Mardi 3 février 2009 2 03 /02 /2009 14:33

 

 

 

Bon, on va un peu sortir prendre l'air… d'accord?

 

Ben, oui, moi, j'adore voyager!

 

C'est limite ce qui me permet de ne pas péter un plomb pendant cette dure période hivernale.

 

La plupart de mes voyages ont été une réussite !!!

 

Seulement comme j'imagine que vous vous en foutez pas mal que je vous raconte mes voyages de rêve, je vais plutôt vous raconter mes destinations de loose.

 

Celles, où j'ai parfois vécu des grands moments de solitude.

 

Celles où tu fais 10 000 bornes, tu arrives plein d'espoir et… c'est tellement moche que t'as envie de repartir bosser direct.

 

Après, tout ça reste très subjectif, j'en conviens.


 

Pour moi, ma plus grande déception a été Bruxelles, la pas belle.

 

Il faut dire que tout dépend l'idée que tu te fais du truc.

 

Moi, avant Bruxelles, c'était la Grand Place.

 

C'était la capitale européenne avec les sièges des grandes institutions communautaires.

 

C'était une ville cosmopolite, joyeuse, dynamique.

 

Bref, un savant cocktail de frites, de bières, de rires et d'architecture flamande.

 

Bref, j'avais une idée assez bric et broc chic et choc de Bruxelles.

 

Jusqu'à ce week-end….

 

 

Déjà, j'arrive à Bruxelles en voiture.

 

En suivant un plan, je réussi à me garer à une rue seulement du célèbre Manneken-Pis.

 

Déjà, je trouve ça bizarre qu'à une rue du gamin-qui-pisse tu sois dans une rue moche avec des immeubles moches et des gens moches.

 

Normalement, je suis déjà censé être au centre ville et pas dans la zone industrielle de Vesoul.

 

Bref, plein d'espoir et d'optimisme, je sors de la voiture mon appareil photo prêt à dégainer et je me dirige en sautillant vers la rue du gamin-qui-pisse.

 

Avant même de voir la célèbre statue, j'entends comme un bruit de ruche.

 

Japonaise la ruche.

 

La rue commence à bruisser de mots nippons.

 

Puis, je perçois, le crépitement des flashs.

 

Quand j'arrive au fameux lieu, il y a effectivement bien une horde japonaise qui mitraille.

 

Mais je ne vois pas le gamin-qui-pisse.

 

Je cherche.

 

Je m'avance.

 

Et je finis par apercevoir la fameuse statue à l'envie pressante.

 

Là, j'ai un sentiment qui commence à m'envahir.

 

Et c'est pas terrible.

 

Je sens l'arnaque.

 

La blague vivante.

 

L'enculade, quoi !

 

Cette statue est minuscule.

 

Et surtout, elle n'a aucun intérêt.

 

C'est moche, c'est tout.

 

Je voudrais bien voir la gueule des touristes en France, si tu leur offrais une Tour Eiffel grande comme un abribus au coin d'une rue dégueulasse.

 

Un peu déçu, je me dis que ça fait juste partie des grandes arnaques touristiques, comme la Petite Sirène à Copenhague.

 

Celle-là aussi, il paraît que c'est une arnaque vivante.

 

Elle devrait monter un club avec le Manneken-Pis.

 

Enfin, à Bruxelles, comme ils ont vu que leur arnaque de Manneken-Pis, ça marchait trop bien, ils ont même fait une gamine-qui-pisse.

 

 Qu'est ce qu'on se marre à Bruxelles...


 

C'est toujours aussi consternant moche, on est bien d'accord.

 

Après cette expérience décevante, je me dirige vers la Grand Place.

 

THE Great Place, quoi!

 

Là, pas de déception possible.

 

Le truc, c'est que jusqu'à être sur la Grand Place, tu traverses des rues moches.

 

Mais vraiment super moches.


Genre HLM roumains.
 

Une fois, sur la Grand Place, le premier effet est sympathique.

 

Puis, quand tu regardes de plus près, tu vois que les façades sont très défraîchies et que l'ensemble n'a pas été restauré.

 

C'est très gris.

 

Même les clochetons dorés font la gueule sont ternes.

 

Et c'est vrai qu'en France, on n'est plus habitué aux monuments mal entretenus, noircis par la pollution.

 

Bon, après tout, tu pourrais te dire qu'à Bruxelles, il préfère mettre l'argent consacré à la restauration du patrimoine ailleurs.

 

Oui, mais où?

 

Pour retaper le zezette du Manneken-Pis?

 

Tu te rends vite compte que le patrimoine de Bruxelles est concentré sur la Grand Place.

 

Quand tu te ballades dans le reste des rues aux alentours, tu finirais par trouver du charme à Cholet un dimanche de janvier.

 

Bref, après cette seconde déception, je décide d'attendre le soir pour voir la Grand Place s'illuminer de milles feux.

 

Je vais boire quelques bières.

 

Quand je sors du bar, j'espère que l'alcool va m'aider à voir Bruxelles sous un jour neuf...

et je vois ça :

 

 

La Grand Place éclairée à l'ampoule 40 watts.


 

Bon, je me m'attarde pas et pars à la découverte du reste de la ville.

 

Je passe devant la Cathédrale de Bruxelles.

 

Celle où les rois et les princes se sont mariés.

 

On dirait une église en plâtre qu'on aurait construite au milieu d'une autoroute.

 

Je passe devant le Palais Royal.

 

On dirait la sous-préfecture de Montbéliard mais genre abandonnée depuis 20 ans.

 

Je vais dans le quartier chic des Sablons.

 

On dirait Saint-Ouen un jour de Toussaint.

 

Je reprends la voiture et me dirige vers le quartier européen.

 

Je vous jure avant mon voyage à Bruxelles, j'étais à fond pour l'Europe et tout et tout…

 

Je suis ressorti eurosceptique de ma visite du quartier européen.

 

En fait, c'est genre des buildings en verre.

 

Mais allongés au sol les buildings.

 

A l'horizontale.

 

Genre New-York mais à plat.

 

Des espèces de blocs de verre sans grâce disposés anarchiquement dans un quartier vallonné.

 

C'est froid, sans âme.

 

T'aurais bien envie de te pendre mais il n'y a même pas d'arbre.

 

Alors, vous allez me dire, oui mais l'ambiance, la fête, la bière.

 

Oui, c'est vrai que j'ai fait la queue 2 heures pour un cornet de frites à la graisse de bœuf…

 

 

Ces gens ne font pas la queue pour les ventes privées Gucci mais pour un cornet de frites belges.

 

… c'est vrai que j'ai bu une bière tiède dans une brasserie enfumée, c'est vrai que j'ai pris 4 kilos car j'ai passé deux jours sous perfusion de gaufres pour tenir le coup.

 

Je passe sur la brocante où j'ai eu l'impression de me retrouver plongé dans l'Albanie de 1972

 

 

Tirana, 1972, Bruxelles, 2009


 

 

Art belge à vendre…

 

Je passe sur l'horrible Atomium que j'ai entraperçu sous une épaisse couche de brouillard (qui ne s'est jamais levée en deux jours).

 

Je passe sur tout ça et surtout, je rentre!

 

Par zadzig - Publié dans : Nos régions ont du talent!
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Mercredi 28 janvier 2009 3 28 /01 /2009 14:52

Hôtel de la poste 1898 par Landais

Vous avez remarqué, vous, ces derniers temps, que ça bouge à La Poste?

 

Et bien oui, il faut l'admettre : La Poste bouge... !

 

Après, il s'agit juste de savoir si elle bouge dans le bon sens.

 

Avant, tu savais qu'il fallait limite poser ta matinée pour poster un recommandé…

 

Tu savais aussi que la dame derrière sa vitre elle avait fait un stage sur l'accueil client dans un camp de travail cambodgien.

 

Tu savais ou plutôt tu ne savais pas trop pourquoi, des fois, les guichets ouverts, n'étaient étrangement pas vraiment ouverts puisque la dame discutait avec sa collègue, était en train de lire un truc obscure ou se limait carrément les ongles.

Dans ces cas là, on saluait la force d'abstraction de la dame qui ne voyait pas les 42 personnes en train d'attendre à 2 mètres d'elle. Tu étais tenté de faire la roue pour attirer son attention mais tu savais bien qu'à la Poste, le client devait faire profil bas.

 

Et puis, tu savais aussi que tu n'avais pas intérêt à oublier le bon papier pour venir récupérer ton colis, sinon tu refilais directement chez toi et tu reposais une demi-journée de RTT pour faire la queue.

 

Et bien tout ça, limite j'en suis nostalgique.

 

Il y avait un plaisir particulier à se faire accueillir comme une merde et à se faire à moitié engueuler parce que le formulaire était mal rempli.

 

Aller à La Poste, c'était l'aventure au coin de la rue.

 

L'endroit où il se passait toujours quelque chose d'invraisemblable.

 

Une administration ubuesque.

 

Notre Union Soviétique à nous.

 

Aujourd'hui, La Poste c'est devenu une entreprise comme une autre.

 

C'est d'un chiant, je vous jure.

 

Il y a des écrans plasma partout qui diffusent des trucs inutiles et inintéressants.

 

Il y a un système de ticket avec numéro pour l''attente qui enlève tout le piment de la compétition sournoise et silencieuse pour passer devant Mamie.

 

Il y a plein de produits dérivés inutiles et inintéressants.

 

Et puis, la dame derrière le comptoir, tu sens qu'elle a été formée.

 

Mais qu'elle a été formée à te fourguer plein de trucs inutiles et inintéressants.

 

Exemple : l'autre jour, je vais à La Poste pour déposer un colis.

 

Une fois, le formulaire rempli, la dame semble se souvenir qu'elle a quelque chose à rajouter.

 

" Oui, alors, voilà, Monsieur, j'aimerai vous parler de notre offre promotionnelle du moment. Il s'agit d'un paquet de 10 enveloppes pré timbrées de la série Astérix au prix de 10 enveloppes pré timbrées normales."

 

En même temps, qu'elle débite sa phrase toute faite, elle me montre d'un doigt tremblant un paquet d'enveloppes avec un Astérix imprimé dessus…

 

Je vous avoue que j'étais un poil déconcerté par sa proposition, certes, plus ridicule qu'indécente.

 

"Madame, je ne suis pas sur de bien comprendre, vous me proposez d'acheter des enveloppes avec un vieil Astérix tout pourave qui me fout bien la teuhon au même prix que vos enveloppes pré timbrées blanches immaculées?".

 

"Ben, oui, elles sont amusantes ces enveloppes, quoi!"

 

Et là, j'ai compris.

 

J'ai compris que cette dame avait du passer une après-midi en banlieue parisienne avec un formateur en costume Armand Thierry.

 

J'ai compris que ce formateur avait pour objectif de transformer la guichetière poussiéreuse en commerciale obsédée par ses objectifs.

 

J'ai compris qu'il lui avait appris par cœur le petit paragraphe formaté sur l'offre promotionnelle de la semaine.

 

J'ai compris qu'il l'a motivée en lui promettant une commission sur le nombre d'enveloppes Astérix vendu.

 

J'ai compris que, désormais, chaque semaine, tu devras gentiment décliner l'offre ridicule de la guichetière : non, je ne veux pas de timbre Pussy Cat Dolls pas non plus le colis en fibre de pastèque-sauvons-la-planète-Ushuyaya-Nicolas-Hulot, ni les enveloppes désignées par Paco Rabanne.

 

Comme pour le reste, tu devras te battre pour refuser les options débiles, les offres attrapes-couillons et les avantages clients que tu n'as jamais demandés ni même souhaités.

 

Le marketing a fait une nouvelle victime.




Par zadzig - Publié dans : Zadzig stories...
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Recommander
Lundi 26 janvier 2009 1 26 /01 /2009 11:27

Il y a encore dix ans, quand tu te baladais avec un portefeuille ou un sac Vuitton dans la rue, tout le monde rigolait bien fort.

La grande phrase à l'époque, c'était : "Vuitton, c'est vulgaire"…

Il fallait être une japonaise écervelée pour croire que Vuitton c'était la quintessence du chic à la française.

Ou bien vivre à Nice.

Et puis payer un bras un truc en toile marronnasse qu'on dirait rien que du lino grumeleux…

On ne nous la ferait pas!

Aujourd'hui, il faut bien constater que le vent a sacrément tourné.

Les sacs Vuitton fleurissent à tous les coins de rue.

Et plus personne ne rigole.

On serait même un poil jaloux de l'accessoire à losanges du voisin.

La grande arnaque génie du marketing à l'état pur.

Seulement voilà, aujourd'hui le risque est différent.

N'importe qui porte du Vuitton n'importe comment.

La petite frappe porte une casquette Vuitton... la bobonne de banlieue porte sa sacoche Vuitton pour faire le plein à Carrefour le samedi après-midi... le commercial en lunette de toilette sort son agenda Vuitton pour noter ses rendez-vous…

Aujourd'hui, Vuitton, c'est devenu un truc à damier pour cacher la misère...

C'est comme ça que l'autre jour, je croise une petite mamie qui a du se dire avant de sortir dans la rue :

"Je peux bien me mettre des sandales de cantinière, des chaussettes dégueulasses et un manteau acheté chez Emmaüs, j'aurai trop la classe internationale de Beyoncé avec mon Vuitton."

Et là, c'est le drame… Nan?

Par zadzig - Publié dans : la malle aux cons
Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires - Recommander
Mercredi 21 janvier 2009 3 21 /01 /2009 10:14

Set of 4 Vintage Tupperware Servalier Bowls par vintagegoodness

Quand la TNT -télévision numérique terrestre- a été lancée, souvenez-vous, on nous parlait culture, information, documentaire...

 

Bref, ça allait nous remuer le cerveau !

 

Aujourd'hui, force est de constater que la TNT ça nous remue plutôt le fond du slip.

 

En fait, la TNT, c'est comme les restes.

 

Tout ce que les grandes chaînes ne veulent plus, ça part directement sur la TNT.

 

- Qui n'en veut de la série teutonne des années soixante-dix avec Günter qui a la même coupe de cheveux que son berger allemand ?

 

- Qui n'en veut du film érotique du dimanche soir où les acteurs font l'amour en slip?

 

- Qui n'en veut d'un épisode 10 ans d'âge de SuperNanny où les gosses en question aujourd'hui ils brûlent des voitures?

 

- Qui n'en veut de l'émission de téléachat américaine doublée à la bouche par des réfugiés roumains?

 

Donc, tout ça part sur la TNT qui accommode ça de différentes manières…

 

Comme Mamie avec ses restes, je vous dis!

 

Elle les arrange pour que ça donne envie, que ça ait l'air frais…

 

Par exemple, avec un reste de pâtes… tu fais un gratin de pâtes avec un peu de gruyère, c'est délicieux!

 

Par exemple, avec les bas morceaux de Confessions intimes, tu fais une émission sur TMC qui s'appelle Ma drôle de vie

 

Oui, cette émission, c'est un peu les abats de Confessions intimes.

 

Si, je vous jure, c'est possible…

 

A côté Confessions Intimes, c'est une émission pétrie de morale et d'éthique, présentée par la très chrétienne Sœur Isabelle Brès.

 

Puisque je vous dis que c'est possible!

 

De l'handicapé avec nageoires à la place des bras, du mari en sous-tif et bas résille qui fait l'amour à sa femme, du mec qui se prend pour un iroquois et qui vit sous un tipi dans le jardin de ses enfants… tout, tout, tout, vous trouverez tout dans Ma drôle de vie.

 

Sinon, vous savez que sur M6, on a Valérie Damidot.

 

Ben, oui, malheureusement vous savez…

 

Et bien, sur la TNT, on a les Maçons du cœur.

Ca, c'est un vieux reste à peine réchauffé de la télévision américaine.

 

Le maçon du cœur, il bat la campagne américaine pour trouver une famille très très très malheureuse qui a une petite fille atteinte d'une maladie grave et honteuse, genre une infection purulente de la narine droite. Avec les crottes de nez sanguinolentes, tout ça, j'vous jure que ce n'est pas beau à voir, bref, passons!...

 

Tout le monde pleure autour du sort de cette pauvre fille au naseau infecté. Il faut dire qu'en plus de ce boulet à traîner, cette famille habite dans une maison super moche.

 

"Chienne de vie!" me direz-vous…

 

"Pas de bol, la vie" que je vous réponds…

 

Du coup, le maçon du cœur, il propose à la famille de refaire leur maison pour que ça aille mieux et qu'ils puissent mieux affronter l'affreuse maladie nasale de la petite.

 

Toute la famille sèche ses larmes, la petite fille ramasse ses crottes de nez ensanglantées et tout le monde part à l'hôtel.

 

Notre maçon du cœur déboule alors avec une centaine d'ouvriers, des bulldozers et quelques tractopelles et là, ils ne font pas dans la dentelle.

 

Ben oui, à côté du maçon du cœur, Valérie Damidot avec sa peinture violette et ses rideaux à fils, elle est genre dentellière à Calais.

 

Toute l'équipe du maçon du cœur démolit donc la vieille maison moche à coup de pelleteuses.

 

Après, ils reconstruisent une autre maison moche mais neuve celle-là!

 

Quand la malheureuse famille arrive, ils enchaînent les "Oh-my-god!" à chaque fois qu'ils découvrent une nouvelle pièce.

 

Certains frôlent la crise de panique en direct vu qu'il ne reste plus rien de leur ancienne maison.

 

C'est limite traumatisant cette histoire...

 

Sinon, sur le TNT, tu peux aussi avoir des vrais restes.

 

Même pas réchauffés…

 

Même pas recuisinés…

 

Je ne te raconte pas l'état du biniou…

 

Au détour d'un coup de zapette, tu peux tomber, comme ça, sur un épisode de 1992 des Filles d'à côté

 

T'imagine comme ça a faisandé tout au long de ces années.

 

Déjà qu'en 1992, c'était dégueulasse…

 

Heureusement, sur la TNT, il y des vraies chaînes intelligentes.

 

Genre la chaîne parlementaire.

 

Ca, ça regroupe tous les vieux restes de la vie politique française.

 

Le vieux sénateur grabataire octogénaire qui t'explique son idée lumineuse pour lutter contre le peer-to-peer…

 

Ca laisse songeur…

 

Enfin, voilà pour le tour d'horizon TNT'esque…

 

Oui, je passe sur les séries autrichiennes et les adaptations de real-tv américaine, vous allez sortir tous ballonnés de ce billet…

Par zadzig - Publié dans : Confessions intimes et autres délices audiovisuels
Ecrire un commentaire - Voir les 12 commentaires - Recommander
Lundi 19 janvier 2009 1 19 /01 /2009 15:43

Ne me demandez pas comment et pourquoi je me suis retrouvé à regarder les Energies miousiques Euwardes, je ne saurai l'expliquer.

 

Toujours mon masochisme télévisuel en fait...

 

Pour commencer, dès 20h50, histoire de commencer en fanfare, on te propose les Pussycat Dolls, en français, les Poupées chattes.

 

A côté des Poupées chattes, les Spice girls et autres Destiny's Child, c'était rien qu'une bande de coincées du cul un peu ramollie du bulbe.

 

Les Poupées chattes, c'est les poupées Bratz mais vivantes!!!

 

Les poupées chattes, elles, elles osent.

 

Elles osent le maquillage de travelo mexicain, la tenue de pute, les seins remontés jusqu'au menton, les cheveux de lionne sous acide, tout ça en exécutant la chorégraphie du marsupilami en période de reproduction...

 

C'est fort, très fort.

 

Enfin, il est 21h00 et t'as déjà le mal de mer…

 

Après, on te balance le Christophe Maé qui te scie méticuleusement les tympans avec sa voix d'harmonica éraillé.

 

Tu commences à avoir mal, alors tu cries pour qu'on arrête ce massacre.

 

Heureusement pour toi, c'est la pub…


Respiration...
 

Puis, vient les premières récompenses.

 

Alors, LE meilleur artiste international de l'année est…

 

Attention, c'est ENORME et en plus, il est présent!

 

Et il va chanter.

 

Qui a fait chavirer la planète entière cette année avec ses tubes intergalactiques ???

 

Qui?

 

Ben souvenez-vous quoi!

 

Faîtes un effort!!!

 

Vous n'avez pas arrêté de chanter ses chansons, toute l'année, c'était limite lourd…

 

So… ?

 

The Best international singer of the year is….


 

"Enrique Iglesias"…


 

"Ah ouais !?" que tu dis assis dans ton canapé…

 

Comme c'est juste affligeant, Nikos en rajoute des tonnes pour essayer de masquer le désastre.

 

" Quel artiste de légende!!! Quelle énergie!!! Quel public de folie!!! Cette émotion insensée!!! Un plateau de rêve ce soir!!! "

 

Puis, Mylène Farmer nous chante son nouveau single.

 

C'est doux, c'est calme, c'est blanc, c'est un poil chiant, mais c'est une sorte de trêve au milieu de l'avalanche de vulgarité visuelle et sonore de la soirée…

 

Après, c'est reparti avec Julien Doré qui revisite sa chanson moulé dans du vinyle noir…

 

Il parodie les mises en scène à la Britney et autre Poupées chattes.

 

Mais, au final, il s'auto-caricature…

 

Moi, Julien Doré, le mec trop décalé, celui qui fait tout au 156ème degré.

 

Fatiguant…

 

Au final, c'est moche et inaudible…

 

Alors à quoi bon


?
 

Pendant ce temps, Kate Perry ramasse ses récompenses à la pelle.

 

Elle en est la première surprise.


Tout ça parce qu'elle a embrassé une fille.

Ouh là là !!!...
 

A la dernière minute, Nikos rectifie le classement et attribue une récompense à Rihana.

 

Tout ça fait vaguement penser à une fête de l'école un peu foirée…

 

Avec moins de gommettes et de papier crépon mais plus de nichons et de combinaisons en latex…

 

Et après on nous explique que l'industrie musicale va mal…

Par zadzig - Publié dans : Confessions intimes et autres délices audiovisuels
Ecrire un commentaire - Voir les 12 commentaires - Recommander
Mercredi 14 janvier 2009 3 14 /01 /2009 14:34


Je vais à la boulangerie à côté de mon boulot...

 

Un peu pénible car je croise souvent des collègues mais le pain aux figues est à tomber, bref…


Je choisis mon sandwich et je décide de me payer une galette des rois.

 

Une mini galette.

 

Pour moi et the other person.

 

La boulangère : qu'est ce que vous met comme fève ? Une de la collection régionale ou une de la collection coquine

 

Moi (un peu gêné) : une collection coquine???

 

La boulangère : oui, elles sont sur le mur à droite

 

Moi (je regarde) : euh… ben…

 

Devant moi, une dizaine de fève avec des positions du Kâma-Sûtra…

Je me dis que dans le genre, c'est assez ridicule mais voilà, comme vous l'aurez compris avec ce blog, j'aime le ridicule…

 

"Ben mettez-moi une fève coquine" que je marmonne.

 

Tout en murmurant cette phrase, je jette un coup d'œil derrière moi, la boulangerie est pleine de monde. Je reconnais la standardiste de l'accueil.

 

Je tente un sourire complice.

 

Elle m'observe, le regard figé…

 

Les autres regardent leurs pieds.

 

La boulangère : Vous voulez laquelle?

 

Moi (rouge tomate) : ben…euh….

 

Comment voulez-vous répondre à cette question ? ? ?

 

- Mettez moi la levrette, j'aime bien moi, la levrette!

- J'hésite entre le fist et une double péné, vous prendriez quoi vous?

- Oh, vous savez, je suis très classique comme garçon mettez-moi un missionnaire.

 

Moi (tout en regardant les modèles) : ben… la première là…

 

La boulangère (en cherchant dans le récipient) : d'accord, la numéro 1. Aaaaaaaahhh… il y en a plus.

 

A ce moment, elle se tourne vers l'arrière du magasin et hurle :

 

"Sylviane!!!"

 

"Sylviaaaane!!!!!!!!!!"

 

"Sylviaaaaaaaaaane!!!"

 

Sylviane, boulangère n°2 : ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ?

 

Boulangère n°1 : Tu peux me chercher des levrettes, il y en a plus et le Monsieur en veut une.

 

Moi (rouge tomate écrasée) : non, mais ce n'est pas grave. N'importe laquelle…. Enfin, je suis un peu pressé, alors…

 

La boulangère : ben, je ne sais pas moi, vous voulez quoi??? la brouette péruvienne? L'araignée bulgare? Le 69 javanais? Ou une double péné à la milanaise?

 

Moi (rouge tomate confite) : oui, ben voilà, une brouette péruvienne, très bien…merci…

 

Je jette un coup d'œil derrière moi, je tente à nouveau un sourire avec la standardiste qui continue à m'observer fixement avec ses affreux petits yeux ronds.

 

Je la vois déjà répandre la rumeur au bureau que Monsieur Zadzig, c'est rien qu'un gros pervers qui met des fèves levrette dans sa galette des rois.

 

A ce moment là, Sylviane déboule de l'arrière boutique…

 

Sylviane, boulangère N°2 : c'est pour qui la levrette??

 

Boulangère n°1 : c'est pour le Monsieur là! Tiens donne la moi, je vais lui enfoncez dans sa galette

 

Moi : oui, ben… euh… voilà… enfoncez-là moi… bien profond surtout…euh… enfin…dans ma galette… oui… ben c'est bien comme ça… merci…

 

Je tente un petit rire nerveux tout en cherchant la complicité bienveillante des autres clients.

 

Échec total.

 

Ils attendent leur tour depuis 5 minutes pour une sombre histoire de fève-levrette.

 

En matière de fève, je crois que nous avons atteint le fond.

 

A quand la fève Clara Morgane ou Rocco Sifredi?

 

Pour l'année prochaine?

 

J'ai presque la nostalgie des fèves Pocahontas…

 

Aujourd'hui, par un sympathique dimanche de janvier; dans une gentille famille, Papi peut se casser une dent sur un vieux 69 en porcelaine de Limoges.

 

J'ai un peu envie de pleurer.

 

Mais ça va passer.

 

Heureusement, c'est bientôt la Saint Valentin.

Par zadzig - Publié dans : c'est si bon la Honte
Ecrire un commentaire - Voir les 15 commentaires - Recommander
Mardi 13 janvier 2009 2 13 /01 /2009 11:59


Alors, cette galette, elle était bonne?

 

Moi, j'adore l'épiphanie, je trouve que c'est une belle fête.

 

Ca me rappelle quand je descendais sous la table de la cuisine pour choisir à qui donner cette part là, puis celle-ci, etc…

 

Au-dessus, j'entendais ma grande sœur qui se battait avec mon père pour mettre fin à la règle qui voulait qu'on refile la part gagnante au plus petit… donc moi.

 

J'ai été couronné roi de 0 à 18 ans.

 

Je faisais semblant de croire que le hasard était drôlement bien fait…

 

C'est quand j'ai commencé à avoir des neveux que je me suis décidé à ouvrir les yeux.

 

Là, j'ai commencé à défendre la position de ma sœur.

 

"Halte aux privilèges et autres passe-droits" que je m'écrie dans le vent chaque année…

 

Bref, revenons sur cette belle tradition : la galette à la frangipane, la fève, la couronne. Une belle occasion de partage, de simplicité et de bonne humeur…

 

Une belle histoire aussi, celle des Rois Mages qui apportent des cadeaux au petit Jésus.

 

Enfin, il faut croire que c'est une trop belle tradition pour notre monde de merde.

 

Comme pour tout le reste, le marketing s'est emparé de cette pépite pour la transformer en paquet de merde.

 

Dès les années 80-90, au niveau de la fève, il faut bien dire que ça commençait à déconner sérieusement.

 

Fini les petits Jésus et autres rois Mages.

 

Au début, il y a eu Mickey.

 

Limite ça allait encore.

 

C'est quasiment une sorte de Jésus contemporain.

 

En fait, avec le recul, on se rend compte que Mickey servait d'éclaireur.

 

Il ouvrait la voie à toute sa clique de personnages plus débiles les uns que les autres.

 

En 1992, j'ai failli me péter une dent sur Pocahontas.

 

En 1995, en mâchant ma part, j'ai cassé en deux le Bossu de Notre Dame.

 

En 1999, j'ai avalé tout rond une reproduction du Titanic.

 

En 2005, pour la première épiphanie avec mon petit neveu, il a eu droit à un superbe Bob l'éponge.

 

Allez expliquer le rapport entre les Rois Mages et Bob l'éponge à un gamin de 4 ans.

 

Allez-y, je vous regarde.

Et puis, le sommet a été atteint lorsque je suis allé à la boulangerie hier….

Par zadzig - Publié dans : c'est si bon la Honte
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 9 janvier 2009 5 09 /01 /2009 14:10


B
on, je sais, trois semaines plus tard, je m'intéresse au final de "Maman cherche l'amour"…

 

En fait, j'ai raté la dernière émission pour cause de première soirée de gavage noël…

 

J'ai regardé vite fait sur M6 replay…

 

Donc, je vous propose un billet de conclusion court et efficace.

 

Parce que finalement les escapades amoureuses des Mamans… on s'en fout un peu…

 

On veut connaître le résultat et puis c'est tout.

 

Donc, notre amie Caroline est partie à Londres.

 

Elle a vu big ben et s'est écriée "trop délire, ça sonne"…

 

Son Mister, il n'a pas fini d'en entendre des banalités j'vous le dis…

 

Et puis elle a rigolé avec ses deux derniers amoureux mais autant dire que le suspense était nul puisque tout le monde sait qu'elle aime Mister.

 

Et c'est d'ailleurs ce qui s'est passé, elle a trouvé l'amour et il s'appelle Mister.

 

Et oui, c'est comme ça, l'amour est multiforme et il porte parfois des noms ridicules étranges.

 

Ensuite, nous avons notre amie Carine.

 

Elle s'est envolée pour le Maroc avec ses amoureux.

 

On s'en fout pas mal du Maroc, nan?

 

Vous voulez savoir le résultat?

 

Carine est repartie toute seule.

 

Carine n'a pas trouvé l'amour.

 

Carine peut s'inscrire pour la saison 2.


 

Enfin, le meilleur pour la fin, notre amie Marie.

 

La Mary Poppins bretonne.

 

Elle a commencé par dire à Jipé, la boule à barbe, que l'aventure s'arrêtait là pour lui.

 

Vu qu'ils étaient tous les deux passés à la phase bisous-main-aux-fesses, le choc a été rude pour le pauvre Jipé…

 

Laurent était bien content et ils sont partis à Paris pour faire davantage connaissance…

 

Jusque là, tout va bien.

 

A la fin de l'émission, logiquement Marie décide de continuer à voir Laurent. On est content, on se dit qu'une belle histoire commence.

 

Puis à la toute fin de l'émission, un petit point d'actualité est fait.

 

On apprend avec stupeur que Marie et Laurent n'ont pas ressenti de sentiment de manque après leur escapade parisienne.

 

Du coup, Marie est retournée dans les bras de Jipé parce qu'elle en est très amoureuse…

 

Oui, amoureuse de Jipé.

 

La boule à barbe.

 

Oui, je sais.

 

Silence.

 

Moi aussi, j'ai eu comme un choc.

 

Silence.

 

J'ai donc ramassé mes deux bras.

 

Silence.

 

Puis, j'ai vu Marie qui semblait effectivement radieuse aux côtés de son motard pas mal dégrossi…

 

Marie prend quand même le soin de rajouter : "On a mis les choses au point dès le début"

 

Genre tes copains loosers, tes pèlerinages de motard, tes enfants mollassons, ça va changer!!!

 

En tout cas, ils avaient l'air plutôt heureux tous les deux.

 

Marie a déclaré avoir trouvée l'amour.

 

L'amour est multiforme on vous dit!

Par zadzig - Publié dans : Confessions intimes et autres délices audiovisuels
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Mardi 6 janvier 2009 2 06 /01 /2009 16:32

Je déteste janvier, tu commences le mois complètement obèse des excès des fêtes et au bout de quelques jours on t'oblige encore à bouffer de la galette pleine de beurre.


Avec un peu de chance, tu manques de te péter une dent et on te fout une couronne en carton auréolée de gras sur la tête.


Après les jours passent et se ressemblent, gris, noir, gris, noir, gris, noir…….

 

Tout le monde fait la gueule parce que tout le monde sait qu'après janvier, c'est février.

 

Et février, c'est genre janvier en pire.

 

Enfin, tout ça serait encore vivable s'il n'y avait pas les VŒUX!

 

Rien que pour éviter de revivre ça chaque année, je serais capable de poser tous mes jours de congés et de partir dans un pays calé sur un autre calendrier.

 

5 janvier, 9h00

Ca commence le premier jour de la reprise du boulot quand la standardiste de l'accueil te hurle dessus : Bonne Annéééééééééééééééée…. et puis surtout bonne santé parce que sans la santé ben y'a pas de bonne année et puis en plus c'est vrai que patati patata………….

 

Déjà à ce moment là, j'ai déjà envie de lui demander d'où d'abord qu'elle me souhaite une bonne année??? On ne se connaît pas, elle ne fait que m'ouvrir la porte de la galère géante dans laquelle je bosse alors merci! Pour me souhaiter une bonne année, elle n'est pas vraiment la mieux placée…Et puis qu'est ce qu'elle en à a faire que je passe une bonne année 2009, de toute façon ce n'est pas ces incantations débiles qui vont changer quelque chose à mon année...

 

Bien entendu, comme je n'ai pas encore totalement rompu avec le monde dit civilisé, je lui réponds : "je vous souhaite une très heureuse année également"

 

Elle m'ouvre la porte de la galère.

 

La journée vient à peine de commencer, j'ai déjà l'humeur d'une huitre avariée.

 

5 janvier 9h30

Après les "Bonne Année" entre collègues s'enchaînent…

 

Il y a les rapides et courtois.

 

Ca, limite j'aime.

 

Et il y a les relous.

 

Ceux qui te souhaitent une bonne année mais qui ne veulent surtout oublier aucun domaine de ta vie.

 

"Bonne année alors…. et puis une très bonne santé, hein, la santé c'est drôlement important… et puis tous mes vœux de bonheur pour toi… et ta famille… tes amis aussi, et une belle réussite professionnelle… je croise les doigts… enfin, que tout se passe bien en 2009 quoi, de l'amitié…de l'amour… du travail…et puis des voyages, c'est important les voyages… "

 

Là, évidemment j'ai envie de répondre qu'il a oublié mon lapin nain dans sa liste, que la santé je n'espère plus grand-chose car j'ai un cancer du lobe de l'oreille en phase terminale, que la réussite professionnelle, je m'en tape puisque mon objectif c'est juste d'en foutre le moins possible et que ce n'est pas la peine de prendre ce petit air coincé pour avoir l'air sincère…de toute façon je m'en tape de ses vœux…

 

Là encore, je respire et je souhaite sagement à mon interlocuteur profondément-concerné-par-ma-vie-et-mon-bonheur de passer une très belle année 2009.

 

J'ai l'humeur d'un lynx borgne.

 

5 janvier 10h00

J'ouvre ma boîte mail qui dégouline de messages mielleux.

Je ne pensais qu'autant de gens se sentaient si profondément concernés par mon bonheur et ma santé.

 

5 janvier 10h30

J'ouvre le courrier.

Je tente de lancer une compétition de la carte de vœux la plus moche.

Regard réprobateur des collègues.

On ne rigole pas avec une carte de vœux, on est touché de l'attention.

 

J'ai l'humeur d'un crapaud sec.

 

5 janvier 11h00

Premier coup de téléphone, premier vœux dans le combiné.

Je meurs d'envie de répondre sur le même petit ton compassé : "je vous souhaite également une belle année de merde avec plein d'accidents horribles, de maladies honteuses et de catastrophes familiales"


Mais, non, bien sur, je reprends mon couplet : "une très bonne année à vous"

 

5 janvier 11h30

J'ai l'humeur d'un castor édenté.

 

5 janvier après-midi

Dans les couloirs, en sortant des toilettes, à la machine à café, vas-y que ça se souhaite de la bonne année, de la bonne santé, du bonheur en barres, de l'épanouissement en caisses.

C'est une méthode Coué géante ou quoi cette tradition?

J'ai l'impression que les gens se mettent en embuscade au coin des couloirs pour se jetter sur moi et me souhaiter une très bonne année 2009. 


5 janvier 18h30

Je m'enfuis du boulot en souhaitant une bonne année soirée à mes collègues.

Je m'enferme chez moi à double tour.

J'ai l'humeur d'une bûche de noël périmée.

Vous me direz, le 5 janvier, c'est normal.

 

Nuit du 5 au 6 janvier
Je fais des rêves de fou toute la nuit.
Des collègues me poursuivent en hurlant bonne année!!! tandis qu'une carte de voeux me balance des galettes des rois dans la tronche....
 

5-25 janvier

A chaque fois que tu croises une personne, la liste infinie des gens auxquels tu as déjà souhaité la bonané défile dans ta tête, il ne faut pas faire doublon.


C'est le gros stress quand tu ne sais plus bien.


De toute façon, en face, c'est bien pareil, le type se demande s'il a déjà souhaité une bonne et heureuse année à cette tête de con qu'il maudit les 364 autres jours de l'année.

  

Fin du mois de janvier

Un autre stress arrive, celle de la fin du mois car la période des vœux s'arrête très officiellement le dernier jour de janvier.

Il faut être bien sur de ne pas avoir oublié une personne à accabler d'un ènième "bonne-année-bonne-santé".


Pas de quartier, personne ne doit en réchapper.


D'ailleurs, même pas vous...

Alors, bonne année !

Par zadzig - Publié dans : la vie de bureau c'est pas rigolo
Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires - Recommander
Lundi 5 janvier 2009 1 05 /01 /2009 18:21

Aujourd'hui, un rapide petit billet de reprise…

 

Et bientôt un petit billet pour clore la série des "Maman cherche l'amour"

 

Je sais, je suis à la bourre…

 

Et en plus, il y a "l'amour est dans le pré" qui pointe le bout de son nez…

 

Bref, gros planning…

 

Donc, voilà, ben… c'est la reprise, quoi.

 

Et le bilan n'est pas glorieux.

 

Par ma faute, pendant ces fêtes, une bonne douzaine d'oies sont mortes dans d'atroces souffrances, des huitres par bourriche entière se sont cruellement faites manger vivantes, de pauvres petits raisins champenois se sont fait écrasés pour être transformés en breuvage à bulle…

 

Un carnage.

 

Enfin, il y a quand même une bonne nouvelle : IL NEIGE.

 

Et, personnellement, quand il neige, j'ai à nouveau 5 ans dans ma tête.

 

Le problème, c'est que pour beaucoup de gens, c'est l'inverse.

 

Dès qu'il neige, ils prennent 50 ans dans la tronche.

 

Et ça donne lieu à de grands moments de solitude vous savez.


 

Pas plus tard que ce matin, j'arrive en retard sifflotant au bureau.

 

Je rejoins mes collègues attroupés autour de la machine à café.

 

"Youhou!!! Tralalalalèèèèèreeeeeeeeeux!!! Vous avez vu il neige!!!!!!!!!!!"

 

Silence.

 

Regard méprisant genre "c'est quoi ce gamin excité par deux flocons, dans deux secondes, il va nous demander si on a pas une carotte pour faire le nez du bonhomme de neige"

 

"Ben quoi, vous avez avalé votre sapin de noël ou quoi ??"

 

Collègue n°1 :

"Tu ne te rends pas compte, la neige pour moi, c'est la galère. Je me suis pété la gueule en sortant de chez moi, j'ai gratté la vitre de ma voiture avec mes ongles, la voiture n'a pas démarré, j'ai marché une demi-heure pour choper un bus qui avait une heure de retard, alors la neige, je m'en passerais!!!"

 

Collègue n°2 :

"Oui, ben moi, je trouve qu'il fait trop froid, j'ai même dormi avec des chaussettes"

 

Collègue n°3 :

"Et puis c'est tout de suite sale, ça fait de la boue"

 

Et oh!!!!

Et la beauté des paysages???

Le bruit étouffé des pas dans la neige???

Le petit froid vif qui vous donne envie de boire du vin chaud les joues rouges…???

 

"Mouais" qu'ils me répondent…

 

Dans ces cas là, il faut ravaler votre joie de gamin de 5 ans et prendre un regard vide, fixer ses pieds et soupirer avec les autres sur cette chienne de vie qui vraiment ne rate pas une occasion de vous faire chier…

 

Pas question de sortir à vos collègues qu'ils n'ont qu'à habiter un lieu civilisé... qu'un brin de poésie leur enlèverait peut-être la pelle à neige géante qu'ils ont coincé dans le derrière... ou que l'enfant qui est en eux doit être mort depuis au moins 40 ans.

 

Non, pas question.

Par zadzig - Publié dans : la vie de bureau c'est pas rigolo
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander

Le Blog de Zadzig

  • Le blog de zadzig
  • : Blog dédié à tous ces moments de solitude devant l'absurde...

Zadzig sur Facebook...

 

Recommandez ce blog

 
Créer un blog gratuit sur OverBlog - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés