Prêt pour le festival de honte?
Alors, c'est parti...
Il n'y a pas de classement, c'est un peu comme à l'école des fans, tout le monde a 10.
Bon, il y aura quand même un grand gagnant pour LA Honte intergalactique de
l'année!
Je commence avec Linda...
La première honte de Linda se déroule dans une fête foraine... au stand de tirs...
"Moi, ma plus grosse honte est d'avoir cassé la marchandise d'un forain
avec un fusil censé crever 4 pauvres ballons grouillant dans une petite cage. Le forain est parti se chercher une bière juste 40 secondes, son fils me regardait, et j'ai cassé des autoradios, des
dictaphones et autre lots de "prestige" (pikachu géant, Oui-oui grandeur nature,
voiture-autocuiseur...).
Si certains d'entre vous se souviennent d'une gosse de 16 ans pleurnichant
dans un portable gros comme un frigo (et oui on était en 2001, ce n'était pas encore le 3e millennaire de la technologie plate), devant tout le monde à la foire du trône avec des gitans en train
de l'engueuler et un attroupement constitué de gros yeux et de rires moqueurs, il y a 7/8 ans, bah c'était moi."
Ca, c'est un truc que j'aurais adoré faire, viser les Pikachus de contrefaçon tout mal fait et autres merdes en provenance
direct de Chine, voire le forain lui-même...
Pour continuer dans l'ambiance grasse joyeuse des fêtes foraines... voici le récit de Kao...
"Dix-sept ans, petite mini mini jupe, bien maquillée comme un
camion volé, rien qui clochait, fête foraine pour sortir un peu avec les copines, et qui sait, rencontrer des copains.
Premier stand, une loterie où tu ne gagnes jamais, tu prends des billets
juste pour faire comme tout le monde, et quelques secondes après tu te retrouves avec une poupée géante, pleine de dentelles et toute bien coiffée, sans pain aux raisins toutefois, et obligée de
passer tout l'après-midi avec elle dans les bras.
Fait troublant, la même chose s'est produite quelques années plus tard avec
une gigantesque peluche jaune fluo, je n'avais même pas pris note de ma première expérience, chat échaudé oui, mais moi pas .......... une troisième fois peut-être?..."
Bon, ça c'est fait. Voilà de quoi vous couper définitivement l'envie de vous aventurer dans une fête
foraine...
Nous passons à Xilofoune...
Nous quittons les odeurs de beignet des fêtes foraines pour rejoindre le fabuleux monde de
l'entreprise...
"On était 5 dans notre rédaction. Deux dont tout le monde se fout et trois
autres personnes : Ca, co et moi...
Ca était une personne idiote,
prétentieuse mais parfaitement imitable.
Dans le parking je croise Co une
excellente copine avec qui on se moque de Ca
Je l'imite ouvertement dans le parking en gueulant comme elle etc.
Co est morte de rire, bon. pas de chance elle arrivait en voiture, elle était juste derrière nous ...Pas de remarques.....Mais lors d'une réunion de
rédaction. Ca devant tout le monde "au fait quand tu imite quelqu'un, assure toi qu'il est pas juste derrière..."
Grosse honte et giga rame pour faire genre "mais non ce n'était pas toi que
j'imitais" ....humhum :)"
Une honte pas mal... on imagine bien l'horreur de la situation et l'envie de disparaître à jamais sous
terre...
Nous allons désormais quitter le monde de l'entreprise pour rejoindre le monde des hontes typiquement
féminines...
On commence par Zazamimosa...
"Je vais faire court ! En pleine rue d'une grande ville, au moment des
courses de Noël... c'est vous dire le peuple qui grouillait par là ! Mes superbes bas "qui tiennent tout seul"... tu parles qu'ils tiennent tout seul... J'sentais bien qu'ils glissaient à chaque
pas... mais quand même, de là, à tomber sur mes chevilles... En plus, les deux, pas un pour sauver l'autre, les enfoirés ! Qu'une envie, m'enfoncer dans le bitume de la rue pour que personne ne
voit rien... Savez-vous qui m'a sauvé d'une mort de honte certaine ? Ronald... Oui, mais non, pas Reagan... Ronald Mac Donald qui m'a prêté ses toilettes l'espace de tout enlever (pas folle, je
n'allais pas risquer une seconde tentative !) Ah, Ronald.... il a été chou sur ce coup là !"
Et on continue avec Zazamimosa et ses hontes de fille...
"J'exposais pour le compte de mon éditeur sur un grand salon du livre. Une
envie soudaine... vous savez ce que c'est, debout toute la journée... la Contrex en embuscade... Sur un stand de livres, difficile de faire sur place comme les cyclistes... (Et puis, les livres
çà prend vite les odeurs !) Forcée d'aller aux toilettes... Ce qui fut fait avec ma discrétion légendaire ! Allégée, je retourne à mon stand en sautillant comme Perette et le Pot au lait... Je
sentais bien quelques regards soutenus et je me félicitais d'avoir profiter du miroir des toilettes pour refaire mon maquillage... Si je retrouve l'abruti qui avait eu l'idée de mettre mon stand
à l'autre bout du hall, à l'opposé des commodités... je lui arrache la tête... comme au chat de Zadzig, oh pardon ! Arrivée enfin à mon stand, ma collègue éclate de rire en voyant ma jupe
entièrement remontée derrière, et coincée dans mon slip... Comment on dit "Pivoine" "Écrevisse" "Tomate"... enfin j'étais rouge, quoi !!!"
Moi je dis à quand les bas qui se font la malle synchronisés avec la jupe coincée dans la culotte?
Nous passons à Naughty...
"Ma plus grosse honte : pour une soirée très chic et glamour; le jour même
j'étais allée faire les magasins (les filles ça n'a jamais rien à se mettre) et le soir, toute apprêtée avec ma nouvelle tenue (la totale de la culotte à la robe, du le manteau aux chaussures) je
vais à cette soirée. Déjà pas bon d'aller en soirée avec des chaussures toutes neuves; souffert le martyr avec le sourire, en piétinant des cloques naissantes tout en gardant le sourire. Et
surtout, l'hôtesse de la soirée vient me parler avec beaucoup de gentillesse... ché pas pour quoi j'ai trouvé ça louche... pour ensuite 30mn plus tard, tirer sur une grosse étiquette de magasin
avec le prix dessus qui était restée à la manche... J'avais paradé ainsi une bonne partie de la soirée avec mon étiquette sur le bras. Belle honte, que j'ai noyé sous les rires et beaucoup de
bulles de champagne... et fini ivre, les pieds en sang..."
Alors, là je compatis TOTALEMENT. J'ai eu quasiment la même expérience avec un super pantalon tout neuf que j'étais trop
la classe incarnée avec...
Soirée dans une boîte parisienne branchouille... je me déhanche pendant des heures... sous le regard amusé médusé
des fashionistas... En rentrant, je remarque un truc qui pendouille vers ma poche... : une ENORME étiquette avec le code barre, l'autocollant orange "Prix
sacrifiés!" et tout le bordel qui pendouillait lamentablement de mes fesses...
Bref, on est copain de honte quoi!
Enfin, nous arrivons à Aileen... (http://ccommecachezmoi.blogspot.com/2007/11/la-honte.html)
"Un matin d'hiver, la tête dans le cul, en 1ère heure de cours, je me rends compte que
j'avais oublié de mettre un soutif (les hommes ne peuvent pas trop comprendre j'imagine mais quand on a un minimum de poitrine, on sent bien qu'il manque quelque chose... sauf quand tu es
vraiment crevée à croire, bref). Je glisse l'info discrètement à une amie qui veut bien me dépanner à midi car elle habite tout près du lycée (et pas moi). Mais l'info m'échappe, elle fait le
tour de la classe et l'heure d'après la prof a la bonne idée de m'envoyer au tableau pour un exercice ! Fous rires général et gros fard pour moi. Ma chance dans tout ça : en BTS Assistant de
direction, il n'y avait que des filles dans la classe !"
Nous arrivons à la fin...
Le grand gagnant est...........
Ben, en fait il y a deux gagnants... Ln et Linda
La honte de Ln, qui nous rappellera à beaucoup le souvenir de ces folles et brillantes expéditions adolescentes à la
galerie commerciale du coin...
"Date : le début des années 90
Lieu : un grand centre commercial du sud de la France
Contexte : une après-midi en amoureux
J’avais à l’époque 13 ou 14 ans et j’avais un copain, oui un petit copain, un amoureux,
un flirt…appelez ça comme vous voulez.
Pour resituer exactement le contexte je dirai qu’à mon époque à 13 ans on était encore un
peu cucul la praline. Enfin pour ma part j’étais loin de ces ados ultra féminines qui à 13 ans en paraissent 18.
J’avais donc 13 ans j’en paraissais 13 et sans être coincée j’étais timide.
Donc ma mère me dépose devant le centre commercial où nous avions prévu de passer
l’après-midi....
On se retrouve et on se balade main dans la main en regardant les boutiques sans trop
savoir quoi se raconter (oui moi j’étais timide mais lui il n'avait pas inventé la poudre non plus!).
Enfin après avoir fait 10 fois le tour des magasins sans avoir rien acheté on se décide à
sortir faire un tour dans la rue piétonne.
Direction donc les portes de sortie…coulissantes et à ouverture automatique, les
portes…c’est important pour la suite !
On arrive donc devant les fameuses portes, toujours mais dans la main et là elles
s’ouvrent.
Jusque là normal.
Ce qui est moins normal c’est qu’elles commencent à se refermer alors que nous n’étions
pas encore sortis.
Là je n’ai pas réfléchi (c’est souvent comme ça avant un grand moment de solitude, on se
dit après coup qu’on aurait pu l’éviter en réfléchissant un peu)
Je disais donc je n’ai pas réfléchi en imaginant que le principe de réouverture de ces
portes était le même que dans les ascenseurs…vous savez là où on passe juste la main ou la jambe ?
Sauf que moi (allez savoir pourquoi) j’ai mis la tête !!!
C’est à ce moment là que j’ai constaté que le système de réouverture n’avait rien à voir
avec les ascenseurs !!!!
Seulement là j’avais déjà les deux battants des portes qui rebondissaient lamentablement
sur ma nuque…Mon corps et ma main toujours accrochés à Boyfriend à l’intérieur et ma tête à l’extérieur (rouge de honte)…mes yeux tentant de voir dans mon champ de vision limité si personne ne
m’avait vu !
La douleur ? Aucun souvenir.
La scène à du durer en tout et pour tout 10 secondes mais dans mes souvenirs c’était une
éternité…
Je m’en rappelle comme si c’était hier sauf que maintenant ça me fait bien rigoler alors
qu’à l’époque j’étais mortifiée."
Et enfin, la honte de Linda, première ex-æquo, avec Ln...
"Les râteaux, ça me fait penser à une histoire que quelqu'un m'a raconté il
y a quelques années. Un copain à moi connaissait un type qui était invité pour la première fois chez ses futurs beaux parents pour un barbecue dominical et il avait la trouille. Arrivé là bas il
y avait plein de chiens, et plein de crottes par terre partout sur une cour avec des graviers. Bref, à un moment il demande à aller aux wc, fait sa crotte bien à lui et jette la chasse... qui ne
fonctionne pas. Comme il avait honte d'appeler quelqu'un pour l'aider, il décide de prendre sa crotte à la main (taré va) et de la jeter par la fenêtre qui donne sur la cour, pensant que de toute
façon, yen avait déjà plein la cour... Pas de bol, sa crotte avait atterri sur la table du déjeuner fraichement sortie dans la cour par la fiancée et belle maman. Ils tous ont crié. Il est
descendu, a fait le surpris genre mékespispass?, Mais il a du s'expliquer, comme il y avait un petit qui disait avoir vu la crotte venir de la fenêtre des wc. Ils l'ont quasiment foutu dehors. Ca
c'est la honte."
Je confirme, ça c'est la méga honte, sachant que les hontes à base de pipi-caca ont toujours un petit supplément
d'âme...
Causeries