Zadzig stories...

Jeudi 27 mai 2010 4 27 /05 /Mai /2010 15:22

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L'année est régulièrement rythmée par des lubies culinaires qui généralement ne durent pas...

 

Je pique un speed sur un plat, un ingrédient et j'en bouffe à tous les repas jusqu'à ce qu'écœurement s'en suive.

 

Tant que je n'ai pas assouvi cette envie dévorante de manger LE truc du moment à chaque repas, et bien ça ne va pas. Je fais des cauchemars, je deviens désagréable, je ne parle plus, tout ça...

 

Générallement, je ne vous le cache pas, je fais rarement des blocages sur des trucs légers ou  diététiques.

 

La fixette "tomate" ou "courgette" n'a jamais eu lieu... 

 

En 2002, grosse thématique Grand-Marnier : omelette norvégienne, soufflé au Grand-Marnier, crêpe suzette... Je deviens à moitié pyromane, c'est simple dès qu'un truc passe sous mon nez, il faut que je le flambe au Grand Marnier... Je vous laisse imaginer le bordel!

 

En 2003, période de loose noire, passion pour le tartare... Faut-il y voir un lien de cause à effet... vengeance des vaches dévorées crues? Volonté de toute puissance alors qu'on est une sombre merde? Désir inconscient de se suicider à la maladie de Creutzfeld Jacob?...

 

En 2004, passion pour le sel de Guérande. J'en mets partout, ça croque, c'est bon, c'est salé aussi, ça donne soif, ça couvre le goût, berk, je vais vomir...

 

En 2005, grosse phase italienne, je mange des mètres carrés de lasagne maison jusqu'à ce que je réalise que ma consommation d'huile d'olive est anormale (1bouteille/semaine) ...

 

En 2006, obsession à base de lait de coco, poulet coco, poisson coco, pâtes coco et puis très vite vomito coco...

 

Bref, donc voilà, les fixations s'enchaînent...

 

Et puis la semaine dernière, alors que je naviguais sur internet, je suis tombé sur une recette de poutine...

 

Comme Vladimir sauf que là il y a du cheddar fondu dessus et de la sauce de viande... tout ça sur des frites!

 

Ca ressemble à du vomi rien, ça n'a pas l'air fameux... oui mais voilà, la lubie semble enclenchée... je pense poutine, je dors poutine, je travaille poutine...

 

En fait, parfois j'ai l'impression que plus le plat est débile plus il m'intrigue. J'ai ainsi eu de nombreuses lubies de plats ridiculement ridicules comme les soufflés (pfffffffff...), les babas, les paupiettes...

 

Concernant la poutine, je me demande si c'est bon? En même temps de la patate et du fromage, ça doit être TRES bon!

 

Par malheur chance, il y a un restaurant canadien en ville...

 

Restaurant canadien, c'est un oxymore, non?

 

Bref.

 

Le plus dur est encore devant moi... il faut convaincre The Other Person...

 

Et convaincre une fille de bouffer des frites avec du fromage fondu et de la sauce de viande, ça relève juste de l'exploit... c'est comme la convaincre d'aller au parc Astérix, d'aller voir X men au cinéma ou d'autres trucs du genre...

 

Je parle week-end relais&châteaux, c'est toujours niet.

 

Alors, je chouine que je suis tout boulversifié en ce moment rapport aux mégas changements de vie des prochains mois, que tout ce que je demande c'est juste de pouvoir goûter une malheureuse poutine... Elle ne peut pas me laisser seul à bouffer ma poutine car aller seul au restaurant pour moi c'est comme forcer une fille à aller voir X men au cinéma...

 

Elle a fini par dire : oui...

 

Direction le restaurant québécois. L'intérieur ressemble à une cabane au fond des bois, c'est charmant mais il y a comme un truc affreux, désagréable, pénible....

 

LA MUSIQUE.

 

En fond sonore, Isabelle Boulay meugle, Garou bêle et Céline Dion caquète...

 

Tu te tapes tous les standards québécois : l'intégrale de Starmania, Fabienne Thibeault live...

 

Une vraie torture indienne...

 

Puis la poutine arrive...

 

Confirmation du fait que ça ne ressemble à rien si ce n'est...ben... à du vomi quoi!

 

Je goûte... pas mal... mouais... ok... faut voir

 

Pendant ce temps, The Other person attaque la salade genre "chouette un endroit non envahi par la graisse...!!!"

 

On mange vite rapport à Robert Charlebois qui commence à pousser la chansonnette...

 

Je paye, on se casse, je philosophe sur la poutine... bon, pas bon?

 

Et puis, soudain, une drôle d'impression me traverse...

 

The Other Person fait une moue du genre qu'elle est en phase terminale d'un cancer du nombril...

 

Mon ventre est lourd... lourd... lourd... du genre que je suis en train de digérer du goudron...

 

D'ailleurs, j'ai un goût de goudron dans la bouche...

 

Lubie poutine : off.

 

Next!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Par zadzig - Publié dans : Zadzig stories... - Communauté : foll-ouf
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Mardi 18 mai 2010 2 18 /05 /Mai /2010 15:37

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Bon, vous l'aurez compris, il y a du bébé dans l'air...

 

Cette nouvelle à la fois totalement banale (on est 8 milliards sur Terre, c'est bien ça?) et en même temps complètement EXCEPTIONNELLE (c'est à MOI que ça arrive!!!) est un grand moment de vie.

 

Pour l'instant, je n'en suis qu'au stade où j'observe jour après jour le ventre de The Other Person s'arrondir...

 

Et puis il y a eu les annonces aux familles, aux amis...

 

Des grands moments, des beaux moments...

 

On passera vite sur les moments douloureux avec TOM aussi des fois...

 

Ce qu'il y a de terrible c'est que suivant les personnes, tu es plus ou moins gêné...

 

Avec ceux qui ont déjà franchi le pas, ça se passe assez naturellement. Ils ont connu ça et sont généralement heureux que d'autres les rejoignent en enfer...

 

Ils sont heureux car enfin, tu vas comprendre pourquoi ils ont une tête de mort-vivant depuis 6 mois, pourquoi ils se trimballent avec des marques de vomito sur leurs pulls, pourquoi ils semblent loin, très loin de tes préoccupations quand tu psychotes sur une hypothétique/éventuelle prise de poids de 1,256 kilos...

 

Et puis il y a tout ceux qui n'ont pas d'enfants, ceux qui sont célibataires... ceux avec qui tu te bourrais la gueule en jurant que JAMAIS tu ne deviendrais un petit Môsieur bien comme il faut qui pousserait une charriote rouge et bleue pour transporter un chiard ripoliné de morve...

 

Ceux avec qui tu théorisais à mort sur la beauté du célibat, la fadeur des gens qui faisaient tout comme tout le monde, la liberté du célibataire qui multiplie les expériences...

 

Ceux avec qui tu rigolais bêtement en sirotant des mojitos et en te moquant des mecs, cernés, épuisés qui poussaient péniblement la charriote à enfant avec un air de zombie dépressif...

 

Tous ces mecs tyrannisés par leurs enfants ("Papa! Papaaa! Papaaaaaaaaaaa!!!! PAPAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA!!!! Il est beau mon château de sable hein PapaaaaaaaaaaaaaaAAAAAAAAAAAAA?") ou leur femme...

 

Et bien, à ces gens là (les célibataires à la Belle Vie), tu es limite gêné d'annoncer une nouvelle qui pourtant t'irradie de l'intérieur.

 

Tu ne veux pas assumer le fait que cette vie là, en ce qui te concerne : C'EST FINI.

 

Donc, tu fais genre, "je suis trop free de l'attitude, trop prêt à sauter sur un bon plan de dernière minute à l'autre bout du monde", comme avant quoi, alors que ce n'est plus DU TOUT comme avant!!!

 

 

Pote : Alors? Comment vas-tu? Faut trop qu'on se refasse un week-end à la mer!!! Tu te souviens la dernière fois? Quand tu vomissais dans la jardinière de Mamie...

 

Moi : Ah ouais! C'était sympa! Ben ouais faudrait refaire... mais faudrait GRAVE se dépêcher!!!

 

Pote : Bon, et cet été, on ne s'organiserait pas encore un petit trip an Asie, nan? La Mongolie à dos de cheval? La Thaïlande à dos d'éléphant? L'Inde à dos de chameaux?... Je ne sais pas toi mais j'ai besoin d'air et de grands espaces... Faut qu'on en profite putain, on ne va pas faire comme tous ces cons à s'agglutiner sur les plages entre les glacières et les chiards.

 

Moi : Ah ouais... Trop l'horreur les gamins des autres... Enfin, tu sais pour cet été, je suis motivé à mort comme d'hab, mais...

 

Pote : Ah ben, c'est cool, qu'est ce que tu penses de la Mongolie? On regarde les billets sur internet!

 

Moi : Ah ouais mais carrément quoi! Mais par contre...

 

Pote : Bon, alors un Paris-Oulan-Bator, est-ce que c'est direct?...

 

Moi : Je ne sais pas mais tu sais pour cet été, ça va peut-être chaud, parce qu'en fait il y a du changement dans l'air...

 

Pote : Paris-Oulan-Bator, 850 €! Allez, on prend les billets! On craque! Soyons fou avant d'être des vieux cons aigris...

 

Moi : Ah, mais tu as trop raison! Il faut se lâcher un peu de temps en temps! On va GRAVE les prendre ces billets! Tu sais que je sens déjà l'odeur des couches chevaux!!!! WOUHHHH!!! Enfin, tu sais, faut juste que je te dise un truc avant...

 

Pote : Quoi? T'as plus de sous? T''as quitté The other Person? Tu déménages? Tu as déjà calé des vacances en Ouzbékistan?

 

Moi : Euh... nan... en fait, je crois qu'on va rester en France. C'est beau la France, nan? Disons que cette année, je crois qu'on va se faire un plan calme, tranquille...

 

Pote : T'es malade?

 

Moi : Nan, pas vraiment, disons qu'à la rentrée on sera 3!

 

Pote : Vous allez acheter un clébard?

 

Moi : Euh... c'est pire que ça...

 

Pote : Ben, je ne sais pas moi, vous allez faire un couple à trois avec quelqu'un?...

 

Moi : Pire que ça je te dis...

 

Pote : Oh, putain, The Other Person est enceinte!!!!

 

Moi : Oui, c'est ça, mais bon, tout restera comme avant. Je resterai tout con comme avant! On continuera à faire n'importe quoi, à se faire des week-ends, à sortir, tout ça...

 

Pote : Mais c'est une super nouvelle!!!!!

 

En fait, il était plutôt content pour moi ou alors il a bien joué à l'ami dévoué/sincère... ?

Par zadzig - Publié dans : Zadzig stories... - Communauté : humour et bonne humeur
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Mardi 4 mai 2010 2 04 /05 /Mai /2010 15:41

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Ce week-end s'annonçait bien...

 

La semaine dernière, il faisait beau et chaud...

 

Mauricette faisait des roulés-boulés olé-olé...

 

Les oiseaux cuicuitaient, les gens sortaient et les fleurs ben... fleurissaient!

 

Donc ce week-end, je m'apprêtais à passer un agréable moment drôlement printanier.

 

C'était oublier le 1er mai...

 

THE famous 1er mai...

 

Un jour faudra quand même m'expliquer pourquoi le jour de la fête du travail, personne ne bosse...

 

En me levant samedi matin, je trouvais déjà l'atmosphère un peu cotonneuse...

 

Le temps était pourri...

 

En même temps, le soleil qui fait le tapin toute la semaine alors que tu bosses comme un con dans ton bureau plein nord et puis, le week-end venu, y'a plus personne à part du gros nuage noir tout désagréable... on connaît!

 

Mais, ce samedi matin, il y avait comme un quelque chose de calme... moins de bruit de circulation... moins d'agitation urbaine... moins d'énergie dans l'air...

 

Je fais mon petit bordel du samedi matin. (En gros, ça consiste à ingurgiter des litres de thé russe en trainant des pieds...).

 

Et puis tout d'un coup, j'entends un vieux bruit de porte-voix éraillé qui égraine une chanson de syndicaliste imbibé au gros-rouge-qui-tache... "Sarkozy, si tu savais, tes retraiteuuuuux, tes retraiteuuuuux, Sarkozy, si tu savais, tes retraites ce qu'on en fait. Au cul! Au cul! Aucune hésitation! Non non non à la réforme des retraites!!!"

 

Toujours aussi audacieux ces syndicalistes! La même connerie chanson depuis 50 ans... Du gimmick qui pète, tu peux l'attendre longtemps du côté de la CGT...

 

Donc, je regarde de la fenêtre ce spectacle so' 1936 et j'admire donc une foule de dinosaures nonchalante de manifestants du 1er mai... manifestement aussi motivés que pour aller bosser...

 

Et puis la matinée continue tranquillement... toujours dans cette atmosphère cotonneuse-relou-bizarre...

 

Une fois lavé et rassasié, je m'apprête à sortir pour faire les courses du jour et me balader un peu en ville.

 

Je jette un coup d'œil dehors...

 

Décidemment, cette journée est étrange, il n'y a pas grand monde dans les rues, et... et... mais c'est qu'on dirait un vieux dimanche tout pourri de février...!!!

 

Ah! Même les magasins sont fermés! Étrange...

 

C'est là qu'au tréfonds de mon cerveau, deux informations se sont percutées : l'info des manifestants syndicalistes et l'info des magasins fermés = nous sommes le 1er mai et TOUT est fermé...

 

Là, une vague de panique m'a envahie... tout se mélangeait : 1er mai, dimanche, fermeture, dimanche, ennui, dimanche, putain, on va se taper un week-end de DEUX dimanches!!!

 

Il manquerait plus que M6 programme un vieux zone interdite sur les milliardaires russes le samedi soir et là, comment tenir sans sombrer dans la démence?

 

Mon esprit divague...

 

Deux dimanches = deux Vivement Dimanche....

 

Deux sketchs d'Anne Roumanoff...

 

AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHH!!!!!!!!

 

Pendant ce temps, les nuages noirs s'accumulent au-dessus de la ville... Une atmosphère d'apocalypse...

 

Tous mes affreux souvenirs de 1er mai remontent à la surface... Je me souviens particulièrement d'un 1er mai, à Lyon, où en désespoir d'activités j'avais décidé d'aller me promener dans un parc...

 

Déjà, bonjour la journée complètement rock'n roll de l'attitude!

 

Seulement, pour aller buller au parc, j'avais du traverser la moitié de la ville à pied car même le métro était fermé!...

 

Depuis toujours, que des 1er mai de loose, d'errance, de "qui suis-je", "ou vais-je"...

 

Je m'affale dans le canapé, je mets une couverture sur mes jambes et j'allume la télé... je capitule quoi!

 

Généralement le dimanche, pour ne pas sombrer dans la dépression dominicale hebdomadaire, je me refugie dans la préparation de gâteaux... Plus le dimanche est complètement dépressif de l'attitude plus je prépare des trucs longs et compliqués pour oublier la vacuité de cette journée maudite...

 

Je ne vous raconte donc pas dans quel état j'étais le jour où je me suis lancé dans la préparation d'une pièce montée en forme de Mauricette en plein roulé-boulé... Comment, j'en avais chié pour faire les coussinets...

 

Bref!

 

Du coup, je décide d'éteindre cette maudite télé et je vais dans le seul magasin ouvert en toutes circonstances (guerre mondiale, grande peste, 1er mai...) : l'épicerie asiatique!

 

Je me jette donc dans les rues désertées où quelques rares personnes en errance me lancent des regards perdus et désabusés du genre que c'est la fin du monde et qu'on va tous crever!...

 

J'arrive enfin au "Dragon d'Asie" (là aussi, c'est comme les syndicalistes niveau créativité, on voit que y'a pas du avoir un brainstorming de 3 semaines pour trouver le nom...)...

 

Manifestement, je ne suis pas le seul à me réfugier dans le seul magasin ouvert de la ville... je vois plein de monde en train de se promener nonchalamment dans les rayons comme s'ils étaient au parc sauf que là il n'y a rien d'autres que des paquets de nems et de la soupe miso à mater...

 

Les gens sont heureux, il y a de la lumière, il fait chaud, il y a d'autres personnes...

 

Une mamie est en grande conversation avec un paquet surgelé de boules coco...

 

Le bonheur quoi!

Par zadzig - Publié dans : Zadzig stories... - Communauté : humour et bonne humeur
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Mardi 27 avril 2010 2 27 /04 /Avr /2010 14:27

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Il faut savoir qu'acheter une cuisine chez IKEA rassemble plein d'avantages... le prix, le design, la qualité...

 

C'est bien pour ça que beaucoup de gens se précipitent chez le géant du meuble qui sent le vieux Krisprolls et le hareng mariné.

 

Après avoir fait le tour de plusieurs "cuisinistes" traditionnels et surtout après avoir entendu leurs discours de Bernard Madoff des fourneaux... j'ai rapidement couru chez Ikea. Au moins, là, pas de surprise, pas de rabais supra-chelou à la tête du client, pas de promotion miracle qui se révèle être une chasse au pigeon client, pas de discours pompeux d'un autre âge ("elle va durer au moins 30 ans votre cuisine!!!", "vous avez vu la beauté de ce tiroir!", "c'est une cuisine pour la vie que vous achetez là!")...

 

Seulement voilà, chez Ikea, les rôles sont inversés. Le client supplie Ikea qu'on s'occupe un peu de lui.

 

Premier matin chez Ikea, 11h00...

Je viens pour me renseigner sur le chemin de croix la procédure à suivre. L'hôtesse d'accueil jaune et bleue m'informe qu'il faut prendre un numéro et faire la queue.

 

Comme à la Sécu.

 

Seulement, voilà, chose improbable/impensable/inimaginable, la Sécu, à côté d'Ikea c'est un truc super efficace, rapide et bien organisé.

 

Chez Ikea, à 11h00, du matin, il n'y avait plus de numéro à prendre... Tout était complet pour la journée. Rupture de stock du vendeur de cuisine. On me conseille donc de revenir le lendemain, 30 minutes avant l'ouverture des portes.

 

Un concert de Madonna, à côté, c'est du pipi de mouette myopathe.

 

Le lendemain, donc, tel un vieux bouffeur de Krisprolls, je me suis levé aux aurores pour pouvoir être à l'heure devant le Stade de France Ikea.

 

Évidemment, au lieu d'arriver avec un peu d'avance, j'arrive avec un peu de retard. Le magasin est ouvert depuis 3 minutes...

 

J'entre et je constate avec effroi que les allées sont pleines de jeunes couples en pleine dispute (le meuble KROÛNPÏT ou le BRIKPÖK?), de familles nombreuses en ballade matinale et d'étudiants à la recherche d'un salon-cuisine-chambre pour 15,95 €...

 

Je cours au rayon cuisine et une longue queue pleine de couples exaspérés m'attend. Je finis par décrocher le sésame : un numéro de vendeur qui pourra me recevoir dans trois heures minimum....

 

Sur le coup, je me dis que c'est une blague, je ne vais pas errer dans les rayons d'Ikea pendant trois heures, c'est un coup à sortir du magasin en parlant couramment le suédois ou à bouffer l'intégralité des stocks de Daim du magasin...

 

Et puis, tu acceptes ta destinée ikeaesque car sinon tu retournes voir les cuisinistes-Arsène-Lupin.

 

10h15

Je commence par faire le tour du magasin... que j'ai déjà parcouru la veille...

 

10h23

Je m'affale dans un canapé PAKTPÎT à 259 €... je réfléchis doucement... je baille... je somnole... Les gens passent devant moi, me regardent étrangement genre "il est à vendre avec le canap' le Monsieur?"... Non, je n'ai pas encore d'étiquette ZATZÏG, 49,95 € qui pend au bout de mon nez!!!

 

Je finis par pioncer ma mère...

 

10h35

Un gentil vendeur jaune et bleu vient me réveiller pour me signaler qu'il n'est pas autorisé de pioncer sa race dormir dans les canapés.

 

10h42

Je vais au restaurant du magasin. Hors de question d'acheter quoi que ce soit. Manquerait plus que ça. Ils me font attendre, je ne vais pas leur lâcher du fric non plus.

 

10h46

Passage à la caisse du restaurant, un beignet, un gâteau aux pommes et un thé m'aideront quand même bien à patienter...

 

10h58

Deuxième passage en caisse. Le beignet était trop bon et c'est apparemment le seul truc non contaminé par la cannelle. J'avais oublié que les scandinaves masquent le goût de leurs pâtisseries pas terribles en foutant de la cannelle à gogo. "ca fait Noël la cannelle" qu'elle dit ma voisine de table qui manifestement à l'intelligence d'une table BLAKPÔT à 4,95 €...

 

11h20

Passage au magasin de boustifaille. Daims, saumon fumé, pain suédois... Pourquoi, même dans un magasin de meubles, il faut je ressorte du magasin avec de la bouffe? En même temps, j'ai encore deux heures pour trouver la réponse en m'auto-psychanalysant dans un divan BRÔUMPÎT à 199,99 €...

 

11h39

Au rayon literie, j'arrive à trouver un lit un peu en retrait des autres... je m'endors...

 

11h45

Je rêve que mon numéro passe sans que je puisse arriver à temps au stand des cuisines. Je balance donc des tables BLAKPÔT à 4,95 € sur les vendeurs de cuisines qui envoient des armées de Daims géants m'attaquer à coup de spray à la cannelle. Ils finissent par me choper et m'envoie en exil en Suède pour passer le reste de ma vie à bouffer des Krisprolls et à me peindre le corps en jaune et bleu...

 

11h59

Je me réveille, trempé d'angoisse à l'idée que mon numéro est passé pendant mon sommeil...

 

12h05

Vision d'horreur au stand des cuisines. Des hordes de gens attendent. On se croirait à l'Armée du Salut. Des gens sont allongés par terre, les enfants crient entre les hottes et les fours, certains vident des paquets entiers de Daim le regard dans le vide.

 

Je repère mon vendeur et je commence à jeter des regards noirs et vengeurs au couple qui prend manifestement tout son temps pour élaborer sa cuisine.

 

12h10

Manifestement, le couple se contrefout de mes regards menaçants. Ils n'arrêtent pas de se lever pour aller tâter du plan de travail ou du placard en débâtant longuement......

 

12h30

Je retourne au restaurant me taper un beignet. La dépression ikeaesque pointe le bout de son nez. Le numéro n'a pas changé depuis 10h00... et il reste 4 rendez-vous avant moi... la perspective de griller un jour de congé pour zoner dans un Ikea de banlieue me glace et ébranle toutes mes croyances en l'Humanité...

 

12h35

Je suis nerveusement épuisé par cette attente. Mon esprit divague... et si je jetais un bocal de harengs marinés sur le couple relou qui bloque mon vendeur depuis 2 heures..?

 

12h38

8ème beignet de la matinée. Les hordes de famille commencent à emplir les allées du restaurant pour déjeuner. Je suis au bord du vomissement, je suis cerné par des odeurs de Caribou grillé et autres Harengs sauce citronnée. Je ne parie pas cher sur ma santé mentale dans les prochaines heures. J'ai le sentiment d'être pris en otage dans un magasin Ikea. Il manquerait plus que je m'entende bien avec les vendeurs, on serait en plein syndrome de Stockholm : pactiser avec ses ravisseurs...

 

13h03

3 numéros passent d'un seul coup. Que se passe t-il? Y aurait-il eu des abandons? Des morts? Des gens qui sont devenus cinglés avant moi? Plus qu'un seul numéro devant moi. Je reste au rayon cuisine au milieu des enfants hurlants et des couples en pleine dispute sur la couleur des poignées de portes... Je meurs d'envie d'enfermer une gamine insupportable dans un placard PLAKSTRÂT, gris aluminium...

 

13h45

Le jeune couple occupé avec mon vendeur part. Mon numéro s'affiche... Les larmes me montent aux yeux, je me précipite vers le vendeur. J'ai l'impression d'être le Roi du monde. Je m'installe face au vendeur l'air un peu exaspéré... J'ai juste failli finir à Sainte-Anne avec cette histoire de trois heures d'attente sous des néons jaunes et bleus...

 

14h54

C'est là la magie d'Ikea. Mon vendeur est sympa. Souriant, détendu, aidant... je ne peux RIEN lui reprocher. Même à la fin quand il me lâche un "il reste plein de choses à voir, il faudra revenir" je pars content... en souriant...

Par zadzig - Publié dans : Zadzig stories... - Communauté : foll-ouf
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Vendredi 26 mars 2010 5 26 /03 /Mars /2010 09:48

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C'est bon! Arrêtez de faire vos Dames de vertu...

 

Je ne ferai pas ici l'apologie de l'infidélité conjugale...

 

Je veux juste parler ici du monde drôlement pas reluisant de la carte de fidélité...

 

Ouais, je sais, c'est bien moins intéressant sulfureux...

 

Encore un concept véreux de markéteux en mal d'imagination qui a englouti notre vie quotidienne...

 

Le monde merveilleux de la carte de fidélité n'a pas de limite... la dernière en date... le kébab du coin!

 

Cette magnifique carte de fidélité a d'ailleurs la pénible manie de toujours sortir du portefeuille quand il ne faut pas...

 

Genre à l'entrée d'un cocktail prestigieux (le truc qui m'arrive toutes les semaines) où le glamour le dispute à la séduction...

 

L'hôtesse d'accueil cherche mon nom sur sa liste...

 

Elle ne comprend rien à mon nom alors je veux lui montrer l'orthographe avec ma carte d'identité et là badaboum, qu'est ce qui tombe du portefeuille...?

 

"Oops, pardon, ma carte de fidélité Kébab 2000 s'est échappé! Et oui! Comme vous pouvez le constater je vais bientôt bénéficier du menu Super Kebab double frites! Quel veinard je fais là!!!"

 

...

 

Et puis finalement, j'accumule les cartes tamponnées deux ou trois fois... seulement comme je ne suis pas encore psychorigide du coiffeur, de la fleuriste ou du cordonnier, je n'arrive jamais à remplir ma carte et donc à bénéficier du cadeau magique souvent drôlement pas trop magique.

 

Dans une carte de fidélité, faut toujours avoir déboursé 10 ans de salaire pour bénéficier d'une ristourne de 10 € à valoir sur un prochain achat de minimum 350 €.

 

Et puis maintenant, c'est la course au smiles...

 

Monoprix a bien développé le concept histoire de pigeonner encore le client.

 

La pigeonnisation du client, c'est une spécialité chez eux!

 

Voilà donc que tu te trimbales toute l'année avec un gros code barre rose au bout de ton porte-clés...

 

Voilà qu'à chaque fois que tu vas faire des courses, tu te dis "Putain, il ne faut pas oublier ces putains de clés car avec la carte je vais pouvoir cumuler plein de point, je suis définitivement trop malin"

 

Voilà, qu'à chaque fois, à la caisse du supermarché, tu tires tes clés de ta poche pour les donner à la caissière, tu emportes dans le mouvement un vieux mouchoir crado ou un vieux post-it décédé qui s'échoue lamentablement sur le tapis roulant...

 

Toute la queue te jette un regard dégouté du genre que tu cultives des mouchoirs sales au fond de tes poches...

 

La caissière prend tes clés d'un air soupçonneux. Par la même occasion elle reluque ton porte-clés cœur en pate à sel fait par tes neveux et l'exhibe insidieusement à la queue décidemment révulsée par tout ce que tu dégages...

 

Et puis les jours passent, les semaines passent, les mois passent, tu engraisses Monoprix avec ses tomates bodybuildées à 15 € le kilo... et puis un jour tu te dis, "avec tout ce que je leur ai laissé, je vais vérifier combien j'ai de points".

 

"Ah ah ah, je vais trop me venger!"

 

Résultat : en 5 ans, j'ai gagné un bon d'achat de 10€, soit 3 tomates et une botte de radis chez Monoprix.

 

Et puis maintenant, j'ai vu que la banque s'y mettait.

 

Tu ne repars plus de ton agence bancaire avec la rage au ventre d'avoir perdu ton temps avec un conseiller financier en costume Armand Thierry dans un box sans fenêtre... non, tu repars de l'agence avec un grille-pain, un service à café ivoire ou une place de ciné...

 

C'est sur qu'avec ce que tu leur laisses à eux aussi comme frais bidon, ils peuvent bien t'offrir un set de table en osier...

 

Oui, tous les mois, c'est 15 € la cotisation Jazz, Funky, Mélodie et autres Groovy.

 

Sous ces noms drôlement cools et sympas se cachent d'affreux frais bancaires tout vilains qui cultivent soi-disant la fidélité. Super malsaine la fidélité oui!

 

Du coup, des fois, tu te rêves en rebelle des cartes de fidélité.

 

Fuck ce système commercial complètement pourri...

 

Fuck la fidélité à ces chaînes de grands magasins que tu détestes...

 

Fuck, cette société où pour cultiver cette pseudo fidélité, tu te fais souhaiter ton anniversaire par tout plein de Michel Dubois des services clientèles...

 

Donc un jour, à la caisse d'une parfumerie, je paye mes achats et la vendeuse me propose la carte de fidélité.

 

Je décide de refuser.

 

Ben oui, j'étais drôlement FUCK de l'attitude ce jour là...

 

La vendeuse me regarde comme une poule devant une cuillère à dessert.

 

"Mais Monsieur, la carte est gratuite, sans aucun engagement de votre part, vous cumulez des points et disposez de réductions".

 

"Oui, je sais mais ça ne m'intéresse pas..." que je lui réponds tout buté.

 

La vendeuse continue à me dévisager comme si je venais de lui avouer que j'avais découpé ma femme à l'aide d'un couteau à huitre rouillé...

 

"Mais Monsieur, c'est GRA-TUIT"

 

Genre, la Jennifer-vendeuse-de-crèmes me parlait comme à un débile.

 

"Je le sais bien mais ça ne m'intéresse pas" que je continue toujours buté de l'attitude...

 

"Mais enfin, vous pourriez avoir des réductions!!" qu'elle commence à s'énerver la Jennifer-maquillée-jusqu-au-fond-de-la-rétine...

 

Bon, évidemment, j'avais bien envie de lui sortir ma dissertation intérieure sur ces putains de cartes de fidélité qui me sortent par les trous de nez... à savoir que...

 

- mon super portefeuille trop beau qui ne ressemble plus à rien à cause de l'accumulation de cartes de fidélité pourries qui le déforment...

 

- l'accumulation de ces multiples cartes qui ne m'ont JAMAIS ô grand JAMAIS fait gagner quoi que ce soit...

 

- ces cartes qui te permettent de te donner bonne conscience en te disant que tu fais des affaires alors que ça te pousse juste à la consommation de trucs inutiles et abrutissants...

 

Un peu long et un peu compliqué quoi. Et puis je ne voulais faire tourner le parfum de Jennifer qui était déjà bien énervée comme ça dans son petit top rose!

 

Cette dernière a fini par lâcher l'affaire en soupirant ostensiblement du genre que je n'étais rien qu'un client pourri et je suis parti...

 

Ouais, je sais.

 

Je suis un rebelle.

Par zadzig - Publié dans : Zadzig stories... - Communauté : foll-ouf
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Vendredi 12 mars 2010 5 12 /03 /Mars /2010 10:37

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On continue avec la folle histoire de la connerie humaine en ligne et en réseau... à savoir Facebook!

 

Sur Facebook, j'ai le plaisir d'avoir en "amis", mes neveux de 13 et 11 ans...

 

L'âge bête quoi!

 

Avant, l'âge bête tu le passais tranquillement entre la maison et l'école, tu étais drôlement con mais tes parents supportaient... et tes professeurs aussi...

 

Avant tes conneries de l'âge bête, tu les gardais pour toi ou tu les partageais sur la cour de récréation...

 

Aujourd'hui, grâce à Facebook, l'âge bête est partagé et mis en vitrine!

 

Aujourd'hui, tout le monde peut profiter du merveilleux et douloureux spectacle de l'adolescence...


Cet âge béni des Dieux où tout se bouscule : les poils, la voix et surtout la connerie!
 

C'est donc comme ça que sur Facebook, j'assiste passivement à leur adolescence, période ô combien relou de l'existence où tu te demandes bien qui tu es vraiment sous tes boutons et ta peau grasse?

 

Gustave, mon neveu de 13 ans, a ainsi adhéré à un groupe :

 

"Tous les profs de Saint-Michel sont des brelles..."

 

Groupe fort amusant, si ce n'est que sa mère (=sister) est prof à Saint-Michel...

 

Je me suis donc posé la question d'en parler à ma sœur... oui mais voilà je ne voulais pas non plus rentrer dans le vilain jeu de la délation...

 

Sachant que le groupe comprend plus de 1 000 membres, j'ai laissé couler...

 

Puis, par un beau matin d'hiver, je constate que Gustave a monté un groupe sur Facebook... "Pour tous ceux qui se font chier pendant les cours de Madame Jupin".

 

Pour les besoins de lecture, j'ai traduit directement du langage texto-ado puisqu'à l'origine dans le texte, ça donnait ça : "Pour tou ce ki se fon chié pendan lé cour de Madam Jupin"...

 

Ce merveilleux groupe, déjà constitué de 5 membres en 1 heure de création, commençait à vivre à travers les commentaires riches et imagés de ses nouveaux adhérents...

 

"Oué on se fé trop chié! Sé cour cé tro de la merd! Lol" (=Oui, nous nous embêtons bien profondément, ses cours, c'est de la matière fécale, qu'est ce qu'on rigole)

 

"On va la fér chié 2min, tu va voir!!! Mdr!!" (=Nous allons l'importuner demain, tu verras! Je suis mort de rire à l'avance)

 

A nouveau, je me suis demandé ce que je devais faire... laisser faire... en parler à ses parents...

 

J'ai décidé d'en parler à l'intéressé...

 

J'ai donc pris mon neveu entre 4 yeux et je lui ai expliqué longuement les dérives de Facebook, les mauvaises utilisations que les gens pouvaient en faire et qu'il devait se méfier de cet outil qui mettait tout le monde tout nu et tout bronzé!

 

Il n'a rien dit.

 

Je ne savais pas si ma petite leçon de morale avait fonctionné...

 

Le lendemain, le groupe avait disparu. Il avait compris.

 

Je me réjouis donc de cette attitude et m'empresse de le signaler à ma mère...

 

Je tresse des couronnes de laurier sur la tête de Gustave, quel enfant responsable, quelle attitude mature, hourra, hourra!!!

 

Je raccroche puis décide d'aller faire un tour sur Facebook...

 

"Ah tiens... quelqu'un a posté quelque chose sur mon mur..."

 

Et là, sur mon mur était posté un quizz proposé par Gustave...

 

"Quel est la taille de ta bite?"

 

Ce quizz étant délicatement agrémenté d'une image de lémurien doté d'un appareil génital tout à fait impressionnant...

...

Par zadzig - Publié dans : Zadzig stories... - Communauté : humour et bonne humeur
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Jeudi 11 mars 2010 4 11 /03 /Mars /2010 10:27

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La semaine dernière, mon ordinateur est tombé en panne.

 

Il n'a pas prévenu, du jour au lendemain, il a décidé de faire la gueule, faire le mort enfin bref, il n'y a plus d'étincelle dans son petit cœur électronique drôlement con.

 

Avant, quand ça arrivait, je mettais l'ordinateur à la benne en maudissant sur 10 générations les Bill Gates et autres inventeurs de ces diableries dont on ne peut plus se passer...

 

Plutôt que de me battre des heures et dépenser mon salaire avec une hotline pourrie où un sénégalais te lit consciencieusement les procédures que tu as déjà tentées quatre fois... j'ai décidé de me rendre dans un magasin de service informatique.

 

En entrant, j'ai tout de suite compris que ça me prendrait autant de temps qu'avec les sénégalais qui s'appellent tous et toujours Michel DUBOIS quand ils se présentent.

 

Devant moi, une Madame d'un certain âge, toute bourgeoise de sa personne écoutait sagement le réparateur.

 

Celui-ci servait à la pauvre Dame une bouillie technique totalement incompréhensible.

 

Au bout de cinq minutes, la Madame le coupe et lâche un timide :

 

"Et, ça va remarcher?"

 

"Ce n'est pas aussi simple que ça chère Madame, laissez-moi vous expliquer..."

 

Et là, c'était reparti pour quinze minutes d'explication par le technicos complètement technique de l'explication.

 

La Madame avait les yeux dans le vague. Elle commençait à voir sa vie défiler tout ça... par moment, elle me jetait des petits regards de bichette aux petits oignons aux abois... ça faisait genre "sortez-moi de là je pane que dalle!"

 

Et puis au bout des quinze minutes d'explications fumeuses, le technicien a fini par lui dire qu'en deux jours et avec 50 €, elle pourrait retrouver son ordinateur en état de fonctionner.

 

C'est tout ce qu'elle voulait savoir, merci au revoir.

 

Après, j'ai eu droit à un indien, propriétaire du restaurant d'à côté dont l'ordinateur ne marchait pas.

 

Vas-y que le technicien te démonte la bête et puis soudain.

 

"Oh putain!!!" qu'il dit l'air super énervé...

 

A ce moment, il commence à fourrer son nez dans l'unité centrale en reniflant comme un vieux berger allemand des années 80 (vous savez, celui avec le bandana autour du cou et qui s'appelle Rex) à la recherche de substances illicites.

 

"Putain, mais c'est que ça pue l'encens ce truc là!"

 

L'indien, il n'en menait pas trop large, il regardait ses pieds comme si on avait découvert un vieux truc honteux sur lui... genre qu'il dealait des nans au fromage hallucinogène...

 

"Je vous avait dit d'arrêter l'encens, pourtant! Vous n'avez pas écouté!" qu'il lance le technicien super agacé...

 

L'indien se la jouait profil bas style "Vas-y! Humilie moi mais abrège le truc!..."

 

Seulement le technicos était super bavard et il a commencé à s'échiner à expliquer le pourquoi du comment l'ordinateur du restaurateur indien ne fonctionnait pas.

 

"Combien de fois faut-il que je vous le dise, l'encens est un corps GRAS!" qu'il dit au nez de l'indien qui physiquement est du genre soufflé comme un nan au fromage...

 

"Du coup, comme c'est GRAS, ça bouche la ventilation de la machine et ça ne marche plus du tout!".

 

"Ah bon, pourtant je l'avais mis loin de l'encens cette fois" qu'il maugrée le malheureux indien...

 

Manifestement l'indien ne respectait pas la règle à tenir avec ce genre de personne bavarde et dominatrice : il ne faut jamais contester. Sinon, ça dure trois plombes et en plus tu te fais humilier. En fait, c'est un peu comme à l'école...

 

Le technicien prend donc le malheureux restaurateur par l'épaule puis lui fait pencher le cou pour lui fourrer le nez dans l'ordinateur...

 

On est une bonne dizaine de clients à assister au spectacle...

 

"Oh, vous savez moi je ne le sens plus l'encens..." qu'il dit l'indien une fois le reniflage forcé effectué...

 

"Bon, va falloir arrêter l'encens, ce n'est pas possible ça! Regardez, votre machine est toute encrassée!". En même temps, il passait son doigt dans l'intérieur de la machine et montrait à l'assistance médusée et dégoutée son pouce noirci par l'encens...

 

Un truc à te couper définitivement l'envie d'aller manger chez l'indien...

 

Puis mon tour est venu...

 

"C'est pour quoi?" qu'il me dit...

 

Je lui explique le problème qui se résume assez vite puisque mon ordinateur s'amuse juste à faire le mort...

 

Il commence alors son monologue insupportable...

 

"Alors si c'est une erreur de niveau 1, ça ira, vous en aurez pour 50 €... en revanche, si c'est une erreur de niveau 2 ou 3, il faut une chambre blanche, et moi je ne suis pas équipé, donc je vous propose de faire un test rapide, parce que si c'est plus grave que ce que je pense blablablabla...."

 

Moi, je n'écoutais plus, j'étais en mode pilote automatique. Celui où j'alterne les "ah bah ouais...", avec les "mmhh" et les "bien sur..."

 

Mon esprit vagabondais... je maudissais les gens comme ce technicien bavard et soucieux de montrer son savoir de technicos à deux roubles... j'avais rencontré des médecins comme ça... des vétérinaires... des agents immobiliers... des profs...

 

Des gens cantonnés à leur petit domaine d'expertise et qui ont la hauteur de vue d'un tabouret... des gens qui se sentent obligés de te décrire TOUS les scénarios possibles (surtout les pires, ça les excite!) alors que tu veux juste que les choses aillent vite et soient bien faites... des gens qui ne se mettent JAMAIS à la place des novices et qui se font une fierté de maîtriser un langage hermétique...

 

Des gros cons quoi!

 

Puis, j'observais la faune du magasin... à la caisse, le gros geek boutonneux à moitié introverti... dans la queue, du jeune à mèche le portable sous le bras qui transpire à l'idée de perdre définitivement ses vidéos pornos durement téléchargés sur son disque dur... la mère de famille pas du tout à l'aise avec la chose informatique, victime de son ordinateur et qui tremble à l'idée de ne rien comprendre aux explications du technicos... le Papi super branché qui vient là tous les deux jours pour poser ses questions au technicos qui se plait à jouer au prof avec un retraité...

 

Et c'est là que j'ai eu une révélation, la boutique informatique, c'est la Droguerie du XXIème siècle...

 

Vous souvenez vous des drogueries ? Ces magasins avec des vendeurs moustachus habillés en blouse bleue... ces magasins où régnaient une douce odeur de caoutchouc... ces magasins où on se refilait les astuces de Grand-mère à base de vinaigre blanc et de savon de Marseille... ces magasins où le Pratique était élevé au rang de religion! Ces magasins où on trouvait du plastique coloré sous toutes ses formes : des gants en plastique rose, des paniers à linge en plastique bleu, des pinces à linge en plastique vert, des bassines en plastique mauve...

 

Dans ce magasin, tout le quartier se croisait, les gens se parlaient, c'était LE magasin de proximité drôlement pratique qui résolvait tout tes problèmes les plus quotidiens...

 

Et puis, ça intriguait les enfants... droguerie... droguiste... drogue, quoi!

 

Moi, je pensais que le Monsieur moustachu avec sa blouse bleue c'était le dealer de coke du quartier! Ca lui donnait un côté super obscur qui me fascinait! En fait, le seul truc qu'il dealait c'était des boules anti-mites...

 

Aujourd'hui, les drogueries ont fermé. (Sauf une! Mais ça on en parlera dans un prochain billet)...

 

Et le nouveau magasin de proximité du XXIème siècle, c'est celui du réparateur informatique.

 

"Alors, vous me le laissez?" qu'il me sort le technicien

 

"Euh oui..." que je bafouille encore à fond dans ma métaphore de droguiste

 

Il m'a gardé le pauvre ordinateur qui a du avoir une migraine drôlement migraineuse rapport aux heures qu'il a du passer à écouter le technicos déblatérer...

Enfin, l'essentiel, c'est qu'il remarche!

 

Par zadzig - Publié dans : Zadzig stories... - Communauté : foll-ouf
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Samedi 9 janvier 2010 6 09 /01 /Jan /2010 16:15

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Comme toujours sur ce blog de haute volée intellectuelle, j'ouvre un nouveau sujet drôlement passionnant qui ne manquera pas de déchainer les foules.

 

Je veux parler d'un truc que tout le monde fait, que tout le monde a vécu, que tout le monde aime ou redoute...

 

La séance chez le coiffeur...

 

Je parle de ça car j'ai ENFIN trouvé un coiffeur qui a compris la psychologie déviante de mon cheveu.

 

30 ans de combats, d'explications inextricables, d'essais ratés...

 

Ceci dit, car décidément la vie est trop injuste, mon coiffeur a compris mon cheveu mais n'a pas bien cerné ma personnalité.

 

Alors que des fois, je suis tombé sur des coiffeurs qui me comprenaient moi mais pas mes cheveux...

 

Comment ?

 

C'est confus ?

 

Je reprends depuis le début.

 

Pendant toute mon enfance, ma mère m'emmenait chez un coiffeur pour homme plutôt Vieille France... "Chez Didier"

 

Oui, ça ne s'invente pas. Clairement le glamour n'était pas le but visé par le salon...

 

Ce coiffeur avait la particularité de parler peu et en plus il chuchotait :

- Bonjour...

- Comment je vous coiffe?

- Ca vous va?

- Ca fera 65 francs (ben ouais, je sais, c'est ignoble, mais je suis né avant 2002...)

- Merci, au revoir

Son salon était donc plongé dans un silence quasi monacal. Vue la personnalité discrète et ascète du patron, il était évidemment hors de question de faire beugler Chérie FM...

 

Aller chez le coiffeur, c'était donc pour moi, un moment de repos et de détente. Je passais une demi-heure dans une ambiance cotonneuse, un peu hors du temps avec juste les bruits sourds de l'agitation urbaine en fond...

 

Ceci dit, il y avait un hic.

 

Un hic capillaire en forme de champignon mort.

 

Et oui, c'était une époque où je ressortais toujours avec une coiffure pas possible...

 

Oui, car autant ce coiffeur comprenait mes désirs de calme, autant il ne panait rien de rien à la nature perverse de mes cheveux de côtés...

 

Sur les photos de l'époque, j'arbore donc une coupe à la Mireille Mathieu croisée avec le petit Grégory, bref un truc drôlement pas terrible.


Dès la sortie du salon, je longeais les murs en regardant par terre, me précipitais chez moi pour mouiller le champi géant et essayer de le faire disparaître à l'aide de divers procédés : laque, gel et autres cires...
 

Adolescent, j'ai commencé à me révolter contre cette coupe de champignon dépressif et je suis allé à la recherche d'un salon plus moderne.

 

C'est là que j'ai découvert un autre univers. Celui des coiffeuses maquillées comme des camions volés au vocabulaire de bigoudis. Tout ça sous des néons jaunes et bleus avec une radio crachotante qui vocifère les derniers tubes de Céline Dion...

 

J'ai erré de salon en salon, regrettant presque ma coiffure champignon.

 

Comme je recherchais quelque chose de plus contemporain que la coupe champi années 80, je laissais carte blanche aux coiffeuses.

 

La mèche, la brosse, la mèche brossée, la brosse méchée, la permanente de caniche, le caniche permanent, j'ai tout eu.

 

Puis, un jour, je suis tombé sur une coiffeuse qui commençait à comprendre mes cheveux.

(Surtout ceux des côtés qui rebiquent et qui s'aplatissent en même temps...)

 

J'étais drôlement content si ce n'est que cette coiffeuse était conne stupide.

 

Je devais donc supporter ces monologues abrutissants sur le fait que la corrida c'est mal, l'été c'est trop chaud, l'hiver c'est triste et que les gens roulent vraiment trop vite sur la départementale d'à côté.

 

Un jour, on discutait cinéma. Nous sommes venus à parler de Titanic et là, j'ai pris conscience de l'immensité drôlement immense du problème.

 

Elle (enthousiaste) : "Vous avez été voir Titanic? Moi j'ai adoré!!"

 

Moi (réveillé) : "Hein...euh...oui...oui, moi aussi, j'ai bien aimé..."

 

Elle (la larmichette qui pointe) : "Ah ouais, c'était trop bien, j'étais à fond dans l'histoire et puis la fin c'est drôlement triste..."

 

Moi (compatissant): "Ah oui, quand Jack meurt en laissant Rose sur son bout de bois pas super étanche"

 

Elle (choquée): "Ah oui, ça c'est triste mais ce bateau qui coule, tout ça parcequ'il a bugné dans un glaçon géant, c'est horrible, moi j'étais drôlement surprise..."

 

Moi (surpris) : "Surprise? De quoi?"

 

Elle (révoltée) : "Ben que le bateau il coule"

 

Moi (interloqué): "Mais, c'est le Titanic, vous ne vous attendiez pas à ce qu'il arrive à New-York pile poil à l'heure en faisant pouet pouet?"

 

Elle (naïve) : "Ah ben si, moi je ne connaissais pas l'histoire hein...personne ne m'avait dit qu'il allait couler"

 

Je ne savais pas qu'une personne comme ça pouvait exister. Je l'imaginais accroché à son fauteuil de cinéma en train de se demander si le bateau allait ou non sombrer...


J'imagine qu'en tant que grande fan de James Cameron elle est allée voir Avatar et qu'elle cherche encore sur une carte du système solaire où est placée cette putain de planète Pandora...
 

Après cet épisode, j'ai déménagé et j'ai continué à écumer les salons...

 

J'ai repris espoir car dans ma nouvelle rue, il y avait un salon de coiffure complètement Vieille France. Le coiffeur était Meilleur ouvrier de France et avait gagné tout plein de coupe. Son salon orange et marron était rempli de trophées kitsch avec des rubans bleu blanc rouge et il y avait toute une série de rangées de têtes en plastoques avec des moumouttes.

Oui, Môsieur revendait aussi de la moumoute aux Madames en manque de touffe capillaire...

 

Pendant la coupe, je fixais ces drôles de tête et ça m'apaisait...

 

Le salon improbable quoi.

 

Oui, mais voilà, j'avais la paix.

 

J'avais retrouvé le Didier de mon enfance.

 

Même silence, même distance courtoise et malheureusement... même coupe champignon...

 

Au début, j'ai trouvé ça marrant mais bon, à bientôt 30 ans et toujours célibataire, fallait pas non plus complètement déconner.

 

Le destin a choisi pour moi. Mon petit Môsieur a pris sa retraite et a revendu à une vilaine Josiane qui s'est empressée de Chérie FMiser le salon...

 

La semaine dernière, je suis tombé sur un autre profil type de coiffeur...

 

Vous imaginez la grande folle blond platine en train de jouer à la tête à coiffer.

 

Oubliez!

 

J'ai découvert le coiffeur blaireau.

 

En fait, je pense que le coiffeur a tellement peur qu'on le prenne pour une tafiole intégrale qu'il en rajoute pour faire mec super viril.

 

Au moment de démarrer la coupe, j'ai encore l'espoir qu'il soit un adepte du silence et du calme quand il se lance :

 

"Vous aimez le foot?"

 

"..."

 

" Vous n'avez pas regardé le match hier soir?"

 

"Un match? Qué match? Ah... non...en fait... je ne suis pas très foot"

 

"ah..."

 

Un silence gêné s'installe. Au bout de 2 minutes, je culpabilise, je me dis que je ne suis quand même pas très sociable, ce pauvre coiffeur voulait faire un effort...

 

Bref, du coup, je lance une perche

 

"Et sinon, ça marche le salon? Ce n'est pas trop galère avec les travaux du tramway?

 

Bon, ça va, je sais c'est naze mais ça fait genre je m'intéresse à son business de touffe, je ne vais pas non plus lui demander s'il n'aurait pas une idée là tout de suite comme ça pour résoudre le conflit israélo-palestinien...

 

"Ca nous fait un peu de tort... c'est vrai que la circulation est difficile"

 

En même temps, il jette un regard à la rue. Une Porsche passe...

 

"Waouw, vous avez vu la bagnole?

 

"Hein...heu... non... pas vraiment..."

 

"C'est de la bombe cette voiture. Vous aimez l'automobile?"

 

"ah... non...en fait... je ne suis pas très voiture"

 

Ce n'est pas parce qu'il est coiffeur qu'il doit brandir son certificat d'hétérosexualité en permanence! Foot, bagnole... c'est quoi le prochain sujet de conversation? Le nouveau calendrier Pirelli? Le meilleur resto de steaks de la ville?

 

Mon coiffeur actuel est comme ça... on a parlé stades, mercato, audi et mercedes... c'était horrible, oui mais voilà, il comprend l'essence de mon cheveu.

 

Grace à lui, je ne me retrouve plus, 15 jours après une coupe, avec deux pains aux raisins géants sur les tempes.

 

Oui, vous visualisez Princesse Leia.

 

Ben, voilà, c'est moi.

 

Grace à lui, mes cheveux de côté ne se mettent pas à faire un effet pain aux raisins... et ça c'est énorme!

 

La conversation a continué tant bien que mal...

 

Il devait être complètement désespéré et moi aussi.

 

Après un second silence géné... il a enchainé sur LE sujet de conversation des coiffeurs... : le temps!

 

Qu'est ce qu'il fait froid/qu'est ce qu'il fait chaud? Quel vent!/ Quel humidité!/Quel triste temps/ Vous avez vu la neige hier soir?/.... blablablablablablabla....

 

M'en fous, j'ai plus mes pains aux raisins!

Par zadzig - Publié dans : Zadzig stories... - Communauté : foll-ouf
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Mardi 5 janvier 2010 2 05 /01 /Jan /2010 09:43

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Me revoilà, fidèle au poste, malgré les fêtes et ses nombreux débordements...

 

En l'occurrence, je veux parler de débordements caloriques...

 

Oui, les fêtes ont eu définitivement raison de mon poids...

 

Tout est à recommencer...

 

Ca a commencé début décembre avec ces stupides et affreux petits chalets de Noël et leurs irrésistibles sordides effluves de gras...

 

Commencer le mois de décembre à coup de churros et autres croustillons, c'était déjà perdu d'avance...

 

Après, vers la mi-décembre, on commence les fêtes de pré-Noël...

 

Oui, parce que au cas où tu ne boufferais pas assez à Naouël, on préfère être précautionneux et se taper la cloche avant!

 

C'est donc parti pour les Noël au boulot, entre amis, au club de sport...

 

A la limite, c'est la partie la plus craignos car les gens ne font pas des efforts surhumains pour ces Noël au rabais.

 

T'as pas forcément envie d'apporter à tes collègues qui te font chier toute l'année durant des chocolats à la pépite du Guatemala dorés à la feuille et fourrés à la crème de safran.

 

Du coup, au boulot, c'est ambiance chocolat bas de gamme et mandarine...

 

Et là, le drame continue : non seulement tu prends du poids mais en plus c'est dégueulasse...

 

Puis vient LE jour J!

 

Là, tu n'as pas intérêt à faiblir.

 

T'en a marre de te taper des papillotes industrielles depuis 15 jours alors t'es super motivé pour te rouler dans la dinde aux marrons élevée avec une cuillère en argent dans le bec...

 

Le 24 au soir, le concours de gavage d'oie est donc officiellement lancé dans "The other family"...

 

Foie gras, huitres, dinde et autres buches... tu bouffes jusqu'à ce que le petit Jésus montre le bout de son nez pour oublier que "The other family" c'est aussi une "The other ambiance"...

 

Le lendemain, c'est reparti dans "My family"... Déjà, en temps normal dans "My family", je prends 3 kilos rien qu'en passant la porte mais alors le 25... c'est no limit...

 

Pour vous la faire vite et vous donnez le ton, c'est foie gras en apéro et truffes en chocolat en digestif...

 

Les jours qui suivent, il faut finir les "restes", oui, nous n'avons mangé que 2 foies gras sur 4, que 3 bourriches sur 5, que 2 buches sur 4...

 

En dehors des repas, ma mère passe ses journées en embuscade dans la maison avec un plateau de gâteaux au vin blanc à se taper le cul par terre... Tu es au bord de l'agonie calorique mais tu te ressers sans réfléchir, comme un chat devant des croquettes...

 

Après vient l'escapade en montagne... pas de chance, à 1 500 mètres, il n'y a pas un bonhomme de neige à l'horizon... du coup, l'après-midi, on se promène dans l'herbe mouillée et surtout ON BOUFFE!!!

 

3 jours sous perfusion de tartiflette, fondue, raclette et autres chamois farcis à la crème de marmotte...

 

Puis, au moment, où les choses semblent se calmer, vient le 31...

 

Et là, c'est reparti pour un gavage en règle, entre amis cette fois. Comme chacun amène quelque chose, tout le monde veut faire bien et amène TROP de choses TROP bonnes...

 

Cette histoire finit donc mal en dîner avec 15 apéros, 12 entrées, 5 plats principaux, 365 fromages et 48 desserts...

 

Je passe sur la bonne idée du convive qui a ramené des huitres géantes genre vieux steak de cheval vert et bleu dans une coquille!

 

La première huitre avec laquelle j'ai failli m'étouffer et que j'ai du mastiquer pendant deux bonnes minutes...

 

Pour commencer le dîner, il faut avouer que ce n'est pas le truc qui ouvre forcément l'appétit! Ca te file direct la gerbe oui!

 

Le lendemain, tu es au bord de l'agonie... tu rêves d'un radis noir, tu divagues à l'idée d'une feuille de salade, limite tu te touches en pensant à une courgette à l'eau...

 

Pourtant, en ce premier jour de l'année, en famille, il ne faudrait quand même pas déconner et manger un repas normal.

 

Non.

 

C'est la nouvelle année, merde!

 

Alors pourquoi ne pas la commencer la tête dans la cuvette avec une poularde géante aux marrons?

 

Ben oui pourquoi pas !

 

Je passe sur le délire culinaire de ce premier jour de l'année où tu te coltines ta 59 8652 ème tranche de foie gras du mois...

 

Les jours qui suivent ne s'arrangent pas. Dès qu'un voisin ou un ami sonne, on sort frénétiquement les boîtes de gâteaux et les pates de fruit au cas où il serait affamé suite à un séjour prolongé dans le désert (?).

 

Heureusement, début janvier, le rythme redevient normal...

 

Et c'est là que l'épiphanie déboule avec ses galettes magiques...

 

D'ailleurs ma boulangère remet ça cette année...

Par zadzig - Publié dans : Zadzig stories... - Communauté : humour et bonne humeur
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Lundi 21 décembre 2009 1 21 /12 /Déc /2009 10:12

Cailloux

L'année suivante, je passais tranquillement des vacances à Singapour...

 

Mes douleurs sont revenues, or je n'avais pas pris mes médicaments de secours. Je me suis donc précipité chez un médecin chinois qui baragouinait trois mots d'anglais.

 

Il faut dire que la médecine à Singapour, c'es très particulier, tu as juste l'impression d'être à La Poste... tu prends un ticket, tu attends dans une pièce bondée de chinois qui crachotent et qui mangent des nouilles (?), le médecin te reçoit à une sorte de mini guichet adossé à un mur avec un rideau qui te sépare de l'accueil...

 

J'ai pris sur moi et j'ai donc expliqué au docteur Chang que j'avais des "stones" dans mon "belly"... il a semblé comprendre, m'a prescrit des antidouleurs et m'a dit que dès que j'avais une crise, surtout il fallait que je boive énormément!

 

Forcément, j'étais un peu stupéfait car en France on me disait exactement de faire l'inverse.

 

Je l'ai fait répéter, je lui ai expliqué que dans mon pays civilisé on me disait tout bien le contraire, il a rigolé en disant que je n'allais quand même pas remettre en cause trois millénaires de médecine chinoise...

 

C'est sur mais faudrait quand même voir à se mettre d'accord, nan?

 

Je suis donc reparti en ne sachant quelle attitude adopter en cas de nouvelle crise...

 

Bref, pendant ce séjour asiate j'ai quand même appris que le calcul devait être soluble dans les nouilles sautées car ce caillou là n'est jamais sorti et a disparu tout seul...

 

Un an plus tard, j'étais à Prague.

 

Entre deux visites de maisons Art Nouveau, mes douleurs m'ont repris et j'ai fait la même cruelle constatation : oubli des médicaments magiques à la maison!

 

Me voilà donc à arpenter les rues praguoises à la recherche d'un cabinet médical ou d'une pharmacie...

J'ai fini par attérir dans une pharmacie tchèque en train d'expliquer à une charmante pharmacienne que j'avais des "stones " dans mon "belly"...

 

Elle ne captait absolument rien à mon anglais de 6ième ("Brian is in the kitchen", tout ça...). Elle a fini par appeler sa collègue qui a écouté religieusement ma pathétique histoire de "stones" dans le "belly"... elle a semblé finalement comprendre et m'a apporté un spray nasal...

 

Forcément, l'espace d'un instant, j'ai cru que j'allais me mettre à pleurer, pourtant la pharmacienne semblait très sure d'elle.

 

Et elle avait raison, le spray nasal antidouleur tchèque à bien fonctionné...

 

De retour en France, j'ai recommencé mon cirque d'orpaillage à base de pipi et de filtre à café...

 

Et un jour, l'impensable se produit...

 

J'avais pissé mon caillou DANS le filtre à café...

 

Je ne peux vous dire dans quel état de joie, ça m'a mis.

 

Plus fort que mon bac, plus intense que mon premier baiser : j'avais MON caillou!

 

J'ai observé longuement le Graal qui, pour votre information, ressemble à une espèce de mini météorite...

 

Fier comme Artaban, j'ai immédiatement pris rendez-vous chez mon médecin pour faire analyser ma production minérale.

 

Le lendemain, il m'accueille dans son cabinet. C'est un médecin très particulier, un peu vieux, un peu fouillis, un peu bordélique mais il est sympa.

 

Je lui tends fébrilement mon Graal.

 

Il le prend dans sa main, le retourne, l'observe et puis soudain il le fait tomber sur son bureau...

 

Or son bureau est recouvert d'un fatras d'ordonnance et de papiers en tout genre...

 

Je me précipite alors au-dessus de son bureau car je pressens la suite...

 

Comme si j'étais chez moi, je commence à farfouiller dans son bordel.

 

Trois ans que je cours après ce caillou-pute, trois ans qu'il me laboure les reins, trois ans que je le poursuis comme un flic derrière Al Capone et voilà que mon médecin le paume au milieu de son bordel.

 

Moment de solitude.

 

"Oups" qu'il me sort le docteur Ducon.

 

"Je crois bien qu'il est perdu!"

 

Et vous savez quoi?

 

Je suis parti en payant 23 € un médecin-pute qui m'a perdu mon caillou-pute.

 

Heureusement, un plus tard, un nouveau caillou-pute réduisait mes reins en bouillie...


Oui, j'ai la chance de produire autant de minerai que la Lorraine dans les années 50...
 

J'ai donc repris mon activité favorite : jouer avec mon pipi!

 

Et la technique du filtre à café a de nouveau fonctionné.

 

J'avais la bêêêêête rocailleuse n°2.

 

Cette fois, je vais directement au laboratoire d'analyse médicale avec le caillou dans un fourgon blindé et une escorte policière une pochette en plastique.

 

Une fois les analyses délivrées, je vais chez mon médecin pour entendre le pourquoi du comment je me tape des gravillons taillés en pointe dans mes reins.

 

Explication du médecin :

 

"Vous devriez éviter les framboises, les asperges et le vin blanc. Merci au revoir, ça fera 23 €..."

 

Tout ça pour ça...

 

AAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHHHHHH!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Par zadzig - Publié dans : Zadzig stories... - Communauté : foll-ouf
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