Vendredi 14 mars 2008 5 14 /03 /Mars /2008 10:26

Une fin de journée ordinaire au boulot…

Un collègue vient me voir en me proposant de ma ramener chez moi en voiture car il doit aller dans un magasin situé juste à côté de mon domicile. Il doit juste faire un crochet pour récupérer sa femme.

J'accepte immédiatement… je suis plutôt content d'échapper aux transports en commun. Et puis ce sera l'occasion de mieux connaître ce collègue plutôt sympathique mais assez réservé. Accessoirement, ça me permettra d'assouvir ma curiosité mal placée en voyant à quoi ressemble sa femme!

 

Je monte dans sa voiture et on commence à discuter tranquillement. Mon jugement se confirme : il n'est pas très bavard! Je suis un peu le seul à parler, je fais tout pour que le silence ne s'installe pas. Le problème, c'est que les sujets de conversation défilent à toute allure : les voitures? Ça ne l'intéresse pas… la nouvelle stagiaire? Il ne voit même pas de quoi elle a l'air? Les prochaines vacances? Il ne sait pas, il n'a plus d'argent… La politique? Attention terrain glissant! Non, essayons autre chose… L'ambiance au boulot? Tout va bien… Je décide alors de me raccrocher à l'environnement extérieur…

"C'est pénible ces bouchons! Qu'est ce qui se passe?"

"C'est pas grave, on est plus très loin"

"Mais si c'est grave abruti, ça me fait un super sujet pour éviter qu'un vieux silence/malaise ne s'installe dans la voiture"

"Je suis sur que c'est à cause des flics, de toute façon à chaque fois que y'a un problème, les poulets sont dans le coin, tu peux être sur!"

Évidemment, aucune réponse à ma phrase (je vous l'accorde pas franchement hautement philosophique, mais je fais ce que je peux!). Pourtant, Ca me permettait de lancer un sujet de conversation en béton armé : les flics sont-ils sympas?

Et puis, au bout d'une bonne minute de silence, mon collègue finit par répondre : 

"Oh, tu sais, c'est pas un métier facile, mon frère est flic"

Bon, là, qu'est ce que je fais…?
Je marmonne un misérable : "ah, oui, c'est vrai, c'est pas évident comme boulot"… 
...et, comme vaincu, je me tais. Complètement glacé, figé, statufié par la petite bourde que je venais de faire. Et, comme prévu, un malaise pesant s'installe dans la voiture. Le silence. Pas un mot. Juste le bruit étouffé de l'extérieur. Et ça dure…. dure…. dure…. Tout ça devient ridicule, on est collègue, on ne se voit pas souvent, j'ai tout fait pour avoir un échange sympathique, non seulement, il ne répond pas grand-chose mais en plus, il me laisse faire une bourde sur les flics. Je voudrais bien me rattraper mais comment??

Soudain, j'aperçois un sujet de conversation vivant.

Une espèce de fille obèse habillée dans une sorte de jogging rose moulant qui agite bizarrement un parapluie hello kitty. Comme je sais que la moquerie a tendance à être un formidable vecteur de complicité, je me lance…

"T'as vu la bonbonnière en train de jouer à Mary Poppins? La dégaine……. Je te jure, les gens aujourd'hui n'ont peur de rien, quand tu fais 120 kilos, tu ne te roules pas dans du cellophane rose, à moins de vouloir ressembler à un jambonneau géant. Il nous veut quoi le quintal? Elle n'a pas besoin d'agiter son parapluie pour se faire remarquer. Oui, on t'a bien vu Moby Dick!"

Dès les premiers bruits indiquant la baisse de régime du moteur, je commence à être envahi par un pressentiment atroce. La voiture ralentit de plus en plus tandis que mon cœur, lui, accélère sa cadence. Le silence est de nouveau total. Aucune réponse à mon envolée lyrique sur "Madame faute de goût humaine". Je n'ose pas envisager ce qui se profile pourtant clairement. Je jette un coup d'œil furtif à mon collègue, il a un air sombre, désespéré, abattu, avec un regard d'une tristesse insondable…

La voiture s'immobilise devant la femme.

Les yeux dans le vide, mon collègue me lance d'une voix monocorde

"Je te présente Sylvie, mon épouse".

Par zadzig - Publié dans : Zadzig stories...
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
Mercredi 12 mars 2008 3 12 /03 /Mars /2008 11:07

Je venais tout juste d'être recruté à un nouveau poste au sein d'une grande organisation. Je ne connaissais pas bien le personnel, pas bien les lieux, pas bien l'attitude à adopter (cool, strict?...). Il fallait que je dépose un courrier à une secrétaire de Môôôsieur le Président……

 

Je prends donc mon air le plus digne et le plus professionnel et me dirige d'un pas énergique/dynamique/kin'enveux vers le Bureau du Président. Nouveau venu dans l'organisation, je veux faire bonne impression : "Bon, je vais la jouer classe, détendu et…professionnel".

 

J'entre donc dans les locaux présidentiels qui se présentent comme un long couloir avec des bureaux sur les côtés pour les secrétaires et les conseillers, le bureau du Président étant, logiquement, au fond. Le problème de ces bureaux : le sol est en marbre, les plafonds sont très hauts. On se croirait dans une église + , du coup, les pas résonnent et, globalement, on ne sent pas super à l'aise.

 

Je dépose mon courrier à la secrétaire en tentant une blague foireuse mais apparemment, elle n'est pas d'humeur… Je repars aussitôt, suit le long couloir et arrive à la porte.

J'appuie sur la poignée, tire la porte mais celle-ci résiste. Elle est comme bloquée. Je réessaie… en vain! Je commence à être un peu gêné, je ne voudrais pas m'éterniser dans ces bureaux un peu intimidants. C'est là que j'aperçois une drôle de machine sur le côté de la porte. Je me demande si ce n'est pas une sorte d'alarme ou de système qui bloquerait l'ouverture de la porte. C'est sur que c'est un peu étrange d'avoir un système qui laisse entrer les gens mais les empêche de sortir. Ca me fait bizarrement penser à la chatière installée chez mes parents qui permet au chat de rentrer mais pas de sortir ou inversement, bref!!! Je me perds complètement dans mes pensées… et je n'imagine pas trop le Président équiper l'entrée de ses bureaux d'une chatière géante à sens unique.

 

Il faut agir vite avant que quelqu'un ne sorte de son bureau et me voit en train de ma battre avec la porte d'entrée…

 

Dans un accès de panique, je décide d'appuyer sur le bouton "off" de la machine, histoire de déverrouiller cette maudite porte. Évidemment, un énorme BIIIIIIIIIIIIIIP!!!!!! se met à retentir à travers le long couloir….

Bon, là, il faut vraiment que je sorte de ce traquenard, je saisis la poignée et tire de toutes mes forces. Rien. La porte reste bloquée. Ce qui devait arriver arriva. J'entends derrière moi les premiers bruits de pas et des chuchotements. Le bip tonitruant a réveillé les secrétaires de leur torpeur de début d'après-midi… Avant que les chuchotements ne se transforment carrément en éclats de rire, je me retourne avec un air un peu gêné.

" Je crois que la porte est bloquée"

Derrière, deux secrétaires et un conseiller du Président m'observent avec un regard qui ne me rassure pas sur mon avenir professionnel au sein de cette organisation. Un mélange de mépris et de condescendance. Vous savez ce qu'on dit sur la première impression? Oui, et bien moi, je vois bien l'étiquette "gros débilos qui n'arrive pas à ouvrir une porte" qu'on va me coller dessus.

Une des secrétaires me lance

"Ah bon, c'est curieux ça. Et pourquoi tu as arrêté la pointeuse?"

Moi, j'ai arrêté une pointeuse??? D'accord, je comprends mieux l'intérêt de la machine/chatière. La secrétaire s'approche, elle soupire en observant la pointeuse éteinte et appuie sur le bouton "on". A nouveau, le BIIIIIIIIIIIIIIP!!!!!!  strident se déclenche. Et là, bien sur, comme s'il n'y avait pas assez de monde pour assister à mon humiliation de porte, deux nouvelles personnes sortent de leurs bureaux.

"Mais vous faîtes quoi avec la pointeuse?? Vous passez un message en morse? On peut travailler dans le calme ici s'il vous plait!"

Et la secrétaire de répondre

"Ce n'est pas ma faute, c'est Monsieur qui l'a éteinte"

Là, je vois tout ces regards qui me dévisagent et m'interrogent : mais pourquoi a-t-il arrêté la pointeuse……..?

Là, clairement, je ne me vois pas expliquer à ces nouveaux collègues que j'ai pris la pointeuse pour un régulateur électronique d'entrée/sortie type chatière géante et j'indique sobrement que la porte me semble coincée.

 

La secrétaire  s'avance, je m'écarte pour la laisser tenter l'ouverture de la porte. Et là, je suis certain que vous connaissez ces moments. C'est quitte ou double. C'est exactement comme quand vous appelez un réparateur de quelque chose (télévision, ordinateur, voiture…) parce que votre machine ne fonctionne plus et qu'au moment du rendez-vous tout marche parfaitement. Vous passez pour un gros débile un poil mythomane, une sorte d'handicapé de la technologie qui s'invente des problèmes qui n'existe pas.

La secrétaire saisit la poignée et…. pousse la porte.

"Ben, il suffit de pousser!"

Quelle attitude avoir dans ces moments de solitude intense…? Fuir en Argentine pour devenir gaucho? Refaire une blague foireuse (je ne vois pas pourquoi ça marcherait mieux que la première fois)? Se suicider sur le champ en se fracassant le crâne contre le mur ? Se la jouer psychopathe en faisant disparaître un à un les témoins de mon humiliation dans les mois et les années qui viennent? J'opte en toute simplicité pour le mutisme. Je me faufile, passe la porte et étouffe un : "ah oui, merci!"………

 

Par zadzig - Publié dans : la vie de bureau c'est pas rigolo
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires
Vendredi 7 mars 2008 5 07 /03 /Mars /2008 16:59

Vous connaissez le jour qui précède le déclenchement d'une petite maladie… genre une grippette ou un méchant rhume?? Vous savez quand vous commencez à vous sentir un peu fébrile, vous avez les oreilles qui bourdonnent légèrement, la vue qui se trouble un peu, l'impression d'avoir des kangourous qui sautent dans votre tête…

 

Et bien, généralement, c'est ce jour là que vous avez des tonnes de trucs chiants à faire… du boulot par-dessus les oreilles, des démarches administratives déprimantes, des coups de fil convenus à passer...

 

Bref, un jour, ça a donné ça :

 

Aujourd'hui, chu un peu balade. Je suis tout blanc de la tête, tout cerné des yeux, tout cotonneux des oreilles, tout brumeux du cervelet

 

Je profite donc de ma pause déjeuner pour aller à la pharmacie. Évidemment, ce jour là, ils ont déversé une maison de retraite entière dans la pharmacie… Pleins de mamies partout qui tapent la converse avec les pharmaciennes temporairement reconverties en assistantes sociales.

 

Du coup, soit j'attends et je m'énerve encore plus, soit je pars en espérant aller mieux…tout seul.

 

Alors là, attention, un conseil à suivre absolument! Ne jamais aller au guichet SNCF un jour comme celui-là. Vous risquez l'hospitalisation d'urgence pour crise de démence.

 

Je fais la queue une bonne demi-heure pour faire refaire ma carte de réduction. Et là, bien évidement, je tombe sur une pauvre fille qui avait du s'échapper de l'émission Confessions Intimes (vous voyez? Le truc trash du mardi soir avec des filles-mères du Nord-Pas-de-Calais, des obèses hyper jalouses de leurs maris tout maigrelets et des vieilles de 60 piges qui refusent de vieillir en s'habillant en lolita? Mais si, arrêtez de faire les innocents, je suis sur que vous voyez très bien de quoi je parle!!!). Bref, une pauvre fille aussi moche que molle qui devait certainement trouver son salut dans le seul plaisir qui lui était encore accessible : Faire chier le monde!

En l'occurrence le client c'est moi et elle refuse de me faire ma carte si je ne présente pas une photo d'identité! Ok! Pas de problème j'ai toujours des vieilles photos d'identité qui traînent dans mon portefeuille. Je fais toutes les poches et ne trouve rien à part une vieille carte d'abonnement de bus avec une petite photo de moi il y 5 ans. Je commence à essayer de décoller le plastique autocollant placé dessus. L'évadée de Confessions intimes soupire mais je ne me démonte pas. Finalement, j'arrive enfin à récupérer un bout de mon visage sur une espèce de papier, (certes) un peu dégueulasse. Je lui tends triomphalement mon trésor. Et là, elle me répond :

"Votre photo, elle est pas conforme"

Elle n'est pas conforme! Mais conforme à quoi?!! Il faut avoir une tête de guichetier de la SNCF pour que ce soit valide!!!

Avant d'enjamber quatre à quatre le guichet pour faire gober une photo et accessoirement une vieille carte de bus de 5 ans à une limace géante de la SNCF, je décide de respirer un grand coup et de tourner les talons à la recherche d'un photomaton.

 

J'arrive à la machine alors qu'un Monsieur sans domicile fixe en sort. Je rentre à moitié en apnée. Je règle mon petit tabouret tournant. Je me colle ce putain d'épi qui me fait une tête d'abruti depuis ce matin. Je glisse mes pièces dans la fente, mais l'écran ne réagit pas. Le programme ne démarre pas. Je tapote légèrement sur les touches. Rien...
 Je commence à m'énerver. Rien. La machine m'ignore. Alors, dans un accès de désespoir, je frappe la machine en hurlant tout un tas d'injures. C'est là que je vois des jambes qui s'arrêtent devant le photomaton. J'imagine la tête des gens qui se demandent s'il n'y a pas quelqu'un qui se fait attaquer par une mouette là-dedans?? N'empêche que la machine indique enfin que j'ai mis 2 euros. C'est moins que rien mais c'est quand même un quart de ce que j'ai réellement mis. Soit il y a quelqu'un de l'autre côté de la machine qui s'auto attribue une sympathique commission sur les ventes, soit cette machine est détenue par la mafia russe soit cette journée est maudite! J'opte pour la dernière hypothèse et décide d'aller faire de la monnaie.

Je retire de l'argent et je vais voir la vendeuse de sandwichs. Là, j'ai commencé à me douter de la suite. Quand une journée démarre comme ça, vous sentez le coup suivant venir. Évidemment, la charmante vendeuse qui devait se tirer la bourre avec la guichetière pour être sélectionner pour la prochaine de Confessions Intimes refuse de me faire la monnaie. Il faut que j'achète quelque chose. Vu mon état, j'étais moyennement d'humeur à me taper un maxi poulet/mayo, je choisis donc un crumble aux pommes. Me voilà donc, à boustifailler un crumble aux pommes, pour faire de la monnaie, pour faire une photo, pour faire refaire ma carte SNCF…

 

Lesté par mon crumble, je me redirige vers le photomaton, où, bien évidemment, les 2 euros qui m'étaient crédités ont mystérieusement disparu. Je ne cherche même pas à savoir qui a profité de mon argent pour se faire tirer le portrait… Je rentre, tourne mon tabouret, introduit les pièces. Ca fonctionne. J'ai droit à trois essais. 

Premier essai. Là, je me rends vraiment compte de mon état. Si vous n'avez jamais compris ce que signifie l'expression "avoir une tête de gnou au réveil", je vous assure que, ce jour là, j'ai bien saisi...

Deuxième essai. Dommage, je ferme les yeux. 

Troisième essai. Et là, c'est terrible. Vous flippez comme une veille de bac, vous transpirez comme si vous passiez le permis : c'est votre dernière chance!!! Vous avez fait la queue une demi-heure à la SNCF, vous vous êtes fait jeter par un mollusque qui bénéficiait d'un régime spécial de retraites y'a encore pas si longtemps, vous avez subventionné quelqu'un de deux euros pour une photo, vous avez avalé un crumble, vous ne vous souvenez même plus bien pourquoi, et là… c'est votre dernier essai!!!!!!!!!!!

Et…c'est à ce moment que votre portable sonne et dans un réflexe vous baissez la tête pour le chercher.

Par zadzig - Publié dans : c'est si bon la Honte
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Jeudi 6 mars 2008 4 06 /03 /Mars /2008 16:05

Pour commencer ce blog, une situation que tout le monde a connue... la joie des piscines publiques... si je vous dis pédiluve, moulebite, bonnet de bain, vérues plantaires.... je suis certain que vous repensez avec émotion aux sorties scolaires à la piscine....

Quand vous réessayez quelques années plus tard, ça peut donner ça... :


Après avoir lancé une énorme opération de benchmarking sportif, je suis rapidement arrivé à la conclusion que la natation était le sport qu'il me fallait! N'étant pas très sportif de nature, je cherchais une activité complète et plutôt douce.
 
Après une halte dans un magasin de sport à la recherche du moule-burne le plus seyant (!), je m'engage donc à grand pas vers la piscine municipale... 

Pour commencer, je ne comprends pas très bien le fonctionnement des vestiaires.... : "tiens, c'est bizarre, y'a pas de cabine???!!!!!

Bon, allons-y, adieu pudeur!!!! A poil!!! je prends sur moi, je cale tout le monde dans le moule-machin.... en essayant de me cacher des deux trois papis qui discutent tranquillement en se remettant nonchalamment le slip! mmhhh!!!! Un authentique moment de grâce!
Bon, c'est vrai, je n'ai pas une grande expérience des vestiaires sportifs, je n'aime pas trop le concept des trucs collectifs, c'est comme ça! Je respire donc un grand coup et je prends l'air le plus naturel possible. Comme si je marchais dans la rue. Tranquillement. Avec désinvolture. Limite blasé.

Je descends un premier escalier (je remarque au passage la rangée de cabines qui m'auraient permis de garder un peu de dignité...), je me douche.... là encore, un magnifique papi  qui devait se faire discrètement une sorte de lavage ou rinçage d'anus, ou quelque chose dans ce genre,
c'était à vomir.... Mais, attention! Je garde mon flegme, je me surprends à faire totalement abstraction d'un vieux bonhomme qui se lave l'arrière-train à moins d'un mètre de moi... J'avais oublié qu'avec les hordes de scolaires, les vieux aussi adorent la piscine.

J'enchaîne sur le grand moment de sensation forte de la piscine : le passage dans le pédiluve! Une espèce d'eau glacée, stagnante,
un peu trouble... bref, complètement douteuse! Forcément, vous vous revoyez à 12 ans chez ce dermatologue que vous soupçonniez de prendre un plaisir sadique lorsqu'il vous brulait les verrues.

Enfin, avec le même air dégagé, je saute comme une biche à travers le pédiluve pour restreindre le plus possible le temps de contact entre : eau dégueulasse / pieds. L'espace d'une seconde, je sens mon pied droit glisser...je manque de déraper (pendant une fraction de seconde, j'imagine mon élégant saut de biche se terminant lamentablement par un vautrage en règle dans le pédiluve avec un maximum de surface corporelle en contact avec l'eau croupie...)

Enfin, me voilà près de la piscine.  

Mais, là, se pose la question la plus stupide du monde. Comment rentrer dans l'eau ? Faire une bombe au milieu des mamies au risque de se faire expulser ? Sauter discrètement dans le petit bain au risque de se casser une jambe ? Faire un plongeon au risque de faire un plat qui vous fera le ventre tout rougeL'échelle! Mais, oui, bien sur, je vais prendre l'échelle! Il y en a deux. Je vais prendre celle où il y a le moins de monde autour.
Je commence à poser mes pieds sur la première marche de l'échelle! et là :
BOUM!!! Un énorme bruit résonne dans la salle! Puis, l'échelle glisse le long de la paroi en produisant une sorte de crissement sourd qui semble se diffuser et prendre de l'ampleur à travers l'eau!!!. Toute la piscine, tout le monde se retourne...L'HORREUR! Moi, qui voulais être discret! je me retrouve agrippé lamentablement à cette échelle mal accrochée qui s'enfonce petit à petit dans l'eau...

Un naufrage qui a eu raison de mon envie de retourner à la piscine...

Par zadzig - Publié dans : c'est si bon la Honte
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires

Le Blog de Zadzig

  • Le blog de zadzig
  • : Blog dédié à tous ces moments de solitude devant l'absurde...

Zadzig sur Facebook...

 

Recommandez ce blog

 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés