Jeudi 29 avril 2010 4 29 /04 /Avr /2010 16:14
Et oui, c'est le grand come-back de Mauricette!!!
 
Pendant les dernières vacances, j'ai retrouvé ma chatte...
 
Ex-jeune mère célibataire, ex victime de tournante des beaux quartiers, ex-parisienne, ex-lyonnaise, ex-angevine, ex bouffeuse de croquettes à 12 000 $$$...
 
Bref, quand on dit que les chats on 9 vies, et ben elle, elle ne doit pas être loin du grand trou noir avec des vers de terre dedans...
 
Comme on ne se voit pas souvent avec Mauricette, elle est du genre collante... ... et puis, elle est du genre un peu exhib aussi...
 
Ouais, c'est pas joli joli...
 
C'est comme ça qu'un beau matin, je décide de prendre des photos de fleurs...
 
Ca, c'est l'effet campagne au printemps...
 
Je deviens tout cul-cul la praline de la tête... j'ai envie de me rouler dans l'herbe, de faire des colliers de marguerite, de me foutre à poil dans le blé doré, de pioncer dans les buissons...
 
Vas-y donc que je canarde de la plante complètement mannequin de l'attitude avec mon nouvel appareil tout neuf...
 
Et puis voilà qu'il y a une espèce d'ombre grise sur toutes mes photos...
 
Comme un voile terne sur cette nature aux 1000 couleurs...
 
Bonjour l'appareil photo!!!!! Il n'arrive même pas à rendre l'effet de cette belle nature complètement printanière, complètement adolescente, complètement turgescente...
 
Oups! Merde! En fait c'est Mauricette qui me colle aux bask' avec son éternelle attitude de "je suis overbookée de l'attitude, je fais une thèse sur le reniflage de brin d'herbe, je ne te calcule même pas..."
 
Ca, c'est un truc qui parlera bien à ceux qui connaissent le félin de salon. Le chat se doit de TOUJOURS donner l'impression de se contrefoutre de l'Humain du coin alors qu'en fait, il le surveille! Il ne fait que ça même : le fliquer!
 
Un vrai service des RG avec des poils, des moustaches et des sortes de petits coussins de pattes un peu ridicules...
 
Bref... 
 
Je continue donc un peu plus loin ma ballade photographique sur le thème de la fleur de printemps...
 
 
Et voilà que ça recommence le reflet grisé en fond, le pire c'est que maintenant, ça gesticule et ça fait des reflets argentés au soleil drôlement printanier...
 
Bon, allez, je m'en vais suivre la Mauricette pour voir ce qu'elle a à me dire...
 
Elle m'entraîne donc dans les bas fonds du jardin, là où le potager rebelle
a pris le pouvoir et où le compost génère les vers blancs de Koh Lanta...
 
Là, Mauricette m'honore de sa plus belle tête de cul... genre, c'est moi qui la colle et elle en a ras la truffe...
 
Et puis Mauricette prend l'air vaseux, genre j'ai un bout de croquette coincé entre deux dents, en fait, elle commence sa transe félinesque...
 
Elle tourne la tête pour préparer son célèbre roulé-boulé...
 
Oeil aguicheur...
 
The famous "roulé boulé", je montre mes aisselles poilues, mes fesses douteuses et j'essaye de toucher le ciel avec mes coussinets...
Ouais, c'est drôlement limite, je sais...
Après, faut pas s'étonner...
 
Des lèvres, des poils et des moustaches...
Ca y'est la transe féline est finie... yeux de velours, regard de communiante... 
Et hop, pour terminer, pose de star de X... so glamourous...
C'était Mauricette.
 
Voilà, j'ai fini de vous saouler avec mes photos... 
 
Bon week-end!   
Par zadzig - Publié dans : Peluches vivantes... - Communauté : humour et bonne humeur
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Mardi 27 avril 2010 2 27 /04 /Avr /2010 14:27

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Il faut savoir qu'acheter une cuisine chez IKEA rassemble plein d'avantages... le prix, le design, la qualité...

 

C'est bien pour ça que beaucoup de gens se précipitent chez le géant du meuble qui sent le vieux Krisprolls et le hareng mariné.

 

Après avoir fait le tour de plusieurs "cuisinistes" traditionnels et surtout après avoir entendu leurs discours de Bernard Madoff des fourneaux... j'ai rapidement couru chez Ikea. Au moins, là, pas de surprise, pas de rabais supra-chelou à la tête du client, pas de promotion miracle qui se révèle être une chasse au pigeon client, pas de discours pompeux d'un autre âge ("elle va durer au moins 30 ans votre cuisine!!!", "vous avez vu la beauté de ce tiroir!", "c'est une cuisine pour la vie que vous achetez là!")...

 

Seulement voilà, chez Ikea, les rôles sont inversés. Le client supplie Ikea qu'on s'occupe un peu de lui.

 

Premier matin chez Ikea, 11h00...

Je viens pour me renseigner sur le chemin de croix la procédure à suivre. L'hôtesse d'accueil jaune et bleue m'informe qu'il faut prendre un numéro et faire la queue.

 

Comme à la Sécu.

 

Seulement, voilà, chose improbable/impensable/inimaginable, la Sécu, à côté d'Ikea c'est un truc super efficace, rapide et bien organisé.

 

Chez Ikea, à 11h00, du matin, il n'y avait plus de numéro à prendre... Tout était complet pour la journée. Rupture de stock du vendeur de cuisine. On me conseille donc de revenir le lendemain, 30 minutes avant l'ouverture des portes.

 

Un concert de Madonna, à côté, c'est du pipi de mouette myopathe.

 

Le lendemain, donc, tel un vieux bouffeur de Krisprolls, je me suis levé aux aurores pour pouvoir être à l'heure devant le Stade de France Ikea.

 

Évidemment, au lieu d'arriver avec un peu d'avance, j'arrive avec un peu de retard. Le magasin est ouvert depuis 3 minutes...

 

J'entre et je constate avec effroi que les allées sont pleines de jeunes couples en pleine dispute (le meuble KROÛNPÏT ou le BRIKPÖK?), de familles nombreuses en ballade matinale et d'étudiants à la recherche d'un salon-cuisine-chambre pour 15,95 €...

 

Je cours au rayon cuisine et une longue queue pleine de couples exaspérés m'attend. Je finis par décrocher le sésame : un numéro de vendeur qui pourra me recevoir dans trois heures minimum....

 

Sur le coup, je me dis que c'est une blague, je ne vais pas errer dans les rayons d'Ikea pendant trois heures, c'est un coup à sortir du magasin en parlant couramment le suédois ou à bouffer l'intégralité des stocks de Daim du magasin...

 

Et puis, tu acceptes ta destinée ikeaesque car sinon tu retournes voir les cuisinistes-Arsène-Lupin.

 

10h15

Je commence par faire le tour du magasin... que j'ai déjà parcouru la veille...

 

10h23

Je m'affale dans un canapé PAKTPÎT à 259 €... je réfléchis doucement... je baille... je somnole... Les gens passent devant moi, me regardent étrangement genre "il est à vendre avec le canap' le Monsieur?"... Non, je n'ai pas encore d'étiquette ZATZÏG, 49,95 € qui pend au bout de mon nez!!!

 

Je finis par pioncer ma mère...

 

10h35

Un gentil vendeur jaune et bleu vient me réveiller pour me signaler qu'il n'est pas autorisé de pioncer sa race dormir dans les canapés.

 

10h42

Je vais au restaurant du magasin. Hors de question d'acheter quoi que ce soit. Manquerait plus que ça. Ils me font attendre, je ne vais pas leur lâcher du fric non plus.

 

10h46

Passage à la caisse du restaurant, un beignet, un gâteau aux pommes et un thé m'aideront quand même bien à patienter...

 

10h58

Deuxième passage en caisse. Le beignet était trop bon et c'est apparemment le seul truc non contaminé par la cannelle. J'avais oublié que les scandinaves masquent le goût de leurs pâtisseries pas terribles en foutant de la cannelle à gogo. "ca fait Noël la cannelle" qu'elle dit ma voisine de table qui manifestement à l'intelligence d'une table BLAKPÔT à 4,95 €...

 

11h20

Passage au magasin de boustifaille. Daims, saumon fumé, pain suédois... Pourquoi, même dans un magasin de meubles, il faut je ressorte du magasin avec de la bouffe? En même temps, j'ai encore deux heures pour trouver la réponse en m'auto-psychanalysant dans un divan BRÔUMPÎT à 199,99 €...

 

11h39

Au rayon literie, j'arrive à trouver un lit un peu en retrait des autres... je m'endors...

 

11h45

Je rêve que mon numéro passe sans que je puisse arriver à temps au stand des cuisines. Je balance donc des tables BLAKPÔT à 4,95 € sur les vendeurs de cuisines qui envoient des armées de Daims géants m'attaquer à coup de spray à la cannelle. Ils finissent par me choper et m'envoie en exil en Suède pour passer le reste de ma vie à bouffer des Krisprolls et à me peindre le corps en jaune et bleu...

 

11h59

Je me réveille, trempé d'angoisse à l'idée que mon numéro est passé pendant mon sommeil...

 

12h05

Vision d'horreur au stand des cuisines. Des hordes de gens attendent. On se croirait à l'Armée du Salut. Des gens sont allongés par terre, les enfants crient entre les hottes et les fours, certains vident des paquets entiers de Daim le regard dans le vide.

 

Je repère mon vendeur et je commence à jeter des regards noirs et vengeurs au couple qui prend manifestement tout son temps pour élaborer sa cuisine.

 

12h10

Manifestement, le couple se contrefout de mes regards menaçants. Ils n'arrêtent pas de se lever pour aller tâter du plan de travail ou du placard en débâtant longuement......

 

12h30

Je retourne au restaurant me taper un beignet. La dépression ikeaesque pointe le bout de son nez. Le numéro n'a pas changé depuis 10h00... et il reste 4 rendez-vous avant moi... la perspective de griller un jour de congé pour zoner dans un Ikea de banlieue me glace et ébranle toutes mes croyances en l'Humanité...

 

12h35

Je suis nerveusement épuisé par cette attente. Mon esprit divague... et si je jetais un bocal de harengs marinés sur le couple relou qui bloque mon vendeur depuis 2 heures..?

 

12h38

8ème beignet de la matinée. Les hordes de famille commencent à emplir les allées du restaurant pour déjeuner. Je suis au bord du vomissement, je suis cerné par des odeurs de Caribou grillé et autres Harengs sauce citronnée. Je ne parie pas cher sur ma santé mentale dans les prochaines heures. J'ai le sentiment d'être pris en otage dans un magasin Ikea. Il manquerait plus que je m'entende bien avec les vendeurs, on serait en plein syndrome de Stockholm : pactiser avec ses ravisseurs...

 

13h03

3 numéros passent d'un seul coup. Que se passe t-il? Y aurait-il eu des abandons? Des morts? Des gens qui sont devenus cinglés avant moi? Plus qu'un seul numéro devant moi. Je reste au rayon cuisine au milieu des enfants hurlants et des couples en pleine dispute sur la couleur des poignées de portes... Je meurs d'envie d'enfermer une gamine insupportable dans un placard PLAKSTRÂT, gris aluminium...

 

13h45

Le jeune couple occupé avec mon vendeur part. Mon numéro s'affiche... Les larmes me montent aux yeux, je me précipite vers le vendeur. J'ai l'impression d'être le Roi du monde. Je m'installe face au vendeur l'air un peu exaspéré... J'ai juste failli finir à Sainte-Anne avec cette histoire de trois heures d'attente sous des néons jaunes et bleus...

 

14h54

C'est là la magie d'Ikea. Mon vendeur est sympa. Souriant, détendu, aidant... je ne peux RIEN lui reprocher. Même à la fin quand il me lâche un "il reste plein de choses à voir, il faudra revenir" je pars content... en souriant...

Par zadzig - Publié dans : Zadzig stories... - Communauté : foll-ouf
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Mercredi 14 avril 2010 3 14 /04 /Avr /2010 14:38

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Oui, Pékin express, c'est comme le Paris-Dakar, ça n'a plus rien à voir avec l'intitulé.

 

Cette année, tu peux chercher la Cité Interdite un moment puisque Pékin express se déroule en Amérique du sud...

 

J'aime bien cette émission malgré l'effet de répétition...

 

Oui, le principe est toujours un peu le même... il faut relier un point A à un point B sans argent.

 

Donc en gros, ils font du stop la moitié de l'émission.

 

Seulement appeler l'émission "Autostop, le défi" ou "Autostop express"... ben ça l'aurait vachement moins fait.

 

Cette année, ça commence dans la forêt amazonienne.

 

On lâche les binômes dans la jungle et puis un Monsieur tout nu avec une plume sur la tête arrive : Michou un indien!

 

Là, la production joue à fond le côté rencontre avec le Bon sauvage alors que Yuk l'indien, on l'a surement forcé à enlever son tee-shirt Madonna et son short Adidas pour faire plus authentique. Apparemment, on lui bien appris son rôle puisqu'il joue à fond l'indien mystérieux en ne répondant pas aux "olà amigo!!!", "olà que tal?", "vamos a la playa?", "patatas fritas?" des participants un peu désabusés par cette rencontre drôlement authentique.

 

Pour en rajouter un maximum, on te met la musique de Mission en fond sonore avec les flutes de pan, les chœurs religieux et tout le bordel...

 

Finalement, l'indien leur montre la signalétique du GR du coin. En gros, il faut suivre les arbres marqués d'une flèche rouge. Pour faire plus "authentique-mystérieux-drôlement-indien", l'indien s'est fait la marque du GR sur le visage... genre tatouage indien... waouwww... comment c'est trop Tintin et les picaros AU-THEN-TIQUE!!!

 

Tout ça pour suivre un GR...

 

Bref, donc tout le monde se met à courir en bousculant l'indien drôlement mystérieux de l'attitude mais aussi drôlement relou puisqu'il est sur le chemin, bordel!

 

C'est au cours de ces 5 kilomètres en pleine jungle qu'on commence à découvrir les concurrents... Il y a le petit couple homo belge, fans de Céline Dion, fiers d'être belges (c'est marqué sur le tee-shirt...), très choupi choupi quoi!

 

Il y a aussi du couple de sportifs teubés à gogo, des marseillais, des pas marseillais... c'était pas très clairs, vue que moi, les sportifs et les marseillais, c'est une masse indifférenciée de gens mal habillés et teubés du cerveau...

 

Il y a aussi le frère et la sœur asiate. Lui, complètement sympa mais un peu nigaud. Elle, la pouf bêbête...

 

Et puis le couple de personnes âgées complètement radieux de la touffe. Amoureux comme au premier jour, joyeux, drôles, espiègles. Bref, une pub pour polident ambulante mais qui se passerait en Amérique du sud.

 

Il y aussi le couple imposé. C'est-à-dire des gens qui ne se connaissent pas. On a donc une jeune fille ki-nen-veu et une vieille dame dont on se demande vraiment ce qu'elle fait là.

 

Ainsi, lors du trek dans la jungle ou fallait suivre les panneaux indiqués par l'indien drôlement mystérieux, la vieille (=Anne-Marie) n'arrêtait pas de tomber, de s'arrêter, de râler... genre on l'avait forcé à participer au jeu ou quoi?

 

Du coup, la pauvre fille se trainait son boulet vivant en essayant de garder une attitude positive : "Allez Anne-Marie, on peut le faire!"... alors qu'intérieurement, elle devait juste avoir envie de la jeter dans la première fourmilière venue.

 

A l'arrivée, c'est le couple belge qui a gagné. Du coup, ils ont eu le droit de rejoindre la tribu des indiens-drôlement-mystérieux.

 

Pour un cadeau, c'était un sacré cadeau.

 

Ils sont donc accueillis par une gentille tribu un peu naturiste sur les bords... Genre apparemment, le sous-vêtement est très optionnel. Un coup, il y en a un qui a une culotte, un coup c'est freestyle de la coucougnette.

 

Ils s'installent dans une grande tente où tout le monde à l'air un peu stone. Ca doit fumer le calumet de la paix et se tripoter le zizi toute la journée là-dedans...

 

Enfin, bref, ils bouffent du crocodile. Ca a l'air quand même sacrément dégueulasse mais c'est menu unique. Donc pas le choix.

 

Après, ils rigolent tous bêtement. Surtout quand il y en a un qui, pour répondre au chant traditionnel de la cheftaine locale, se met à chanter du Kylie Minogue a capella...

 

La cheftaine part dans un fou rire qui nous permet de constater l'étendue du problème bucco-dentaire des indiens-drôlement-mystérieux...

 

Enfin, bref, tout ça est quand même sacrément chelou...

 

Pendant ce temps, les autres expérimentent le grand truc de l'émission : l'autostop!

 

Tout le monde court dans tous les sens sur l'autoroute en agitant les bras et en criant "Ola Amigo!!! Vamos a Quito y tu?"

 

Enfin, pas tous...

 

Car parmi les candidats il y a du couple chti-marseillais... c'est une tante avec sa nièce... Elles ne sont jamais sorties de France... Du coup, elles doivent imaginer que tout le monde parle français...

 

Donc elles courent au milieu de l'autoroute en agitant les bras et en hurlant "Vous pouvez nous emmener à Quito parce qu'on participe à un jeu sur M6! S'il vous plait!!!"

 

Forcément, les locaux les regardent comme des poules devant une pelle à gâteau.

 

Après, vient le moment où il faut qu'ils se logent chez l'habitant.

 

Notre couple frère/sœur asiate se retrouve dans une loose noire. A un moment, ils croisent une drôle de Dame avec un casque EDF sur la tête qui leur propose de dormir dans une espèce de maison Adams mais abandonnée. Ils sont tellement heureux de trouver un toit qu'ils remercient chaleureusement la Madame qui explique, drapée dans sa vertu, qu'elle possède peu de choses, mais elle donne quand même...

 

Après coup, le frère et la sœur réalise dans quel gourbi à migales ils sont tombés. La sœur frôle la crise tétanie, elle a de la fièvre. Elle qui a sa carte Privilège chez Lucien Barrière, ça la change drôlement...

 

Le lendemain, tout le monde repart sur les routes pour faire de l'autostop.

 

Enfin, ils arrivent à Quito. Là, il y a un genre de grande chasse au trésor. Sauf que les épreuves consistent à ramener des gens qui ont une particularité (un chapeau comme ci, une broche comme ça...). Du coup, on te prend en otage des gamins, des filles, des vendeurs pour valider l'épreuve... Une fois que l'épreuve est validée, les candidats bousculent ceux qu'ils ont amenés 5 minutes avant genre pousse toi de là gringo, tu ne me sers plus à rien!

 

Ce n'est pas bien top mais bon...

 

A la fin de l'émission, un couple d'amis sportifs/marseillais se fait éliminer...

 

Un de moins!

Par zadzig - Publié dans : Confessions intimes et autres délices audiovisuels - Communauté : foll-ouf
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Vendredi 9 avril 2010 5 09 /04 /Avr /2010 11:29

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Ma recherche de maison s'est conclue.

 

Ouf.

 

Ca commençait à sentir le cramé rapport au ventre de The Other Person qui s'arrondissait bizarrement et la chambre d'enfant totalement inexistante dans notre appartement actuel (même si je sais que certains ne s'embarrassent pas de ces questions et pensent qu'un tiroir de congélateur fait une très belle chambre d'enfant...).

 

Les derniers temps, on se faisait encore bien trimballer par les agents immobiliers vue qu'il y avait URGENCE...

 

Du coup de l'agent immobilier à l'haleine de tic-tac et aux expressions toutes faites, on en a bouffé...

 

Une des dernières visites de maisons, c'était carrément festival.

 

L'annonce aurait pu être rédigée par un poète :

 

"Maison pleine de charme et de poésie. Un espace atypique à l'âme bien marquée. Pour les amateurs d'Histoire. Idéalement située en face du Château. Esprit romantique à tous les étages."

 

Évidemment, comme la sardine décadente que je suis, j'ai mordu à l'hameçon. La maison était effectivement chargée d'histoire et de poésie. Elle était également chargée d'échelles-escaliers, de marches inopinées, de portes inutiles, de pièces de vie de 5m², de salle de bain-cuisine, de terrasse-strapontin, de couloirs-salons, de façade plein nord et de cave-entrée...

 

Aucune pièce n'était au même niveau que l'autre, on aurait dit une maison de hamster-puzzle avec les morceaux sacrément mélangés.

 

Le truc à finir timbré.

 

Comme a fini par le concéder l'agent immobilier, c'était une maison au charme EXTREME.

 

Et puis, il y a eu LA visite.

 

Pourtant, la chose se présentait comme les précédentes. L'annonce puait l'arnaque. C'était simple, il y avait tout le vocabulaire-piège-à-pigeons des agents immobiliers... : idéal premier achat (=c'est pas cher mais c'est une merde), coup de cœur assuré (=pour le palmier mourrant du jardin), petits travaux de rafraichissement à prévoir (=c'est une ruine, faut prévoir le double du budget d'achat en travaux)...

 

Pour le moment, je n'ai pas encore trouvé l'arnaque mais je me noie dans la planification des " petits travaux de rafraichissement à prévoir"...

 

Car après m'être fait pourrir les week-ends par les agents immobiliers pendant 6 mois, j'ouvre un nouveau pan de ma vie : négocions avec nos amis les artisans!

 

Actuellement, en phase de devis, je découvre peintres, plaquistes, plombiers et autres cuisinistes...

 

Comme dans toutes les sectes professionnelles décrites auparavant sur ce blog (les profs, les médecins, les commerciaux...), je découvre avec effarement les artisans...

 

Plusieurs règles :

 

- débiner celui qui a fait les travaux de la maison (il y a 30 ans...). Le carrelage est posé "en dépit du bon sens", l'isolation est faite de "bric et de broc", l'électricité n'est "ni fait ni à faire"... Toi tu t'en fous pas mal que José, le carreleur portugais il a mal fait son boulot il y a 30 ans, tu veux juste qu'on te rassure et qu'on te dise combien ça va te couter!

 

- hululer quand on parle de délai. L'artisan est effrayé par les délais et même quand tu essaies de l'attendrir à coup d'accouchement prévu dans 6 mois, l'artisan il ne voit pas bien où est le problème. Il faut savoir un truc l'artisan ne connaît pas la crise et peut donc se comporter comme un goujat avec ses clients. Il paraît que c'est normal. Trois mois pour poser 40 m² de parquet : c'est normal et puis tu fermes ta gueule.

 

- toujours envisager des scénarios catastrophes. Un carreau de carrelage pété? C'est peut-être rien mais c'est surement un tuyau percé qui pourri le sous-sol de la maison qui finira par s'effondrer dans un grand trou drôlement noir... Une trace marron sur la plainte? Peut-être rien mais surement le mur qui est bouffé de l'intérieur par des mites de mur super voraces qui vont faire que la maison va s'écrouler dans un grand trou drôlement noir. Un copeau de bois par terre, surement rien mais peut-être des loutres géantes qui ont trouvé refuge dans la cave et qui dévorent le parquet par en-dessous...

 

- un artisan, ça se relance. C'est comme ça. Il faut appeler 12 fois de suite pour qu'il daigne t'accorder une audience un rendez-vous. Rappeler 5 minutes avant le RDV parce qu'un coup sur deux il oublie. Rappeler pour demander le devis qui n'est toujours pas arrivé 12 semaines après le date promise. Rappeler quand l'artisan ne vient pas. Bref, penser à embaucher une secrétaire à plein temps pour relancer l'artisan.

 

Et puis, il y a eu les rendez-vous chez les cuisinistes. On te fait rêver devant les plans de travail en granit, tu te reflètes dans les portes en laque, tu t'amuses avec les tiroirs avec amortisseurs intégrés et puis quand tu annonces ton budget, on te dirige vers la cuisine-hôpital-formica. Vous savez la cuisine blanche comme un cul, où les seules choses qui se reflètent ce sont les miettes, avec les placards qui claquent sèchement sous tes doigts, le plan de travail en stratifié de merde...

 

Bon, on va partir en week-end et ça ira mieux!

Par zadzig - Publié dans : la malle aux cons - Communauté : Que de l'humour
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Mardi 6 avril 2010 2 06 /04 /Avr /2010 23:20

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Aujourd'hui, on va se la jouer Eve Angeli, Philippe Candeloro et autres personnages sans cerveau en osant poser des questions cons que personne n'ose poser en public...

 

Des questions cons, j'en ai un paquet...

 

A chaque fois que j'expose ma question con, c'est toujours pareil, ça ricane, ça se moque, ça fait des blagues mais au final, personne ne répond parce que personne n'a la réponse...

 

Alors, je reste en rade avec ma question con... et j'ai l'air plutôt... con!

 

J'ai beau me persuader qu'une question con sans réponse, c'est peut être bien qu'elle n'est pas si con, personne ne me comprend...

 

Un jour, en ma baladant sur un forum internet de haute volée (ben ouais, les forums internet sont quand même toujours des lieux de haute volée intellectuelle), je suis tombé sur quelqu'un qui posait une de mes questions cons fétiches. C'est vrai que le forum internet, c'est l'endroit idéal pour exposer sa question con en toute discrétion. Tu peux tranquillement avoir la réponse à tes questionnements les plus intimes et personne de proche ne saura jamais que ton cerveau est engorgé inutilement par des questions cons.

 

Sur ce forum, donc, je me suis senti drôlement moins seul d'un coup.

 

La question con était : quelle est la fonction des tétons chez l'homme?

 

Bon, là forcément, je vous imagine commencer à ricaner genre c'est quoi cette question con drôlement conne.

 

N'empêche que personne ne m'a JAMAIS fourni une réponse acceptable.

 

En fait, ça reprend un peu l'idée du sketch de Florence Foresti... sur les oreilles... pourquoi le Grand Architecte de l'Univers nous a foutu des oreilles avec des formes pareilles? C'est un peu n'importe quoi. Un lobe d'oreille par exemple, à quoi ça sert?

 

Bref.

 

Car en fait, dans le corps humain TOUT à une utilité. C'est hyper bien foutu. T'as des cheveux sur la tête pour te tenir chaud, t'as des dents pour manger, bon il y a des trucs un peu moins clairs, genre...euh... ben... les lobes d'oreille tiens! Deux bouts de chairs flasques qui pendouillent dans le vide, je ne vois pas bien l'utilité. Du coup, pour cacher le malaise rapport à ce truc drôlement inutile, les filles y accrochent des trucs qui brillent pour faire joli...

 

Bonjour le déni...

 

Pour revenir aux tétons, tout le monde se moquait de moi n'empêche que personne ne me fournissait la moindre réponse. On me suggérait d'aller choper un chat pour voir si lui aussi était pourvu de tétons complètement inutiles-décoratifs.

 

Mouais, ok, je me pose des questions cons mais j'aimerais bien ne pas y passer des heures non plus. Du matou en goguette, je n'ai pas ça à disposition moi.

 

On me suggérait que c'était pour donner du plaisir. Mouais. Super bof comme explication.

 

En fait, l'explication, j'ai fini par l'avoir sur internet. Mais je vais attendre que vous proposiez des trucs pour voir si vous êtes arrivez à vaincre la question con.

 

Mon autre grande question con qui me hante depuis longtemps, c'est rapport aux travelos-putes.

 

Pourquoi tant de travelos-putes et surtout quelle est la putain de clientèle des travelos-putes?

 

Non, parce que pour avoir envie de se taper une grosse Jacqueline avec le fond de teint qui fout le camp rapport à la barbe, tout ça avec une paire de seins en plastoque et le service trois-pièces en ordre de marche, faut quand même le faire, nan?

 

Je suis d'accord qu'il y a du pervers à gogo mais dans toutes les villes, il y a toujours le coin de drague des travelos-putes. Genre, il y a partout la clientèle suffisante pour de la Josiane que s'apelerio Robert. Donc en gros l'amateur de seins-bites : ça pullule sans qu'on sache trop qui ça intéresse?

 

J'avoue que j'ai du mal à me l'expliquer. Oui parce que tu aimes les filles, tu vas voir des putes-putes. Tu aimes les hommes, tu vas voir des putes-hommes. Tu aimes les deux, tu alternes. Mais là, c'est quand même sacrément le bordel dans leurs têtes quand même! Non?

 

Ca serait un petit créneau marketing pour pervers, ok! Mais là, vue le nombre de travelos-putes, tu te dis qu'il y a un paquet de monde intéressé par la Jacqueline à grosse teu-bi...

 

Alors, là aussi, à chaque fois que je pose ma question con, ça ricane, ça pouffe, genre la réponse est tellement évidente qu'on est mort de rire... Et puis en insistant, tu te rends compte que personne n'a d'explication.

 

Des fois on me sort le coup de l'homo refoulé. Genre que le mec il a l'impression de se taper une femme alors qu'il marche comme un cow-boy pendant huit jours suivant la "rencontre".

 

Euh ouais... faut quand même sacrément se raconter des histoires quand même...

 

Enfin, bref, je vais retourner dans le grand trou noir où tournent sans cesse mes questions cons et je vais vous laisser tranquille...

Par zadzig - Publié dans : la malle aux cons - Communauté : humour et bonne humeur
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Jeudi 1 avril 2010 4 01 /04 /Avr /2010 17:13

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Voilà quelques semaines que je suis vaguement cette émission de M6 qui marquera sans doute l'apogée de la période "cuisine" à la télévision...

 

Regarder des cuistots à la peau luisante courir dans tous les sens pour farcir une poularde, réussir une mousse d'escargot ou bien cuire un cuissot de caille... tout ça jusqu'à 1h00 du matin le lundi soir...

 

C'est juste too much pour moi.

 

Nous avons eu droit au "Dîner presque parfait", émission qui commençait à sérieusement s'essouffler à force de dîners dans des pavillons cheap de Franche-Comté, de soirées à thème complètement stupides (soirée chien parce que j'aime les chiens, super...) et "animations" totalement artificielles (vous organisez souvent des "animations" quand vous faites un dîner entre amis?? "Allez Josiane, tu prends ton pinceau et ta gouache et tu nous peins une toile entre le fromage te le dessert! Arrête de râler, c'est pour te faire partager mon amoooour de la peinture!")...

 

On a aussi eu droit à Julie, la cuisinière-baroudeuse-ex-du-docteur-Delajoux qui parcourt le monde avec une fourchette et un sac-à-dos. J'adore cette émission mais là aussi on est vite tombé dans une auto-caricature. Le grand moment de l'émission étant plus ou moins toujours le même à savoir quand Julie se tape un truc dégueulasse à boustifailler... serpent/hamster/iguane/tripes... Julie fait sa fille en faisant "pouah" et le spectateur ricane en se disant que les italiens/péruviens/vietnamiens sont vraiment rien qu'une bande de sauvages qui ne savent pas apprécier la VRAIE cuisine!

 

La française, quoi!

 

Les escargots, les grenouilles les huitres et tout le biniou...

 

Pendant ce temps, France 3, sans doute soudoyé par le milieu de la restauration en manque de bras, diffusait de nombreux reportages sur l'apprentissage dans les cuisines des grands restaurants. On voyait donc s'échiner en cuisine des petits apprentis qui rêvaient de devenir de grands chefs étoilé. Finalement c'est un peu comme à la Star Académie, on te fait miroiter que tu peux devenir une méga star du fourneau alors que tu vas surtout passer ta vie à servir des steaks frites dans un routier au bord d'une nationale crasseuse.

 

Bref!

 

Aujourd'hui, M6 sort un concours pour jeunes chefs. Le meilleur repartira avec 100 000 €.

 

On découvre donc les jeunes chefs... certains sont déjà dans le métier, d'autres sont gigolos chefs à domicile (que ceux qui font venir des chefs à domicile lèvent la main!?) et enfin d'autres qui ne travaillent pas dans la restauration.

 

Dès les premiers épisodes, on dégage les filles.

 

Pourtant il y a de l'eurasienne trop belle.

 

Puis on dégage ceux qui ne sont pas du métier.

 

Pourtant il y a de la personne handicapée trop sympa.

 

Puis on dégage le gigolo.

 

Bien fait!

 

Il ne reste donc plus que les vrais! Ceux qui transpirent, qui ont des cernes, qui sont blancs comme des merdes de laitier, ceux qui ont le glamour d'une serpillère élimée.

 

Quand on dit que le travail c'est la santé et ben...

 

cette émission prouve définitivement le contraire...

 

Donc, c'est parti pour plus de trois heures d'épreuve en tout genre : faire à manger pour des gamins qui n'aiment rien, fournir un cocktail mondain en petit four, refaire un plat du Ritz...

 

On entrecoupe tout ça de phrase choc

 

"Si je gagne, c'est pour mon père", larme à l'œil, regard vers le ciel...

 

"Si je gagne, j'ouvre mon restaurant, et un jour, j'aurai mon étoile", regard profond, trémolo dans la voix...

 

Évidemment, cette émission connaît une limite importante. On ne peut pas juger par nous-mêmes...

 

Tu salives comme un con dans ton canapé mais tu ne pourras jamais dire si la cuisson est maitrisée ou l'effet chaud-froid, croquant-moelleux est bien rendu.

 

A quand la télé en odorama?

 

A quand la télé en boustifaillorama?

 

Bref.

 

Pour ajouter de la perversité à tout ça (on est sur M6, oui ou merde?), on fait juger les plats à l'aveugle par les proches des jeunes chefs.

 

Notre côté obscur est donc rassasié quand on assiste au dézingage du plat d'un des chefs par sa propre mère...

 

Et puis, de grands chefs se relaient pour juger nos cuistots et mettre au point des épreuves invraisemblables... le grand classique étant de débouler 5 minutes avant le gong en disant "en plus de votre trilogie sur le thème du lapin de six semaines, vous allez devoir nous préparer en 5 minutes une choucroute garnie avec sa moutarde à l'ancienne faite maison"...

 

Les chefs ne se démontent pas. Ils courent partout. Et en 5 minutes, ils ont cuisiné la choucroute.

 

Et puis, il y a la fameuse séquence des couteaux.

 

Deux couteaux sont présentés aux candidats. Celui qui tire un couteau avec une lame normale a gagné. Celui qui tire le couteau avec du vieux-scotch-orange-à-deux-balles-tout-mal-collé-sur-la-lame a perdu...

 

Seulement voilà, à 22h30, M6 nous propose la 20ième page de pubs de la soirée, tu sais que quand le programme va reprendre ils vont te remettre tout l'historique du jeu avec la rediffusion pour la 2156 3512 8546 ème fois des phrases chocs : "Si je gagne, c'est pour mon père", larme à l'œil, regard vers le ciel... "Si je gagne, j'ouvre mon restaurant, et un jour, j'aurai mon étoile", regard profond, trémolo dans la voix...

 

Donc, j'éteins et je ne sais jamais qui gagne cette maudite cérémonie des couteaux avec du scotch orange tout mal collé...

Par zadzig - Publié dans : Confessions intimes et autres délices audiovisuels - Communauté : humour et bonne humeur
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Vendredi 26 mars 2010 5 26 /03 /Mars /2010 09:48

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C'est bon! Arrêtez de faire vos Dames de vertu...

 

Je ne ferai pas ici l'apologie de l'infidélité conjugale...

 

Je veux juste parler ici du monde drôlement pas reluisant de la carte de fidélité...

 

Ouais, je sais, c'est bien moins intéressant sulfureux...

 

Encore un concept véreux de markéteux en mal d'imagination qui a englouti notre vie quotidienne...

 

Le monde merveilleux de la carte de fidélité n'a pas de limite... la dernière en date... le kébab du coin!

 

Cette magnifique carte de fidélité a d'ailleurs la pénible manie de toujours sortir du portefeuille quand il ne faut pas...

 

Genre à l'entrée d'un cocktail prestigieux (le truc qui m'arrive toutes les semaines) où le glamour le dispute à la séduction...

 

L'hôtesse d'accueil cherche mon nom sur sa liste...

 

Elle ne comprend rien à mon nom alors je veux lui montrer l'orthographe avec ma carte d'identité et là badaboum, qu'est ce qui tombe du portefeuille...?

 

"Oops, pardon, ma carte de fidélité Kébab 2000 s'est échappé! Et oui! Comme vous pouvez le constater je vais bientôt bénéficier du menu Super Kebab double frites! Quel veinard je fais là!!!"

 

...

 

Et puis finalement, j'accumule les cartes tamponnées deux ou trois fois... seulement comme je ne suis pas encore psychorigide du coiffeur, de la fleuriste ou du cordonnier, je n'arrive jamais à remplir ma carte et donc à bénéficier du cadeau magique souvent drôlement pas trop magique.

 

Dans une carte de fidélité, faut toujours avoir déboursé 10 ans de salaire pour bénéficier d'une ristourne de 10 € à valoir sur un prochain achat de minimum 350 €.

 

Et puis maintenant, c'est la course au smiles...

 

Monoprix a bien développé le concept histoire de pigeonner encore le client.

 

La pigeonnisation du client, c'est une spécialité chez eux!

 

Voilà donc que tu te trimbales toute l'année avec un gros code barre rose au bout de ton porte-clés...

 

Voilà qu'à chaque fois que tu vas faire des courses, tu te dis "Putain, il ne faut pas oublier ces putains de clés car avec la carte je vais pouvoir cumuler plein de point, je suis définitivement trop malin"

 

Voilà, qu'à chaque fois, à la caisse du supermarché, tu tires tes clés de ta poche pour les donner à la caissière, tu emportes dans le mouvement un vieux mouchoir crado ou un vieux post-it décédé qui s'échoue lamentablement sur le tapis roulant...

 

Toute la queue te jette un regard dégouté du genre que tu cultives des mouchoirs sales au fond de tes poches...

 

La caissière prend tes clés d'un air soupçonneux. Par la même occasion elle reluque ton porte-clés cœur en pate à sel fait par tes neveux et l'exhibe insidieusement à la queue décidemment révulsée par tout ce que tu dégages...

 

Et puis les jours passent, les semaines passent, les mois passent, tu engraisses Monoprix avec ses tomates bodybuildées à 15 € le kilo... et puis un jour tu te dis, "avec tout ce que je leur ai laissé, je vais vérifier combien j'ai de points".

 

"Ah ah ah, je vais trop me venger!"

 

Résultat : en 5 ans, j'ai gagné un bon d'achat de 10€, soit 3 tomates et une botte de radis chez Monoprix.

 

Et puis maintenant, j'ai vu que la banque s'y mettait.

 

Tu ne repars plus de ton agence bancaire avec la rage au ventre d'avoir perdu ton temps avec un conseiller financier en costume Armand Thierry dans un box sans fenêtre... non, tu repars de l'agence avec un grille-pain, un service à café ivoire ou une place de ciné...

 

C'est sur qu'avec ce que tu leur laisses à eux aussi comme frais bidon, ils peuvent bien t'offrir un set de table en osier...

 

Oui, tous les mois, c'est 15 € la cotisation Jazz, Funky, Mélodie et autres Groovy.

 

Sous ces noms drôlement cools et sympas se cachent d'affreux frais bancaires tout vilains qui cultivent soi-disant la fidélité. Super malsaine la fidélité oui!

 

Du coup, des fois, tu te rêves en rebelle des cartes de fidélité.

 

Fuck ce système commercial complètement pourri...

 

Fuck la fidélité à ces chaînes de grands magasins que tu détestes...

 

Fuck, cette société où pour cultiver cette pseudo fidélité, tu te fais souhaiter ton anniversaire par tout plein de Michel Dubois des services clientèles...

 

Donc un jour, à la caisse d'une parfumerie, je paye mes achats et la vendeuse me propose la carte de fidélité.

 

Je décide de refuser.

 

Ben oui, j'étais drôlement FUCK de l'attitude ce jour là...

 

La vendeuse me regarde comme une poule devant une cuillère à dessert.

 

"Mais Monsieur, la carte est gratuite, sans aucun engagement de votre part, vous cumulez des points et disposez de réductions".

 

"Oui, je sais mais ça ne m'intéresse pas..." que je lui réponds tout buté.

 

La vendeuse continue à me dévisager comme si je venais de lui avouer que j'avais découpé ma femme à l'aide d'un couteau à huitre rouillé...

 

"Mais Monsieur, c'est GRA-TUIT"

 

Genre, la Jennifer-vendeuse-de-crèmes me parlait comme à un débile.

 

"Je le sais bien mais ça ne m'intéresse pas" que je continue toujours buté de l'attitude...

 

"Mais enfin, vous pourriez avoir des réductions!!" qu'elle commence à s'énerver la Jennifer-maquillée-jusqu-au-fond-de-la-rétine...

 

Bon, évidemment, j'avais bien envie de lui sortir ma dissertation intérieure sur ces putains de cartes de fidélité qui me sortent par les trous de nez... à savoir que...

 

- mon super portefeuille trop beau qui ne ressemble plus à rien à cause de l'accumulation de cartes de fidélité pourries qui le déforment...

 

- l'accumulation de ces multiples cartes qui ne m'ont JAMAIS ô grand JAMAIS fait gagner quoi que ce soit...

 

- ces cartes qui te permettent de te donner bonne conscience en te disant que tu fais des affaires alors que ça te pousse juste à la consommation de trucs inutiles et abrutissants...

 

Un peu long et un peu compliqué quoi. Et puis je ne voulais faire tourner le parfum de Jennifer qui était déjà bien énervée comme ça dans son petit top rose!

 

Cette dernière a fini par lâcher l'affaire en soupirant ostensiblement du genre que je n'étais rien qu'un client pourri et je suis parti...

 

Ouais, je sais.

 

Je suis un rebelle.

Par zadzig - Publié dans : Zadzig stories... - Communauté : foll-ouf
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Mardi 23 mars 2010 2 23 /03 /Mars /2010 15:39

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En ce moment les grandes nouvelles de la vraie vie bien vivante tombent tous les jours...

 

Parmi les changements majeurs, j'ai acheté une maison...

 

Du coup, je commence à faire mes cartons car dans trois mois, je ne serai plus dans ce bel appartement sous les toits...

 

En quittant cet appartement, je vais aussi quitter une communauté de cons de vie, mes voisins!

 

Il faut savoir qu'en fait, à l'origine, je suis venu habiter chez The Other Person...

 

Et que l'accueil des voisins a été assez particulier...

 

Dans les premiers jours, alors que j'allais entrer dans le hall, la porte s'ouvre sur un vieux Monsieur en imperméable beige... une espèce de réplique de Derrick en moins gros et en plus français...

 

Je me mets sur le côté pour le laisser passer en le saluant...

 

Respect du aux aînés oblige...

 

Mais le Derrick local stoppe dans l'entrebâillement de la porte.

 

Je le regarde, l'air interrogatif, un malaise cardiaque? Une attaque d'Alzheimer du genre où suis-je? Qui suis-je? Derrick? Qu'est ce que je fous là?

 

En fait, non, je vois bien à son air qu'il s'arrête EXPRES style "je fais corps pour bloquer l'entrée de l'immeuble"...

 

Je fais donc mine de vouloir avancer pour rentrer dans l'immeuble... il ne bouge pas et lâche un dédaigneux "mais qui êtes-vous Monsieur?"

 

Pour résumer : Papi me bloquait le passage pour empêcher l'intrusion d'intrus drôlement intrusif au sein de l'immeuble...

 

Je prends un peu sur moi et lui indique poliment et gentiment que j'habite dans l'immeuble...

 

Respect du aux vieux oblige...

 

"Oui mais quel est votre nom?" qu'il me sort l'agent de sécurité du troisième âge qui sentait le poireau vinaigrette du midi!

 

Je lui décline mon identité et lui indique les boîtes aux lettres où mon nom est inscrit.

 

Papi regarde les boîtes avec ses yeux de taupe croisée avec un pitbull...

Évidemment, je crevais d'envie de lui dire que "Mais vous croyez quoi?, Que je suis un agent d'Al Quaïda qui veut faire péter votre petit immeuble à l'aide d'un slip atomique"

 

Mais je n'ai rien dit.

 

Respect du aux vieux cons oblige...

 

Au bout d'une minute, il a réussi à lire mon nom, m'a regardé de haut en bas du genre que je n'étais rien qu'un SDF qu'avait trouvé un abri...

 

Et il s'est écarté pour me laisser passer...

 

Voilà mon premier contact avec la population de l'immeuble.

 

Drôlement chaleureux, nan?

 

J'ai surnommé ce Monsieur et sa suite, les codes...

 

C'est-à-dire le vieux Monsieur tout con avec sa femme, leur dalmatien et des étudiants chinois de passage qu'ils hébergent pour mettre du beurre dans les épinards... Ah oui, parce qu'on se la joue grande bourgeoisie mais on est à moitié marchand de sommeil sur les bords...

Et puis je reviens à l'explication du surnom, les codes c'est parce que devant leur porte, il y a un gros boitier très seventies avec plein de numéros car pour pénétrer chez eux, il faut taper un code! C'est à se demander ce qu'ils cachent dans leur appartement bourgeois... un atelier clandestin de sushis (d'où les chineese people...), une maison close pour vieux ou pour chinois ou pour dalmatien, le tournage d'un remake X de Derrick...

 

Au-dessus des codes, il y a l'étage VIP seventies... c'est-à-dire que dans mon immeuble se cache les sosies officiels de Françoise Sagan et Serge Gainsbourg...

 

A cet étage, règne une douce et enivrante odeur de clope et de whisky... La clope c'est pour le sosie de Serge et le whisky c'est pour Françoise qu'est tout le temps bourracho de l'attitude et qui n'écrit pas le moindre bouquin.

 

Donc le Serge Gainsbourg, il se trimbale à 60 piges avec la barbe de trois jours, du jean de partout, la clope au bec et une tête sur laquelle tu as l'impression que c'est écrit FUCK en  16/9ème en permanence... Ex-architecte, il sort avec une petite dame de 20 ans de moins (la Bambou locale quoi), mais ça ne le rend pas plus aimable. Au contraire, j'ai l'affreuse impression que cet air désagréable le rend mystérieux aux yeux de la gente féminine et donc gravement désirable.

 

En face, Françoise Sagan fait croire à tout l'immeuble qu'elle est atteinte d'une grave maladie neurologique ce qui explique pourquoi on la retrouve parfois à quatre pattes dans l'escalier en train de chanter la Marseillaise avec un sac en plastique qui fait gling gling gling tellement il est plein de bouteilles...

 

Françoise est très gentille mais à chaque discussion elle me balance tellement d'alcool dans la gueule avec son haleine que j'arrive à moitié pinté chez moi à 18h30...

 

Après je me fais engueuler par The Other person comme quoi je vais boire des bières après le boulot alors que j'ai juste écouté Françoise déblatérer des trucs sans aucun sens pendant 5 minutes...

 

Et puis, on sait tout de la vie sociale de Françoise car juste avant qu'elle ne reçoive une visite, on entend le fameux "gling gling gling"... comme une sorte de jingle... elle descend ses bouteilles pour nettoyer le terrain...

 

Au-dessus des VIP seventies, il y a les moches et Titi.

 

Alors les moches, ce sont les seules personnes à peu près normales de l'immeuble, c'est un couple de quinqua avec leur fille unique. Seulement, vous l'aurez compris, les moches sont drôlement moches. Madame moche est un peu boulotte, elle a les cheveux trop noirs, porte des lunettes noires en permanence et connaît des cycles de prise de poids réguliers. Qui a dit Isabelle Adjani? Bref.

Monsieur moche n'a pas de forme, on dirait un peu Monsieur Patate mais en vivant et la fille moche est une adolescente à mèches qui a pris les sales cheveux de sa mère et l'absence de contour du père...

 

On sait tout de la vie dissolue de la fille moche car dès que tu entends Diams à fond les manettes et que tu perçois les hihihihihi, tu sais que les parents moches sont partis en week-end et que la fille fait n'importe quoi avec ses copines...

 

Et puis, en face des moches, il y a Titi le vieux garçon...

 

Titi est historien. Il est tout gris, il vit au XVIème siècle, il écoute de l'opéra à fond les manettes et s'éclaire à la bougie... C'est drôlement triste la vie de Titi... Pas un bout de plaisir à l'horizon... Du coup, il s'investit corps et âmes dans les affaires de copropriété de l'immeuble. Il mène des batailles juridiques, passe sa vie chez les notaires... Il se fait drôlement chier dans sa vie le Titi...

 

Dans cet immeuble, je ne me suis jamais senti bien à l'aise avec les gens...

 

Et ce qui est amusant, c'est qu'au moment de partir, certains se sont révélés extrêmement gentil...

 

Pas les codes, ni Serge Gainsbourg, je vous rassure...

 

Mais Madame Moche, Titi, Françoise Sagan, ont tous eu des mots gentils...

 

Je vais me retrouver à vivre dans une maison, sans Derrick, Isabelle Adjani, Françoise Sagan, Serge Gainsbourg ou Monsieur patate en dessous de chez moi.

 

Ca va être drôlement chiant en fait.

Par zadzig - Publié dans : la malle aux cons - Communauté : foll-ouf
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Vendredi 19 mars 2010 5 19 /03 /Mars /2010 16:31

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Cette semaine, j'ai passé un concours qui me donne le droit de préparer un concours...

 

Faut pas chercher, c'est administration-land...

 

Du coup, ces quelques heures à réfléchir aux origines des Lumières, au pourquoi opter pour la voie législative dans tel problème et à disserter sur le désintérêt grandissant pour la politique, ça m'a limite fait du bien. Genre, j'ai redécouvert l'existence de mon cerveau. Ce truc mou et blanc que t'as derrière les orbites et qui permet de réfléchir à des problèmes de société drôlement importants mais aussi drôlement chiants des fois.

 

Ca m'a aussi bien rappelé ma jeunesse sur les bancs de l'école où tu es quand même drôlement passif de l'attitude. Avec le recul, je ne souhaiterais pas à mon pire ennemi de revivre ces années où tu n'es quand même qu'un gros parasite râleur et un peu con...

 

Pendant que je réfléchissais au pourquoi l'appel à l'esprit des Lumières ne résoudrait en rien notre problématique actuelle de moralisation du capitalisme (ça suit au fond?), je regardais ma voisine... et un truc m'a rassuré, une fille qui passe un concours, ça, c'est un truc qui ne changera JAMAIS!

 

Moi, pour un concours, j'arrive limite à la bourre, j'ai un stylo sur deux qui ne fonctionne pas, mon nez coule mais je n'ai pas de mouchoirs...


Je passe les quatre heures à taxer des feuilles à mon voisin, me moucher dans ma manche et à aller vite vite vite pour sortir au plus vite de cette foire aux bestiaux pour fonctionnaire... 

La fille qui passe un  concours, elle, je pense qu'elle a passé sa semaine a préparer le côté pratico-pratique de la journée.

 

Avant que l'épreuve ne commence, déjà elle révise ses cours sur des fiches bristols.

Rien qu'en voyant les fiches, déjà tu sens que la fille a passé la moitié de l'année à mettre au point son code couleur...

Sur ses jolies fiches, tu peux voir en effet du soulignage en rouge, du marquage au fluo, de l'encadrement en bleu et puis des fois aussi du blanco, parce que la fille voue un culte au blanco ce truc blanc et collant... Faudrait psychanalyser le biniou pour savoir pourquoi la fille aime jouer au plâtrier avec son blanco et ses fiches bristol mais bref c'est un autre sujet. C'est qu'elle en a du temps à perdre en conneries la fille...

 

Après, on distribue les copies, la fille range ses fiches, puis commence à sortir de son sac :

 

·        Une pomme (en cas d'hypoglycémie subite et aggravée, en même temps faut quand même ne pas avoir de bol pour faire un vieux malaise LE jour de concours);

·        Une barre céréales (au cas où la pomme ne suffise pas à régénérer ses forces où qu'elle se découvre une faim de loup à se taper une choucroute entre deux questions de culture gé...);

·        Des abricots secs (au cas où après la pomme et la barre de céréales, elle se retrouve en panique vitaminique, probabilité : 0,000001%);

·        Un menu Big Mac avec une grande frite et une moyenne boisson

·        Un alca selzer (pour digérer la pomme/barre de céréales/abricots secs)

·        Des cartouches d'encre neuves (au cas où elle ponde 45 pages et qu'elle soit en panique d'encre)

·        Une mini horloge de poche (au cas où sa montre s'arrête de fonctionner... noter toujours l'optimisme de la fille)

·        Son Doudou porte bonheur de quand-elle-avait deux-ans (qui pue et qui est tout mâchonné de l'oreille)

·        Des élastiques à cheveux (au cas où ses cheveux se mettent à pousser devant ses yeux de façon intempestive)

·        Trois paquets de mouchoirs (en cas de déclenchement inopiné de rhume carabiné ou de grippe A, voire de cancer éclair de la narine)

 

Le plus dingue, c'est que la fille met un point d'honneur à TOUT UTILISER et donc, par la même occasion à te faire drôlement chier avec tous petits bruits...

 

9h03 : elle se mouche. "SCCCCFFFFFFFFFFFSSSSFFFFF!!!!!!!!!!!..."

9h42 : crevaison. Elle change de cartouche... "Huic Huic Huic!!!" (stylo qu'elle dévisse), "Crac! Scitc!!!" (remplacement de cartouche)

9h58 : elle bouffe un abricot sec "Cngou cgnouchnou..."

10h00 : l'horloge fait un vieux TAC! Pour marquer l'heure passée

10h01 : Suite au mini TAC! de l'horloge de poche qui a provoqué une mini secousse sur la table, le Doudou se casse la gueule de la table PAF!

10h02 : elle ramasse son Doudou qui pue

10h45 : elle attaque la pomme... j'ai l'affreuse sensation qu'un cheval bouffe des carottes derrière mon dos, ça fait "CRUINCH CRUINCH CRUINCH...."

11h30 : elle attaque la barre céréale. Nan, mais c'est quoi ce délire, c'est open bar ce matin? Elle frôle l'hypoglycémie tous les quarts d'heure? Elle se croit dans Top Chef à vouloir préparer une recette toutes les dix minutes? "CROUICH CROUICH CROUICH..."

11h38 : elle tente la queue de cheval

11h42 : elle dé-tente la queue de cheval pour revenir aux cheveux dans le vent. A quand le palmier? Pour la conclusion peut-être...

11h50 : la fille attaque la rédaction. Silence....

 

Moi dès 11h52, j'étais barré. J'avais rendu mon torchon ma copie avec plus d'une heure d'avance...

 

Et après, on s'étonne que les filles réussissent mieux que les garçons...

Par zadzig - Publié dans : la vie de bureau c'est pas rigolo - Communauté : humour et bonne humeur
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Vendredi 12 mars 2010 5 12 /03 /Mars /2010 10:37

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On continue avec la folle histoire de la connerie humaine en ligne et en réseau... à savoir Facebook!

 

Sur Facebook, j'ai le plaisir d'avoir en "amis", mes neveux de 13 et 11 ans...

 

L'âge bête quoi!

 

Avant, l'âge bête tu le passais tranquillement entre la maison et l'école, tu étais drôlement con mais tes parents supportaient... et tes professeurs aussi...

 

Avant tes conneries de l'âge bête, tu les gardais pour toi ou tu les partageais sur la cour de récréation...

 

Aujourd'hui, grâce à Facebook, l'âge bête est partagé et mis en vitrine!

 

Aujourd'hui, tout le monde peut profiter du merveilleux et douloureux spectacle de l'adolescence...


Cet âge béni des Dieux où tout se bouscule : les poils, la voix et surtout la connerie!
 

C'est donc comme ça que sur Facebook, j'assiste passivement à leur adolescence, période ô combien relou de l'existence où tu te demandes bien qui tu es vraiment sous tes boutons et ta peau grasse?

 

Gustave, mon neveu de 13 ans, a ainsi adhéré à un groupe :

 

"Tous les profs de Saint-Michel sont des brelles..."

 

Groupe fort amusant, si ce n'est que sa mère (=sister) est prof à Saint-Michel...

 

Je me suis donc posé la question d'en parler à ma sœur... oui mais voilà je ne voulais pas non plus rentrer dans le vilain jeu de la délation...

 

Sachant que le groupe comprend plus de 1 000 membres, j'ai laissé couler...

 

Puis, par un beau matin d'hiver, je constate que Gustave a monté un groupe sur Facebook... "Pour tous ceux qui se font chier pendant les cours de Madame Jupin".

 

Pour les besoins de lecture, j'ai traduit directement du langage texto-ado puisqu'à l'origine dans le texte, ça donnait ça : "Pour tou ce ki se fon chié pendan lé cour de Madam Jupin"...

 

Ce merveilleux groupe, déjà constitué de 5 membres en 1 heure de création, commençait à vivre à travers les commentaires riches et imagés de ses nouveaux adhérents...

 

"Oué on se fé trop chié! Sé cour cé tro de la merd! Lol" (=Oui, nous nous embêtons bien profondément, ses cours, c'est de la matière fécale, qu'est ce qu'on rigole)

 

"On va la fér chié 2min, tu va voir!!! Mdr!!" (=Nous allons l'importuner demain, tu verras! Je suis mort de rire à l'avance)

 

A nouveau, je me suis demandé ce que je devais faire... laisser faire... en parler à ses parents...

 

J'ai décidé d'en parler à l'intéressé...

 

J'ai donc pris mon neveu entre 4 yeux et je lui ai expliqué longuement les dérives de Facebook, les mauvaises utilisations que les gens pouvaient en faire et qu'il devait se méfier de cet outil qui mettait tout le monde tout nu et tout bronzé!

 

Il n'a rien dit.

 

Je ne savais pas si ma petite leçon de morale avait fonctionné...

 

Le lendemain, le groupe avait disparu. Il avait compris.

 

Je me réjouis donc de cette attitude et m'empresse de le signaler à ma mère...

 

Je tresse des couronnes de laurier sur la tête de Gustave, quel enfant responsable, quelle attitude mature, hourra, hourra!!!

 

Je raccroche puis décide d'aller faire un tour sur Facebook...

 

"Ah tiens... quelqu'un a posté quelque chose sur mon mur..."

 

Et là, sur mon mur était posté un quizz proposé par Gustave...

 

"Quel est la taille de ta bite?"

 

Ce quizz étant délicatement agrémenté d'une image de lémurien doté d'un appareil génital tout à fait impressionnant...

...

Par zadzig - Publié dans : Zadzig stories... - Communauté : humour et bonne humeur
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