Vendredi 21 février 2014 5 21 /02 /Fév /2014 14:43

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Allez, hop! Un petit débrieff télé !


Ca faisait longemps...

 

Et oui, en tant que jeunes parents, nos samedis soirs ne sont pas toujours placés sous le signe de la fête et de la picole. Enfin, de la picole, ça si. A domicile, c'est toujours possible.

 

Et c'est vrai que les soirs d'hiver, les sirènes de The Voice, le programme tout calibré/standardisé de TF1 sont parfois bien attirantes...

 

Le succès de cette émission repose sur un concept efficace. Un chanteur(se) se produit devant quatre jurés dont le siège est retourné. S'ils sont séduits par la prestation, ils se retournent. A l'issue de la chanson, le candidat doit choisir parmi les jurés retournés lequel sera son coach pour continuer à avancer dans l'émission.

 

A concept efficace, lassitude ultra rapide.

 

En fait, c'est TOUJOURS un peu pareil quoi !

 

Niveau coach, on a de la Jenifer, du Florent Pagny et, nouveauté cette année, du Mika.

 

Chacun doit camper un personnage bien reconnaissable. Parce que le samedi soir, on ne te demande pas de réfléchir, ton cerveau est en pilote automatique. La télé est là pour délivrer du ronron pas trop sophistiqué...

 

Donc, en gros le Florent Pagny, c'est le mec sale qui s'habille en pantalon en cuir (le dernier en France?) et en veste en croco. C'est pour rappeler le côté Patagonie qu'il a la moitié du museum d'histoire naturelle sur le dos ?

 

A côté, t'as la Jenifer. Jenifer en futur coach, tu n'y crois pas et pourtant c'est vrai. Mais le mieux, c'est qu'elle même ne semble pas croire à cette blague géante. La plupart du temps, elle est hyper gênée car les "élèves" chantent juste dix fois mieux qu'elle. Donc la Jenifer, c'est la fille sexy du programme. Ok ? Alors anorexie, robe en grillage avec montrage de culotte et crinière de lionne corse (?) sont au programme.

 

Ensuite tu as Mika. Qu'est ce qu'une Pop star internationale est venue faire là??? Impôts à payer ? Ennui à tuer ? Français à pratiquer ?

 

Bref, lui, c'est le branchouille-rigolo-homo qui fait que de raconter des bêtises avec sa copine Jenifer. Donc, allez hop, on l'habille en costume bleu (futur Michou?), on lui fout des baskets, parce qu'il est cool et surtout il nous la joue petit garçon mal élevé qui se met debout sur la chaise et et qui appuie sur le bouton avec ses fesses.

 

Ah oui, et puis j'allais oublier le quota Quebecois. Le Garou. Tojours aussi Quasimodesque. Beaucoup trop de dents. Beaucoup trop d'accent. Beaucoup trop d'attitude américaine à deux balluches.

 

Bref, ça démarre. Ils sont retournés et attendent le futur mec qui prendra leur place, ou pas? En fait, l'histoire montre que c'est surtout "ou pas" qui se passe...

 

Là, c'est le moment du petit portrait. Objectif : faire pleurer dans les chaumières.


Laénala, petite cambodgienne adoptée à 2 ans alors qu'elle allait être dévorée vivante par un crocodile drôlement méchant. Bon Laénala est peu autiste, elle entend mal aussi mais Laénala a un rêve : devenir chanteur. Oui, parce que Laénala va bientôt devenir un homme. Une situation difficile qui explique qu'elle soit SDF. Ses parents adoptifs l'ayant abandonné un soir de Noël dans une décharge. Mais sinon, Laénala va bien. Elle a rencontré un punk à chien qui lui fait faire des sculptures en canettes de bierre. Et qui l'a tappe un peu aussi des fois quand il a trop bu. Mais heureusement, Laénala s'accroche à son rêve : devenir un grand chanteur.

 

Une fois que tu es bien attendri, on te balance la Laénala qui a une superbe voix... Tout le monde se retourne. Laénala pleure. Elle choisit Jenifer parce que quand elle avait 12 ans elle regardait la Star Ac' et puis voilà, elle croit que son rêve va se réaliser... Et en fait, y'a peu de chances!

 

En gros, c'est ça tout le long.

 

Puis, vient le moment drolement cruel de l'ex star au bout du rouleau. Là clairement, ça sent le redressement fiscal qui s'est mal passé, le divorce dévastateur, la chute dans la drogue... Bref, l'espoir d'une revanche sur la vie, l'envie de revenir au top, la volonté d'enlever l'étiquette "RINGARDE" de son front...

 

Comme ça, on a eu droit à de l'ex-L5, à de la Douchka des années 80, à des ex-finalistes d'émissions du même style.

 

Là, évidemment, ce qui est complètement affreux, c'est que évidemment personne ne se retourne.

 

Parce qu'autant on t'as bien fait chouiné avec la cambodgienne adopté/handicapé/trans/SDF, autant on adore te faire détester l'ex star tombée au fond gouffre et à qui personne ne va tendre la main...

 

Sinon, pour pimenter un peu l'émission, le Nikos te propose une variante : "mets toi dans le peau d'un juré !"

 

En gros, pas de portrait larmoyant cette fois. Non, comme les coachs, juste la voix. Sauf que l'exercice et surtout le traitement se répète à chaque fois. Et oui, il faut montrer le décalage qui peut exister entre une voix et un physique. Compris ?

 

Une voix de grosse black fumeuse option gospel ? En fait, c'est un nain albinos de Charente-Maritime.

 

Une voix de Castra qui entonne un air d'opéra? En fait, c'est un mec au physique de camionneur en tee-shirt Pastis 51 et à casquette Cochonou.

 

Une chaude voix qui susurre une chanson en italien? En fait, un gros roux à kilt.

 

Bref, vous avez compris... et je crois qu'on va éteindre, nan?

Par zadzig - Publié dans : Confessions intimes et autres délices audiovisuels - Communauté : foll-ouf
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Mardi 18 février 2014 2 18 /02 /Fév /2014 17:56

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Allez, un petit billet consacré aux gnafrons ! Ca faisait longtemps...

 

J'imagine les célibs' se dirent : "pfffff, il nous saoule avec ses grumeaux" et les parents penser : "chouette, je vais me sentir moins seul"....

 

En fait, tout se passe un lundi matin. Le lundi matin, il doit y avoir un taux de suicide super élevé rapport à la dépression collective qui semble régner en maître.

 

En plus, je sors d'un week-end avec des amis. Traduction : cocktail alcool et manque de sommeil. "Hihihi hohohoh hahaha". Trop lol le samedi soir sauf que tes amis n'ont pas de gamins donc eux, c'est grasse mat' le dimanche matin pendant que toi, tu bouffes du Tchoupi dès 6 plombes du mat'...

 

Donc ce lundi matin, la depression était drôlement dépressive. Et puis, jour de chance. Ce matin là, The Other Person avait rendez-vous dans la pampa donc je devais m'occuper de Jo' et Ioudg'. Oui, je sais, pour une femme, s'occuper de deux gamins en même temps, c'est normal. Mais moi, en tant que digne représentant du mâle qui se plaint, m'occuper des deux gnafrons, c'est grimper l'Himalaya un jour d'Apocalyspe.

 

Pour couronner le tout, ce matin là, Ioudg' a des yeux en croûte de sel. Mais jaune la croute de sel. Pour les célibs, ça veut dire conjonctivite la croûte de sel jaune qui t'empêche d'ouvrir les yeux. Donc le Ioudg', il était moyen de bonne humeur rapport à ce truc jaune et sec qui empêche les paupières de faire leur boulot de paupière (se baisser, se relever...).

 

Je déclenche le plan Orsec. J'envoie Jo' aux toilettes pour faire le pipi du matin, pendant ce temps, je nettoie les yeux de Ioudg avec des kilos de lingettes et de produits pour les yeux (enfin, je crois bien que c'est du produit pour les yeux...). Ce dernier pousse des hurlement à faire sauter les lames du parquet. Jo' hurle à son tour : "Papa, j'ai fait cacaaaaa", ce qui est un appel à l'essuyage à la main...Grand moment de bonheur et de sensualité qui me fait regretter dans la seconde ma vie de célibataire...

 

Finalement, je libère Ioudg', je vais essuyer Jo' "(j'ai fait caca liquide Papaaaa", me précise ma princesse), je repars choper Ioudg' pour l'habiller sauf que depuis quelques jours Ioudg' fait une allergie à l'habillement. Donc, j'ai droit à des convulsions comme si j'allais l'empaler vivant alors que juste, je veux lui mettre un body.

 

Pendant ce temps, je hurle sur Jo' d'aller mettre une culotte car Jo' est exhib de nature et elle cultive une passion pour le défilé à poil, surtout devant les baies vitrées qui donnent sur la rue...

 

Je parviens à habiller Ioudg'. Je vais voir si Jo' a mis sa culotte. Je la découvre nue en train de dessiner sur le parquet...

 

Je passe sur les hurlements, les leçons de morale sur le mettage de culotte, sur l'interdiction d'écrire autre part que sur une feuille, une putain de feuille, c'est pourtant pas compliqué à comprendre!!!!

 

A y'est Jo' est habillée. A mon tour. Je prend ma douche mais Ioudg a une passion pour la douche donc je passe les 3 minutes de lavage à retenir la porte car Ioudg' attaque le bordel. Qui a dit que la douche était un grand moment de détente et de bien-être.

 

Finalement, je m'habille, je mets le manteau de Jo' et le manteau de Ioudg'....

 

Ah oui : LE MANTEAU DE IOUDG....

 

Flashback : tellement bourré le week-end chez les copains, j'ai oublié le manteau de Ioudg... Par un hasard drôlement hasardeux mais dans le bon sens cette fois, je peux compter sur un second manteau. Car oui, Jo', 3 ans, est à moitié voleuse. Grâce à elle, on a gagné un manteau qu'elle avait caché sous la poussette un jour de courses... Sauf que, forcément, le manteau a un superbe antivol dans le dos.

 

Donc, je mets le manteau à Ioudg qui parade avec un superbe antivol dans le dos.

 

Direction : la nounou.


Objectif : convaincre la nounou que Ioudg n'a rien du tout à l'oeil (en cas de conjonctivite, la nounou refuse les enfants et ce jour là, c'est juste impossible de se libérer) et que se balader avec un antivol dans le dos, c'est normal...


Résultats : bafouillage en règle devant la nounou qui commence à dire "il a l'oeil bizarre non?" puis qui insiste "il aurait pas une conjonctivite???".... rebafouillage de ma part..." ah non, c'est rien du tout, c'est de la fatigue..."... regard noir de nounou qui veut dire "prends moi pour une conne, ton gamin tu lui as astiqué l'oeil trois heures pour qu'il soit net mais les micro bouts de croute de sel jaune dans les cils JE LES VOIS!!!!"

 

Bilan : je négocie un délai de quatre heures... Je précise que Ioudg a un antivol dans le dos mais rien de plus normal, on a acheté un nouveau manteau mais la vendeuse a oublié d'enlever l'antivol...

Regard désespéré de la nounou : "mais qu'est ce que c'est que cette famille??????"

 

Après, c'est direction l'école de Jo'. Comme je suis à la bourre de chez la bourre, je me gare comme une merdasse. Je sors, décroche Jo' de son siège, sors le cartable et on commence à courir vers l'école... quand surgit un policier municipal... "Monsieur, vous enlevez votre voiture de là, ici, c'est pour les bus..." je regarde en direction de ma voiture... il y a là au moins quatre voitures avec des parents qui descendent leurs gamins... "Mais eux, ce ne sont pas des bus"... "c'est de vous que je parle, me crie dessus le policier, vous dégagez! Tout de suite!"

 

Bon ben là, que dire... qui s'amuse à piquer une poupée vaudou à mon effigie?????

 

Par zadzig
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Lundi 27 janvier 2014 1 27 /01 /Jan /2014 17:05

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Dans un quotidien parfois tristounet et répétitif, oui, c'est vrai, la télé peut t'apporter de petits moments de rire...

 

En ce moment, par exemple, je suis très Connasse!

 

Au bureau, entre midi et deux, un petit coup de connasse et c'est sur, je me marre tout seul devant l'écran.

 

Le problème de ce genre de petite émission rigolote/subversive/décalée, c'est qu'elle repose sur un concept amusant mais dont la durée de consommation est plutôt courte.

 

Au bout d'un an de Minute Blonde/Un gars, une fille/Caméra café... on te sort :

 

- les betisiers qui ne font rire que les acteurs,

- les hors série spécial "festival de Cannes",

- on te fait venir des guests stars (Roselyne Bachelot, Chantal Goya...),

- on te sort le long métrage au scénario improbable et au succès impossible

 

Bref, on rallonge la sauce jusqu'au moment où l'émission bascule dans le has been total. Du hype, on passe directement à la case ringard. Bref, le syndrome Bêbête Show.

 

Cette émission complètement subversive dans les années 80, ringardisée par l'arrivée des Guignols de l'info et qui a eu le mérite de disparaître de nos écrans.

 

Le syndrôme Bêbête show a atteint à son tour les Guignols de l'info... tellement drôle pendant les campagnes de Chirac et aujourd'hui devenus indigestes...L'humour est prévisible, la grille de lecture archi connue et rabâchée et au lieu d'être subversive, l'émission devient une caricature du politiquement correct.

 

Et les Guignols de l'info, eux, n'ont pas l'élégance de disparaître... parce qu'ils nous ont fait rire en 1995, ils sont devenus une espèce d'icône intouchable, des fonctionnaires du PAF qui vont au turbin tous les jours sans conviction...

 

Aujourd'hui, voilà que le symdrôme Bêbête show touche une émission que j'aimais aussi particulièrement : le Petit Journal.

 

D'une petite pastille rigolote où on se foutait de l'émotion surjouée de Céline Dion et des grosses ficelles du monde politique, on est passé à une émission d'une demi-heure avec Yann Barthès en grand commissaire du "ce qu'il faut penser" pour être jeune et fashion...

 

Piqué par les critiques sur le fait que le Petit Journal, "c'est pas du journalisme", Yann Barthès investit le domaine des enquêtes sérieuses (et tout et tout). Et pour cela, il envoie régulièrement un ado prépubère qui s'appelle Martin. Le jeune Martin se promène sur les  endroits chauds du globe pour faire des analyses digne de Oui-Oui, journaliste d'investigation au pays des Bisounours. Le tout avec sa petite chemise moulante et sa mèche bien étudiée... C'est.... ridicule ou bien?

 

En gros, à la fin, le message à retenir est donné, d'un ton très concerné, par le Martin-Oui-Oui qui vient de découvrir avec effroi que, derrière le périph' :  l'eau, ça mouille, la violence, c'est mal, le capitalisme, c'est drôlement vilain, la pauvreté, c'est super triste, le mauvais goût, c'est pas beau...

 

Après, Yann Barthès nous remet une couche de rééducation politique : si t'es contre la mariage pour tous, t'est un gros con, si tu n'écoutes pas du rap, t'es un ringard, si tu es contre le retour de Léonarda, t'es un facho... Bref, faut choisir son camp, celui du Bien, celui de Yann Barthès, celui des mèches sympas et des vestes The Kooples.

 

Le seul truc vraiment drôle, la minute Pop, si bien présentée par Yann aux origines de l'émission est désormais le jouet d'Ophélie. Une poupée de cire qui commence sa chronique en remuant son cul devant la caméra. Bizarre... pourtant Yann Barthès, grand juge du politiquement correct, fustige le sexisme et cette société toute vilaine qui cantonne les femmes au rang de potiches à longueur d'émissions...

 

 

Autour de moi, je vois bien qu'il y en a encore plein qui sont sous le charme du Yann à poil gris mais de plus en plus, le catéchisme bobo passe mal... D'où le syndrôme du Bêbête show... Encore hype mais bientôt ringard.

 

D'ailleurs, je ne leur jette pas la pierre. Ici aussi, le syndrôme du Bêbête show guette... il y a eu les grandes heures des debriefs de L'Amour est dans le pré et autres Mamans cherchent l'amour et puis maintenant... plus beaucoup d'actu, moins de folie...

 

Allez hop ! Bêbêteshowisation en vue pour tout le monde!

 

Par zadzig - Publié dans : Confessions intimes et autres délices audiovisuels - Communauté : Que de l'humour
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Mardi 3 décembre 2013 2 03 /12 /Déc /2013 15:06

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Un soir de semaine en novembre... The Other Person bosse... les boubous dorment...

 

Que faire?

 

A la télé, Stéphane Plaza.

 

M6, qui avait été la première chaîne à se lancer dans la veine des émissions de coaching, ne laisse manifestement pas tomber une recette qui marche...

 

Au début, il y avait "Super Nanny". La dame qui t'apprend à élever tes gamins parce que t'es rien qu'un ado attardé incapable de dresser d'éduquer un gamin. 

 

Après il y a eu "C'est du propre". Les dames qui t'apprenent à ranger because t'es rien qu'un gros porc avec un poil géant dans la main.

 

Il y a eu "cauchemar en cuisine", ou un légionnaire/chef étoilé hurle sur des restaurateurs qui élèvent des morpions de pizza dans leur frigo.

 

Il y a évidement, l'Amour qu'il est dans le pré, ou Karine Lemarchand prend par la main les agriculteurs pour leur expliquer dans quel trou ça se met.


 

Et puis, il y a l'agent immobilier en chef : Stéphane Plaza.


 

Celui-là a des pouvoirs de magicien sur mon cerveau. Il m'agace mais je ne peux pas m'empêcher de regarder ces émissions qui sont toujours foutues sur le même scénario :

 

1- je te dis que ta maison est une sombre merde;

2- tu es désespéré, dont tu baisses le prix;

3- je fais venir une copine parisienne trop hype qui redécore le tout façon ikea + couleurs taupe/blanc;

4- tu pleures de joie devant ta maison toute refaite, limite t'as plus envie de la vendre;

5- je t'explique que ta maison reste intrinsèquement une sombre merde donc tu dois encore baisser ton prix de vente;

6- ah oui, au fait, faut aussi que tu payes la décoration ikea de ma copine bobo

7- je te fais venir des visites

8- je t'obliges à accepter une offre 50 000 euros sous ton prix because il faut un happy end à mon émission.

 

Bref, c'est TOUJOURS pareil. Tu rajoutes les deux versions de candidats :

 

- le couple de retraités qui rêve de partir s'installer dans le sud.

+ L'avantage, c'est que leur déco est à chier datée. Stéphane Plaza va pouvoir se foutre de la gueule du papier à pein à fleur et de la collection de poules naines en terre cuite de Robert.

- L'inconvénient, c'est que des fois, le Robert, il a juste envie de le tarter le Stéphane Plaza qui pouffe en desinguant le buffet de mémé

 

- le couple au bord du divorce

+ L'avantage, c'est que ça va sentir bon la maison de lotissement pas bien finie. ben oui, Mosieur étant plus occupé à renifler les fesses de la voisine que de finir la chambre du petit.

- Ca peut virer au glauque, surtout quand ils finissent par vendre trois fois en dessous de leur prix de départ.

 

Donc, bref, c'est toujours pareil mais moi, une soirée Stéphane Plaza, c'est comme si je mettais mon verveau en mode "mute"... Juste le RIEN à contempler. Un massage du cervelet par le vide. Une sorte de méditation post moderne. Le divertissement par le néant. Des fois, c'est bon!

 

Sinon, y'a quoi au ciné ?

 

Tiens Hunger Games 2.

 

Une crise d'ado à 35 ans, un soir de novembre, ça le fait, nan?

 

Donc, je pars direction le cinéma. Je m'engouffre dans la salle et là.... moyenne d'âge 15 ans. Une odeur d'eau précieuse flotte au milieu des fauteuils. Des appareils dentaires luisent dans l'obscurité. Ca, c'est le côté rigolo.

 

Et puis, alors que le générique commence... ben ça continue à causer... les ados s'interpellent, rigolent...

 

Le film commence VRAIMENT... et les ados continent comme s'ils étaient au mac do...

 

Bon, ben forcément, je commence à maudire cette génération d'abrutis...

 

Et puis entre deux rires, les téléphones qui vibrent.... la lumière de l'écran du téléphone de ma voisine qui m'énerve... Elle commence à envoyer des textos.... et elle passera TOUT le film à envoyer des textos, juste après les bzzzzzzzz de son putain de portable qui vibre.

 

Le film est assez prenant (une chasse à l'homme qui serait un jeu de téléréalité en gros) mais pour les ados, c'est pas suffisant, y'a besoin de faire autre chose pendant ce temps...

 

Bref, j'ai vu un film pour ados. Et c'est trop nul les ados.

Par zadzig
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Mercredi 6 novembre 2013 3 06 /11 /Nov /2013 14:13

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Comme vous l'aurez remarqué, j'ai du mal à tout faire.

 

Et ce blog, un poil déserté ces derniers temps, est une preuve que "putain, ça passe trop vite"...

 

Or, qui dit "putain, ça passe trop vite, j'ai le temps de rien",a souvent pour conséquence une dépression latente à 40 balais que s'apelorio "putain, j'ai 40 balais, une vie de con, je veux profiter"... Souvent, ça passe par se taper une pétasse du bureau à gros nichons, faire des tournées de bar avec son pote d'enfance ou partir au Mexique manger des tacos et élever des chèvres ou l'inverse.

 

D'ailleurs, j'arrive au stade où mes cousins mariés en grande pompe dans les 90' sont soit cocus, divorcés ou malheureux pour cause de méchante crise de la quarantaine qui emporte tout sur son passage...


Pour l'instant, je fais tout pour éviter ce scénario catastrophe. Et j'ai un atout de poids : The Other Person. Je l'aime comme au premier jour et pourtant la "lifepartnerisation" nous guette. vous savez ce truc où ta femme n'est plus ton amante/mère-de-tes-enfants/complice... nan, c'est rien qu'une partenaire de vie qui cogère l'entreprise familiale.

 

En plus, The Other Person a repris le boulot.

 

Du coup, la première semaine, on s'est simplement croisés. J'arrivais tard, quand elle dormait, et elle repartait au petit matin quand je dormais. Pendant une semaine, "l'autre" s'est résumé à une touffe de cheveux qui dépassait de la couette... avec option bisou avec une haleine de bouc affamé.

 

Le vendredi quand elle m'a dit "oh, c'est chouette, t'es allé chez le coiffeur" alors que ma visite chez le coupe-tiff remontait à lundi, j'ai commencé à paniquer.

 

Pareil, le jour où pour lui dire bonne nuit, j'ai eu envie de finir par "Bien cordialement".

 

Et pire quand j'ai pris mon agenda pour voir quand est-ce qu'on pouvait se caler un moment pour "se parler" des affaires courantes... banque , nounou and co...

 

Parce que je crois que toutes les affaires qui foirent commencent insidieusement de cette façon...

 

Heureusement, on a l'envie d'éviter cette vie de cons. Pour ça, on va se caler un déj pour debrieffer du bordel.

 

 

Par zadzig - Publié dans : Zadzig stories... - Communauté : Que de l'humour
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Mardi 20 août 2013 2 20 /08 /Août /2013 13:13

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Hier soir, c'était le retour de l'Amour est dans le pré.

 

Et qui dit Amour est dans le pré version 2013, dit Jean-Louis.

 

Jean-Louis, c'est le Thierry de 2013.

 

Avec sa gueule de feuille morte, Jean-Louis est un poète moderne et Abigail (ou un truc du genre) est sa muse. On a très envie de refiler jean-Louis à Christina, la mannequin bresilienne de "nouveau look pour une nouvelle vie"... l'émission qui suit l'Amour est dans le pré. Parce que Jean-Louis pourrait mobiliser une armée de coiffeurs, stylistes, esthéticiennes et surtout DENTISTE !

 

Mais Abigail, c'est comme si elle ne voyait rien. Ou plutôt si, elle voit la beauté drôlement intérieure du Jean-Louis ("j'ai la chiasse" qu'il précise en faisant du ski, donc pour la beauté intérieure c'était manifestement pas le bon jour)...

 

Au restaurant, Jean-Louis nous pond en direct la page wikipedia du genepi et Abigail manque de s'évanouir d'émotion émotionnante car elle a fait un edelweiss au crochet pendant qu'elle regardait le portrait de Jean-Louis à la télé. Oui, je sais, j'ai râté une étape entre le genepi et l'edelweiss mais en tout cas, c'est drôlement mystique la relation Jean-Louis-Abigail.

 

...

 

Sinon, en beaucoup moins mystique, y'a Thomas, l'éleveur de dadas en baie de Somme. Notre ami a fait venir deux bombasses chez lui et pourtant ça ne lui convient pas. Il faut dire qu'à part ses dadas, on se demande ce qui l'excite le Thomas. Après des heures de harcèlement ("dis, tu me dis si tu m'aimes?"), la Pauline parvient à se prendre un joli rateau motivé par Thomas avec cette raison hallucinante : "on n'a pas la même version du cheval".

 

Bon, c'est sacrément chelou chez Thomas. Pauline commence à envisager la zoophilie de Thomas, ce qui donne : "tu ne pourras jamais rien faire avec une personne humaine"... Pourquoi? Pas humaine, y'aurais moyen?

 

...

 

Bon, sinon, dans le rayon "kikou lol", y'a Sophie aussi. Aussi bavarde que son pull est moche et rouge, Sophie a choisi le prétendant qui avait des cheveux. Dommage, c'est le plus over booké et il doit partir pour bosser. Pour la dernière soirée avec lui, elle enfile donc la tenue de fête dans la Loire : l'immonde pull rouge difforme, les lunettes quintuple foyers et les chaussons tatane/chaussettes blanches.

 

L'autre (sans cheveux donc) reste pour "construire une belle amitié". Une belle amitié à 1000 km de distance et après s'être vu une fois dans sa vie, je veux voir mais why not. Donc la Sophie qu'est à moitié muette passe de grands moments silencieux avec le chauve qui essaie de la dérider. Il l'emmène au resto et Sophie baille. Et nous avec!

 

...

 

Du côté de Didier, c'est ambiance repas de famille du sud-ouest. Une des prétendantes sent que c'est le moment de se démarquer. Elle décide donc de décorer la table familiale à coup  de petits lapins roses et de bouts de jesépabienkoicheloupâbo... Quand belle-maman se pointe, elle hululle que la personne qui a massacré décoré la table a drôlement de goût.

 

Après, j'ai pas bien suivi mais ils sont tous sorti de table à 18h30, la panse pleine de canards et finalement Didier choisi la prétendante au goût fort délicat. Son fils s'appelle Dylan, c'est d'ailleurs signe de grand raffinement.

 

Bon, allez, c'est pas fin mais c'est mignon. Monstrueusement mignon quoi!

 

...

 

Bon, sinon, y'a du Fifi tout triste. M6, dans sa grande mansuétude, nous repasse l'extrait où Fifi tentait d'exciter la maisonnée en se trimbalant avec le service trois pièces à l'air devant les glapissements outrés de ses prétendantes. Donc, pour Fifi, ça ne marche pas du tout. Filmées au réveil à deux centimètres de la tronche, les prétendantes font la gueule. C'est pas bien joli quoi.

 

 

...

 

 

Je sais, j'ai tout regardé. La suite demain ;o)

Par zadzig - Publié dans : L'amour est dans le pré
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Lundi 19 août 2013 1 19 /08 /Août /2013 16:55

 

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Oui, je sais, je suis très à la bourre. Mais figurez-vous que j'ai réussi à entrevoir les derniers épisodes... et que c'était bon!!!

 

En fait, j'ai compris un truc avec l'amour est dans le pré. Au début, c'est drôlement chiant. Tout le monde joue au mec ou à la fille parfaite. A l'agricuteur moderne et débrouillard d'un côté. A la prétendante sympa et énamourée de l'autre. Et en fait, au bout de deux ou trois épisodes, tout le monde se lâche. Les agriculteurs deviennent odieux, les prétendantes montrent leur côté hystérique.

 

 

Bref, c'est MAINTENANT que ça devient intéressant.

 

Du côté de Audrey, la savoyarde, qui habite une maison qui me fout une déprime express un 19 août, c'est dire le niveau, elle a choisi! C'est le petit blond tout propre qui l'emporte sur le grand blond un peu sale.

 

Une victoire de l'hygiène bien sûr, mais aussi une sévère défaite pour le babos au regard qui sent bon le chichon et au pull qui sent le fromage de chèvre... Audrey et le petit blond vont très bien ensemble. Discret, timide, tout gentil. Bon, ça manque un peu de poil, de sueur et de tension sexuelle mais bon, on va pas s'emballer. Y'en a bien d'autres pour ça, non?

 

Ah non?

 

Bon, c'est sur que c'est pas du côté du Philippe que ça va faire la fête du slip.

 

Philippe, c'est le bon gars qui fait de la country en Chawente-mawitime (avec l'accent cow boy qui va bien). Bon, ben Philippe, au lieu de repartir avec une prétendante, il va surtout repartir de l'émission avec une bonne dépression. Les deux prétendantes lui font la leçon en lui disant que c'est rien qu'un GROS gamin immature... Le pauvre Philippe quitte même le restaurant en plein dîner en faisant bouh bouh... C'est émouvant mais que fait-il dans cette galère???

 

Et puis les prétendantes n'avaient pas vu le truc venir. Ca m'étonne toujours les filles qui, au speed dating, sont à moitié en train de s'évanouir because elle voit le Philippe de l'Amour qu'il est dans pré en vrai... Et puis, une fois à la ferme, sur le clic clac du Philippe et sous le néon qui fait bzzz, ça fait la gueule et ça pinaille...

 

...

 

Sinon, y'a du Nicolas aussi. Toujours avec son problème de dents (over) bizarres. Enfin, ça ne l'empêche pas de virer la petite bretonne mimi et sympa (Pauline) pour choisir une fille qui ne pipe mot. C'est affreux parce qu'on sent bien que c'est irrationnel ce choix. Au moment du premier resto, quand la fille qui ne pipe mot commence à parler... on perçoit la déception du Nicolas à l'écran. C'est affreux. On a mal pour lui. Mais c'est fait. Dommage.

 

...

 

Dans la série "trop lol et pourtant ça va mal tourner on le sent pas bien", y'a Damien. Le Damien. Rien à dire. Il est fort gentil. Et déjà amoureux de sa prétendante. Seulement l'autre est du genre revêche. A 25 ans, ça promet pour la suite. En même temps, elle ne dit rien alors qu'elle vit une expérience traumatisante : un déjeuner de famille un jour de novembre sur le plateau de Langres. Avec des têtes de biche accrochées au mur le déjeuner. Avec une famille où le bide/rire gras pour les garçons et le cheveu coloré au crayon de couleur pour les filles est de mise! Enfin, ces gens sont "simples" comme l'avoue la soeurette. Du coup, on trouve ça presque mignon. Mais c'est vrai que le coup de la tête de biche accrochée au mur en 2013, ça pose des questions...

 

...

 

Bon, sinon, y'a Didier, sosie officiel de monsieur Patate. Bon, lui, c'est pas bien intéressant. On le mate à poil en train de se faire masser. Bon, c'est sûr que y'a des trucs plus sexy à regarder... (quoi me direz-vous?...)

 

...

 

Gilles, j'ai pas trop suivi. Un psychodrame avec des bouts de Patrick Sébastien, de chaussettes blanches et de couleurs de cheveux fait avec du canard WC... C'est pas chonchon du tout...

 

...

 

Le truc qui j'ai adoré, c'est le Jean-Noël. Lui, a tiré le gros lot. Une vieille (de son âge) qui déblatère sur la jeune et qui utilise les coups les plus bas pour la décridibiliser. On se demande si elles sont au courant que ça va être filmé??? Le tournage est abrégé. C'est dire l'ambiance. Y'en a une qui va finir découpée dans la poubelle, c'est pas possible.

 

Bon, ce soir, j'en serai de la fête de l'agriculture télévisuelle...

 

Par zadzig - Publié dans : L'amour est dans le pré
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Mardi 6 août 2013 2 06 /08 /Août /2013 17:03

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Coucou.

 

Oui.

 

Je sais.

 

J'ai comme un GROS passage à vide. Surtout que l'Amour qu'il est dans le pré bat son plein.

 

Cette année, comment dire, j'ai vu des bouts (d'émission), des passages furtifs, aussi, je vous propose un medley (TRES) partiel et toujours partial.

 

On demarre avec une dame pas très portée sur la crème anti-rides qui s'appelle Françoise.

 

Elle, son truc, c'est les chevaux. Et comme souvent pour les toqués de dada, c'est une espèce de passion dévorante et galopante qui te sort assez rapidement par les trous de nez.

 

Surtout que là, la Françoise elle a deux prétendants, dont l'un qui a une dégaine de femme qui se serait fait opérer pour devenir un homme (non, mais sérieux, y'a que moi qui voit ça ou bien???)... Bref, ce que j'ai retenu : la Françoise est super relou avec ses poneys qui puent de la gueule et les prétendants ont du mal à se faire une place.

 

...

 

Sinon, y'a du gros bide cette année. Y'en a même toute une série dont un certain Didier qui a une tête qui me fait penser à un truc mais je ne sais plus bien quoi (aidez-moi bordel!)... Il récupère deux dames dont l'une qui fait du 180 W en soutien-gorge mais comme lui doit faire du 3m80 en tour de hanche, ça pourrait coller! J'ai vaguement vu une sortie dans une grotte (métaphore métaphore...) ou la dame en question hululle dès qu'elle voit une stalactite en forme de bite. Bref, y'en a qui ont faim. Tant mieux, c'est peut être bientôt l'heure de manger!

 

D'ailleurs pour parler choses qui mettent en appetit, il me semble que Didier lave sa douche à la brosse à chiotte... mais peut-être je confonds... je ne suis pas très attentif. En tout cas, c'est à noter. Si vous voulez que votre douche exhale les parfums les plus enfouis de vos toilettes, prenez l'idée. C'est pas bête, hein?

 

...

 

Sinon, dans la série "kikou lol", y'a Audrey. Elle habite un de ces endroits qui me foutent le bourdon : un fond de vallée de montagne avec de la neige fondue et des maisons pas belles... Pour ne pas sombrer dans la dépression que t'inspire ce lieu pas franchement riant, Audrey se noit dans le boulot. Sauf qu'en plus de s'occuper de centaines de moutons tous plus teubés les uns que les autres, elle bosse aussi à la station de ski. Du coup, les deux prétendants se tapent une journée de ski en tête à tête avec les... parents d'Audrey.

 

Ouais, ça sent moyen le plan à trois avec les mouflons qui matent chez Audrey...

 

Et puis, les prétendants... Audrey a le choix entre un prétendant à barbiche complètement babifié de la touffe (qui sent le chichon à travers l'écran de télé) et un minet tout propre (qui sent le savon à travers l'écran). Bref, je suis curieux de voir la suite...

 

...

 

Sinon, y'a aussi une thématique spéciale cette année : les DENTS.

 

Beaucoup sont en procès avec leur dentiste, notamment Fifi (tu vois les créneaux d'un chateau fort, et ben voilà, c'est sa bouche), Jean-Louis (si seulement y'avait que les dents me direz-vous... ben oui, je sais...) ou Nicolas (le beau gosse, intérimaire chez Orangina au poste de décapsuleur humain)...

 

On a aussi un mec très sympa qui s'appelle Philippe... Et bien Philippe est fan de country. Et au cas où tu ne l'aurais pas compris TOUT tourne autour de cette passion qui sent bon la salle polyvalente de Saint Fouillis les deux Crottillons, un lundi soir de semaine. Vêtements, musique, soirée... Philippe aime la Country on te dit!!!!

 

...

 

Bon, j'essaie d'être plus complet la prochaine fois!

Par zadzig - Publié dans : L'amour est dans le pré
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Jeudi 2 mai 2013 4 02 /05 /Mai /2013 11:41

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Il parait que c'est le printemps.

 

Si si. Rapport au calendrier, il parait qu'on est en mai et pas en novembre comme pourrait te le laisser sournoisement croire le temps.

 

Du coup, le printemps, c'est la saison officielle des brocantes, vide-greniers et autres vide-garages...

 

Avant, je courais à tous ces trucs à la recherche d'objets improbables puis je m'échinais à repeindre le bouzin pour tenter de lui donner une seconde vie... Et puis, je suis passé dans un appartement plus petit que le précédent avec une Jo' en plus... Autant dire que tout ces objets ont rejoint la cave....

 

Depuis quelques mois, j'ai retrouvé une surface de vie plus normale... et mon envie de brocanter est réapparue...

 

Seulement voilà, aujourd'hui, le vide-grenier me file assez rapidement le cafard...

 

Au début, tu pars tout joyeusement à la campagne... il fait beau, les oiseaux chantent et c'est une journée pleine de promesses. La merveille à dénicher : c'est pour aujourd'hui et puis c'est tout. Malgré tes 1248 21422 3155 vides-greniers, tu rêves de la Mémé qui n'a aucune idée des prix et qui revend son joli meuble avec plateau en marbre pour 5 euros...

 

Ca commence à se gâter dès l'arrivée dans le bled.

 

Il faut se garer très loin du centre... dans une zone pavillonnaire abominable qui te fait philosopher sur le drame de ces classes moyennes - - -  , obligées de s'exiler dans ces zones déprimantes où tu n'es ni à la campagne ni à la ville, t'es juste dans un pavillon moche dans un lotissement moche. Et générallement, les gens en deviennent moches.

 

Tu devines le rideau rose brillant barbie dans la chambre de la petite dernière, tu aperçois les pare-soleils rose bonbon "Dora" à l'arrière de la voiture...

 

Première nausée du matin.

 

Bref. Tu arrêtes de réfléchir. Tu mets ta Dora et ton GI Joe dans les poussettes, et en avant!

 

Pour trouver ton chemin, c'est très simple. Il suffit de suivre... l'odeur de l'oignon grillé... de la merguez.... de la bière...

 

Deuxième nausée du matin.

 

Enfin, tu es en plein vide-grenier!!!

 

Et là, premier stress : les gens ont sorti leurs fringues...

 

Oui, tu attendais le petit meuble sympa de mémé.

 

Tu oublies.

 

Les gens revendent leurs manteaux élimés H&M 2002....

 

Devant tous ces portants aux fringues rapées.... flotte comme un petit air de Roumanie... de crise de 29... de France de François Hollande...

 

Et puis dans le style vide-grenier qui te fout le cafard, la grande mode aussi c'est de vendre de la Barbie sans cheveux, du Playmobil manchot ou de la peluche Bisounours à moitié épilée du maillot...

 

Je sais que c'est formidable que tous ces vieux jouets aient une deuxième chance mais ça me lime le moral de voir ces jouets défraîchis par trois générations de bave de bébé.....

 

Je me promène donc comme un zombie au milieu de ces trucs moches... mon regard se perd au milieu des crucifix en plâtre, des collections de fèves ou des "kinder surprise" collector 1986....

 

Je m'arrête devant une pile de DVD vendus par une gentille famille de lotissement... 50 centimes le DVD, ça vaut le coup... Malheureusement, que des merdes. Des trucs américains dont je ne connaissais même pas l'existence. Et puis, au milieu de ces vieux nanards, et de quelques Disney périmés, je trouve un DVD de cul : "la secrétaire salope".

Le DVD de cul du Papa de la famille qui me lance un clin d'oeil complice...

 

Ok. Bon. C'est l'heure de la saucisse (aucun rapport avec ce qui précède).

 

On rejoint la tente centrale où une armée de bénévoles motivées vendent de la saucisse grillée... Mais voilà, il n'est que 10h30...

 

Donc, on repart dans les allées du vide-grenier...

 

Mais voilà : la crise d'angoisse commence. Difficulté à respirer. Sensation d'oppression.

 

Il faut sortir de là.

 

Je cherche la sortie. Une dame veut me vendre un tableau veleda rouge et bleu où il manque un pied et le plastique blanc se décolle...

 

Jo' est prostrée au fond de sa poussette. Ioudg' est muet et fait de grandes billes rondes devant une jeune ado qui essaie une veste en plastique H&M avec des trous partout...

 

Une grosse meugle : "Steveeeeeen ! Arrêtes de me faire chieeeeeeeeer!!!" à son gamin de cinq ans qui hululle. Ca se finira par une volée de torgnoles devant un public indifférent...

 

J'accélère avec la poussette. La voiture est en vue. On jette les enfants dans la voiture et on démarre en trombe.

 

Ouf.

 

Et ce week-end, c'est vide-grenier, dans mon quartier. Comment vais-je faire?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par zadzig - Publié dans : Zadzig stories...
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Jeudi 28 mars 2013 4 28 /03 /Mars /2013 12:14

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Histoire de retrouver un peu le moral en cette fin d'hiver un brin morose, j'ai essayé le week-end à Paris...

 

Et figurez-vous que ça a eu un effet du tonnerre sur mon moral en berne... Pas forcément pour les raisons que vous croyez...

 

Tout commence par des retrouvailles d'amis... petit resto... quartier sympa... ça part bien! L'ambiance est là! Que ça fait du bien de changer d'air! M'emplir les poumons de gaz d'échappements, quel bonheur ! Sentir la tiède odeur du métro... mmmhh... fétide à souhait! Renifler les embruns doucereux de la Seine... miam...

 

Bon, ok, il fait un temps de merde, les gens font la gueule et c'est crado de partout mais putain, ça bouge!! Wouuuh!!!

 

Le problème avec Paris, c'est que je connais bien cette ville. A chaque quartier traversé, j'ai l'impression d'avoir une histoire spéciale qui me revient en tête sur ce que j'ai vécu dans cette rue, au coin de ce parc, dans ce magasin... C'est très bizarre ce passé qui remonte à chaque station de métro... Des fois, ça fout limite la nausée, la gerbouille, la nostalgie qui sent pas bon.

 

Je connais la rue Oberkampf que c'était trop hype au début des années 2000... (il parait que maintenant c'est le Xe...)

 

Je connais la Pagode, que c'est trop le ciné trop improbable avec des petits films d'auteur roumains sous-titrés en russe...

 

Je connais Le Bon Marché que c'est le top comparé aux Galeries Lafayette que c'est rien que pour les chinois

 

Je connais ces petits musées charmants comme le musée de la vie romantique ou Jacquemart André... que au moins là tu ne fais 12 heures de queue dans le froid...

 

Je connais la boutique Pierre Hermé (so' 2000), les salons de thé Mariage Frères (so 90')....

 

Bref, comme une impression d'éternel recommencement... Oui, tout bouge, tout change mais finalement tout recommence sans cesse dans un mouvement vain... Tout le monde court derrière l'expo du moment, le chocolatier du moment, rien ne sert de savoir si ça te parle, si ça t'enrichit, si ça te rend meilleur, il faut courrir comme les autres...

 

Donc je profite de Paris comme je regarderai un vieux film que j'ai vu des milliers de fois et qui me surprend toujours un peu...

 

Et puis il y a les amis! Tout ceux que je connais sont des provinciaux exilés à Paris. Et un provincial parisien c'est comme un catho converti, ce sont les plus X tremes.

 

A élever trois gamins dans un 50 mètres carrés, au troisième étage sans ascenceur... à courir derrière les nounous maitrisant 50 mots de vocabulaire... à manger sur une table de camping dépliée les soirs de fête...: Y'a pas de problème! Tout est normal! Ils vivent à Paris quoi! Ce sont des princes! Ils sont là où ça se passe!

 

Ils habitent Paris, la ville lumière, le phare du monde... alors que toi tu vis dans un désert culturel et économique...

 

Je connais bien cette disposition d'esprit... je l'avais... quand j'étais parisien...

 

Et aujourd'hui, même passer un week-end à Paris, j'ai du mal...

Par zadzig
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