Lundi 5 octobre 2009 1 05 /10 /Oct /2009 14:00

 

 

Je pense que tout le monde a connu ce grand moment de solitude...

 

En quelques années, c'est devenu un incontournable, un must du "moment de solitude"...

 

Celui où vous êtes face à deux machines têtues comme des mules bretonnes...

 

Vous savez, quand vous devez organiser une présentation powerpoint à l'aide d'un ordinateur portable et d'un vidéoprojecteur...

 

Au boulot, à un anniversaire-surprise d'un copain, à un mariage...

 

Évidemment, le plus pénible, c'est au boulot...

 

Encore un exemple de cette blague un peu trop récurrente, la semaine dernière...

Il est 18h35... la réunion est à 19h00... j'installe le matériel pour que le Président puisse faire sa présentation devant le Conseil d'administration...

 

Alors, que j'ai testé le truc la veille, j'ai quand même l'angoisse au bide...

 

L'habitude...

 

Tu sens la catastrophe informatique se profiler à l'horizon mais tu refuses de croire que ça va ENCORE arriver...

 

Et une fois ENCORE, j'ai bien raison de m'en faire... j'installe tout bien comme il faut en respectant la procédure A LA LETTRE... et pourtant, l'écran reste bleu avec la mention "no signal"...

Le vidéoprojecteur a une prise grosse comme ma main enfoncée dans son derrière de machine et il ne perçoit pas le "signal"!!!!

 

Je me concentre malgré l'angoisse qui monte... je refais toute la procédure... je suis pris d'un doute : faut-il d'abord allumer l'ordinateur puis le vidéoprojecteur ou l'inverse ? ? ?

"Putain, qu'est ce qu'il fait chaud ici..."

 

18h37

Bon, allez, j'éteins l'ordinateur-rebelle... puis je le rallume...

 

Évidemment, dans ces moments là, votre ordinateur met trois plombes à s'allumer... vas-y qu'il te fait la danse du sablier pendant des heures...

 

18h38

Bon, je recommence.... je me chie dessus prie pour que ça marche!!!

 

18h39

"No signal"

 

AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHH!!!!!!

"Il y a quelqu'un là-dedans???"

 

Bon, pas de panique, je vais appeler le service informatique.

Et merde!!! A sept heures moins vingt un vendredi soir, je suis tranquille pour qu'aucun technicien ne réponde...

 

Effectivement, personne au bout du fil...

Tous les techniciens sont chez eux à boire l'apéro pour fêter le début du week-end pendant que je suis là comme un abruti à me débattre avec cette saloperie d'ordinateur à moitié autiste!!!

 

19h42

Qu'est ce que je fais??? Je pleure? Je me suicide en me fracassant le crane contre l'écran? Je démissionne sur le champ?

 

19h43

Lueur !

Ah mais oui, je sais, il faut balancer l'image de l'ordinateur vers le vidéoprojecteur... en faisant Fn F5... ou Ctrl F4...ou Alt F6... putain, mais c'est quoi déjà....???

A ce moment précis, l'assistante du Président entre dans la salle de réunion.

 

19h44

Je lui sors : "Ah tu tombes bien Monique, tu sais comment ça marche ce truc! Je deviens fou...!"

 

Monique : "Ben, je peux essayer, on avait le même problème au mariage de ma beau-frère... on n'arrivait pas à lancer le diaporama et puis en plus, tu sais que mon mari est dans l'informatique alors il a commencé à vouloir..."

 

Moi (énervé) "Oui, bon Monique, c'est vraiment passionnant, mais répare moi cette merde...!"

 

Monique s'approche de la bête informatique...

 

Et là, je réalise...

 

Je réalise, à son regard de poule naine devant un couteau à huitre, qu'elle n'y connaît rien... mais rien de rien... que je m'appelle Bill Gates à côté d'elle...

 

Au bout de quelques secondes, elle appuie sur un bouton du vidéoprojecteur...

 

L'écran bleu disparaît... écran noir...

 

Plus rien...

 

"Oups!" qu'elle fait la Monique, puis elle ajoute :

 

"J'ai éteins le vidéoprojecteur, maintenant, il ventile, tout ce que je sais c'est qu'il faut attendre 5 minutes avant de le rallumer! Bon, je te laisse, je ne fais rien que des bêtises! Allez bon courage!"

 

19h49

Je suis seul. Le vidéoprojecteur est tranquillement en train de se ventiler les entrailles... pendant que moi je me décompose... j'ai juste envie de mourir...

 

A ce moment, un groupe de collègue passe devant la salle...

 

Ouiiii, il y a un DIEU!!!!

 

"Coucou, les amis! Vous n'auriez pas deux secondes pour m'aider à régler un stupide problème informatique"

 

C'est comme ça qu'à 19h51, on se retrouve à 6 devant les machines-putes...

 

Et là, c'est terrible à dire... mais je regrette Monique!

 

Si, je vous jure que c'est possible.

 

Car 6 personnes devant un problème de diaporama qui ne se projette pas, c'est 6 avis différents.

 

"Arrête Jean-Claude, c'est pas du tout comme ça qu'on fait! Faut allumer l'ordinateur en premier puis tu fais Fn F5 en gardant le doigt appuyé... ou pas... je sais plus trop pour le truc du doigt..."

 

"Laisse moi donc faire, j''ai fait ça toute ma vie! Mais pourquoi ça ne marche pas? Ca vient des câbles! C'est de la merde ces câbles!"

 

"N'importe quoi, ils vont très bien les câbles! Il suffit juste de balancer l'image en faisant Fn F5!! Ah! Tiens... Ca ne marche pas!?..."

 

Tout le monde pianote en même temps sur le clavier. Jean-Claude appuie sur des boutons pendant que Caroline débranche les câbles...

 

Vue la susceptibilité de ces machines-connasses, je pense que là, c'est définitivement mort...

 

19h56

"Bon, merci beaucoup les amis mais ça ne fonctionne pas, alors allez au diable bon week-end!!!

Je vais mourir me débrouiller tout seul!"

 

Les collègues s'en vont en me souhaitant "bon courage"...

 

Je me retrouve à nouveau seul devant les machines-putes...

Emporté par le désespoir, je commence à leur parler...

"Mais pourquoi, vous ne marchez pas, putain!!! Ordinateur de merde!!! Vidéoprojecteur de mes couilles!!"

 

19h57

Après cette tirade aussi vulgaire que désespérée, je me retourne, et constate avec effroi qu'un premier membre du CA s'est installé dans la salle. Il est assis en silence et m'observe avec de petits yeux curieux.

Il finit par me dire

"Un problème?"

 

"Non, tout va bien, je vais juste me faire licencier pour non dressage d'ordinateur rebelle, alors que ce n'est juste pas mon job de faire ça!!!"

 

19h58

L'homme finit par se lever, s'approche du vidéoprojecteur et appuie sur un bouton...

 

19h59

CA MARCHEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEE!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

J'ai juste envie de rouler une pelle à mon libérateur mais je parviens à me retenir...

"Merci Monsieur, vous êtes magicien ou quoi?!"

 

Par zadzig - Publié dans : Zadzig stories...
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Mardi 29 septembre 2009 2 29 /09 /Sep /2009 15:29

 

 

Mon rapport à l'art contemporain est complexe…

 

Ca m'attire et ça m'agace…

 

Ca m'intéresse parce que je suis naturellement curieux et ça m'énerve parce que l'escroquerie intellectuelle n'est souvent pas très loin…

 

C'est ainsi que je me suis retrouvé avec une bande d'amis à assister à la "performance" de Steven Cohen… célèbre (?) artiste sud-africain… un soir de juin, aux Subsistances, à Lyon.

 

Nous avions été entraînés là par une amie travaillant dans le "milieu"…

 

Quelques gradins sont disposés dans une cour. On prend place. Le spectacle est également dans la salle… c'est boboland…! Le public, malgré ses airs bohèmes et décalés prend la "performance " de ce soir très au sérieux… Les gens chuchotent et tout le monde se félicite de pouvoir assister à une performance du grand, de l'immense, du génial Steven Cohen…!

 

Les lumières s'éteignent… puis une chaussure apparaît, sortant des coulisses…

 

Enfin, une chaussure…

 

panthère la chaussure…

 

compensée la chaussure…

 

L'espace d'un instant, j'imagine qu'on s'est trompé de salle et qu'on va assister à un hommage à Dalida…

 

Puis, je réalise que non.

 

Pour me mettre dans l'ambiance, je commence alors à entonner "Let me be a drag queen" avec mon voisin…

 

Manifestement, ça ne fait rire personne. Le public est captivé par cette chaussure improbable…

 

Puis Steven Cohen surgit sur la scène tel un Bambi aux abois.

 

L'artiste est nu, en chaussures panthère avec une étoile collée sur le sexe… son visage est recouvert d'un maquillage papillon du plus bel effet…

 

L'artiste-Bambi-papillon court d'un bout de la scène à l'autre en manquant par deux fois de chuter de son piédestal ses chaussures panthère…

 

Ca doit être fait exprès, car il joue à la pauvre petite chose malmenée par la vie…

 

Par moment, il pousse de petits cris plaintifs…

 

Évidemment, devant le ridicule fini de la scène, un fou rire commence à m'emporter… je regarde mes amis autour de moi et je vois que tout le monde est dans le même état… larmes aux yeux, lèvres tordues, gloussements…

 

Autour de notre petit groupe en revanche, la concentration est extrême, les gens froncent les sourcils, arrêtent presque de respirer devant la force du message porté par Steven Cohen…

 

Qué message?

 

Pour l'instant, moi je vois un travelo à poil qui gambade sur une scène…!

 

Puis Steven s'empare d'une sorte de stylo. En fait, il s'agit d'une caméra… derrière la scène, un écran géant projette ce que la caméra-stylo filme…

 

Steven aime manifestement beaucoup cette caméra… il commence à la caresser, à l'embrasser…à la lécher… à se la fourrer au fond de la gorge…

 

Sur l'écran du fond, nous avons la joie d'observer la glotte de Steven Cohen sur 4 m²…

 

Le public est captivé…

 

Une musique tonitruante emplit l'espace… puis des discours enflammés… on reconnait la douce voix de… Hitler!

 

Dalida, Hitler, Bambi… ça commence à faire beaucoup pour un seul homme…

 

Pendant ce temps, Steven continue l'exploration de son corps avec son nouveau jouet.

 

"Vas-y que je mette la caméra sous mes aisselles"

Poilou de Steven projeté en 4x3…

 

"Dans mon nombril"

Ah, Steven est un cochonou, il n'a pas bien lavé son petit nombril!

 

"Dans mes oreilles"

Bilan auditif en direct…

 

"Dans mon nez"

Apparition d'une crotte de nez géante sur l'écran….

 

Les images se succèdent… poils, croutes et autres boutons… rien ne nous est épargné…

 

Et puis soudain, une angoisse surgit…

 

Je me dis…

 

"Non"…

 

"Non"…

 

"Non"…

 

"Il ne peut pas faire ça."

 

"Il ne va pas faire ça"

 

Et pourtant, c'est d'une logique implacable.

 

Steven Cohen est en train d'explorer tous ses orifices… et il n'en reste plus qu'un!

 

En fait, non, il en reste deux.

 

Oui, cherchez bien! Il en reste effectivement deux!

 

C'est que Steven est perfectionniste et pointilleux.

 

Il est très à cheval sur les principes.

 

Il veut filmer tous ses trous, donc ça sera TOUS ses trous!

 

Il commence par devant… zizi de Steven en gros plan puis filmage de trou de zizi…

 

J'hésite entre rire et vomir…

 

Mon ami assis à côté de moi commence à être pris du même doute… Il me dit :

 

"Il ne va quand même pas se…."

 

"Ben, moi je crois que rien ne l'arrête…" que je lui réponds en essayant de me convaincre du contraire…

 

Pendant ce court échange, Steven commence à se mettre à quatre pattes…

 

Je ne rentrerai pas dans son cul les détails… mais voilà, vous avez tous compris, Steven se fait une cœlioscopie en direct devant nous…

 

Nous pouvons observer le cul de Steven dans tous les détails et sous tous les angles grâce au superbe écran géant qui n'en rate pas une miette…

 

La sodomie cinématographique dure un moment… Nous sommes une petite centaine de personne à regarder stoïquement un travelo se fourrer une caméra dans le fion.

 

 

Et c'est de l'Art…

 

Oui, plus tard j'apprendrai que Steven est, en fait, à la recherche de son intériorité…

 

Une fois son enculade sa petite affaire terminée, Steven se lève, salue le public puis quitte la scène sous les applaudissements de la foule.

 

Oui, le public applaudit.

 

Certains se lèvent en frappant dans leurs mains, les larmes aux yeux en scandant des "Bravoooo"!...

 

J'entends la femme devant moi qui dit plein de mot en 'ant' : "bouleversant", "émouvant", "dérangeant", "étonnant"…

 

Moi aussi, j'ai très envie de sortir tout un tas de mots en "ant' avec un air inspiré : "révoltant", "indécent", "navrant"… mais je préfère me taire car il y a peu de place pour la critique. Aux Subsistances, on crie au génie et pis c'est tout.

 

L'espace d'un instant je me demande comment l'art a pu passer en un peu plus d'un siècle du "Lac des cygnes" à "Steven Cohen s'encule à sec devant vous avec une caméra"…

 

Bref…

 

Alors que la foule continue à applaudir, l'agent de Steven Cohen monte sur scène et annonce l'arrivée prochaine de son artiste pour un "échange" avec le public.

 

J'ai tout de suite très peur du style "d'échange" dont il s'agit, mais on m'assure qu'il s'agit juste d'une discussion sur son "œuvre".

 

Steven revient sur scène sous un tonnerre d'applaudissements. Il est en jogging mais il a gardé son maquillage-papillon si ridicule charmant.

 

Je me dis que je vais peut-être avoir la chance d'avoir quelques explications sur cette enculade géante cette performance remarquable.

 

Effectivement, une dame du public demande, toute tremblante d'émotion, quel est le sens de cette performance extraordinaire.

 

Là, c'est vrai, je m'attends à un truc fort, puissant…

 

Pour se fourrer une caméra dans l'anus devant 100 personnes, le message doit être sacrément novateur/puissant/révolutionnaire…

 

Et Steven répond comme une petite chose blessée qu'il a voulu dénoncer le racisme et l'antisémitisme…

 

C'est-à-dire que se maquiller comme Dalida un soir de gala, mettre des chaussures de drag-queens des années 90, se foutre à poil avec une étoile juive sur le zob, faire trois allers-et-retours sur scène et s'enculer avec une caméra… veut signifier au monde que le racisme : c'est pas bien!

 

 

Je suis légèrement sidéré par le décalage entre la performance et le message. S'il faut s'enculer avec une caméra pour dénoncer le racisme…

 

Ensuite Steven remercie le public, son agent et la Ville de Lyon qui lui a permis de créer cette œuvre grâce à sa généreuse subvention…

 

Là, un violent souffle de poujadisme a commencé à naître en moi… Je pense à ma taxe d'habitation, mes tickets de parkings, mes amendes de stationnement... tout ça pour payer Steven et ses enculades performances…

 

Heureusement, la "discussion" s'arrête là…

 

Ci-dessous, je vous glisse une critique de la performance. Pas besoin de commentaires second degré, je pense que c'est suffisamment ridicule comme ça…

 

 

La performance de Steven Cohen donne à voir l’atrocité du réel — génocide, ségrégation, misère — et lui sert parfois de filtre, comme pour en atténuer l’impact, la cruauté nue. Et c’est à cette morbidité de l’obscène, cet « inmontrable », que le chorégraphe nous confronte dans Dancing Inside Out (2004), quand, muni d’une caméra portative, il se lance dans l’exploration méthodique de son intériorité : oeil, oreille, verge, anus. L’exhibition du corps fait ainsi écho aux vociférations abjectes de Hitler (que l’on entend en fonds sonore) et aux archives photographiques des camps de la mort dont la vision relève de l’insupportable. La facture de la vidéo elle-même reprend le champ lexical de la surexposition, avec cette lumière aveuglante qui finit par dissoudre les corps au lieu de les rendre visible, anticipant leur anéantissement futur et dénonçant, par métaphore, les amnésies de l’histoire.

 

Steven Cohen, chancelant du haut de ses vertigineux talons, drag queen baroque et dérangeant, condamne les barbaries contemporaines, et plus spécifiquement celles qui touchent à sa culture juive ou à son pays natal, comme dans la vidéo Chandelier tournée au coeur du bidonville de Joannesburg. S’il heurte la pudeur, affronte effrontément la morale, use sans retenue du registre de la provocation, il échappe pourtant à l’apparente facilité d’un tel langage, tant la douceur de son regard sur le monde rend légitime sa démarche. A vif, la chair glabre et dénudée de Steven Cohen devient le territoire d’une expérience du repentir, où la douleur mêlée à la grâce leste le corps d’un poids d’archange. En le regardant quitter la salle avec peine, freiné dans sa marche par la démesure de son accoutrement, sur le point de tomber à chaque pas, on se remémore en nous même un verset biblique : « Après en avoir ainsi chargé la tête du bouc, il l'enverra au désert sous la conduite d'un homme qui se tiendra prêt, et le bouc emportera sur lui toutes leurs fautes en un lieu aride. » Lévitique XVI, 21-22

Par zadzig - Publié dans : Zadzig stories...
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Vendredi 25 septembre 2009 5 25 /09 /Sep /2009 16:52

Aujourd'hui, tu ne peux pas faire tes courses sans tomber sur des smarts box.

 

Vous savez les coffrets cadeaux où vous pouvez choisir une activité, un week-end, un voyage…

 

Au début, c'est vrai que l'idée sortait de l'ordinaire.

 

Ca changeait du plat à tarte ou du bouquin.

 

Tu avais l'impression d'être au top de l'originalité à offrir ton week-end spa à tes parents au lieu du traditionnel bouquin de cuisine spécial quiches salées.

 

Et puis le délicieux monde du marketing s'est emparé de cette belle idée et il en a fait de la merde.

 

Comme pour beaucoup de choses, vous me direz.

 

Aujourd'hui, tu vas à la Poste : tu tombes sur un corner smart box.

 

Tu vas au Monoprix : tu tombes sur une tête de gondole smart box.

 

Tu te ballades en centre-ville, tu tombes sur une boutique entièrement consacrée à la vente de smart box.

 

Ils ont également multiplié les concepts.

 

Au début, tu avais la smart box généraliste, du week-end en château au dîner dans un grand restaurant.

 

Maintenant, c'est hyper spécialisé.

 

De la smart box pour les nouveaux riches, pour les sportifs, pour les amateurs de sensations fortes, pour les gourmets…

 

A quand la smart box SM? Spécial handicapés? Ou Beaufs vendéens?

 

Le problème des smart box, c'est que quand tu déboules dans un lieu pour profiter de ta smart box, tu as comme une étiquette géante collée sur le front : JE SUIS UN CLIENT AU RABAIS, ON M'A OFFERT UNE SMART BOX.

 

Je ne connais pas les arrangements commerciaux qui sous-tendent le système mais à chaque fois, tu as la désagréable impression que les clients smart box ne sont pas comme les autres…

 

Dès la réservation, tu sens qu'on ne te traite pas comme un client normal.

Tu voudrais bien bénéficier de ce dîner gastronomique dans ce prestigieux restaurant mais, c'est bizarre, c'est vraiment très complet.


Il y a juste une table de libre un vieux lundi soir de février…


Bon, partons pour le lundi soir.


Tu déboules donc dans le super resto avec ta smart box et tu te payes la plus mauvaise table.

Vous savez, celle qui n'est pas loin des toilettes et à côté de la cuisine. Celle où tu te payes les odeurs de javel des toilettes et la transpiration des cuisiniers… Celle où les serveurs "buttent" quand ils sortent de la cuisine… Celle qui a besoin d'une calle pour tenir droit… Celle où la bougie s'éteint à cause du souffle de la porte qui se ferme… Celle qui est pile dans le courant d'air de la porte d'entrée...


Bref, vous voyez bien quoi!
 

Après on te signale gentiment mais fermement que tu n'as pas le choix du menu ni des boissons.


Tu auras le menu pigeon smartbox et pis c'est tout.


Tu supplies pour avoir une bouteille d'eau mais on te répond que "ce n'est pas compris dans l'offre smart box". Tu insistes en disant que tu peux quand même avoir un peu d'eau. Le serveur hésite puis te lâche d'un ton méprisant : "D'accord Monsieur mais l'eau est payante"…

On te balance les plats à la gueule t'amène les plats sans trop faire de manières.

Tu peux même entendre la conversation en cuisine puisque la table est juste à côté.

 

"C'est pour qui les deux entrées dégueu là?"

 

"C'est pour les deux connards de la smartbox!"

 

Bref, c'est juste l'arnaque vivante.

 

Remarquez, mieux vaut-il se faire avoir sur un restaurant que sur une offre "sensations extrêmes"…

 

Là, tu as le choix entre de la plongée sous marine avec les grands requins blancs, un tour en deltaplane en Haute Montagne ou du Canyoning dans les descentes de l'Ardèche.

 

Tu peux être sur que s'il y a une bouteille à oxygène à moitié percée, un deltaplane troué ou un casque défectueux, c'est pour les connards de la smartbox!

Par zadzig - Publié dans : la malle aux cons
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Lundi 7 septembre 2009 1 07 /09 /Sep /2009 15:52

Du temps où j'habitais à Paris, j'ai commencé à me dire qu'il fallait absolument que je fasse du sport.

 

Il faut dire qu'à Paris, tu as vite fait de te taper une vie de rat souris.

 

Tu fais tes courses dans une superette de quartier où tu as autant de choix que sur un marché soviétique des années 50. Dans ta souricière ton appartement, tu mènes une vraie vie de souris. Par exemple, dans ta salle de bains, tu peux te brosser les dents, faire ta crotte et prendre une douche en MEME TEMPS, sans bouger.

 

Avant qu'une queue grise ne me pousse dans le bas du dos, j'ai décidé de lutter contre cette transformation en rat des villes.

 

Il était temps de faire du sport, de respirer, de s'oxygéner et de profiter des grands espaces.

 

A Paris, quand tu recherches tout ça, tu vas au Club Med Gym.

 

Oui, je sais, c'est bizarre.

 

C'est la logique parisienne.

 

Pour tester le concept, je me suis rendu à un cours de bodysculpt.

 

Tu arrives donc dans une pièce remplie de femmes de tous les âges. Une grosse partie de retraitées saucissonnées dans des tenues orange et bleue. On dirait des salamis vivants.
 

Et puis, il y a toutes les petites parisiennes avec la panoplie "ipod/queue de cheval/bouteille d'Évian".

 

Trois pauvres types dans des shorts trop grands zonent au fond de la salle.

 

Je rejoins donc mes collègues masculins et je prends mon petit tapis de sol en caoutchouc qui sent la chaussette transpirante.

 

Puis arrive le prof, un grand mec parfait à moitié brésilien sur les bords, complètement insupportable, pour nous les hommes tout blancs et tout mous du fond de la salle.

 

Les filles de 7 à 77 ans sont aux anges. Ca ricane. Ca pouffe. Ca glapit.

 

Le prof met la musique et commence à faire des étirements.

 

Toutes les filles sont super appliquées et en même temps très à l'aise.

 

Nous, les mecs du fond, on est raide comme des planches et aussi à l'aise que dans une boîte pour lesbiennes.

 

Il y a ceux qui se forcent à rigoler aux blagues affligeantes du prof, ceux qui son concentrés sur leurs mouvements et ceux qui sont concentrés sur les mouvements… des filles.

 

Les salamis de 80 ans, elles, tiennent une forme d'enfer.

 

J'ai l'impression que mon corps est rouillé. Tout me fait mal. Je souris aux autres l'air satisfait alors que mes mains sont à 20cm de mes pieds.

 

Je regarde mes collègues masculins qui sont dans la même détresse.

 

Je me cache derrière un salami bleu pour éviter de croiser le regard du prof insupportable qui contrôle l'exactitude de la position de chaque salami.

 

Et, ce qui devait arriver, arriva.

 

Le prof me remarque.

 

"Le Monsieur au fond avec son short beige, ça ne va pas du tout, allez on tire sur les bras!!!"

 

L'armée de salamis et de parisiennes pincées se tournent vers moi avec un air de consternation.

 

Que faire?

 

- Fuir en traitant tout le monde de salamis géants

 

- Pleurer intérieurement pendant le cours puis extérieurement chez moi dans 1 heure

 

- sourire pour dédramatiser la situation

 

Je choisis la dernière option. Je souris donc niaisement. Les salamis me dévisagent avec pitié. Certaines font des commentaires dans le creux de l'oreille de leurs voisines. J'imagine les horreurs qu'elles doivent raconter.

 

Je jette un œil aux autres garçons, ils sont aussi nuls que moi mais ils ont surtout l'air bien content que le prof s'acharne sur mon sort.

 

"Allez Monsieur, on arrête de regarder autour de soi et on descend ses mains vers ses pieds!"

 

Je fais mon maximum et si je tire plus, je me casse en deux et je finis tétraplégique pour le restant de mes jours.

 

Je me vois mal répondre aux gens qui me verront avancer en fauteuil:

 

"Vous avez été victime d'un grave accident de voiture?"

 

"Non, non, c'est juste un gros connard de prof de sport à deux balles qui m'a obligé à me rompre en deux pour pouvoir toucher mes pieds avec mes mains. Remarquez, maintenant je suis bien content puisque j'y arrive!"

 

Donc, comme je n'ai pas l'intention de finir un fauteuil à cause d'un Big Jim de salle de sport, je reste là les mains tombantes à 20 cm de mes pieds.

 

Manifestement, le prof est agacé par mon manque d'acharnement.

 

Il quitte le milieu de la salle et vient me rejoindre.

 

Il se met en face de moi et me montre le mouvement qu'il faut EXACTEMENT faire.

 

"Allez Monsieur, on fait comme moi, inspireeeeeeeeeeeeeeeezzzzzzzzz, expireeeeeeeeeeeeeeeeeeeez, allez allez allez, on va y arriver on tend ses mains vers ses pieds!!!"

 

Pendant que je m'applique le plus possible pour qu'il me lâche la grappe, j'entends les premiers gloussements de salamis…

 

Putain, j'aurais mieux fait de rester dans mon appartement de souris à bouffer mon gruyère tranquille.

 

Le prof insiste lourdement, me lance une vanne…

 

Je souffre en silence en jurant de ne plus remettre la moitié d'un bout d'ongle de doigt de pied dans cet antre du diable.

 

Puis, une fois qu'il s'est bien acharné, il repart se placer devant ses groupies.

 

Pendant 15 minutes, on continue à faire les marsipulamis en sautant partout.

 

Puis, vient le moment des altères. Tout le monde se saisit de deux altères, un dans chaque main.

 

"Et hop, on soulève, on redescend, on soulève, on redescend…."

 

Au début, je suis très à l'aise. L'exercice est simple, les altères ne sont pas trop lourds…

 

Au bout de 2 minutes, je sens mes bras engourdis.

 

Au bout de 3 minutes, mes bras se mettent à trembler, j'essaie discrètement de ralentir la cadence.

 

"Le Monsieur au fond avec le short beige, allez! On garde le rythme!!! 1 et 2! 1 et 2! 1 et 2!"

 

Et c'est là que pour la première fois de ma vie, je me suis senti VIEUX.

 

Les salamis de 80 balais montaient et descendaient leurs altères avec régularité et décontraction.

 

Une des mamies qui devait bien avoir 70 au moins, me fixait droit dans les yeux tout en levant son altère l'air de rien.

 

Au moment où j'ai cru que l'allais m'écrouler par terre pour faire une petite crise de spasmophilie/tétanie/épilepsie, le prof a donné le coup d'arrêt à l'exercice.

 

J'ai posé mes altères, rangé mon petit tapis de sol aux effluves de chaussettes, sourit à mes compagnons d'infortune et JE ME SUIS BARRE A TOUT JAMAIS de ce lieu de torture…

Par zadzig - Publié dans : c'est si bon la Honte
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Mercredi 2 septembre 2009 3 02 /09 /Sep /2009 15:10

Coucou vous!

 

Ca va?

 

Bon…

 

Moi, c'est la déprime totale…

 

Déjà, j'ai raté le dernier épisode de l'amour est dans le pré

 

Heureusement que j'ai de fidèles lecteurs qui m'ont tout raconté dans les commentaires du précédent billet…

 

J'ai bien ri…

 

C'était souvent super drôle!

 

Et puis comme ça, je SAIS

 

Je connais le destin pas souvent fabuleux de nos agriculteurs…


 

Bref… tournons la page!


 

Ces deux derniers mois, j'ai donc vécu une série de moments exceptionnels…

 

Il y a eu le truc à base de tulle, dragées et autres bulles…

 

Puis, il y a eu le truc à base de miel, de lune et d'hôtels de luxe…

 

Et puis là, je reviens à la réalité, vous savez le truc à base de plantes vertes décédées pendant votre absence, de factures au montant improbable et autres répliques du genre "qu'est ce qu'on bouffe ce soir ?"…

 

Oui, la rentrée, je trouve ça gore…

 

Ca commence dès le hall d'immeuble quand tu arrives chancelant avec toutes tes valises. Tu as encore tes tongs, ton short et ton chapeau et tu croises Monsieur Mangin, le vieux garçon du troisième qui te sort avec une voix pleine de sadisme et de perversité "Ca va? Pas trop dur de reprendre?"

 

"Ben, non, pas trop dur du tout, je viens de passer un mois à siroter des babana shakes en me faisant masser les pieds sur une plage paradisiaque mais si vous saviez comme je suis heureux de retrouver une belle tête de con comme vous."

 

Tu arrives chez toi. Les plantes vertes ont expirées, les factures ont explosées, les journaux ont jauni. Tout est figé.

 

Tu passes le week-end à te remettre doucement et puis vient le lundi matin.

 

L'hôtesse d'accueil de la galère géante dans laquelle je bosse doit faire des fiches parce qu'elle semblait bien au courant que pour moi, ce jour-là sonnait la rentrée.

 

"Bonne reprise Monsieur!!!" qu'elle me glapit dessus dès que j'ai passé la porte.

 

Elle a du voir à ma tête que je n'étais pas loin de lui encastrer le visage dans son écran plat, donc elle s'est crue obligée de rajouter : "ca va? Pas trop dur de reprendre le chemin du travail?"

 

"Non, pas trop dur du tout. J'ai passé un mois à découvrir un pays magnifique avec des gens adorables, des paysages à couper le souffle et des villes d'un charme fou, mais si vous saviez comme je suis heureux de retrouver ma cellule mon bureau, mon geôlier mon chef et mes compagnons d'infortune collègues…"

 

Après tu dois subir sans sourciller le récit des vacances de Micheline.

 

Comme ça, tu te dis qu'un mois passé au camping des Flots pourpres, il ne doit pas y en avoir pour trois heures à résumer.

 

Et bien si.

 

Et tu vas même en bouffer toute la semaine des anecdotes à la con des vacances à Plouc-Land en Vendée.

 

Tu finis par oser ouvrir ta boîte mail professionnelle.

 

Comme chaque année, deux trois cadavres ont refait leur apparition pendant ton absence…

 

Dès 9h30, tu dois empoigner le téléphone pour régler les choses…

 

Tu as juste envie de vomir.

 

Mais ça va passer…

Par zadzig - Publié dans : la vie de bureau c'est pas rigolo
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Mercredi 5 août 2009 3 05 /08 /Août /2009 14:33

 

Lundi soir, sur M6, on a eu droit à un grand cru de "l'Amour est dans le Pré".

 

Oui, parce que la semaine dernière, on s'endormait à moitié dans la paille.

 

Lundi soir, Norbert est allé découvrir l'univers de Ghislaine.

 

Et bien, l'univers de Ghislaine, c'est pas très beau, pas très glamour, pas très classieux mais c'est gentil, c'est doux, c'est bon enfant.

 

Chez Ghislaine, on fait des concours de puage de pieds.

 

Chez Ghislaine, on se lave les pieds dans le lavabo pendant que l'autre se lave les dents.

 

Chez Ghislaine, on habite dans un HLM mais les enfants ne brûlent pas les voitures, non, ils sont gentils et accueillants.

 

Chez Ghislaine, on s'offre des fleurs jaunes et on ne se vexe pas.

 

N'allez pas dire que je suis en train de tomber amoureux de Ghislaine non plus, mais quand on voit l'armée de tordus qui hante ce programme, on se dit que nos deux tourtereaux anti-glamour sont sur le bon chemin.

 

Une fois que le tour du HLM est fait, nos deux amoureux s'envolent pour Lisbonne.

A peine arrivés, on les retrouve dans la meilleure boulangerie de la ville à manger des Pasteis de Nata. Bref, sous leur aspect rustique, ces deux là savent vivre!

 

Au bord des remparts du château de la ville, Norbert demande maladroitement la main de Ghislaine.

 

Mais là encore, rien à dire c'est nul mais avec eux, ça devient BEAU.

 

 

Vous allez me dire que des histoires qui se terminent bien ce n'est pas ce qu'il y a de plus drôle.

 

Et vous avez raison.

 

Voilà donc Denis.

 

La Nadia Comaneci de Vendée.

 

Denis va d'abord rendre visite à Mélanie, chez elle, en Bretagne.

 

On découvre une Mélanie complètement cyclothymique qui pendant dix minutes lance des œillades énamourées à son Denis puis l'incendie en trouvant mille prétextes ridicules.

 

Elle souffle donc le chaud et le froid sur le pauvre Denis qui ne sait plus bien quoi faire (Rire? Pleurer? Blaguer? S'excuser? Faire une roue?...)

 

Non seulement Mélanie aime bien engueuler son Denis mais en plus elle adore se moquer de lui.

 

Elle l'avait déjà découvert en gymnaste, et elle s'était bien foutue de sa gueule devant tous ses amis.

 

Maintenant elle explose de rire quand elle le voit en maillot de bain…

 

Elle est hilare quand il enfile un slip pour se faire masser…

 

Mélanie serait-elle un peu cruelle?

 

 

Pour réchauffer l'ambiance, la production envoie nos tourtereaux en Corse.

 

Le soleil, le fromage corse et la mer ne parviennent pas à enjouer Mélanie qui arrive même à faire la gueule parce qu'à un moment donné, dans la rue, Denis la prévient qu'il y a une marche…

 

Mélanie fait même la tronche dans une auberge typique entourée par un plat de fromage et une assiette de charcuterie corse…

 

Norbert et Ghislaine, EUX, ne feraient jamais ça!...

 

Un matin, au petit-déjeuner, elle annonce à Denis qu'elle arrête ici l'aventure.

 

On retrouve Denis quelques instants plus tard, dans la salle de bain, en train de chouiner comme un petit garçon.

 

On a envie de lui dire que ce n'est pas bien grave.

 

Une roue et ça va repartir…

 

 

Maryline quitte enfin son Larzac pour venir découvrir la vie de Christophe.

 

Bon, ben, là, pas grand-chose à dire… Maryline a l'air d'avoir 12 ans dans sa tête. Elle est aux anges. Christophe, n'a pas l'air de penser grand-chose.

 

On les retrouve à Séville. Là encore, Maryline s'éclate pendant que Christophe fait grise mine.

 

Je ne sais pas pourquoi, je sens mal le truc…

 

 

Pendant ce temps, Charline invite son Fabien chez ses parents.

 

On retrouve la thématique "autiste" qui devait manifestement être le fil rouge de cette saison de "l'amour est dans le pré".

 

Au bout de deux phrases, plus personne ne dit un mot.

 

On entend juste le bruit de cacahuètes broyées par les dents et les glouglous d'apéro…

 

Charline fait découvrir son univers à son Fabien, en l'occurrence il s'agit des chevaux.

 

On comprend mieux l'attachement irrationnel de Charline pour le jeune agriculteur.

 

La queue de cheval de Fabien fait furieusement penser à une véritable queue de dada.

 

Niveau couleur indéfinie et propreté douteuse : tout est là !

 

Bref.

 

Fabien rit en faisant du cheval.

 

Passionnant…

 

Ils partent à Saint-Malo en voyage à deux.

 

On se demande bien ce qu'ils ont fait de mal ?

 

Pourquoi les autres partent en Espagne, au Portugal et en Corse et ces deux-là, allez-hop! Direct en Bretagne Nord!

 

Bref…

 

Donc, à Saint-Malo, ben on se fait drôlement chier avec eux…

 

Le diner romantique se transforme en dîner autiste.

 

Pas un mot.

 

Juste le bruit de la Saint-Jacques qui fond sous la dent…

 

Et le bruit d'une Saint-Jacques qui fond sous la dent je peux vous dire que ça ne fait pas bien beaucoup de bruit…

 

….

 

Pour poursuivre sur notre thématique autiste, on retrouve aussi Jean-Paul et Cécile.

 

Jean-Paul quitte son Pays Basque pour retrouver Cécile dans son magnifique pavillon de banlieue parisienne.

 

Tu m'étonnes qu'elle veuille fuir aller vivre au Pays Basque…

 

Une soirée entre amies est organisée donc on échappe pour une fois à une soirée autiste mais on se demande si on a vraiment gagné au change vue l'ambiance un peu étrange.

 

Manifestement les amies de Cécile ne l'imagine pas du tout vivre à la campagne…


...
 

La semaine prochaine, je crois bien qu'il s'agit du DERNIER EPISODE!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

 

Je ne serai pas là pour regarder cette merveille.


Oui, la vie est parfois bien cruelle...
 

Je compte sur vous pour me raconter?

 

Bonnes vacances à tous!!!!

Par zadzig - Publié dans : Confessions intimes et autres délices audiovisuels
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Vendredi 31 juillet 2009 5 31 /07 /Juil /2009 10:55



En ces temps de vacances, M6 continue à nous gâter…

 

Tous les lundis sur M6, il y a du frais, du champêtre, du poil, des plumes, bref, on se régale !

 

Lundi dernier, c’est en Vendée que la scène la plus hallucinante s’est déroulée.

 

Denis, notre agriculteur vendéen a révélé sa passion secrète à Mélanie.

 

 

 

En fait, Denis est un peu Nadia Comaneci sur les bords…

 

Il est gymnaste.

 

Il fait la roue, il exécute des galipettes sur une barre, il met une tenue moulante ridicule, il se balance sur des barres asymétriques, il porte des petits chaussons de danseuse.

 

On attend le moment où Denis, notre éleveur bovin va nous faire le coup de la baguette et du ruban comme ça :


 

 

« LE RUBAN !!! LE RUBAN !!! LE RUBAN !!! » qu’on crie dans notre canapé !

 

Mais, finalement, il ne le fait pas.

 

Au départ, Mélanie est médusée…

 

Puis elle éclate de rire devant ce spectacle improbable.

 

C’est un peu méchant pour le pauvre Denis qui adore se rouler sur des tapis de sol qui sentent la chaussette humide.

 

On a mal pour lui.

 

Plus tard, on redécouvre l’étonnant manque de curiosité et d’ouverture des vendéens.

 

Mélanie arrive en legging.

 

Denis n’en revient pas et ne comprend pas bien le pourquoi du comment de cet étrange atour vestimentaire.

 

Mélanie est-elle un peu danseuse ? Un peu gymnaste ?

 

Puis Mélanie lui propose de venir chez elle, pour découvrir son univers.

 

Denis répond poliment qu’il viendra mais la spontanéité de la réponse fait un peu peur…

 

Y aurait-il un intérêt en dehors de la Vendée ?

 

 

Sur la plaine du Larzac, rien de bien passionnant. C’est l’heure du bilan. Michel en fait des tonnes pour montrer que ça ne va pas si mal. Il grave un arbre, fait des bisous à tout le monde, continue à ramasser la merde de brebis en sifflotant.

 

Maryline se réjouit que Christophe accepte de poursuivre l’aventure.

 

 

Dans le Pays Basque, nos deux autistes ont également l’air très heureux sous le regard de la prétendante qui a déposé les armes la semaine dernière.

 

Comme ils disent : « on n’a pas besoin de se parler, on se comprend dans le silence ».

 

Je ne vous raconte pas le challenge pour les équipes de M6.

 

Filmer un couple d’amoureux qui se comprennent dans le silence…

 

On ne peut que rester perplexe face à ces deux-là.

 

Pour se connaître il faut bien en passer par une phase « communicante ».

 

Et bien, pas nos deux autistes !

 

Ils ne savent globalement rien l’un de l’autre. On a eu droit à 2 questions en une semaine, mais voilà, ils veulent nous faire croire qu’ils se comprennent sans se parler.

 

Bref, vous l’aurez compris, on est aux frontières du réel du côté du Pays Basque.

 

 

Dans la Marne, on a eu droit à une séquence bien triste.

 

Xavier décide d’annoncer à sa prétendante qu’elle peut rentrer chez elle au petit-déjeuner devant un croissant et un bol de thé.

 

Vous avez dit réveil difficile ?

 

La prétendante repart la larme à l’œil et le manteau plein de miettes de croissant.

 

 

En Alsace, notre couple glamour Norbert et Ghislaine continue à vivre une idylle entre saveurs de tartiflette et fumets de choucroute.

 

Norbert, qui, il faut bien l’avouer, nous avait fait un petit peu peur au début de « l’aventure », se montre plein de bon sens et de nobles sentiments. Il est curieux de rencontrer le fils de Ghislaine. Ils se bisouillent en permanence. On dirait deux adolescents qui ont la nouille qui piquent mais voilà c’est BEAU !

 

 

Corinne, la viticultrice sexy, décide d’annoncer son verdict un soir devant un verre de rouge.

 

Elle envoie balader ses deux prétendants.

 

Le pompier se révolte et tente de convaincre une dernière fois.

 

L’homme aux babines retroussées se vexe et part de coucher.

 

Un beau gâchis.

 

Corinne se retrouve seule au milieu de ses chats.

Par zadzig - Publié dans : Confessions intimes et autres délices audiovisuels
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Mardi 21 juillet 2009 2 21 /07 /Juil /2009 12:35

 


 

Hier soir, sur M6, on nous a un peu pris pour des chèvres…

 

L’épisode n’était pas bien palpitant…

 

Nos agriculteurs ont toujours une conversation proche de celle du bulot…

 

Alors, forcément…

 

Enfin, bref, allons-y !!!

 

LE grand moment de la soirée s’est passé en Alsace du côté de chez Norbert…

 

Bon, vous savez qu’avec Ghislaine, ça se passe toujours aussi bien. Chaque jour le loup se rapproche de sa proie Norbert se rapproche de Ghislaine. Un coup elle dort à l’hôtel, puis dans la maison de Norbert… au prochain épisode, c’est clair ça sera le lit de Nono !!!

 

Norbert qui se montrait assez rustre au départ, se montre finalement le plus attentionné.

 

Ca se bisouille, ça se sert dans les bras, ça se caline…

 

Ca serait pas un peu chiant me direz-vous ?

 

Si, effectivement, c’est triste à dire mais quoi de plus chiant que de filmer le bonheur ?

 

Ben, rien.

 

Heureusement, il y a une fête ce soir là en Alsace.

 

Après une soirée entre amis autour d’une choucroute géante, notre couple d’amoureux va au « Bal ».

 

Et là, nous assistons à une scène totalement surréaliste…

 

Deux clowns complètement beurrés font la roue en l’honneur de Norbert et Ghislaine…

 

Une tradition alsacienne ? Un happening d’art contemporain ?  

 

Je reste coi devant mon écran.

 

Et puis d’un coup ces clowns un peu allumés deviennent à moitié agressifs.

 

Un peu comme dans le livre/film de Stephen King : CA :


 

Genre complètement méchant le clown.

 

Et ben, en Alsace, Ghislaine, elle a la drôle d’impression qu’elle est rentrée dans le film de CA, le clown méchant.

 

Les deux clowns commencent à tirer sur le bras de Norbert pour le séparer de sa Ghislaine. Et puis, Hop ! Une roue ! Et puis ils reviennent à la charge autour des deux amoureux…Ils ricanent, les poussent, les chahutent…

 

Bref, sans doute le moment le plus étrange de l’amour est dans le pré…

 

Ghislaine entraîne son Norbert au fond de la salle et danse, le visage inquiet, scrutant une éventuelle attaque de clowns bourrés…

 

Le lendemain, alors que Norbert avait promis d’aller chercher des croissants chauds pour sa Belle, il finit par sortir un vieux Kouglof rassis du placard…

 

Pourquoi une telle baisse d’attention pour Ghislaine ???

 

On apprendra que la veille, après l’invraisemblable épisode des clowns, Ghislaine a refusé de rejoindre le lit du loup de Norbert.

 

 

Du côté du Larzac, chez Maryline, l’ambiance est un peu plus chaleureuse…

 

Sauf, quand Michel sort très élégamment à Maryline :

 

« Dans une relation de couple, il faut se préparer à ce que l’autre puisse changer ; Par exemple, toi Maryline, tu pourrais perdre 30 kilos… »

 

Maryline reste figée. L’espace d’un instant, on a l’impression qu’elle va se jeter sur lui et lui dévorer le visage mais en fait rien.

 

De toute façon elle a déjà fait son choix.

 

Alors que le Michel s’enflamme en racontant qu’il voit déjà son fils gambader devant la maison de Maryline, cette dernière coupe court au délire « michelesque » et lui dit sobrement qu’elle le voit comme un simple ami.

 

Autrement dit « dégage sale taré, ton gamin il n’est pas prêt à gambader devant ma maison ».

 

 

Dans le Pays Basque, on se fait toujours autant chier.

 

Une des prétendantes frôle la crise de nerfs après le 15ème repas pris en silence.

 

Même, lors de la traditionnelle soirée entre amis, Jean-Paul ne pipe mot.

 

Il mange, c’est tout.

 

Il dit quand même qu’il a besoin de temps pour connaître une personne.

 

En même temps, au rythme d’une phrase échangée par jour, c’est sur que ça peut prendre… des années… des siècles…

 

Bref, on comprend mieux le célibat de Jean-Paul…

 

La prétendante qui ne supporte plus tout ce silence décide donc d’arrêter « l’aventure ».

 

Autrement dit : «J’ai pas demandé à intégrer le Carmel, alors je vous laisse tous les deux à vous regarder dans le blanc des yeux en mangeant vos endives, merci, ciao, bon vent ! ».

 

L’autre prétendante est prête à rester au Carmel chez Jean-Paul.

 

Bonne retraite spirituelle Bon courage !

 

 

En Bretagne, Stéphane est assez proche du cas Basque.

 

Le scénario se répète donc.

 

Une des prétendantes rentre chez elle plus tôt que prévu.

 

L’autre fille se sent pousser des ailes.

 

Elle parle, parle, parle…

 

On aura droit à une petite main au cul mutuelle au cours d’une ballade en bord de mer…

 

C’est tout.

 

Stéphane arrêtera là l’aventure.

 

 

Dans la Marne, chez Xavier, on avait l’habitude que ça bouge un peu plus.

 

Pourtant là aussi, l’ambiance monacale gagne.

 

Le repas est pris en silence.

 

Une des prétendantes se réfugie dans la cuisine à deux doigts de la crise d’angoisse.

 

Elle repartira le lendemain, laissant le champ libre à la prétendante restante…

 

Voilà donc pour cette palpitante soirée…

 

Je crois bien que la semaine prochaine, c’est le dernier épisode……………….

Par zadzig - Publié dans : Confessions intimes et autres délices audiovisuels
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Jeudi 16 juillet 2009 4 16 /07 /Juil /2009 17:33

Ca brame dur sur M6, le lundi soir.

 

Chez Denis, l'ami vendéen, les deux prétendantes Mélanie et Valérie se sont affrontées dans ce qui restera dans les annales de l'Histoire de la télévision française comme : "l'affaire de la soupe aux épices"…

 

Valérie a concocté une soupe aux épices.

 

Seulement voilà, Mélanie refuse d'y gouter.

 

Denis reste aimable et finit par tremper le bout des babines dans la souplette.

 

Or la souplette est pimentée.

 

On peut penser que Valérie est une fine connaisseuse des effets secondaires des épices et qu'elle a voulu réveiller la bête qui sommeille bien profondément en Denis.

 

Mais Valérie surestime la curiosité et l'esprit de découverte de Denis.

 

En bon vendéen, Denis a la curiosité d'une brioche et il trouve que la soupe est trop forte.

 

Valérie est déçue.

 

Puis les deux prétendantes se retrouvent en cuisine à ranger deux trois choses.

 

Valérie demande à Mélanie de se pousser pour pouvoir ranger un bol.

 

Et là, c'est la goutte d'eau.

 

L'escalade.

 

Le déchaînement de violence.

 

Les deux prétendantes s'écharpent, pleurent, s'enferment dans leurs chambres, partent faire un tour dehors.

 

Denis ne sait plus quoi faire.

 

Il est perdu.

 

Déjà qu'il a le physique de Caliméro…

 

On s'attend à ce qu'il sorte un "c'est vraiment trop injuste" devant la caméra…

 

Mais non, rien.

 

Puis vient l'explication entre Denis et Valérie.

 

On nage en plein clash culturel.

 

Valérie est pleine de vie et de curiosité, elle veut faire découvrir à Denis une cuisine exotique, épicée et elle attend que Denis lui fasse également découvrir son univers.

 

Elle supplie Denis de lui "montrer les choses à voir dans le coin"…

 

On se dit que si Valérie avait lu cet article là, elle aurait su que cette phrase n'a aucun sens en Vendée. D'ailleurs, cette réflexion laisse Denis pantois…

 

Valérie cuisine exotique, Valérie ose le maquillage boules-a-facettes, Valérie veut visiter des choses.

 

Vous l'aurez compris.

 

Valérie n'est pas vendéenne.

 

Valérie n'a rien à faire en Vendée.

 

A un moment, Valérie ose une phrase en flamand.

 

En face, le regard de Denis flotte.

Tout ça est beaucoup… mais beaucoup trop exotique pour notre vendéen pure souche élevé à la brioche et au fion. Il demande donc à Valérie de partir.

 

Denis se retrouve donc seul avec Mélanie.

 

On se dit que leur histoire va pouvoir commencer.

 

On se dit qu'ils vont pouvoir se découvrir.

 

On se dit qu'ils vont enfin avoir un peu d'intimité.

 

Bref, on attend du croustillant !!!

 

Du "Neuf semaines et demi" version vendéenne…

 

Deux personnes attirées l'une par l'autre dans une grande maison perdue dans la campagne…

 

Grrrrrrrrrrrrrrrr…………

 

Ca laisse place à l'imagination… n'est-ce pas ?

 

Bon, enfin ceci-dit, rangez vos strings léopards et autres porte-jarretelles en latex, parce que Denis quand on le laisse tout seul avec une jeune femme brulante de désir, il va rendre visite à Pôpô-Môman.

 

Oui, la première décision de Denis est de présenter Mélanie a ses parents.

 

Mélanie vit donc un grand moment de solitude et commence à jouer la pauvre petite fille perdue qui a peur que tout aille beaucoup trop vite.

 

C'est pas gagné cette histoire là.

 

 

Pendant ce temps, dans les Hautes-Alpes, Jean-Pierre dresse le bilan avec ses deux prétendantes.

 

Il avoue son penchant pour Nadège.

 

Il faut savoir une chose. Nadège a l'expressivité de la sardine.

Elle a des petits yeux ronds, une bouche droite. Elle n'a l'air ni gentille, ni méchante, ni heureuse, ni triste. Bref, tu te demandes bien à quoi elle pense. Une sorte de Joconde, mais avec des lunettes rectangulaires, une couleur auburn foirée et des problèmes de peau sèche.

 

Jean-Pierre lui dit tout le bien qu'il pense d'elle et lui fait savoir qu'il ressent un "je-ne-sais-quoi…"

 

Nadège reste figée.

 

Elle finit par marmonner une phrase ambiguë qui veut globalement dire qu'elle ressent vaguement un truc flou, un début d'amorce de je ne sais pas trop quoi…

 

Bref, vous l'aurez compris, dans les Hautes-Alpes, c'est aussi torride qu'en Vendée…

 

Jean–Pierre raccompagne gentiment Suzie.

 

Cette dernière compte bien rester copine avec Jean-Pierre et Nadège parce qu'après avoir partagée tous ces formidables moments (repas en silence, engueulade sur la cuisson des courgettes, randonnée à moitié dangereuse, râteau en direct à la télévision devant des millions de spectateurs…) ça serait quand même bête de ne pas se revoir…

 

Oui, l'amour est dans le pré, souvent, ça frôle le surréalisme.

 

 

En parlant de passion échevelée, lundi soir, du côté de chez Corinne, on a aussi eu droit à de grands moments.

 

Corinne a choisi deux activités pour faire mieux connaissance avec ses prétendants : le tir à la carabine et le quad.

 

Oui, Corinne serait plutôt du genre garçon manqué.

 

Ambiance virile au programme.

 

On se demande si elle cherche l'amour ou un bon copain pour boire des bières et faire des concours de rots.

 

Bref.

 

Le soir, les trois amis vont se détendre en boîte de nuit.

 

Manifestement, un des prétendants a bien saisi le profil psychologique beauf de Corinne et se met donc à improviser un strip-tease. Finement analysé car cela met effectivement Corinne en transe et le slow suivant est accordé à celui qui a fait l'hélicoptère avec sa bite qui s'est dénudé.

 

 

Fabien dans l'Indre a enfin décidé de prendre le taureau par les cornes.

 

Après avoir organisé une palpitante soirée raclette avec Tonton Roger et Mamie Madeleine, il parvient à dire à Frédérique qu'il préfère Charline.

 

Frédérique est bonne joueuse et est surtout bien contente à l'iodée de ne plus se taper d'autres soirées raclette hypra relous avec Tonton Roger et Mamie Madeleine et continue à aider Fabien dans ses travaux des champs.

 

 

Dans le Tarn, nous retrouvons Christian.

 

Celui qui élève des porcs et qui rit comme un dindon sauvage.

 

Aujourd'hui, il part faire des courses avec sa prétendante dont on se demande ce qu'elle fait encore là tellement Christian l'ignore et la malmène.

 

Après s'être tapé une soirée raclette avec Tonton Roger, nous voilà dans les allées de l'Hyper U du coin à choisir entre jambon ou blanc de dinde…

 

Des fois, je vous jure, il faut la chercher loin la motivation pour regarder jusqu'au bout "l'amour est dans le pré".

 

Enfin le plus intéressant reste le bilan dressé par nos deux compères dans le jardin.

 

Christian trouve que sa prétendante ressemble trop à son "ex".

 

Élégance, charme, tact et finesse, voici Christian qui largue sa prétendante.

Par zadzig - Publié dans : Confessions intimes et autres délices audiovisuels
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Mardi 7 juillet 2009 2 07 /07 /Juil /2009 14:40

Et oui, ça continue à meugler, caqueter et braire sec sur M6 le lundi soir…

 

Nos agriculteurs sont toujours à la recherche de l'amour qui, paraît-il, se cache dans un pré…

 

Nous retrouvons donc notre chère Maryline sur son "terrible" plateau du Larzac.

 

On redécouvre par la même occasion ces paysages "typés" qui fileraient direct une dépression à Bozo le clown, Annie Cordy et Oui-Oui réunis.

 

En fait, Maryline, a déjà fait son choix.

 

Elle préfère Christophe.

 

Or Christophe n'est pas là.

 

Donc, elle se tape l'autre prétendant en tête-à-tête pendant deux jours alors qu'elle s'en fout comme de sa dernière biquette.

 

Et pourtant, il fait des efforts le prétendant esseulé.

 

Maryline allume la télé bien fort pendant le déjeuner.

 

Il rigole.

 

A la moitié du repas, Maryline part faire sa sieste au milieu de chiens dépressifs et de plaids douteux.

 

Il sourit.

 

Au supermarché, Maryline l'engueule parce que "chacun doit prendre ce qu'il aime à manger", à croire que l'autre n'est pas son invité et que chacun va manger dans son coin…

 

Il blague.

 

Pour Maryline, il est prêt à tout, il lui achète son papier-toilette, lui fait sa vaisselle, lui nettoie sa grange…

 

Et Maryline fait la gueule…

 

Maryline regarde "Attention à la marche" en somnolant…

 

Maryline soupire dans ses polaires trouées…

 

Maryline traite son hôte comme un chien mais déborde de tendresse pour ses poissons/ânes/chèvres…

 

Heureusement, au bout de deux jours, Christophe arrive.

 

Maryline change visage.

 

Elle devient souriante, aimable, attentionnée.

 

Elle cuisine même avec amour de la queue de bœuf.

 

Ami de la métaphore, bonsoir.

 

Christophe est un peu désarçonné mais finit par déguster cette bonne queue.

 

L'autre prétendant est également ravi de l'arrivée de Christophe car enfin, quelqu'un rit à ses blagues, enfin quelqu'un apprécie sa cuisine, enfin quelqu'un partage sa grange-chambre.

 

A croire, qu'ils vont finir tous les deux à élever des chèvres ces deux-là…

 

 

Pendant ce temps, en Alsace, Norbert et Ghislaine file un amour qui laisse rêveur…

 

Ok, tout ça n'est pas très glamour, mais on est touché par cette rencontre de ces deux êtres un peu hors du temps mais qui s'entendent si bien.

 

Pendant que Norbert est sur son tracteur, Ghislaine mitonne des petits plats. Le soir, il la raccompagne à son hôtel.

 

Au bout de deux jours, on découvre la famille de Norbert.

 

La maman porte la même moustache que son fils, le frère parle avec un accent à défriser les trois cheveux de Ghislaine.

 

Mais voilà, c'est très sympa.

 

On a l'impression qu'ils se connaissent tous depuis 15 ans.

 

Ca parle de plein de choses concrètes de la vraie vie qui ne triche pas : la cuisson du riz, les grumeaux dans la sauce de la blanquette, le froid qu'il fait dehors, les poubelles à sortir…

 

 

Dans le Pays Basque, c'est beaucoup moins familial.

 

Limite ça te rend le Pays Basque antipathique.

 

Il faut y aller quand même.

 

J'espère que les deux prétendantes ne s'attendaient pas à boire de la sangria du soir au matin en chantant des chansons locales et en avalant de la charcuterie de montagne parce que c'est raté.

 

Pour ceux qui ne connaissent du Pays Basque que les fêtes de Bayonne, ben… disons… que ça montre un autre visage de cette région…!

 

Plus recueilli on va dire…

 

Plus intérieur…

 

Enfin bref, drôlement plus chiant quoi!

 

Jean-Paul est un vrai bonnet de nuit basque.

 

Les repas se passent en silence.

 

Ambiance Carmel.

 

Sans les lectures bibliques.

 

Mais avec le bruit des couverts et les petits rototos de Jean-Paul.

 

Gloups.

 

Le soir, au restaurant, Jean-Paul emmène ses nouvelles "amies" au restaurant.

 

Il passera toute la soirée à regarder un match de rugby sur un écran géant.

 

Pas une question. Pas une remarque. Pas une blague.

 

Même la promenade sur la plage de Biarritz est à la limite du sordide.

 

Jean-Paul est aussi muet qu'une tranche d'Etorki.

 

A une de ses prétendantes qui le titille, Jean-Paul répond : "j'aime pas poser des questions"…

 

Le lendemain, ils partent faire un jogging.

 

Là, vous me direz, au moins, il n'y a pas besoin de faire la conversation.

 

Séverine, l'une des prétendantes ne suit pas le rythme et se retrouve à moitié abandonnée dans la forêt au milieu des loups.

 

Seule, elle craque en exposant sa détresse de mère célibataire en manque d'affection et nous apprend que "Jean-Paul est quelqu'un de formidable, bourré de qualité".

 

Ah bon?

 

 

En Bretagne, chez Stéphane, c'est un peu pareil.

 

Stéphane a une exploitation qui donne sur la mer. On voit les vaches qui ruminent avec les bateaux en arrière plan. C'est beau… mais alors… qu'est ce qu'on se fait chier chez Stéphane…

 

On tient notre bonnet de nuit version bretonne.

 

Il bosse toute la journée pendant que ses deux prétendantes errent dans l'exploitation.

 

Elles finissent par se moquer du pauvre Stéphane.

 

Elles réalisent à quel point il est un célibataire endurci.

 

Pas de décoration dans la maison, rien à manger dans les placards, pas de conversation, lavage de linge sale et déjeuner tous les midis chez Maman…

 

On a envie de les rassurer et de leur dire qu'ailleurs, c'est un peu le même scénario qui se répète.

 

 

 

Bon, c'est vrai Xavier fait un peu plus d'efforts.

 

Il emmène ses bimbos à droite à gauche.

 

Ils passent même une soirée entre amis.

 

C'est sympa mais à l'inverse des autres agriculteurs du programme, Xavier est très sur de lui.

 

Il claironne avec une fausse humilité : "faut avouer que j'ai eu pas mal de conquêtes"…


C'est vrai qu'en comparaison du reste des candidats, Xavier est un peu plus sexy.

 

Mais enfin, on ne peut pas dire que le niveau de la compétition soit bien élevé...

C'est d'ailleurs ce qu'on aime, sinon, ça nous énerverait!...
 

 

En tout cas, les deux bimbos n'ont pas l'air scotchées par le phénomène Xavier.

 

On sent même la déception poindre le bout de son nez.

 

Finalement une de ses prétendantes lui annonce qu'elle n''est pas "in love".

 

Ca tombe bien, il préfère l'autre.

Par zadzig - Publié dans : Confessions intimes et autres délices audiovisuels
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