Coucou vous!
La plupart de mes amis partagent l'amour de la bonne bouffe, des bons vins... des moments de convivialité, de plaisir...
Et puis, j'ai des amis... quand vient l'heure du repas... l'angoisse monte...
Ils sont handicapés de la bouffe.
Et moi, je suis tolérant avec beaucoup de chose, mais la bouffe, faut pas déconner!
Ca commence dès l'apéro... un mauvais mousseux tiède... j'ai un haut le coeur rien qu'en regardant la bouteille et l'étiquette... généralement un nom aristo qui sent l'arnaque à 10 km sauf pour ces amis qui doivent trouver ça très chic... Comte MontaCrista, Le Baron de Lesmach, Veuve Coquelicot...
Au bout de 10 minutes à boire ce détergeant gazeifié... Madame pense (enfin) aux cacahuètes... elle part en cuisine et revient avec un paté en croute industriel qui ferait passer une boite de tripes pour un truc super hype et goutu...
Au bout de trente minutes, ton estomac t'envoie des signaux de panique (=crampes) du genre qu'il renvoit tout à l'étage supérieur si tu continues à ouvrir la bouche pour avaler n'importe quoi... et puis Madame sort à Monsieur : "heeeen, mais t'as oublié d'allumer le barbecue"... histoire de te donner le coup de grâce, elle ajoute "enfin si tu y arrives, car la dernière fois, on a fini à 2hoo du matin à faire cuire les saucisses à la poële..."... Il est 21h00 et Monsieur commence donc à sortir trois brindilles, du papier humide et trois bouts de charbon...
Du coup, que fais-tu? : tu continues à ingurgiter l'ingurgitable...
Il est 22h... Monsieur s'acharne sur un malheureux tas de bois/charbon/papier... Je décide de prendre les choses en main... je refait la superposition (oui car la papier qui brûle en solitaire au-dessus n'a jamais réussi à embraser quoi que ce soit)... souffle sur les braises qui rougissent bizarrement devant une telle haleine de mousseux... Ca commence à prendre... il est 23h...
Madame sort les saucisses, en fait tomber deux dans la braise...
The Other Person commence à somnoler rapport à Jo' qui se lève tous les jours à 7 plombes du mat'...
Oui, car il faut préciser que ces non amateurs de bouffe n'ont pas d'enfants... ce n'est pas un crime mais ils font partie de la tribu des grands ados... tribu, qui, quand tu as des enfants, ENERVE beaucoup... (jalousie sans doute)... Du coup, à 23h30, sans rien dans le bide, ils sont d'attaque. Toi, tu devrais juste dormir depuis deux heures si tu veux survivre à la semaine qui t'attend...
Minuit : une première saucisse congelée au bout, cramée au centre, te regarde depuis le creux de ton assiette... Tu as envie de pleurer, mais tu penses à l'amitié.
Oui, l'amitié est plus fort que tout. Bien plus fort qu'une saucisse qui risque de te filer direct le thétanos. Plus fort qu'un taboulé pas cuit. Plus fort qu'un apéro mousseux/paté-en-croûte qui va faire faire une crise d'épilpsie à ton foie.
Donc, tu manges.
Puis vient l'heure du dessert. Il est 2h00...
Tu t'attends à tout. Tu essaies d'anticiper... boîte de salade de fruit (où les fruits ont le goût et la texture du concombre, le seul truc qui te les fait distinguer c'est la couleur)... glace à la vanille premier prix (avec de vrais morceaux de cendre dedans pour te donner l'impression d'être au coeur d'une authentique gousse)... yaourts périmés...
Non, ça sera abricot. Et frais les abricots!
La maîtresse de maison s'esclaffe : "oh, nous la bouffe, les trucs compliqués, c'est pas notre truc!"
Sans déconner?











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