Samedi 9 janvier 2010 6 09 /01 /2010 16:15

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Comme toujours sur ce blog de haute volée intellectuelle, j'ouvre un nouveau sujet drôlement passionnant qui ne manquera pas de déchainer les foules.

 

Je veux parler d'un truc que tout le monde fait, que tout le monde a vécu, que tout le monde aime ou redoute...

 

La séance chez le coiffeur...

 

Je parle de ça car j'ai ENFIN trouvé un coiffeur qui a compris la psychologie déviante de mon cheveu.

 

30 ans de combats, d'explications inextricables, d'essais ratés...

 

Ceci dit, car décidément la vie est trop injuste, mon coiffeur a compris mon cheveu mais n'a pas bien cerné ma personnalité.

 

Alors que des fois, je suis tombé sur des coiffeurs qui me comprenaient moi mais pas mes cheveux...

 

Comment ?

 

C'est confus ?

 

Je reprends depuis le début.

 

Pendant toute mon enfance, ma mère m'emmenait chez un coiffeur pour homme plutôt Vieille France... "Chez Didier"

 

Oui, ça ne s'invente pas. Clairement le glamour n'était pas le but visé par le salon...

 

Ce coiffeur avait la particularité de parler peu et en plus il chuchotait :

- Bonjour...

- Comment je vous coiffe?

- Ca vous va?

- Ca fera 65 francs (ben ouais, je sais, c'est ignoble, mais je suis né avant 2002...)

- Merci, au revoir

Son salon était donc plongé dans un silence quasi monacal. Vue la personnalité discrète et ascète du patron, il était évidemment hors de question de faire beugler Chérie FM...

 

Aller chez le coiffeur, c'était donc pour moi, un moment de repos et de détente. Je passais une demi-heure dans une ambiance cotonneuse, un peu hors du temps avec juste les bruits sourds de l'agitation urbaine en fond...

 

Ceci dit, il y avait un hic.

 

Un hic capillaire en forme de champignon mort.

 

Et oui, c'était une époque où je ressortais toujours avec une coiffure pas possible...

 

Oui, car autant ce coiffeur comprenait mes désirs de calme, autant il ne panait rien de rien à la nature perverse de mes cheveux de côtés...

 

Sur les photos de l'époque, j'arbore donc une coupe à la Mireille Mathieu croisée avec le petit Grégory, bref un truc drôlement pas terrible.


Dès la sortie du salon, je longeais les murs en regardant par terre, me précipitais chez moi pour mouiller le champi géant et essayer de le faire disparaître à l'aide de divers procédés : laque, gel et autres cires...
 

Adolescent, j'ai commencé à me révolter contre cette coupe de champignon dépressif et je suis allé à la recherche d'un salon plus moderne.

 

C'est là que j'ai découvert un autre univers. Celui des coiffeuses maquillées comme des camions volés au vocabulaire de bigoudis. Tout ça sous des néons jaunes et bleus avec une radio crachotante qui vocifère les derniers tubes de Céline Dion...

 

J'ai erré de salon en salon, regrettant presque ma coiffure champignon.

 

Comme je recherchais quelque chose de plus contemporain que la coupe champi années 80, je laissais carte blanche aux coiffeuses.

 

La mèche, la brosse, la mèche brossée, la brosse méchée, la permanente de caniche, le caniche permanent, j'ai tout eu.

 

Puis, un jour, je suis tombé sur une coiffeuse qui commençait à comprendre mes cheveux.

(Surtout ceux des côtés qui rebiquent et qui s'aplatissent en même temps...)

 

J'étais drôlement content si ce n'est que cette coiffeuse était conne stupide.

 

Je devais donc supporter ces monologues abrutissants sur le fait que la corrida c'est mal, l'été c'est trop chaud, l'hiver c'est triste et que les gens roulent vraiment trop vite sur la départementale d'à côté.

 

Un jour, on discutait cinéma. Nous sommes venus à parler de Titanic et là, j'ai pris conscience de l'immensité drôlement immense du problème.

 

Elle (enthousiaste) : "Vous avez été voir Titanic? Moi j'ai adoré!!"

 

Moi (réveillé) : "Hein...euh...oui...oui, moi aussi, j'ai bien aimé..."

 

Elle (la larmichette qui pointe) : "Ah ouais, c'était trop bien, j'étais à fond dans l'histoire et puis la fin c'est drôlement triste..."

 

Moi (compatissant): "Ah oui, quand Jack meurt en laissant Rose sur son bout de bois pas super étanche"

 

Elle (choquée): "Ah oui, ça c'est triste mais ce bateau qui coule, tout ça parcequ'il a bugné dans un glaçon géant, c'est horrible, moi j'étais drôlement surprise..."

 

Moi (surpris) : "Surprise? De quoi?"

 

Elle (révoltée) : "Ben que le bateau il coule"

 

Moi (interloqué): "Mais, c'est le Titanic, vous ne vous attendiez pas à ce qu'il arrive à New-York pile poil à l'heure en faisant pouet pouet?"

 

Elle (naïve) : "Ah ben si, moi je ne connaissais pas l'histoire hein...personne ne m'avait dit qu'il allait couler"

 

Je ne savais pas qu'une personne comme ça pouvait exister. Je l'imaginais accroché à son fauteuil de cinéma en train de se demander si le bateau allait ou non sombrer...


J'imagine qu'en tant que grande fan de James Cameron elle est allée voir Avatar et qu'elle cherche encore sur une carte du système solaire où est placée cette putain de planète Pandora...
 

Après cet épisode, j'ai déménagé et j'ai continué à écumer les salons...

 

J'ai repris espoir car dans ma nouvelle rue, il y avait un salon de coiffure complètement Vieille France. Le coiffeur était Meilleur ouvrier de France et avait gagné tout plein de coupe. Son salon orange et marron était rempli de trophées kitsch avec des rubans bleu blanc rouge et il y avait toute une série de rangées de têtes en plastoques avec des moumouttes.

Oui, Môsieur revendait aussi de la moumoute aux Madames en manque de touffe capillaire...

 

Pendant la coupe, je fixais ces drôles de tête et ça m'apaisait...

 

Le salon improbable quoi.

 

Oui, mais voilà, j'avais la paix.

 

J'avais retrouvé le Didier de mon enfance.

 

Même silence, même distance courtoise et malheureusement... même coupe champignon...

 

Au début, j'ai trouvé ça marrant mais bon, à bientôt 30 ans et toujours célibataire, fallait pas non plus complètement déconner.

 

Le destin a choisi pour moi. Mon petit Môsieur a pris sa retraite et a revendu à une vilaine Josiane qui s'est empressée de Chérie FMiser le salon...

 

La semaine dernière, je suis tombé sur un autre profil type de coiffeur...

 

Vous imaginez la grande folle blond platine en train de jouer à la tête à coiffer.

 

Oubliez!

 

J'ai découvert le coiffeur blaireau.

 

En fait, je pense que le coiffeur a tellement peur qu'on le prenne pour une tafiole intégrale qu'il en rajoute pour faire mec super viril.

 

Au moment de démarrer la coupe, j'ai encore l'espoir qu'il soit un adepte du silence et du calme quand il se lance :

 

"Vous aimez le foot?"

 

"..."

 

" Vous n'avez pas regardé le match hier soir?"

 

"Un match? Qué match? Ah... non...en fait... je ne suis pas très foot"

 

"ah..."

 

Un silence gêné s'installe. Au bout de 2 minutes, je culpabilise, je me dis que je ne suis quand même pas très sociable, ce pauvre coiffeur voulait faire un effort...

 

Bref, du coup, je lance une perche

 

"Et sinon, ça marche le salon? Ce n'est pas trop galère avec les travaux du tramway?

 

Bon, ça va, je sais c'est naze mais ça fait genre je m'intéresse à son business de touffe, je ne vais pas non plus lui demander s'il n'aurait pas une idée là tout de suite comme ça pour résoudre le conflit israélo-palestinien...

 

"Ca nous fait un peu de tort... c'est vrai que la circulation est difficile"

 

En même temps, il jette un regard à la rue. Une Porsche passe...

 

"Waouw, vous avez vu la bagnole?

 

"Hein...heu... non... pas vraiment..."

 

"C'est de la bombe cette voiture. Vous aimez l'automobile?"

 

"ah... non...en fait... je ne suis pas très voiture"

 

Ce n'est pas parce qu'il est coiffeur qu'il doit brandir son certificat d'hétérosexualité en permanence! Foot, bagnole... c'est quoi le prochain sujet de conversation? Le nouveau calendrier Pirelli? Le meilleur resto de steaks de la ville?

 

Mon coiffeur actuel est comme ça... on a parlé stades, mercato, audi et mercedes... c'était horrible, oui mais voilà, il comprend l'essence de mon cheveu.

 

Grace à lui, je ne me retrouve plus, 15 jours après une coupe, avec deux pains aux raisins géants sur les tempes.

 

Oui, vous visualisez Princesse Leia.

 

Ben, voilà, c'est moi.

 

Grace à lui, mes cheveux de côté ne se mettent pas à faire un effet pain aux raisins... et ça c'est énorme!

 

La conversation a continué tant bien que mal...

 

Il devait être complètement désespéré et moi aussi.

 

Après un second silence géné... il a enchainé sur LE sujet de conversation des coiffeurs... : le temps!

 

Qu'est ce qu'il fait froid/qu'est ce qu'il fait chaud? Quel vent!/ Quel humidité!/Quel triste temps/ Vous avez vu la neige hier soir?/.... blablablablablablabla....

 

M'en fous, j'ai plus mes pains aux raisins!

Par zadzig - Publié dans : Zadzig stories... - Communauté : foll-ouf
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Jeudi 7 janvier 2010 4 07 /01 /2010 09:00

supernanny

Super Nanny : le debrief

 

Ca fait longtemps que je voulais débriefer la seule émission qui te coupe direct l'envie de faire des enfants.

 

Donc hier, sur notre Poste à conneries, nous avons eu la joie de découvrir les aventures de Super Nanny à Vienne et à Angers...

 

Cette émission, c'est toujours pareil, des enfants qui hurlent des insultes de vieux camionneurs, des parents totalement dépassés... à chaque fois, tu te dis, ce n'est pas possible, où vont-ils chercher des cas pareils et puis l'émission suivante, c'est encore pire...

 

Heureusement, la Super Nanny a une sacrée personnalité. Comme le dit la célèbre présentation "Des maisons bourgeoises aux palais orientaux, SuperNanny a acquis beaucoup d'expériences auprès des jeunes enfants..."

 

Donc lundi soir, du côté de Vienne, il y avait du lourd... du très lourd...

 

Un monstre Une petite fille avec un drôle de nom... un truc du genre Narnia, Maroilles ou Dawa... oui, d'ailleurs, je propose de l'appeler Dawa car ça lui va vachement bien.

 

Donc Lucyfer Dawa elle est du genre démon enragé.

 

Elle vit dans une tour avec sa mère et son père.

 

Elle arbore la même coiffure élégante et distinguée que sa mère, c'est-à-dire un mélange apocalyptique de mèches ébouriffées et de longues rastas...

 

Enfin, du côté maternel, les jeunes mèches folles ont laissé place à des cheveux gras et lourds.


Rien que niveau coiffure, tu comprends pourquoi la famille est aussi "destructurée"...
 

Dawa évolue dans un appartement décoré à coup de meubles de récupération recouverts de 2 centimètres de crasse...

 

Le père est un drôle de petit monsieur à moustache tout droit sorti d'un film des années 40... On ne le verra que passer en arrière plan sans jamais se faire choper par Super Nanny...

 

Au début du reportage, on découvre donc le quotidien de cette famille...

 

La petite Dawa mange les pieds sur la table puis noie sa tartine dans du coca, puis jette le tout au sol, puis marche sur sa tartine imbibée de coca...

 

La mère a la tête dans le lecteur DVD à la recherche d'un dessin-animé pour rassasier le monstre.

 

Dans ce petit monde chaotique, un petit caniche abricot tente d'exister. A la vue de sa frêle silhouette, on le soupçonne fortement d'anorexie et au regard de l'environnement, on comprend et on compatit.

 

La mère se fait allègrement taper, mordre, hurler dessus.

 

La journée se termine à 1 plombe du mat' devant la télé, dans le canapé quand la petite Dawa, à bout de nerfs, s'effondre...

 

Bref, on a très envie de souffler à M6 d'organiser pour cette famille la première émission multi-émission à savoir : C'est du propre (pour le canapé-lit et la trace noire supra douteuse), D&CO (pour le meuble playmobil qui sert de table à manger), Nouveau look pour une nouvelle vie (pour les rastas alliés à une coupe très Desirless...), Un dîner presque parfait (pour les dîners tartine au fromage mouillée au coca), Générations familles (pour les problèmes d'anorexie du chien)...

 

Le lendemain, Super Nanny arrive donc dans l'appartement et personne ne fait attention à elle...

 

La petite Dawa se roule par terre en hululant, la mère se protège comme elle peut des roustes de sa fille et le caniche abricot, traumatisé par la scène, part se faire vomir ses frolics dans les toilettes...

 

En arrière plan, un petit monsieur en cravate rouge passe sans rien dire...

 

Super Nanny parvient quand même à dire bonjour à la petite équipe.

 

Assez rapidement, la petite Dawa sent qu'elle va devoir faire face à plus fort qu'elle...

 

Oui quand Super Nanny se met à deux centimètres, fait ses gros yeux avec sa chevelure blond pipi et ses dents en chasse neige, ça fait drôlement peur aux enfants!

 

La Dawa la ramène drôlement moins.

 

Cependant, Super Nanny décide de rompre avec le rythme habituel de l'émission (au début, elle est censée observer!) et impose tout de suite SES règles.

 

Il y a drôlement urgence.

 

Le caniche abricot ne s'alimente plus et le moustachu en cravate rouge a disparu de la circulation.

 

Les règles de Super Nanny sont assez simples.

 

Et puis ce sont toujours les mêmes.

 

Des trucs qui paraissent évidents.

 

En gros, il faut dormir dans son lit, manger à table, ne pas dire de gros mots et ne pas taper sa mère.

 

En revanche, pour être qualifier pour participer à Super Nanny, c'est l'inverse : il faut dormir n' importe où, manger par terre, jurer comme un charretier et frapper sa mère.

 

Et puis Super Nanny impose des punitions. Aussi, quand la diabolique charmante Dawa dit à sa mère "tu pues du gros cul", et bien cette dernière réagit enfin et punit sa fille malgré le fait que Dawa n'ait pas forcément entièrement tort...

 

Comme toujours, Dawa passe de petit monstre démoniaque et manipulateur à petite fille rieuse et attachante.

 

On aimerait que Super Nanny aille plus loin et coupe les rastas de cette famille à la dérive...

 

Mais non, elle s'arrêtera là et partira le cœur léger.

 

...

 

L'émission suivante se déroule à Angers...

 

Pourtant point de douceur angevine à l'horizon mais un duo d'enfants complètement disjonctés.

 

Ainsi, la petite de 3 ans et demi traite sa mère de "putain" et le petit de 6 ans dit à sa tante "je vais te niquer"...

 

La mère tente de faire face en s'occupant de tout pendant que le père erre dans l'appartement à la recherche d'un rôle, d'une mission, d'un sens à sa vie...

 

Il attend beaucoup de Super Nanny car il ne connaît plus de vie de couple...

 

Traduction : "ça fait 2 ans que je me la colle derrière l'oreille, j'en peux plus!!! "

 

On comprend bien la situation puisque les enfants s'endorment tous les soirs vers minuit dans la chambre des parents...

 

Super Nanny déboule donc dans l'appartement en constatant les mêmes erreurs que tout le monde : pas de dîner en famille, pas de dodo dans son lit, pas de punition...

 

On se demande pourquoi les parents en difficulté ne regardent pas Super Nanny une fois pour appliquer ses recettes magiques... au lieu de se faire humilier en direct devant la France entière et de passer pour des parents indignes...?

 

Super Nanny refait le coup aux enfants de "je me mets à deux centimètres et je fais peur avec mes grosses lunettes et mes dents de traviole"

 

Ca marche, la petite hurle "maaaaaaaman" en manquant de se pisser dessus...

 

Le petit garçon, en revanche, n'est guère impressionné... C'est de la graine de délinquant comme dirait la mère... Effectivement, à 6 ans, le petit a déjà un regard qui fait froid dans le dos...

 

Un truc à faire venir un prêtre avec crucifix, gousse d'ail et des packs d'eau bénite...

 

Un soir, Super Nanny parvient à coucher les enfants à 21h30...

 

Les parents sont désemparés...

 

Puis la jeune mère embrasse son mari.

 

Mission réussie pour Super Nanny...

Par zadzig - Publié dans : Confessions intimes et autres délices audiovisuels - Communauté : Que de l'humour
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Mardi 5 janvier 2010 2 05 /01 /2010 09:43

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Me revoilà, fidèle au poste, malgré les fêtes et ses nombreux débordements...

 

En l'occurrence, je veux parler de débordements caloriques...

 

Oui, les fêtes ont eu définitivement raison de mon poids...

 

Tout est à recommencer...

 

Ca a commencé début décembre avec ces stupides et affreux petits chalets de Noël et leurs irrésistibles sordides effluves de gras...

 

Commencer le mois de décembre à coup de churros et autres croustillons, c'était déjà perdu d'avance...

 

Après, vers la mi-décembre, on commence les fêtes de pré-Noël...

 

Oui, parce que au cas où tu ne boufferais pas assez à Naouël, on préfère être précautionneux et se taper la cloche avant!

 

C'est donc parti pour les Noël au boulot, entre amis, au club de sport...

 

A la limite, c'est la partie la plus craignos car les gens ne font pas des efforts surhumains pour ces Noël au rabais.

 

T'as pas forcément envie d'apporter à tes collègues qui te font chier toute l'année durant des chocolats à la pépite du Guatemala dorés à la feuille et fourrés à la crème de safran.

 

Du coup, au boulot, c'est ambiance chocolat bas de gamme et mandarine...

 

Et là, le drame continue : non seulement tu prends du poids mais en plus c'est dégueulasse...

 

Puis vient LE jour J!

 

Là, tu n'as pas intérêt à faiblir.

 

T'en a marre de te taper des papillotes industrielles depuis 15 jours alors t'es super motivé pour te rouler dans la dinde aux marrons élevée avec une cuillère en argent dans le bec...

 

Le 24 au soir, le concours de gavage d'oie est donc officiellement lancé dans "The other family"...

 

Foie gras, huitres, dinde et autres buches... tu bouffes jusqu'à ce que le petit Jésus montre le bout de son nez pour oublier que "The other family" c'est aussi une "The other ambiance"...

 

Le lendemain, c'est reparti dans "My family"... Déjà, en temps normal dans "My family", je prends 3 kilos rien qu'en passant la porte mais alors le 25... c'est no limit...

 

Pour vous la faire vite et vous donnez le ton, c'est foie gras en apéro et truffes en chocolat en digestif...

 

Les jours qui suivent, il faut finir les "restes", oui, nous n'avons mangé que 2 foies gras sur 4, que 3 bourriches sur 5, que 2 buches sur 4...

 

En dehors des repas, ma mère passe ses journées en embuscade dans la maison avec un plateau de gâteaux au vin blanc à se taper le cul par terre... Tu es au bord de l'agonie calorique mais tu te ressers sans réfléchir, comme un chat devant des croquettes...

 

Après vient l'escapade en montagne... pas de chance, à 1 500 mètres, il n'y a pas un bonhomme de neige à l'horizon... du coup, l'après-midi, on se promène dans l'herbe mouillée et surtout ON BOUFFE!!!

 

3 jours sous perfusion de tartiflette, fondue, raclette et autres chamois farcis à la crème de marmotte...

 

Puis, au moment, où les choses semblent se calmer, vient le 31...

 

Et là, c'est reparti pour un gavage en règle, entre amis cette fois. Comme chacun amène quelque chose, tout le monde veut faire bien et amène TROP de choses TROP bonnes...

 

Cette histoire finit donc mal en dîner avec 15 apéros, 12 entrées, 5 plats principaux, 365 fromages et 48 desserts...

 

Je passe sur la bonne idée du convive qui a ramené des huitres géantes genre vieux steak de cheval vert et bleu dans une coquille!

 

La première huitre avec laquelle j'ai failli m'étouffer et que j'ai du mastiquer pendant deux bonnes minutes...

 

Pour commencer le dîner, il faut avouer que ce n'est pas le truc qui ouvre forcément l'appétit! Ca te file direct la gerbe oui!

 

Le lendemain, tu es au bord de l'agonie... tu rêves d'un radis noir, tu divagues à l'idée d'une feuille de salade, limite tu te touches en pensant à une courgette à l'eau...

 

Pourtant, en ce premier jour de l'année, en famille, il ne faudrait quand même pas déconner et manger un repas normal.

 

Non.

 

C'est la nouvelle année, merde!

 

Alors pourquoi ne pas la commencer la tête dans la cuvette avec une poularde géante aux marrons?

 

Ben oui pourquoi pas !

 

Je passe sur le délire culinaire de ce premier jour de l'année où tu te coltines ta 59 8652 ème tranche de foie gras du mois...

 

Les jours qui suivent ne s'arrangent pas. Dès qu'un voisin ou un ami sonne, on sort frénétiquement les boîtes de gâteaux et les pates de fruit au cas où il serait affamé suite à un séjour prolongé dans le désert (?).

 

Heureusement, début janvier, le rythme redevient normal...

 

Et c'est là que l'épiphanie déboule avec ses galettes magiques...

 

D'ailleurs ma boulangère remet ça cette année...

Par zadzig - Publié dans : Zadzig stories... - Communauté : humour et bonne humeur
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Mercredi 23 décembre 2009 3 23 /12 /2009 13:40
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Par zadzig - Publié dans : Peluches vivantes... - Communauté : humour et bonne humeur
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Lundi 21 décembre 2009 1 21 /12 /2009 10:12

Cailloux

L'année suivante, je passais tranquillement des vacances à Singapour...

 

Mes douleurs sont revenues, or je n'avais pas pris mes médicaments de secours. Je me suis donc précipité chez un médecin chinois qui baragouinait trois mots d'anglais.

 

Il faut dire que la médecine à Singapour, c'es très particulier, tu as juste l'impression d'être à La Poste... tu prends un ticket, tu attends dans une pièce bondée de chinois qui crachotent et qui mangent des nouilles (?), le médecin te reçoit à une sorte de mini guichet adossé à un mur avec un rideau qui te sépare de l'accueil...

 

J'ai pris sur moi et j'ai donc expliqué au docteur Chang que j'avais des "stones" dans mon "belly"... il a semblé comprendre, m'a prescrit des antidouleurs et m'a dit que dès que j'avais une crise, surtout il fallait que je boive énormément!

 

Forcément, j'étais un peu stupéfait car en France on me disait exactement de faire l'inverse.

 

Je l'ai fait répéter, je lui ai expliqué que dans mon pays civilisé on me disait tout bien le contraire, il a rigolé en disant que je n'allais quand même pas remettre en cause trois millénaires de médecine chinoise...

 

C'est sur mais faudrait quand même voir à se mettre d'accord, nan?

 

Je suis donc reparti en ne sachant quelle attitude adopter en cas de nouvelle crise...

 

Bref, pendant ce séjour asiate j'ai quand même appris que le calcul devait être soluble dans les nouilles sautées car ce caillou là n'est jamais sorti et a disparu tout seul...

 

Un an plus tard, j'étais à Prague.

 

Entre deux visites de maisons Art Nouveau, mes douleurs m'ont repris et j'ai fait la même cruelle constatation : oubli des médicaments magiques à la maison!

 

Me voilà donc à arpenter les rues praguoises à la recherche d'un cabinet médical ou d'une pharmacie...

J'ai fini par attérir dans une pharmacie tchèque en train d'expliquer à une charmante pharmacienne que j'avais des "stones " dans mon "belly"...

 

Elle ne captait absolument rien à mon anglais de 6ième ("Brian is in the kitchen", tout ça...). Elle a fini par appeler sa collègue qui a écouté religieusement ma pathétique histoire de "stones" dans le "belly"... elle a semblé finalement comprendre et m'a apporté un spray nasal...

 

Forcément, l'espace d'un instant, j'ai cru que j'allais me mettre à pleurer, pourtant la pharmacienne semblait très sure d'elle.

 

Et elle avait raison, le spray nasal antidouleur tchèque à bien fonctionné...

 

De retour en France, j'ai recommencé mon cirque d'orpaillage à base de pipi et de filtre à café...

 

Et un jour, l'impensable se produit...

 

J'avais pissé mon caillou DANS le filtre à café...

 

Je ne peux vous dire dans quel état de joie, ça m'a mis.

 

Plus fort que mon bac, plus intense que mon premier baiser : j'avais MON caillou!

 

J'ai observé longuement le Graal qui, pour votre information, ressemble à une espèce de mini météorite...

 

Fier comme Artaban, j'ai immédiatement pris rendez-vous chez mon médecin pour faire analyser ma production minérale.

 

Le lendemain, il m'accueille dans son cabinet. C'est un médecin très particulier, un peu vieux, un peu fouillis, un peu bordélique mais il est sympa.

 

Je lui tends fébrilement mon Graal.

 

Il le prend dans sa main, le retourne, l'observe et puis soudain il le fait tomber sur son bureau...

 

Or son bureau est recouvert d'un fatras d'ordonnance et de papiers en tout genre...

 

Je me précipite alors au-dessus de son bureau car je pressens la suite...

 

Comme si j'étais chez moi, je commence à farfouiller dans son bordel.

 

Trois ans que je cours après ce caillou-pute, trois ans qu'il me laboure les reins, trois ans que je le poursuis comme un flic derrière Al Capone et voilà que mon médecin le paume au milieu de son bordel.

 

Moment de solitude.

 

"Oups" qu'il me sort le docteur Ducon.

 

"Je crois bien qu'il est perdu!"

 

Et vous savez quoi?

 

Je suis parti en payant 23 € un médecin-pute qui m'a perdu mon caillou-pute.

 

Heureusement, un plus tard, un nouveau caillou-pute réduisait mes reins en bouillie...


Oui, j'ai la chance de produire autant de minerai que la Lorraine dans les années 50...
 

J'ai donc repris mon activité favorite : jouer avec mon pipi!

 

Et la technique du filtre à café a de nouveau fonctionné.

 

J'avais la bêêêêête rocailleuse n°2.

 

Cette fois, je vais directement au laboratoire d'analyse médicale avec le caillou dans un fourgon blindé et une escorte policière une pochette en plastique.

 

Une fois les analyses délivrées, je vais chez mon médecin pour entendre le pourquoi du comment je me tape des gravillons taillés en pointe dans mes reins.

 

Explication du médecin :

 

"Vous devriez éviter les framboises, les asperges et le vin blanc. Merci au revoir, ça fera 23 €..."

 

Tout ça pour ça...

 

AAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHHHHHH!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Par zadzig - Publié dans : Zadzig stories... - Communauté : foll-ouf
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Mercredi 16 décembre 2009 3 16 /12 /2009 17:30

grains d'or alluvionaire

 

Après la confession de mes malheurs professionnels, voici la confession sur les problèmes de santé...

 

C'est pratique ce blog, je me fais une psychothérapie à l'œil, les gens qui m'écoutent apprécient vraiment mon récit (?) et je n'engraisse pas un charlatan psychanalyste.

 

Bref.

 

Oui, je suis atteint d'un mal incurable plutôt relou : les calculs...

 

Pour ceux qui ne sont pas au courant, un calcul, ce n'est ni une multiplication qui prend la tête, ni une équation à 12 inconnues, non c'est juste un connard de petit caillou qui danse la lambada dans tes reins.

 

Et des fois ce petit caillou-pute bloque la circulation ou se frotte aux parois et alors à ce moment, même si tu es un homme, tu as juste l'impression que tu vas accoucher.

 

C'est ce que l'on appelle joliment et élégamment "une colique néphrétique".

 

Avant d'en avoir, j'avais très peur de ce mot "colique néphrétique"... Je ne sais pas pourquoi mais j'imaginais qu'il s'agissait d'une colique vraiment super dégueulasse.

 

Déjà, qu'une colique, vous admettrez que c'est moyennement glamour mais alors une "colique néphrétique", j'imaginais un truc de malade ou tu te vidais entièrement à coup de spasmes scatologico-explosifs.

 

Le truc où après, t'es obligé de refaire entièrement tes toilettes du sol au plafond.

 

Comme dirait le Doc, en fait une colique néphrétique, ce n'est pas sale.

 

Et effectivement, une colique néphrétique c'est une colique sans caca.

 

Donc c'est carrément propre et on est rassuré pour les toilettes, mais en revanche ça fait juste super mal.

 

Un mal à se taper la tête contre les murs.

 

La première fois que j'ai eu ça, c'était pendant ma période Cosette.

 

Celle où j'enchaînais les petits boulots pitoyables.

 

J'étais tellement Cosette de l'attitude que j'avais prévu de passer Pâques tout seul comme une cloche.

 

Mes parents se prélassaient sur une plage exotique, le reste de ma famille était très occupé à chercher les œufs cachés dans le jardin par la cloche relou qui fait la même blague chaque année, mais moi, j'étais seul, à Paris, dans mon 20m²...

 

Du coup, je me suis dit que j'allais quand même profiter de Pâques en me tapant une poule en chocolat.

 

Je me suis donc vengé sur une poule en chocolat.

 

Seulement, à peine terminée, la poule s'est réveillée. Elle me becquetait de l'intérieur... et ça me provoquait des douleurs pas géniales...

 

C'est marrant parce que je n'étais même pas surpris.

 

A cette période, la loose imprégnait tellement ma vie que je trouvais ça limite normal de me taper une crise de foie à cause d'une malheureuse poule en chocolat de 25 grammes...

 

J'avais pris l'habitude des retours de boomerang DANS TA FACE FORCE 12...

 

Et puis les heures sont passées et d'un maux de ventre, ma douleur est passée à une sensation de déchirement intérieur...

 

J'ai appelé au secours SOS médecin...

 

Le docteur SOS est venu, m'a fait une piqure de Spasfon malgré le fait que je lui dise que le Spasfon est le seul médicament-blague de ma vie qui n'a absolument jamais fonctionné sur moi (pas vous?)... et il est reparti avec un chèque qui équivalait à 3 jours de boulot...

 

Deux heures plus tard, je m'attendais à accoucher à tout moment...

 

Je me disais qu'avec mon bol légendaire Dieu m'avait choisi pour être le premier homme à accoucher...

 

Étant masculin de mon état et quand même un peu rationnel (si si des fois...), je suis finalement parti aux urgences.

 

Là-bas, ils m'ont fait mariner toute la nuit et puis le matin, une fée infirmière est venue et m'a fait une piqure pour me libérer de mes souffrances...

 

Après étude approfondie de mes boyaux, il se trouvait qu'il y avait une exposition géologique dans mon rein et je n'étais même pas au courant... En effet, un caillou-pute faisait du mal à mon intérieur...

 

Le médecin m'a alors expliqué la marche à suivre pour éliminer le caillou naturellement... Il fallait boire beaucoup d'eau et sauter en l'air pour que le caillou-pute parte avec le flux... mais en revanche, il était interdit de boire pendant une crise.

 

Pendant une colique néphrétique quoi!

 

L'objectif de boire beaucoup en dehors des crises, c'était de faire descendre le caillou à travers mes organes (miam!) et de récupérer, à la sortie, le caillou-pute afin de lui examiner la trogne...

 

Donc, je résume : tu bois 10 litres d'eau par jour, tu vas aux toilettes à peu près 20 fois par jour et en plus, tu dois pisser dans un filtre à café pour récupérer ta pépite même pas en or...

 

Limite un job à plein temps.

 

Évidemment, le coup du filtre à café, je le faisais un coup sur deux.

 

Je n'ai jamais été fan des jeux à base de pipi-caca, encore moins quand ça se répète 20 fois par jour...

 

Et puis, évidemment, ce qui devait arriver, arriva...

 

Un jour sans filtre à café, je faisais pipi tranquille quand soudain... plus rien...

 

C'était bizarre car j'avais encore envie...

 

D'un coup le jet est revenu expulsant par la même occasion un caillou!

 

Par pudeur, je passerais rapidement sur la sensation la plus étrange de ma vie... mais pourtant c'était bien vrai : j'avais pissé un caillou!

 

Là s'offrait à moi deux options.

 

L'une à base de mains dans le pipi, la tête dans la cuvette pour récupérer le caillou-pute.

 

Et l'autre, plus classique à base de tirage de chasse d'eau.

 

J'ai opté pour la seconde... en sachant que les douleurs ne reviendraient pas tout de suite.

 

Je suis ressorti des toilettes, fier comme si j'avais pondu un œuf en platine. Et puis, je n'avais qu'une envie c'était de raconter l'extraordinaire à mes collègues : je venais de pisser un caillou...!

 

Finalement, j'ai préféré me taire... et je crois que j'ai bien fait!

 

J'ai donc été tranquille pendant une année...

Par zadzig - Publié dans : Zadzig stories... - Communauté : foll-ouf
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Lundi 14 décembre 2009 1 14 /12 /2009 17:31

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Encore un billet de psychothérapie blogosphérique sur les petits boulots...

 

Actuellement en questionnement professionnel, ça me fait du bien de constater que ça va quand même mieux que pendant cette incroyable période de loose intergalactique...

 

Apparemment, je ne suis pas le seul, allez donc voir du côté de chez Cassiopée.

 

...

 

Un de mes premiers petits jobs consistait dans la distribution de journaux gratuits pour étudiants. Pour ce job, on cherchait manifestement un pigeon un étudiant avec une voiture et des gros bras. Pour la voiture, c'était ok, pour les gros bras, pas vraiment.

 

Le job de pigeon consistait à récupérer une tonne et demie de journaux, les mettre dans sa voiture et faire le tour de TOUTES les écoles de l'agglomération lyonnaise...

 

Comme vous pouvez l'imaginer, il y avait plusieurs trucs qui ne collaient pas...


- Faire rentrer une tonne et demie de journaux dans une 205 junior...!?#*!?

- Rouler dans une 205 junior avec une tonne et demie de journaux dans le coffre, sur tous les sièges, dans la boîte à gants, sous les pédales, sur le toit, sous les essuie-glaces... en gros : manquer de se tuer pour gagner 100 €

- Faire le tour de TOUTES les écoles de l'agglomération lyonnaise, environ 250 au programme...

 

Au début, j'étais tout bien consciencieux...

 

Je partais, ma 205 chargée jusqu'à la gueule avec les suspensions en vrac (la pauvre) et je passais plusieurs jours dans mon kiosque à journaux roulant. Pour chacune des 250 écoles, il fallait trouver une place, se garer, porter les journaux, les déposer, repartir et recommencer ça... 250 fois.

 

Ma 205 junior, comme moi-même on est vite tombé en dépression dépressive...

 

Très vite, le pigeon s'est je me suis révolté et j'ai "personnalisé" le job.

 

J'ai trié les écoles, je déposais plus de journaux qu'il ne fallait au début et comme ça au bout de 10 écoles, j'avais tout fourgué... bref, le job devenait un peu plus rentable et j'ai brisé mes chaînes d'esclave.

 

...

 

J'ai aussi été de nombreuses fois chargé du vestiaire...

 

Généralement, c'est le job pas fatiguant, sauf quand il t'arrive des merdes...

 

Et ça arrive souvent, en fait...

 

"Mais Madame, je vous dis que je n'ai rien au numéro 53 8975 54212 986!!!!"

 

Oui, la Madame au numéro ésotérique qui te fait chier alors que 125 653 personnes attendent derrière en lachant des grands "pffffffffffffffffeeeeeeeeeeeeuxxxxxx"... et puis...

 

"oups!!" qu'elle lâche la Madame...

 

En fait elle m'a donné un vieux ticket de vestiaire du temps de René Coty qu'elle avait gardé au fond de son porte feuille!

 

"Voilà le bon!" qu'elle te dit sans s'excuser de t'avoir traité d'incompétent de vestaire et de t'avoir maudit sur 12 générations...

 

"Le 24.  Et bien voilà votre veste DANS TA TRONCHE!!!! Madame, Bonne soirée, au revoir!"

 

Il y a aussi le cas où il te reste 1 manteau...

 

Il est 23h30, palais des congrès de Lyon, une ambiance à la "Shining"... Tu t'attends à voir débouler Jack Nicholson avec une hache à tout moment dans ce grand hall immense, glacial et vide...

 

Et il te reste 1 manteau...

 

LE manteau de SUPER CONNARD.

 

Qui déboule à minuit moins cinq...

 

...

 

Et puis, il y a les fameuses "enquêtes"...

 

C'est comme ça que tu te retrouves le 23 décembre dans un Géant Casino à demander à la ménagère de moins de 50 ans si elle serait prête à acheter sa dinde farcie aux champignons de Laponie ou sa buche à la mangue de Mauritanie chez Casino...

 

Au bout de quelques heures passées sous les néons de supermarché, et la musique qui te rend aussi intelligent qu'un caddie, tu rentres chez toi et tu remplis les questionnaires tout seul au coin du feu...

 

...

 

Il y a aussi le classique inventaire...

 

J'ai fait ça dans une grande surface de bricolage...

 

Au début, on répartit les pigeons joyeux intérimaires dans les différents rayons...

 

Moi, je m'en foutais pas mal de savoir de quel rayon j'allais m'occuper.

 

Honnêtement entre le rayon "poignées de porte" ou le rayon "luminaire", je ne percevais pas bien la différence...

 

C'est en discutant avec les autres que je me suis rendu compte qu'il s'agissait là d'un enjeu drôlement crucial.

 

Le but du jeu étant d'éviter le rayon "clous et vis"...

 

Faire l'inventaire dans ce rayon, c'était carrément l'enfer... tu devais compter chaque putain de clou, sachant que dans un petit tiroir, il y avait au moins 150 de ces petits connards super pointus...

 

Heureusement, le sympathique chef de rayon pas du tout misogyne a envoyé vite fait toutes les filles au rayon des vis et des clous.

 

Ben, oui c'est bien connu que les filles c'est minutieux et ça a des petits doigts...

 

Je pense qu'il aurait eu des petits n'enfants indiens, il les aurait aussi collés direct à compter et recompter les clous.


Ben oui, ça a drôlement des petits doigts et c'est drôlement minutieux un petit nenfant indien...
 

Enfin bref, pendant ce temps-là, moi, je comptais mes étagères du regard en me baladant dans les rayons et les filles s'explosaient les doigts et le cerveau à compter les bouts de ferraille.

 

...

 

Et puis le petit boulot que j'ai fait un bout de temps, c'était vendeur de stylos dans les grands magasins parisiens... Bon Marché, Galeries Lafayette, Feu La Samaritaine, Printemps Hausmann... je connais tous ces temples du vol de la consommation par cœur...

 

A chaque magasin, sa cible, les stars du petit écran au Bon Marché, les japonais au Galeries Lafayette, les parisiennes branchées au Printemps, personne à la Samaritaine...

 

Pendant ce temps, je me tapais Mamie qui voulait offrir un beau stylo plume pour la première communion de sa petite fille.

 

Vas-y que ça écrit trop petit, trop gros, trop épais, trop noir, que le stylo il est petit, trop gros, trop épais, trop noir...

 

Outre les Mamies, les grands magasins, c'est surtout passionnant pour l'univers des pétasses-vendeuses...

 

Faut dire que t'as vite fait de te taper une mentalité de merde quand tu ne gagnes pas un rond et que tu passes ta journée à infuser tel un sachet de tisane Tilleul-menthe au milieu de produits hors de prix...

 

Ma responsable était le prototype de la fille déchirée entre deux mondes.

 

Pétasse snob la journée, elle redevenait la petite banlieusarde naze le soir...

 

Mariée à un syndicaliste CGT, elle arrivait le matin en tenant de grand discours sur l'exploitation au travail entre des chemises Paul Smith et des ceintures Dolce Gabana.

 

Tiraillée entre ces deux univers opposés, avec l'âge, elle commençait à tomber du côté obscur de la force.

 

C'est ainsi qu'elle avait décidé d'offrir une ceinture BOSS à son mari cégétiste...

 

Chercher l'erreur...

 

Le lendemain, elle est arrivée les yeux rouges et un bleu au visage.

 

Le cégétiste n'avait manifestement pas apprécié sa ceinture PATRON BOSS.

Par zadzig - Publié dans : Zadzig stories... - Communauté : Que de l'humour
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Jeudi 10 décembre 2009 4 10 /12 /2009 09:00

 

Dans mes périodes financièrement foireuses (années étudiantes, chômage, aujourd'hui...), je suis toujours parti à la recherche du billet d'euro sans trop me poser de question...

 

"Il n'y a pas de sous-métier ma bonne Dame", tel était mon crédo et, du coup, j'ai écumé nombre de plans galères pour arrondir mes fins de mois, mettre du beurre dans les épinards, bref, TROUVER DE L'OSEILLE VITE FAIT BIEN FAIT!!! 


Le fil conducteur entre tous ces jobs ce sont les innombrables moments de solitude que l'on peut vivre...
 

Le tout premier "petit job" que j'ai fait, c'était démonstrateur en supermarché...

 

Là, j'ai découvert un univers insoupçonné, celui des "Josiane", et des "Jocelyne" qui se lèvent à 5 plombes du mat' pour gagner une misère en se gelant les orteils au rayon fruit et légumes sous un néon jaunâtre, le best of de Jean-Jacques Goldman qui tourne en boucle dans les oreilles... (je te do-o-oooooone, je te do-o-oooooooooone...)

 

Moi, je devais vendre du Whisky.

Pour chaque bouteille vendue, j'offrais un pichet (Youhoooou, quoi!)

 

Devant cette affaire du siècle (?), les gens se précipitaient!

Et oui, mes affreux pichets partaient comme des petits pains. Les clients prenaient poliment la bouteille et le pichet, seulement deux rayons plus loin, ils posaient la bouteille pour ne garder que le pichet gratuit...

 

Le chef de rayon "liquide" venait alors me voir en me disant que ça n'allait pas du tout du tout du tout du tout du tout...

 

Aaaaaaaaaah!!! Les chefs de rayon! Ca aussi c'est un monde! Un univers peuplé de petits managers courts sur pattes, bedonnants, qui vocifèrent dans leur chemisette en agitant leur gourmette gravée de leur doux prénom "Patrick" ou "Thierry"... Ils incarnent à la perfection le concept du "petit-chef-bête-et-méchant" qui terrorise les Josiane et les Jocelyne.

 

Dans le supermarché, à la fin de la journée, une bande de zyva est arrivée en me proposant un deal douteux : je leur refilais tous les cartons de pichet et ils n'achètaient aucune bouteille...

 

C'est marrant mais ça sentait moyennement le deal équitable, nan ?

 

Au début, j'ai refusé, en me drapant dans mon éthique professionnelle qui sentait un peu le Whisky.

 

Après, quand ils ont commencé à m'expliquer que si je restais trop à cheval sur l'éthique, un comité d'accueil très "spécial" m'attendrait à la sortie du supermarché, j'ai réfléchi une seconde et j'ai laissé tous mes pichets à ces jeunes gens vraiment très persuasifs pour leur âge.

 

Mourir, trépané à coup de caddy, sur un parking de supermarché en banlieue lyonnaise à 22h00 pour défendre la déontologie de l'opération "une bouteille de Whisky achetée, un pichet offert"... très peu pour moi!

 

...

 

J'ai également fait public d'émission télévisée.

 

Oui, pour info, les premiers rangs de "Vivement Dimanche" sont occupés par de jeunes gens à la recherche d'argent frais.


Je sens qu'il y en a quelques uns qui vont ENFIN comprendre pourquoi dans cette émission, qui sent bon la poudre de riz et le pipi chaud des halls de maison de retraite, le public est étrangement composé de jeunes filles en fleur et de jeunes hommes bien peignés.

Tu ne crois quand même pas que tous ces jeunes viennent là pour voir Michel Drucker EN VRAI et assister en direct à la confession de Bernadette Chirac ou la prestation live de Nicoletta et autre Michelle Torr...

 

Sur cette émission, c'était drôle parce qu'en revanche, il y avait tout plein de vieux qui venaient exprès pour voir leurs idoles. Mais les vieux ont les mettait au fond à droite derrière les projecteurs, à côté des toilettes.

 

Du coup, les mamies en goguette, elles rouspètaient que ce n'était pas juste qu'on mette des jeunes payés à sourire au premier rang alors que les VRAIS fans de Michel (Drucker) se retrouvaient au fond de la salle à se démettre les cervicales pour voir un bout de branche de lunette de Nana Mouskouri.

 

Le jour où j'ai assisté à l'émission, Johnny Halliday était au programme. Parmi les petits vieux endimanchés, il y avait donc toute une masse de mecs avec des tee-shirts "tête de loup" et autres tatouages "trèèèèèès distinguéééééééés" comme dirait l'autre. Comme pour les petits vieux, la production a placé les gens vulgaires fans bien loin des caméras genre devant la porte du placard à balais.

 

Malheureusement pour eux, la séquence avec Johnny avait été préenregistrée. A l'heure de l'émission, Johnny devait certainement être en train de changer la couche de Jade ou de passer un scanner du colon. Du coup, ça a été à moitié l'émeute dans le public quand Michel a annoncé Johnny et que le seul Johnny qu'on ait vu était dans une séquence enregistrée qui passait sur un petit écran de contrôle... Certaines personnes étaient venues de super loin, genre Montrouge, donc ça a failli mal tourné...

 

J'ai même eu peur qu'une alliance se forme entre les petites vieilles refoulées au fond et les gros fans de Johnny. Les agents de sécurité auraient été débordés et Dieu sait comment le pauvre Michel aurait fini...

 

En tout cas, personnellement, la gloire était proche, j'étais pile dans l'axe de la caméra et j'ai ri aux blagues super pas drôles des différents chroniqueurs.


J'ai même ri aux blagues carambar de l'affligeante Faustine...
 

Du coup, j'ai aussi compris pourquoi dans cette émission, tout le monde s'esclaffe alors que les chroniqueurs sont tous plus pathétiques les uns que les autres.

 

Quand t'es payé 500 € pour un après-midi, tu ris et pis c'est tout.

 

...

 

Dans ma période de loosite aigüe, j'ai aussi fait agent de sécurité au Salon du Bourget.

 

Un grand moment où tu dois palper du gros Robert qui vient voir les n'avions avec sa femme Jocelyne et ses enfants Kevin et Brandon...

 

Palper des fringues Quechua poisseuses et des corps adipeux toute la journée... Un vrai exercice mental pour tenter de transporter son esprit ailleurs... sur une plage...au soleil... seul!

 

Dans ce job, tu ne peux pas palper les filles. Du coup, LA blague du jour c'est quand Jocelyne, 60 ans et pas toutes ses dents, te déclare l'œil lubrique : "Ah, ben moi je veux bien me faire palper par le jeune homme...!"

 

Je passe sur les gloussements hystériques qui suivent la phrase.

 

Oui, vraiment, je passe...

 

Après, le truc affreux, c'est qu'il faut savoir que les couteaux sont interdits. C'est là que tu découvres que tous les "Robert" ont leur couteau suisse accroché à la ceinture et que leur demander de le retirer c'est genre leur arracher les deux bras. Tu as beau leur expliquer qu'à priori il ne se fera pas attaquer par un sanglier enragé dans l'espace du salon et qu'il n'aura donc pas l'utilité de son "arme", Robert il ne comprend pas bien qu'on lui enlève cette partie là de lui-même...

 

Drôlement fatiguant, quoi!

 

...

 

Parmi mes trop nombreux plans loose, j'ai aussi distribué un journal économique aux hommes d'affaires dans les aéroports à 6 plombes du mat'...

 

Tu te lèves en pleine nuit, tu rejoins tous tes copains de loose professionnelle et c'est parti pour l'aéroport.

 

Là-bas, au bord de l'épuisement pour cause de nuit de 3 heures, tu distribues poliment tes journaux. Puis tu vas ranger le bordel dans les arrières cours de la zone aéroportuaire...

 

Le terme "glauque" serait trop faible pour décrire ces lieux...

 

Il fait nuit, froid, l'aéroport est glacial et tu vois décoller des avions pour "Rio de Janeiro", "Bangkok" et autre "Manille"... toi tu restes scotché au sol, à faire ton job de misère dans ta vie de misère avec tes compagnons de misère, tout ça pour gagner de quoi te payer royalement un aller simple seconde classe en train Corail pour Vierzon...

 

...

Je passe sur les propositions de Père Noël à Carrefour, la vente de stylos, les heures passées dans les vestiaires, les essais en tant que cobaye pour la science et mes exploits en roller...

Peut-être pour une prochaine fois.

Par zadzig - Publié dans : Zadzig stories... - Communauté : foll-ouf
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Dimanche 6 décembre 2009 7 06 /12 /2009 19:00


C
e week-end, j'ai passé une drôle de soirée...

Regarder "Paranormal Activity" pendant que les Miss défilaient sur un autre écran...

Oui, je sais, ma vie est FOR-MI-DABLE !

Donc, c'est parti pour un double debrief plutôt atypique...

...

Du côté de l'activité paranormale, on découvre un jeune couple américain qui se filme dans sa vie quotidienne...

Les première minutes, tu doutes quand même vachement que tu vas pouvoir supporter ce truc...

Micheline qui déjeune, Michel qui se baigne dans la piscine, Micheline qui bosse chez elle, Michel qui se lave les dents...

Même la soirée diapo de Tonton Roger de retour du Mexique, c'est moins chiant...

...

Pour sortir de ce néant cinématographique, je jette un oeil aux Miss de TF1...

Ca défile sec au ryhtme de chansons plus ringardes les unes que les autres...

Miss France est une émission qui n'a pas choisi entre Geneviève de Fontenay et Benjamin Castaldi...

Ca garde un côté Vieille France et en même temp le concept est ripoliné à coup d'effets cheap et trash...

C'est comme ça qu'on a assisté à un défile de Miss en costumes folkloriques (le côté Geneviève), sur fonds de musique techno de camping (le côté cheap) avec des Miss qui hésitaient entre faire un pas de bourrée ou faire l'amour à la caméra...

Enfin, Miss Côte d'azur, elle n'a pas hésité bien longtemps. Engoncée dans son costume traditionnel niçois, elle n'arrêtait pas de se déhancher langoureusement en lançant des oeillades provocantes à la caméra...

Si l'émission fait drôlement peur aussi, c'est à cause du jury...

- Jean-Paul Gauthier, celui qui habille les femmes mais ne les déshabille pas bien souvent,
- Jean-Luc Reichman, l'animateur interplanétaire que les américains nous envient (Ah bon?),
- Arielle Dombasle, celle qui serait morte depuis bien longtemps si le ridicule tuait,
- Farida Khelfa, immense actrice (second rôle) du chef d'oeuvre du cinéma français Neuilly Sa Mère,
- Jimmy Jean Louis, acteur exilé aux US, dont j'ai appris l'existence samedi et j'ai cru que le nom était une blague... 

Bref, la crème de la crème...

Du coup, je me suis reconcentré sur "Paranormal Activity"...

...

On apprend que Micheline est hantée (dans sa tête) depuis toute petite...

En fait, le couple se filme pour voir des traces du "fantôme" qui danserait la macarena dans la chambre la nouit pendant que le couple dort...

La première nuit, on entend vaguement un bruit de chasse d'eau à 3H54 du matin...

PA-SSIO-NNANT!

Ca continue comme ça un moment...

On en vient à espérer qu'il se passe un truc!

Genre qu'au lieu de pioncer comme des marmottes piquées par une mouche tsé-tsé, ils se grimpent dessus!

Merde quoi!

Un jour, Micheline se décide à faire appel à un expert en fantomes...

L'entretien sera très intéressant puisqu'on apprendra que c'est un démon qui embête Madame et pas un fantôme...

Il faut donc faire appel à un expert en démon!

C'est drôlement cloisonné le monde des médiums dis donc!

Si t'as un zombie qui t'emmerde, t'as pas intêret à faire venir un expert en vampire!

Remarquez, maintenant on saura!

Du coup, pour une raison inconnue, Micheline tarde à contacter l'expert en Sataneries...

Ils veulent se débrouiller seuls!

C'est reparti pour une série de nuit où les portes claquent, les lumières s'allument, et le parquet grince...

Micheline commence à virer un peu timbrée avec tout ça...

Mais, elle ne pense toujours pas à faire appel à l'expert en lucyferologie!

C'est tellement plus drôle de manquer de faire des arrêts cardiaques toutes les nuits...

...

Pendant ce temps là, sur TF1, ça continue à sourire bêtement à la caméra et à faire coucou façon Queen Mum!

Geneviève de Fontenay, dans sa grande bâche blanche et noire, remercie tout le monde et tente de défendre SA vision de la Miss France : balai dans le cul, sourire béat et surtout pas de montrage de téton.

L'émission est entrecoupée de clips vitaminés pour tenter de rendre un peu vivant ce défilé permanent et lénifiant de demoiselles coincées et tendues comme des strings...

Ah, non! Geneviève me dit "pas de string!!!"

Ok.

Puis vient le fameux moment des CADEAUX...

Le clou de la soirée...

C'est Miss France 2009, presque à terme de sa date de péremption (c'est ça qui sent?), qui nous présente les prestigieux cadeaux offerts à Miss France 2010.

Et là, je te jure ça fait peur.

Que même à la foire au boudin de Pouges-les-eaux, le lot de consolation il est plus intéressant...

Donc, Miss France 2010 gagnera un abonnement à TV Magazine, des soins du corps, un billet pour Pointe-à-Pitre (sympa si c'est Miss Guadeloupe qui gagne...), une paire de lunettes...

Elle gagne quand même une voiture...

Heureusement.

Parcequ'au début, tu crois à une blague avec le coup de l'abonnement à TV Magazine...

Mais en fait, c'est vrai que Miss France garde un côté drôlement artisanal...

Jean-Paul Gauthier, membre du jury, tu crois qu'il aurait pas pu ramener quelques robes dignes de ce nom...

Non!

Les malheureuses Miss sont habillées par un couturier "haute Couture" qu'on te dit mais t'en a juste jamais entendu parler...

D'ailleurs, ça se voit... on dirait des robes en papier crépon avec des couleurs flashy, des paillettes et des épaulettes... un instant j'ai cru qu'on avait zappé sur Dynastie...

Dans le même esprit, les maillots de bain sont confectionnés par Miss France 1982...

Bref, Miss France, c'est la foire à la récup'...

Le diadème, il viendrait du Manège à Bijoux que ça m'étonnerait pas...
...

Du côté de la maison hantée, ça ne va pas bien mieux...

Une nuit le démon "entre" dans Micheline qui se met à faire le pied de grue au milieu de la chambre puis à se coucher dehors...

Son copain, il est drôlement émoustillé par toute cette affaire et il passe ses journées à visionner les films des nuits où Satan s'amuse à jouer avec les interrupteurs de la maison...

Une nuit, c'est le comble de l'horreur.

Moi-même, j'étais pas au top...

Micheline se fait mordre (aïeuuuuuuuux!!!) et traîner par les pieds par Lucyfer...

Son copain la sauve du diablotin invisible drôlement taquin.

Du coup, le lendemain, elle appelle quand même l'expert en diableries...

Pas de bol, il est déjà en mission...

Le copain a un éclair de lucidité et propose de se barrer de la maison pour aller dormir à l'hôtel...

Au début, Micheline accepte... puis au moment de partir, elle part se coucher et assure que tout va bien se passer...

Enfin, elle dit ça avec une voix super chelou et le regard vitreux genre : "Satan il est déjà tout bien en moi, il a pris les commandes et ça va te péter à la gueule mon coco!"

Tu crois que le copain il essaye de la sortir de là?

Non, il se couche avec elle...

Normal quoi.

Et ça tourne drôlement mal... Micheline se lève puis descend... Elle crie pour attirer son copain en bas et kouiiiik : elle le tue.

Après, elle remonte dans sa chambre, à moitié folle, jusqu'à ce que les flics déboulent et la tuent car elle s'approchait d'eux avec le couteau...

Moralité : Si Lucyfer s'amuse avec tes interrupteurs, ben il faut appeller tout de suite le Monsieur spécialiste en bête à cornes!

...

Du côté des Miss, ça continue à défiler... Très vite, heureusement, il y en a un paquet qui s'en retourne dans nos vertes provinces...

A la fin, il reste la belle Miss Normandie, la Barbiesque Miss Rhône-Alpes, la charmante Miss provence, la  jolie Miss Quercy et la gentille Miss Bretagne...

Elles disent un mot au micro, genre que la guerre c'est drôlement mal, que la pluie c'est triste et que la mort c'est tout pas gentil.

Après, on rappelle Geneviève pour donner le résultat...

Personnellement, je n'ai pas compris comment Miss Bretagne s'est retrouvée à deux pas de la victoire... manifestement les problèmes de peau ne sont pas éliminatoires...

Bon, Miss Normandie a gagné et c'est vrai qu'elle est jolie.

...

Pour info, faut quand même que je vous dise que pour une raison inconnue, mon réveil s'est allumé tout seul à 1h00 du matin...

Sacré Lucyfer!

PS : un coucou spécial à Zazamimosa... j'espère que tu apprécieras ce billet! ;o)

Par zadzig - Publié dans : Confessions intimes et autres délices audiovisuels - Communauté : humour et bonne humeur
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Vendredi 4 décembre 2009 5 04 /12 /2009 12:12

 

Chaque année, il se passe un truc abominable que tout le monde accepte en souriant...

 

Nos centres-villes sont envahis par de sinistres alignements de chalets de Noël...

 

Je sais, vous allez dire que je suis rabajois...

 

En fait, je trouve cette idée plutôt bonne mais l'usage de cette sympathique idée rend le concept complètement foireux...

 

L'idée vient de l'est... Strasbourg et son authentique marché de Noël à l'ombre de la Cathédrale... On y vend de la boule de Noël soufflée à la bouche, du pain d'épices concocté par Mamie, des jouets en bois des Vosges... Bref, de l'artisanat local, des beaux objets, des spécialités régionales délicieuses...

 

En copiant le concept du marché de Noël de Strasbourg, les villes se sont limitées à importer les chalets...

 

Après, des camions bourrés de merdes bon marché en provenance direct de Chine ont déversés leurs cargaisons dans les chalets, et c'est parti pour le même marché de Noël cheap de Brest à Nice, en passant par Angers...

 

Depuis chez moi, j'ai une vue plongeante sur une partie du marché... j'ai donc pu assister en direct au montage des chalets (pour info, ça prend moins de temps qu'un placard IKEA...) puis à l'affreux déversement des merdes chinoises dans les box chalets....


Pour faire plus authentique, genre t'es au coeur de l'Alsace profonde et éternelle, les toits des chalets sont couverts d'une moquette blanche...

Style, c'est la neige.......

Waouw...

Seulement cette neige en moquette Saint Maclou, ça illustre bien l'arnaque vivante des marchés de Noël... 

Ca fait genre Noël, mais en fait, c'est comme si tu mettais un toit de chalet sur un magasin La Foirfouille...
 

Comme il faut donner sa chance au produit, j'ai quand même expérimenté le truc...

 

Tu commences ton parcours par un arrêt au stand du vin chaud...

 

Tu essayes de ne pas bloquer sur les briques de vin à la cannelle premier prix grossièrement posées par terre.

 

La Madame jette ostensiblement des amendes dans le vin fumant pour faire genre "c'est moi qui l'ai fait - Regardez mon vin chaud comme il est trop authentique – j'ai sélectionné un bon vin de pays, choisi les épices les plus rares, rajouté des ingrédients dont seule ma grand-mère a le secret... "

 

A la dégustation, la cannelle chimique de décolle la peau du palais comme du papier peint, tu manques de t'étouffer avec une malheureuse amande effilée... au bout de 5 minutes, la piquette chaude parfumée à la cannelle te colle une barre géante dans la tête...

 

C'est donc avec le mal de tête de l'année que tu te lances dans le marché de Noël.

 

Le premier petit artisan de Noël que tu croises dans son joli chalet so' Typique vend des "Bouillotes magiques"... En fait, c'est un camelot comme les autres sauf qu'il s'est refugié dans un chalet de Noël... Je n'ai pas encore trouvé le "Coupe légumes magique" qui découpe les carottes en forme de chinchilla péruvien, mais je suis quasi-sur que c'est trouvable dans un chalet de Noël!...

 

Le deuxième chalet complètement traditionnel de la tradition abrite un stand de churros... Churros Nutella, churros sucre, churros Grand Marnier, bref, la fête du Churros, spécialité de Noël complètement ancestrale... que même le Petit Jésus dans sa crèche, il suçotait un Churros au Nutella...

 

Après tu enchaînes sur une malheureuse Dame qui s'échine à vendre des sortes d'écharpes magiques qui se mettent en boule et se déplient d'un coup. Tout est laid, de la texture synthétique, à la surface lépreuse, aux couleurs psychédéliques... Le tissu sent encore la poussière rance du sordide atelier chinois d'où il provient...

 

Tu te réfugies au chalet spécialisé en marrons chauds... Ca, au moins... ça ne fait de mal à personne... Euh...en fait, si! Après t'être brulé la langue et les doigts au 3ième degré, tu repars dans la foule la joie de Noël.

 

Le stand bougies artisanales fabriquées en série dans une banlieue industrieuse de Shanghai, les lanternes artisanales fabriquées par les petits doigts de fée d'enfants indiens payés deux roupies de l'heure, les pains d'épice traditionnels en forme de sapin fabriquées par une obscure industrie agroalimentaire dans la banlieue industrielle de Dunkerque...

 

Mmmmmhhhhh....

 

C'est bon l'authenticité quand même...

Par zadzig - Publié dans : la malle aux cons - Communauté : humour et bonne humeur
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