La Ménardière.

La grande Dame qui joue à l'agent immobilier pour occuper ses après-midi.

 

Un peu comme Marie-Antoinette jouait à la fermière au Hameau de Versailles... et ben Françoise elle fait mumuse avec des maisons parce que maintenant ses enfants sont grands et elle s'ennuie drôlement...

 

Elle s'est spécialisée dans les châteaux et les hôtels particuliers alors attention elle prend un air contrit quand tu annonces ton budget... genre que t'es rien qu'un manant, un gueux... limite que t'es juste bon à aller montrer ta vie de merde sur M6...

 

Et puis quand elle vient visiter ton appartement dans son grand poncho en fourrure (qui a du nécessiter la dézingage de 12 clapiers remplis de jolis pinpins), elle s'enthousiasme, tu reprends espoir, enfin une qui comprend le "charme" et puis hop, elle te balance de son air ampoulé "Ma secrétaire vous a-t-elle dit que mes expertises sont payantes?"... "Euh, non, comme c'est curieux mais elle n'a rien dit"

 

Au revoir Madame quoi...

 

 

Et puis il y a Thomas Gilbert.


Le mec que tu ne comprends pas bien comment il est arrivé là...

Timide, introverti, mal à l'aise...

 

Tu sens que les autres requins derrière lui mettent une pression pas possible...et puis tu vois ses ongles ou plutôt ses moignons-doigts...

 

Il te rappelle la queue basse et la voix d'outre tombe en s'excusant trois fois de te déranger.

 

Le Thomas Gilbert, il est tout honteux de te présenter des maisons pas terribles que son patron lui a ordonné de refourguer au premier pigeon venu...

 

C'est l'anti David Drémont. Le seul truc qu'il arrive à dire de positif pendant la visite c'est "elle a quand même du potentiel cette maison..." avec la voix de Droopy...

 

Un bunker sur une plage de Dunkerque aurait du potentiel...!!!

 

Et puis après, il y a les amis et la famille...

 

Ceux qui connaissent les prix du marché mieux que personne, ceux qui ont plein de théories fumantes sur l'immobilier, ceux qui ont toujours des plans incroyables mais pas exactement pour ce qu'on recherche...

 

Bref, ceux qui te les brisent menu!

 

Il y a toujours quelqu'un qui a entendu dire que dans le quartier que tu veux, une maison était à vendre...

 

"Ouais 150 000 € la maison, rue Sainte Gudule"

 

"150 000 € rue Sainte Gudule?????? Mais t'es complètement mytho??c'est un super plan!!! C'est quoi le contact!"

 

"Ben en fait c'est compliqué, il faut d'abord que la vieille meurt pour que le fils mette en vente l'appart."

 

"Ah ouais.., c'est bizarre... mais c'est un appart?"

 

"Euh...nan, enfin oui, disons que c'est un appart-maison!"

 

"Ah...ok... faut voir...et la vieille va bientôt mourir?"

 

"Nan enfin peut-être que oui, surement même, mais elle a un cancer de la face, à mon avis, elle n'en a plus pour longtemps. Faut être patient...."

 

"Mais, c'est quoi son numéro de chambre pour que je la débranche je lui apporte des fleurs?"

 

Bref, des plans à la gomme...

 

Et c'est loin d'être fini...

Par zadzig - Publié dans : la malle aux cons - Communauté : foll-ouf
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
Lundi 15 février 2010 1 15 /02 /Fév /2010 10:35
4209380384_c1fcc9c53c.jpg
En ce lundi de février propice à la dépression hivernale drôlement dépressive, je vous livre une DOUBLE honte en or massif.

Il faut voir ça comme une sorte d'hommage à la Saint Valentin ou comment partager sa vie (et son intimité) avec une personne peut mener sur des chemins honteux, boueux, marécageux...

Mais au fond, n'est-ce pas ça l'amour, le vrai?

Je vous laisse philosopher (et rire!) sur ces deux belles hontes généreusement offertes par Pataz, un fidèle lecteur...

"
La première anecdote est assez Mary-a-tout-prix-esque...
Tout commence par un monumental éternuement matinal au bureau, au cours lequel je sents partir un glaviot...
Super classe, sexy-glam comme j'ai pu lire sur un blog que je ne citerai pas.
Mais le pire reste que ce fameux glaviot est introuvable...
Je regarde par terre, sur mon clavier, sur mon écran, rien, nada, pas de glaviot.
Régulièrement, pendant la journée, je jette un coup d'oeil furtif au cas où ce gluant sorte de sa planque mais rien n'y fera, il restera introuvable...

Ma dure journée de labeur terminée, je me rends chez Ma Other Person qui est toute nouvelle dans ma vie, genre je la connais depuis 3 semaines...

A peine après que je suis rentré chez elle, elle me demande : "tiens qu'est-ce que t'as là sur ta manche ?".
Vous l'avez deviné, sur la manche de mon polo trône fièrement ce glaviot, visible aux yeux de tous sauf des miens...

Et là, au lieu d'avoir un coup de bol du style "oh c'est du gel coiffant sur ton oreille", ou un peu de présence d'esprit du genre "pfff trop la loose je me suis tâché ce midi à la cantine", je n'ai rien trouvé de mieux que de m'exclamer "ah putain il est là ce con, j'ai craché un énorme glaviot en éternuant ce matin et je l'ai cherché toute la journée..."



La deuxième anecdote, quant à elle, reste dans la classe et la volupté puisqu'elle nous transporte dans l'univers magique de la gastro, avec son vomi et ses diarrhées...

Quelques semaines après l'épisode du glaviot, je vais passer mon premier week-end chez ma belle famille.
Pas de stress particulier, je l'ai déjà rencontrée et je m'entends bien avec tout le monde.
Par contre je n'ai encore jamais dormi là bas...
Tout se présente comme un week-end fabuleux : samedi soir anniversaire de ma belle mère, et le hasard veut que le dimanche, mon match de rugby se joue dans un bled proche de celui de ma belle famille.
Du coup tout le monde va venir voir le match...
Plutôt sympa...

Le samedi soir je fais attention pour être en forme le lendemain : pas trop mangé, pas bp d'alcool, afin de ne pas me sentir l'âme d'une otarie bourrée sur le terrain le lendemain...
Le drame commencera dimanche vers 5h du matin : nausées, diarrhées, etc., je crépis méticuleusement tout ce qui ressemble de près ou de loin à un WC, et ce de 5h à 13h...
La classe internationnale pour une première nuit là bas...
Je passe sur les "ah salopard t'as une grosse gueule de bois t'as picolé toute la nuit une veille de match, c pas sympa pour les potes", des mes coéquipiers lorsque je les ai appelé pour expliquer que je ne pourrai pas jouer...

Je survis au dimanche tant bien que mal, la nuit se passe plutôt bien, du coup le lundi matin, je sors de la douche, me pomponne, me parfume et vais réveiller Ma Other Person tout frais tout beau tout nu, pour lui faire oublier le week-end que je viens de lui faire vivre.
Je m'allonge un peu à côté d'elle, la réveille doucement, m'approche, et là, au début de ce réveil sensuel, c'est le drame...
Sans que je puisse rien y faire, un reste de diarrhée resté au fond de mes intestins décide de faire un tour pour voir s'il faut beau dehors.
Cela a donné lieu à un beau bruit de pet mouillé, immédiatement suivi pour moi d'une sensation humide et tiède le long de ma jambe, et pour nous deux d'un splash, quand l'ensemble a atteint le sol.

Et oui, pour couronner ce fabuleux dimanche, je venais de me chier dessus au lit avec Ma Other Person...
Naturellement doué d'une répartie hors du commun qui me sort de toute situation embarrassante, je n'ai rien trouvé de mieux à faire que de m'exclamer un très approprié "et meeeerrrrddddeeeeee"...

Jetant un coup d'oeil derrière moi, j'ai pu voir que les draps étaient épargnés : tout avait aterri le long de ma jambe et par terre...
Je sautille donc, clopin-clopant, jusqu'à la douche afin de me rincer et rapidement tout nettoyer.
Ma Other Person s'est empressée de se planquer sous les draps pour se retenir de rire, ce qui est très fair play de sa part...

De retour du boulot le soir, arrivé dans l'appart, je trouve dans l'encadrement de la porte une tâche suspecte...
Et non, je ne rêve pas, ne nettoyer que le sol a bel et bien été une monumentale erreur : j'avais réussi l'exploit d'atteindre l'encadrement de la porte de la chambre...
Certes pas très éloigné du lit, mais quand même !
C'est grâce à ce détail que cet épisode de ma vie se nomme... L'épisode de la crotte volante...
"
Par zadzig - Publié dans : c'est si bon la Honte - Communauté : Que de l'humour
Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires
Mardi 9 février 2010 2 09 /02 /Fév /2010 11:15

dindon.JPG

 

Allez, je me décide à faire un petit billet sur "la ferme des célébrités"...

 

Ca va être difficile car c'est un programme que je n'ai quasiment pas regardé...

 

Je ne sais pas si c'est encore plus con que les âneries de M6...

 

Question à débattre...

 

Disons que sur M6, il y a toujours le bon vieil alibi sociologique.

 

Comment vivent les jeunes parents de la France d'en bas débordés? Comment vivent les gros bouseux agriculteurs célibataires? Comment vivent les vieilles femmes dépressives mamans célibataires à la recherche de l'amour?

 

Alors que sur TF1, j'ai beau chercher je ne vois pas d'alibi.

 

C'est drôlement con et pis c'est tout!

 

De la "Fermes célébrités", je n'ai aperçu que 5 minutes... ça devait être le premier soir...

 

A vrai dire, le seul truc qui m'a amusé (si, si le vague rictus nerveux avec la nausée qui a suivi, c'était de l'amusement), c'est le casting!

 

Je rappelle que ça s'appelle "La ferme célébrités".

 

La première fois que je suis tombé sur le programme, j'ai donc naturellement cherché de la célébrité...

 

Rien.

 

Je ne reconnaissais personne.

 

Ca, de la demi-pute roumaine, il y en avait à foison.

 

Du Big-Jim aussi.

 

Mais des célébrités...

 

Nada.

 

Je suis allé sur internet pour comprendre de qui il s'agissait...

 

Adeline Blondieau

La fille qui s'est tapée Johnny du temps où il n'était pas équipé de roulettes...

A ce brillant palmarès, on note également ex-actrice de la prestigieuse série "Sous le Soleil"... Série décidemment marquée par des noms mythiques du cinéma mondial comme ceux de Malaury Nataf, Bernard Montiel ou encore Thierry Becaro...

Pourquoi la ferme? "Sous le Soleil" a mis la clé sous la porte, Johnny n'est pas dispo... c'était ça ou les huissiers partaient avec le buffet de Mamie...

 

 

Grégory Basso

Big Jim n°1.

Connu pour avoir incarné Greg le pas Millionnaire

A l'expressivité du gnou...

Il veut se défaire de son image de Greg le pas millionnaire et montrer à la face du monde qu'il a aussi un cerveau, c'est d'ailleurs pour ça qu'il se trimballe toujours torse nu.

 

Francky Vincent

A chanté un hymne paillard et passe le reste de sa vie à toucher les droits de cette chanson lubrique qui donne raison à tous ceux qui ont des clichés sur les antillais : fainéant, obsédé sexuel...

 

David Charvet

Celui qui courait en maillot de bain rouge entre Pomelo Pamela Anderson et K2000...

 

Surya Bonali

L'ex patineuse connue pour sa grâce de routier culturiste. Aime bien les surfaces glissantes, elle va être servie!

 

Claudette Dion

Sœur de Céline. A nettement moins investi le champ de la chirurgie esthétique que sa sœur et ça se voit. Aurait pu devenir aussi célèbre que Céline mais Claudette ça passait drôlement moins bien à l'international.

 

Jeane Manson

Celle qui écume nos villages avec des concerts gospel au rabais.

Mais si!!! Vous ne revoyez pas les affiches fluo à moitié décollées avec des gros blacks en robe de chambre "Jeane Manson chante du gospel avec le Harlem Wonder orchestra le dimanche 12 à 14h30 à l'église Sainte Gudule des Vérolés de la Touffe"...

Ben voilà, c'est elle!

 

Hermine de Clermont Tonerre

Ex jet-seteuse aristo. N'a pas que du sang bleu dans les veines... A sacrément morflé. A perdu sa cloison nasale dans le vol aller.

 

Célyne Durand

A montré ses seins sur une chaîne du cable...

 

Kelly Bochenko

A montré ses seins dans un magazine...

 

Velvet d'amour

A montré ses seins sur un podium...

 

Brigitte Nielsen

A montré ses seins à Sylvester Stalone...

 

Christophe Guillarmé

Aimerait montrer ses seins mais en est dépourvu.

Il travaille dans la mode. Même créneau marketing que Vincent Mac Doom mais en blanc.

 

Farid Khider

Boxeur, judoka, catcheur, on ne sait pas très bien et on s'en fout.

 

Mickael Vendetta

Big Jim n°2

A crée un buzz internet en 2009...

Ca fait aussi buzzzz buzzzzzz dans sa tête...

 

Aldo Maccione

Big Jim italien des années 70.

 

Outre les célébrités, il y a la ferme! Et là aussi, l'arnaque est au rendez-vous.

Une ferme avec girafes, zèbres et autres léopards... personnellement j'appelle ça un zoo!

 

Bien sur, on badigeonne l'émission d'une légère couche de moralité.

Les abrutis participants gagnent de l'argent pour des associations.

Du coup, à chaque élimination, une association arrête de toucher de l'argent.

 

Ainsi, c'est dommage pour les enfants handicapés défendus par Aldo Maccione mais ce dernier est parti.

 

Pas d'Aldo, pas de fauteuil!

 

On a dit moral!

Par zadzig - Publié dans : Confessions intimes et autres délices audiovisuels - Communauté : foll-ouf
Ecrire un commentaire - Voir les 20 commentaires
Vendredi 5 février 2010 5 05 /02 /Fév /2010 10:08

maison.JPG

 

M6 épuise tous les concepts un peu à la mode...

 

Le dernier en date, c'est le "home staging"...

 

Le concept, c'est d'arriver à faire passer pour une belle maison contemporaine de standing un vilain pavillon de banlieue des années 70 hanté habité par Ghislaine et Raymond depuis 40 ans...

 

Oui, parce que vendre ces merdes maisons, c'est un vrai challenge!

 

Ghislaine et Raymond sont très fiers de leur tanière et ils en demandent cher!

 

Il faut dire que pendant des années, Ghislaine et Raymond se sont dépassés pour massacrer décorer et améliorer leur "home sweet home".

 

- Le four à pizza en parpaings véritables sur la terrasse, c'est eux!

 

- Le papier peint avec des marguerites orange et marron en relief, c'est eux!

 

- Les canapés en cuir de vachette du Paraguay achetés en promo chez Cuir Center en 1986, c'est eux!

 

- Le lambris posé un peu partout même dans les endroits les plus improbables, c'est eux!

 

- Les meubles en chêne massif qui occupent 60 % de la surface habitable, c'est encore eux!

 

Du coup, à chaque visite, les gens repartent en courant, en hurlant, en vomissant et Ghislaine et Raymond ne peuvent même pas bénéficier de leur petit pécule pour prendre leur retraite dans un paradis pour vieux.

 

Qui a dit Nice?

 

Bref.

 

Du coup, Stéphane Plaza déboule avec sa gueule d'enfant de chœur un peu trop propre pour être honnête... Il est généralement accompagné d'une jeune décoratrice à mèche et à boots qui doit aller de l'autre côté du périph' pour la première fois de sa vie et qui, du coup, prend drôlement sur elle pour rester calme.

 

Ils déboulent donc en Austin mini dans la triste banlieue de Ghislaine et Raymond.

Entre deux champs de betteraves, voilà la maison de Ghislaine et Raymond!

 

Ken et Barbie sortent de leur voiture de poche, et poussent de grands cris d'horreur dès le portail.

 

Ghislaine et Raymond sortent de leur pavillon et accueillent nos héros du bon goût!

C'est alors que vient le meilleur moment de l'émission, je veux parler de l'humiliation publique des propriétaires.

 

Stéphane Plaza va en effet passer 20 minutes à dézinguer la décoration de la baraque en montrant à une France effarée que Ghislaine collectionne les porcs en porcelaine, que Raymond voue une passion à la fleur en plastique, que le couple dort dans une chambre qui ferait passer une cellule de Guantanamo pour une suite du Négresco, que le fiston a collé des crottes de nez au mur de sa chambre et que la cuisine serait idéale pour tourner un remake de la Famille Adams...

 

Ghislaine rit jaune, Raymond hésite entre pleurer et se rebeller.

 

On ne nous épargne rien.

 

Même pas les toilettes et la brosse à chiottes.

 

Horrible, comme le reste!

 

Quand Stéphane pousse un cri devant une chambre ringarde, Ghislaine croit bien faire en précisant "C'est quand même du mobilier Louis XV... de 1973!"...

 

Maintenant que la France entière connaît le mauvais goût des propriétaires, Stéphane leur assène le coup de grâce. Raymond et Ghislaine exigent 250 000 € pour leur maison.

 

Stéphane hulule en expliquant que ce n'est pas le prix du marché... que c'est la crise, que le pouvoir d'achat des ménages n'est plus ce qu'il était... qu'il a envie de vendre vite fait bien fait cette putain de baraque immonde pour toucher sa commission...

 

Pour convaincre notre couple de retraités aux goûts de chiotte, Stéphane leur fait visiter une belle maison dans le quartier qui s'est vendue 180 000 €...

 

Ghislaine et Raymond font drôlement la gueule. Leur rêve d'appartement sur la Promenade des Anglais s'envole...le petit studio minable dans la té-ci nord de Nice se rapproche...

 

Stéphane les rassure en leur expliquant que grâce à la décoratrice ils vont pouvoir raquer 10 000 € de plus pour redécorer leur maison et ainsi la vendre deux fois moins cher que prévu...

 

Devant la logique implacable de Stéphane, nos propriétaires restent muets.

 

Ghislaine est au bord du malaise, elle voit sa vie défiler, tout ça...

 

Voilà, une journée que Stéphane est là et on leur explique que : 

- leur maison est une horreur,
- il va falloir baisser le prix,
- il faudra payer pour la redécorer.

 

Et Stéphane voudrait nous faire croire que la maison va se vendre parce qu'elle est redécorée!

 

C'est surtout parce qu'il a réussi à convaincre les propriétaires de baisser drastiquement leur prix mais ça il ne faut surtout pas le dire!

 

Ben non, sinon, l'émission serait terminée au bout de 10 minutes et on ne pourrait pas profiter du spectacle d'une Ghislaine dépressive, obligée de se débarrasser de sa collection de porcs en porcelaine ou de décrocher du mur du salon le portrait de 2m/3m du fiston avec sa gueule d'ado débile et plein d'acné...

 

Nos quatre amis se retrouvent donc autour d'une table et la jeune décoratrice à mèche et à boots commence à déblatérer ses théories fumeuses que l'on pourrait résumer en : "tu peins tout en blanc et tu crées de grands espaces".

 

Enfin, elle ne dit surtout pas ça comme ça. Non, elle utilise des mots savants (décloisonner, aérer, perspectives, pièce à vivre, cocooning) qui font de l'effet auprès de Raymond et Ghislaine qui font des ah et des oh. Ils sont remplis d'admiration pour ce prophète à mèche et à petits seins fermes.

 

C'est donc parti pour virer tous les horribles meubles de notre couple.

 

Au passage, la décoratrice pousse des barrissements d'effroi devant chaque meuble au cas où on n'aurait pas compris que Ghislaine et Raymond ont vraiment TRES mauvais goût.

 

Une fois la maison débarrassée de ses horribles meubles, on dépersonnalise la maison, traduction, on peint tout en blanc et on achète des lampes IKEA.

 

On la IKEA-ise plus qu'on la dépersonnalise, mais bon, bref...

 

Une fois la maison transformée, Ghislaine et Raymond ont un peu les boules.

 

Leur maison ressemble enfin à quelque chose.

 

Limite, ils feraient bien une proposition pour acheter la maison.

 

Alors qu'ils sont censés la vendre.

 

Ghislaine commence à être ronger par le remord ou "comment j'ai pu vivre dans un gourbi pareil alors qu'avec deux cons qui ont tout peint en blanc et casser des murs, ma maison est enfin belle!"

 

Raymond est un peu tourneboulé parce que depuis le début de l'émission il se faisait passer pour le bricolo de la maison alors qu'en 30 ans, il n'a pas réussi à avoir une bonne idée déco pour la maison...

 

Les visites commencent. Des hordes de jeunes parents beaufs déboulent en s'extasiant devant les tables IKEA...

 

Le soir même, Ghislaine et Raymond ont deux propositions d'achat au prix minable de Stéphane Plaza.

 

Ils pleurent de déception joie et remercient chaleureusement nos deux amis qui retournent vite fait à Paris avant de faire un malaise pour cause de séjour prolongé en Province...

Par zadzig - Publié dans : Confessions intimes et autres délices audiovisuels - Communauté : Que de l'humour
Ecrire un commentaire - Voir les 12 commentaires

Le Blog de Zadzig

  • Le blog de zadzig
  • : Blog dédié à tous ces moments de solitude devant l'absurde...

Zadzig sur Facebook...

 

Recommandez ce blog

 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés