Mardi 30 juin 2009



Nous voilà reparti pour une soirée riche en sidérations émotions.

 

Disons qu'hier, on a tous un peu mieux compris pourquoi ces formidables agriculteurs étaient des ours mal léchés célibataires endurcis.

 

En effet, on se demande bien s'ils ont déjà reçu quelqu'un chez eux.

 

Cuisine, conversation, sens de l'accueil… on a eu l'impression de toucher le fond du fond hier soir.

 

Moi, je propose un nouveau concept d'émission à M6 pour l'année prochaine : envoyer Nadine de Rothschild éduquer les agriculteurs de l'amour est dans le pré.

 

Je vous jure, il y aurait drôlement du potentiel de rigoulade.

 

Bref.

 

Hier soir, donc, nous avons retrouvé Christian, notre éleveur de porc favori.

 

Celui qui rit comme un dindon.

 

Nous en étions à l'apéro pomme-banane généreusement proposé à sa seule et unique prétendante.

 

Celle qui bossait dans le champagne.

 

Je peux vous assurer qu'elle a vite dessaoulée.

 

Au rythme des caquètements de Christian, la soirée se poursuit tant bien que mal.

 

Enfin, plutôt globalement mal quand même.

 

Ces deux là ne savent pas bien quoi se raconter, alors Christian caquète nerveusement.

 

CAKETKETKETKETKET!!!!!!

 

Il finit quand même par faire décongeler une pizza qu'il servira froide.

 

Il laissera sa prétendante faire le service.

 

La conversation tournera autour de la température de la pizza.

 

Bref, même un tolard violeur multirécidiviste ouzbèke aurait plus de manières.

 

Pompon de la pomponnette : en dessert, Christian propose à son hôte un yaourt nature sans sucre qu'il apportera sans cuillère.

 

La jeune femme a un peu envie de pleurer mais elle reste bonne joueuse et préfère se moquer gentiment de cette brute épaisse personnalité solitaire.

 

Le lendemain, il se passe un truc rare.

 

Un truc qui laissera sans doute des séquelles profondes dans l'inconscient de tous ceux qui ont regardé l'émission.

 

Christian emmène son hôte visiter son exploitation porcine.

 

Ce matin, notre prétendante a bien de la chance, Christian a décidé d'accoupler un porc avec une truie.

 

Jusque là, on se dit que ça va être plutôt rigolo.

 

On se dit que Christian est décidément un expert en séduction.

 

Puis, l'émission prend une drôle de tournure.

 

Une tournure où à côté de ce qu'on voit à l'écran, le Journal du Hard serait classé dans la même catégorie que le Jour du Seigneur.

 

Rien que d'en parler, j'en ai des tremblements.

 

Donc, voilà…

 

Monsieur Cochon n'arrive pas bien à monter sur Madame Cochon.

 

Christian pousse alors le Monsieur Cochon puis…

 

...il saisit à plein main, le saucisson sec 100 % pur porc de Monsieur Cochon…

 

Et il le fourre entre les deux jambons de Madame Cochon.

 

A mains nues.

 

Comme ça.

 

En continuant à parler à sa prétendante.

 

Je pense que nous étions nombreux à découvrir ce lundi 29 juin 2009 vers 21h15 qu'un zizi de cochon ressemblait étrangement à une longue baguette de chef d'orchestre rose et gluante.

 

La caméra s'attarde sur la tête de Monsieur Cochon qui bave et cligne des yeux.

 

Bref, une scène obscène limite traumatisante qui viendra hanter nos nuits.

 

Face à ce spectacle étonnant, la prétendante de Christian ne semble pourtant pas bien choquée. Elle gratifie même Monsieur Cochon d'une tape amicale du style "t'en as bien profité mon cochon!"…

 

Après cette expérience pour le moins atypique, on retrouve notre couple à table.

 

L'espace d'un instant, on se surprend à se demander si Christian s'est bien lavé les mains.

 

Mais, on préfère vite penser à autre chose.

 

On se dit même : "allez Christian va désormais sortir le grand jeu".

 

Après l'apéro au jus pomme-banane, la pizza-décongelée-mais-encore-froide, le yaourt nature en dessert, l'accouplement des cochons à la main, on se demande si Christian ne le fait pas un peu exprès…

 

Il va peut-être enfin dévoiler son côté romantique et attentionné.

 

Et pourtant, non!

 

Christian persiste dans le néant de la séduction.

 

Direction le micro onde pour une décongélation expresse d'aligot.

 

Service à même le Tupperware.

 

La grande classe "à la Christian".

 

La prétendante est un peu bousculée par un tel manque de savoir vivre mais elle tend une perche à Christian.

 

Et Dieu sait qu'on lui en tend des perches à Christian surtout Monsieur Cochon.

 

Elle lui propose de venir la voir chez elle, à Reims.

 

Réaction de Christian :

 

CAKETKETKETKETKETKET….

 

 

Pendant ce temps, Denis le vendéen reçoit Mélanie, la jolie bretonne et Valérie, la sympathique belge.

 

Valérie mise sur la cuisine, Mélanie sur sa féminité.

 

En deux secondes, Valérie a investi la cuisine et installe ses boîtes d'épice.

 

En deux secondes, Mélanie a investi la salle de bain et installe ses boîtes de maquillage.

 

Le match est lancé.

 

Le repas de Valérie est une réussite ce qui énerve prodigieusement Mélanie.

 

Elle joue donc à la pauvre petite fille triste tout l'après-midi.

 

Le soir, notre trio de choc décide de sortir.

 

Valérie se maquille à la belge.

 

C'est-à-dire en collant deux boules à facette sur ses paupières.

 

Mélanie descend de l'étage telle une chatte, en miaulant en minaudant.

 

Valérie perçoit le gouffre qui la sépare de sa concurrente et pète littéralement les plombs.

 

Elle se réfugie dans sa chambre en pleurant.

 

Mélanie en profite pour continuer sa séance de femme fatale auprès de Denis.

 

"Regarde mes mains, regarde mes chevilles, regarde mes yeux…"

 

Denis a les yeux qui sortent des orbites. Il transpire à grosses gouttes. On sent que la tension sexuelle est à son comble.

 

C'est là que l'image de Monsieur Cochon bavant sur Madame Cochon nous revient à l'esprit…

 

AAAAAAAAAAAAAAHHHHHHH

 

Ca rend fou ce programme, nan?

 

Valérie finit par se consoler et sort de sa chambre avec un chouchou en forme de poulpe dans les cheveux.

 

Une méthode pour retrouver le moral?

 

Tentez le poulpe dans les cheveux…!

 

C'est vrai qu'ave le regard-boules-à-facette et le poulpe-rose dans les cheveux, Valérie détonne.

 

Ils sortent donc tous les trois en boîte de nuit.

 

Au bout de quelques instants, Denis enlace Mélanie.

 

A quelques mètres, Valérie danse le zouk avec un antillais égaré en Vendée.

 

Ca devient chaud des deux côtés.

 

On se demande si Valérie a bien saisit le concept de l'émission.

 

On aimerait lui rappeller que c'est "l'amour est dans le pré" et pas "l'amour est dans le backroom d'une boîte vendéenne".

 

Bref…

 

 

Nous retrouvons Corinne, la viticultrice sexy.

 

Elle reçoit son pompier et l'homme aux babine retroussées.

 

Là aussi, Corinne ne fait pas de manières : pâtes carbonara sèches, rangement du lave-vaisselle, ménage… Bref, une soirée comme chez Mémé.

 

Et encore, c'est insultant pour les soirées chez Mémé.

 

C'est plutôt ambiance caserne.

 

Qui dit "dégage!!!" ou encore "Pousse ton gros cul" ou alors "si t'es pas content, tu te casses!"

 

Corinne, la viticultrice d'un coup beaucoup moins sexy.

 

Nos deux hommes sont un peu surpris.

 

Corinne râle, crie, souffle, critique, se moque.

 

Qui a dit castratrice?

 

Le lendemain, la viticultrice emmène ses hommes chez Môman.

 

Une sorte de Corinne avec 30 ans de plus.

 

Là aussi, ça râle-souffle-crie-critique-se moque….

 

On a mal pour ces deux jeunes gens qui semblent un peu perdus au milieu de cet environnement féminin et hostile.

 

Mais qu'ont-ils fait de mal?

 

 

Pendant ce temps, dans les Hautes Alpes, les deux prétendantes de Jean-Pierre s'écharpent en cuisine.

 

Suzie et Nadège philosophent…

 

Pour ou contre la cuisson des courgettes à la vapeur….

 

Pour ou contre mettre toute la salade dans le saladier…

 

Pour ou contre laver les crevettes avant de les manger…

 

Sur ce dernier débat, Suzie clôt le bec à Nadège en lui disant cette phrase pleine de mystère… :

 

"Je sais pourquoi je le fais mais je ne peux pas te le dire"

 

Le secret du lavage de crevette n'est donc pas prêt d'être dévoilé.

 

Le mystère plane dans les Hautes Alpes.

 

La brume est épaisse autour du pourquoi du lavage de crevette.

 

Suzie emportera-t-elle son secret avec elle?

 

Jean-Pierre ne perçoit pas bien cette lutte entre Suzie et Nadège.

 

Étrangement, l'agriculteur va pourtant vite commencer à s'intéresser à l'ayatollah de la cuisson des courgettes : Nadège!

 

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Mardi 23 juin 2009


 

C'est reparti pour une soirée bercée par le bruit des cloches des bovins de M6.

 

Une bonne soirée, plus intéressante que la semaine dernière et son interminable soirée lecture…

 

Maryline reçoit ses prétendants pour la formidable séance de speed-dating.

 

Et Maryline elle a en a vite marre que les mecs la prenne pour une Conseillère emploi de l'ANPE.

 

"Bonjour, je m'appelle Michel, j'habite Paris et j'en peux plus du bruit, de la pollution… Je rêve de grands espaces, d'animaux, de travail à la ferme…"

 

"Bonjour, je m'appelle Éric, je cherche à me réorienter professionnellement, idéalement un poste dans l'agriculture…"

 

Maryline apparaît juste comme un bon plan pour vivre en pleine nature et avoir un boulot.

 

On voit bien que c'est la crise.

 

Le chômage, tout ça…

 

Seulement, Maryline ne cherche pas un ouvrier agricole, elle cherche un compagnon.

 

Un mec, un vrai.

 

Un mec pour traire autre chose que ses brebis…

 

Donc, Maryline, elle a comme un coup de blues… elle voit défiler sa vie, tout ça…


... 

 

Pendant ce temps, Norbert découvre ses 5 prétendantes.

 

Ben oui, Norbert n'a pas soulevé les foules.

 

Bon, Norbert c'est Norbert, quoi!

 

Je ne vais pas vous faire un dessin.

 

Non, vraiment, vaut mieux pas!

 

N'insistez pas!

 

Norbert enfile donc les conversations avec son accent alsacien à faire pâlir Hansel, Gretel, la sorcière et la maison en sucre réunis…

 

Mais, très vite, Norbert est fasciné par une charmante dame.

 

Il est comme hypnotisé, happé par le joli sourire de Ghislaine.

 

Ils sont un peu intimidés l'un, l'autre.

 

Il lui demande timidement sa profession et elle lui répond :

 

"Je suis vendeuse"

 

"Mais dans quel domaine?"

 

"Dans la vente"

 

Ghislaine, vendeuse dans le secteur de la vente, est-elle en train de tomber amoureuse?

 

 

Pendant ce temps, Jean-Paul, comme Maryline, subit de plein fouet les effets de la crise.

 

"Bonjour, je m'appelle Christine, je suis actuellement en plein désespoir professionnel, je cherche donc à me raccrocher aux branches un poste d'amoureuse de fermier à plein temps….".

 

Cruel, Jean-Paul ne retiendra pas sa candidature…


...
 

Xavier, le "beau gosse" de cette saison fait passer des entretiens à une série de bimbos.

 

C'est limite chiant.

 

Ca manque cruellement d'aspérités.

 

C'est mignon, c'est propret, c'est blond, ça a de l'humour….

 

"Ouuuuuuuuuuuh!!!! Rembourséééééééééééé!!!!!" qu'on commence à crier dans le canapé.

 

On n'est pas là pour voir de la bimbo aux seins refaits.

 

Sinon, on va mater secret story sur TF1.

 

Ben oui, quoi!

 

Heureusement, revoilà l'authentique Maryline!

 

Dans la pièce d'à côté, Maryline attend toujours qu'un homme s'intéresse enfin à elle et pas uniquement à ses brebis.

 

Elle finit par en trouver deux. Une sorte de Témoin de Jéhovah un poil illuminé et un sosie de Bruce Willis mais de dos, la nuit, de très loin

 

Elle les sélectionne pour venir passer quelques jours à la ferme.

 

On retrouve donc Maryline, chez elle, en Roumanie sur le plateau du Larzac.

 

Là, il faut bien avouer que le choc est rude.

 

Alors que l'émission nous vante une agriculture moderne, des agriculteurs dynamiques, bien dans leur temps, loin des clichés d'une paysannerie vieillotte… et bien, d'un coup, arrivé chez Maryline, on se dit que Jacquou le Croquant ne doit pas habiter très loin…

 

Maryline habite dans un éboulis une maison en pierre sur un plateau sordide battu par les vents.

 

Une campagne désolée.

 

Le témoin de Jéhovah arrive, reçoit un accueil… comment dire… en accord avec l'environnement! Rude et austère Vrai et authentique!

 

La maman de Maryline est présente dans la salle commune de la maison.

 

Il lui manque juste le rocking-chair et la carabine et on a "Ma Dalton" version larzac.

 

Finalement, la mère s'efface en prévenant l'hôte de sa fille :

 

"Maintenant, je vais vous laisser travailler"

 

A un moment, on pense que c'est une expression paysanne pour dire "faire connaissance", "flirter"… en fait, nan!

 

Ca veut bien dire ce que ça veut dire…

 

Maryline ne cherchait pas un ouvrier agricole pourtant au bout de 2 minutes et trente secondes, son prétendant se retrouve au milieu de centaines de brebis complètement teubées affamées.

 

C'est l'heure de les nourrir. Maryline apparaît alors sous un jour nouveau : avec une jolie polaire élimée quechua collection 1985.

 

Elle semble pour le moins autoritaire et directive. Son prétendant tente de l'aider mais il se fait rabrouer sèchement. Après cette séquence mémorable, Maryline lui montre sa grange sa chambre.

 

Sur le plateau du Larzac, on n'est pas là pour rigoler.


...
 

Pendant ce temps, dans la Marne, Xavier reçoit ses deux bombes atomiques.

 

Elles s'installent dans une petite maison à l'intérieur joliment décoré.

 

Ca semble bien parti.

 

Seulement Xavier décide de leur révéler une de ses passions : le théâtre.

 

Elles se retrouvent donc dans la salle municipale de Saint-Georges-les-Michons a regardé une petite troupe amateur jouer des sketchs de kermesse.

 

Et voir Xavier avec une perruque poussiéreuse déblatérer des blagues de village, ben… c'est la douche froide pour les bimbos.

 

C''est moyen sexy glam tout ça.

 

Heureusement que Norbert est là pour assurer le sexy glam de la soirée.

 

Norbert achète un bouquet de fleurs pour Ghislaine qui arrive par le train.

 

Quand leur regard se croisent, ils courent l'un vers l'autre, se font la bise, Norbert tend amoureusement son bouquet vers Ghislaine et lui dit les yeux embués par l'émotion….

 

"Profites-en, ça n'arrivera pas souvent!"

 

Mémorable, j'vous dis.


...
 

Jean-Paul reçoit à son tour ses deux prétendantes dans son pays Basque.

 

Ca change du plateau du Larzac.

 

Ca fait du bien un peu de soleil et de végétation.

 

Les deux femmes ont un tempérament bien différent. Il y a l'exubérante et la mystérieuse.

 

Au bout de cinq minutes, l'exubérante, originaire du Nord, a déjà sorti un Maroilles d'un Tupperware (une soirée sexy glam j'vous dis), une bière traditionnelle et une boîte de chocolats.

 

Jean-Paul est vite saoulé par les paroles et l'odeur de Maroilles.

 

Il regrette déjà sa vie de célibataire au grand air…

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Vendredi 19 juin 2009


 

Bon, on pensait tous qu'avec Facebook, l'humanité avait enfin touché le fond et qu'elle allait pouvoir remonter.

 

On pensait que la connerie humaine avait trouvé là son aboutissement.

 

Face à cet étalage de débilités, les gens allaient avoir un électrochoc.

 

Une réaction.

 

On croyait naïvement qu'après avoir perdu leur temps dans ses réseaux sociaux totalement artificiels, les gens allaient retourner voir ce qui se passait du côté de la vraie vie, des vrais gens, des vraies valeurs avec toute plein de morceaux de vérité et d'authenticité à l'intérieur.

 

Ben nan.

 

On continue à descendre, à creuser dans les abysses sans fonds de la bêtise humaine : maintenant il y a Twitter.

 

Twitter c'est un genre de sous-Facebook

 

C'est te dire le niveau du biniou.

 

En fait, Twitter, ça s'est juste contenté de prendre le pire du pire de Facebook.

 

Le grand principe c'est de commenter instantanément sa vie.

 

"J'ai froid. J'ai faim. J'ai soif. J'ai peur. Je suis heureux. J'ai chaud. J'ai mal au cul…."

 

Pour les réfractaires à la chose, concrètement sur ton écran ça donne ça :

 

Michel dit :

16h13 : je me sens ballonné

16h15 : j'ai envie de faire caca

16h18 : A y'est!!!!

 

Là, tu te dis, mais ce n'est juste pas possible de perdre son temps à écrire ces conneries.

 

Attends, ce n'est pas fini.

 

Le pire, c'est que les gens commentent en direct ces informations haletantes.

 

Exemple :

 

Michel dit à 15h12 : j'ai fait un prout

 

Zoé répond à Michel à 15h13 : ah ah ah! Lol!

Bernardo répond à Michel à 15h15 : t'es dégueulasse!!! Mdr

Micheline répond à Michel à 15h45 : gros cochon! Ptdr!

 

C'est abyssal.

 

Ca donne le vertige.

 

Et bien Twitter, ce n'est QUE ça.

 

Des gens qui commentent leur vie de merde et qui invitent leurs amis à joyeusement commenter cette vie de merde.

 

Facebook et Twitter ce sont des genres de dîners de cons mais où les cons viennent volontairement étaler et mettre en scène leur connerie.

 

Sans honte.

 

Sans notion de ridicule.

 

Il y en a même qui sont très assidus.

 

Une journée de boulot complètement banale est ainsi commentée heure par heure…

 

13h12 : j'ai plein de boulot, je mange un sandwich

15h15 : pause café bien sympa avec Véro

16h53 : quel temps de merde!!!

 

Ils ne décrochent JAMAIS!

 

C'est limite si tu ne trouves pas un message à 2h53 pour alerter tout le monde : "je n'arrive pas à dormir, j'ai bu trop de coca"

 


Toi, t'as juste envie d'afficher un seul et unique message : MAIS ON S'EN FOUT MICHEL DE TA VIE DE MERDE!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

 

Quand ces gens prennent des vacances, ils s'arrangent pour continuer à tenir au courant leurs amis de leur actualité de star du R'N'B en tournée mondiale.

 

Michel, en voyage au fin fond du Bostwana dit à 15h12 :

 

"Qu'est ce que c'est beau le Bostwana"

 

Robert répond à 15h16 : gros veinard!!!

Gertrude répond à 15h24 : tu nous ramènes tes jolies photos, hein!

Françoise répond à 15h56 : attention aux hyènes!!! Ahaha!! Lol !!! ptdr!!!

 

Tu en viens à supplier qu'une hyène lui bouffe ses deux bras mais pour qu'il ne puisse plus taper ses messages d'abrutis.

 

Et puis sur Twitter, tu peux mettre des photos pour illustrer ta vie-totalement-passionnante-tout-le-monde-est-accroché-au-rideau-pour-connaître-la-suite-tellement-c'est-trop-intéressant

 

Avant Twitter, tu te tapais la soirée diapo des vacances de Michel une fois par an et c'était déjà bien horrible.

 

Maintenant, avec Twitter, c'est soirée diapo PERMANENTE, CONTINUE, INFINIE!!!

Par zadzig - Publié dans : la malle aux cons
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Mardi 16 juin 2009



Bon, alors c'est reparti pour l'aventure téléviso-bucolique de M6.

 

L'émission commence par le traditionnel déballage de lettres.

 

La présentatrice, telle une vieille institutrice perverse, prend un malin plaisir à distribuer le courrier par ordre décroissant : de celui qui a reçu le plus de lettre à celui qui en a reçu le moins.

 

C'est affreux, c'est malsain, c'est M6.

 

Bien sur, on te filme en gros plan le gros vilain qui a reçu le moins de lettre pour pouvoir y lire la déception, le désespoir et la grosse envie de pleurer comme quand tu te prends ton premier 0 à l'école.

 

La production joue à fond ce petit jeu bien pervers puisqu'elle a sélectionné Corinne, une viticultrice au charme ravageur et Maryline une agricultrice… disons… qui, malgré ses rondeurs, a l'air très sympa!

 

Forcément Maryline cache mal sa déception face à l'avalanche de courriers qui déboule du côté de Corinne.

 

En plus, Corinne surjoue la pauvre petite fille trop belle qui ne sait pas bien choisir entre le professeur-de-voile-bombe-sexuelle du pays Basque ou le jeune-avocat-fantasme-vivant de la Côte d'azur…

 

Il faut dire que Corinne ressemble à un mannequin russe qui habiterait dans le trou du cul de la France.

 

En plus, Corinne est viticultrice.

 

Donc, Corinne a reçu beaucoup de courrier, du mannequin brésilien au pompier toulousain, Corinne elle s'emmerde pas avec les moches.

 

D'autres, forcément, font moins les difficiles.

 

Denis, l'ami vendéen reçoit tout plein de lettre qui le touchent.

 

Il reçoit même une lettre accompagnée de deux beaux dessins.

 

Une tête de loup.



et

 

Une tête de femme.

 

La présentatrice pouffe en voyant ces deux dessins un peu ridicules mais Denis est touché au cœur.

 

Notez donc cette technique de drague qui peut apparemment fonctionner :

 

- Faire un dessin de tête de loup et l'envoyez à la personne de son cœur.

 

(il doit y avoir un message subliminal là-dedans qui doit un peu m'échapper).

 

Denis convoquera donc cette damoiselle un peu autiste artiste au speed-dating.

 

Si, si.

 

Christian, l'éleveur de porc, découvre son courrier et commence à nous laisser entrevoir un rire ravageur assez proche du cri de dindon sauvage en période de reproduction.

 

CAKETKETKETKET!!!!!!

 

Très particulier, je vous dis.

 

Bref, la première fois que Christian a dégainé son rire, Denis a regardé autour de lui pour voir si la production n'avait pas lâché des dindons dans la salle de lecture pour faire plus "campagne".

 

Puis vient la sélection et le fameux speed-dating.

 

Denis retrouve la mystérieuse dessinatrice de tête de loup.

 

Manifestement, la jeune dame ne s'est pas remise des années 80. Elle arbore une coiffure de type Catherine Lara, période "rockeuse de diamants" et explique son dessin de femme comme un hommage à la Grande chanteuse "Sandra".

 

 

Pour la tête de loup, il s'agit en fait d'un husky. Denis est un peu interloqué par ce personnage étrange tout droit sorti d'une machine à remonter le temps.

 

Pour couronner le tout, l'étrange femme lui offre une statuette de renard.

 

Je vous jure, c'est d'un niveau "l'amour est dans le pré"… Il y a vraiment des trucs qui m'échappent. Je ne comprends pas tellement c'est recherché, troisième degré, avant-gardiste... tout ça...

 
Et puis, il y a Fabien.

Une sorte de Tarzan mais qui serait originaire de l'Indre et qui aurait pris du bide.

Lui, il reçoit de très jolies filles. Il est fasciné par le spectacle de toutes ces jolies jeunes femmes venues pour lui.

Mais surtout, il veut être bien sur que la fille qu'il va choisir est bien amatrice de jeux de cartes.

"Tu aimes bien sortir, faire la fête, aller au cinéma, jouer aux cartes?"

La fille a un léger sursaut à l'évocation de la dernière passion de Fabien.

"...??!!! euh...ouais, j'aime bien aller au ciné!!!"

"et jouer aux cartes???"

"euh... ouais ouais..."
 

Pendant ce temps, Corinne enchaîne avec ses blaireaux beaux gosses.

 

On dirait l'armée des clones. Ils sont tous grands, baraqués, bruns, la barbe de trois jours, le sourire ravageur.

 

Vous me direz les petits blonds imberbes avec les dents de traviole, c'est pour Maryline.

 

Malheureusement, dans cette armée de presque-mannequin, l'équipement en neurone n'est pas de série.

 

C'est optionnel.

 

Ainsi, la première question d'un des prétendants à Corinne est :

 

"Est-ce que tu aimes faire des batailles d'eau?"

 

Corinne répond gentiment mais la consternation se lit sur son visage.

 

Un des presque mannequin lui fait en revanche une belle déclaration. Corinne est sous le charme, malgré un problème de lèvre qui se soulève quand il parle. Mais, elle finit par trouver ça mignon car elle pense que cela trahit son stress.

 

Elle apprendra bientôt la vérité toute nue sur ce mystérieux retroussage de lèvre…

 

En effet, après le choix de deux prétendants, les agriculteurs reçoivent à domicile.

 

Corinne reçoit donc le pompier et l'homme à la mystérieuse lèvre retroussée.

 

Ils boivent l'apéro, et Corinne lâche qu'elle avait bien aimé son retroussage de lèvre au cours du speed dating car elle pensait que cela trahissait son stress.

 

Réponse de l'intéressé :

 

"Ah, mais pas du tout, c'est un tic que j'ai, je le fait tout le temps"

 

Effectivement, il continue de parler les babines bizarrement retroussées.

 

Grand moment de solitude de Corinne qui regrette instantanément son choix.

 

Pendant ce temps, Christian, l'éleveur de porc, reçoit une damoiselle qui est viticultrice en Champagne.

 

Forcément, le Tarn, les cochons à gogo et le rire de dindon sauvage… ça a vite fait de calmer les ardeurs de notre viticultrice surtout quand Christian l'accueille avec un verre de jus de pomme-banane en lui révélant que l'alcool n'est pas trop son truc.

Ca tombe bien, la prétendante a ramené une caisse de champagne...

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Lundi 15 juin 2009

Ce lundi n'est pas un lundi comme les autres...

Ce lundi marque le retour d'une émission qui sent bon le pet de vache et la fleur des champs...

Ce lundi marque le retour de l'Amour est dans le pré...

Annulez le dîner chez Mémé, mettez les enfants au lit à 20h00 pétantes, coupez le téléphone...

A bientôt pour le débrief...
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Jeudi 11 juin 2009

 

 


 

Ce week-end, j'étais en Vendée.

 

Et la Vendée, voyez-vous, c'est tout un concept.

 

La Vendée, c'est Le département anti-glamour par excellence.

 

On peut carrément dire qu'à ce niveau là, c'est un véritable créneau marketing.

 

En Vendée, même les spécialités culinaires ont des noms à la con.

 

Par exemple, ce week-end, je me suis fait un fion.

 

Un bon gros fion.

 

Même qu'on était quatre dessus.

 

On se l'est fait à l'ancienne.

 

On s'est gentiment partagé le fion.

 

Parce qu'un fion pour quatre, ce n'est pas bien gros.

 

Sous tes yeux ébahis : le fion de Vendée…


Tu veux voir de plus près le fion? 


Tu vois, je ne mens pas... Fion à l'ancienne!
 

Et tu bois quoi avec ton fion?

 

De la Trouspinette…


Moi, perso; j'appelle ça la Trouspiquette.

 

C'est plus approprié si tu vois ce que je veux dire…

 

En Vendée, les noms de ville ne sont même pas moches, ils sont glauques.

 

Alors, qu'ailleurs, dès que t'as un bout de bord de mer, on t'invente du nom poétique : Juan les Pins, Cap Saint Martin, La Trinité sur Mer, Saint Lunaire, même Palavas les flots, tu pourrais croire que c'est beau tellement l'intitulé est rigolo… c'est dire!

 

En Vendée, les noms de villes de bord de mer, ça t'évoque plus une banlieue dunkerquoise qu'autre chose : Jard sur Mer, La Tranche de cake sur Mer, la Barre de Monts, La Faute sur Mer….

 

Tu pourrais te dire qu'avec de telles particularités, la Vendée, elle va se faire toute petite.

 

Ils vont manger leurs fions et boire leur trouspiquette dans leur coin, au fond de leur marais, à moitié honteux.

 

Et ben, non.

 

Vas-y que ça claironne que la Vendée, c'est le top du top et que y'a de quoi être drôlement fier de manger un fion en sirotant de la trouspiquette à La Tranche sur mer…

 

La classe... vendéenne! 

 

En Vendée, le beau a rendu les armes, il a complètement déserté.

 

Tu voudrais acheter une serviette blanche toute bête pour profiter de la plage, tu ne peux pas…

 

T'es obligé de poser ton cul sur des serviettes lolo ferrari ou tête de loup.



Tu veux rapporter un souvenir… tu ne trouves que de vilains chats qui montrent leur cul faits en poils d'enfants chinois.


Tu te demandes ce qu'il fait le chat?


Il te montre son cul, j'te dis!

La Vendée, c'est l'anti-côte d'azur…

 


T'en veux une, c'est ça?

En Vendée, il y a même des marques... typiquement vendéennes!


Ce week-end, je me suis dit qu'on allait arrêter de siroter notre trouspiquette sur notre serviette en poil de chinois, et qu'on allait se cultiver la tête.

 

En Vendée, la culture, c'est comme le beau, faut chercher quoi!

 

Nous voilà donc partis pour la visite d'un château, à Apremont, c'est aprement bon.

 

On arrive dans le village, presque mignon.

 

Limite, ça m'inquiète moi.

 

Je sens le coup foireux.

 

Et ben, je ne me suis pas trompé.

 

Du château, il ne reste que deux misérables tours avec un trou béant au milieu.

 

Là, où il y avait le Château.

 

Tu ne crois pas qu'ils auraient honte de faire visiter un Château dont il ne reste que deux malheureux éboulis.

 

Non, ils sont fiers, ils te font payer une visite guidée et tout et tout.

 

On t'explique même que le Château, il était drôlement beau, mais à cause d'une sombre histoire, quasiment tout a été démoli.

 

Il n'y a qu'en Vendée que tu vois ça sérieusement.

 

On a passé deux heures à écouter une guide nous décrire les fenêtres, la toiture, les escaliers d'un Château qui n'existait plus.

 

Et tout le monde faisait des oh et des ah remplis d'admiration et d'émerveillement.

 

Ca frôlait la performance d'art contemporain.

 

A la fin, tu finissais par croire que t'avais visité un Château qu'était drôlement exceptionnel.

 

Sur le livre d'or, à la sortie, les gamins écrivaient "Merci pour la visite de ce superbe Château!!! Bisous! Lol! Kikou etc…"

 

Une vraie séance d'hallucination collective ou bien!

Par zadzig - Publié dans : Nos régions ont du talent!
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Mardi 9 juin 2009

 

 

Je ne sais pas vous, mais moi,… je suis un peu obsédé de la boustifaille...

 

Le froid, l'obscurité, la dépression hivernale, la fête, les belles soirées d'été… vous pouvez trouver toutes les explications du monde mais moi, j'ai la dalle en permanence et pis c'est tout.

 

Le moindre effluve de crêpe dans la rue, et je me mets à baver saliver.

 

Le pire, c'est le soir.

 

Une fois, comme ça, je rentrais chez moi vers 18h15…

 

Et là, vieille faim de loup.

 

Mais genre un vieux loup tout miteux qu'est prêt à dévorer un bataillon de chaperons rouges…

 

A l'époque, je vivais seul.

 

Et quand tu vis seul, il y a un truc génial terrible, c'est que tu n'as plus à subir toutes ces limites sociales à la con.

 

Tu fais bien ce que tu veux, et en même temps, tout le monde s'en fout!...

 

Du coup, je fonce à la supérette du coin, j'achète la moitié de la Normandie en fromage et retourne chez moi en courant.

 

18h30

Premier avalage de fromage avec baguette chaude et croustillante.

Orgasmique.

 

18h35

Première gorgée de bière.

Extatique.

 

18h42

Je ne vais pas me taper le camembert en entier quand même…

 

18h43

Je m'en tape pas mal, je vis tout seul, je fais ce que je veux.

 

18h48

Bon, il était bien bon ce camembert, mais ce brie n'a pas l'air mal non plus…

 

18h52

Bon, allez, pour finir, je vais manger un truc léger qui fait passer…genre une crème glacée aux pépites de chocolat et autres éclats de caramel beurre salé…

 

18h58

Repas terminé!

Bonheur primaire du ventre rassasié.

Je fais mon petit rot et roule tel un éléphant de mer sur le lit.

Instant sublime.

Cette fois, c'est sur, la prochaine fois que j'aurais faim ça sera en 2023.

 

18h59

Le téléphone sonne.

 

"Salut, c'est Caro, tu vas bien?"

 

"Ah, salut, oui, tout va bien je viens de me descendre un camembert et la moitié d'un brie, ça va plutôt bien"

 

"Tu fais quoi?"

 

"Euh, ben…. Rien, je me repose… je n'ai rien de prévu ce soir".

 

"Cool, on va au resto alors! Je passe te prendre vers 20h00"

 

"Euh, ben en fait…."

 

"Je te laisse, je suis pressée, a tout' à l'heure!!! Je réserve au savoyard, j'ai trop envie d'une fondue!"

 

AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA

Bon, comment faire… :

 

- je la rappelle, je lui dit, "écoute Caro, je t'ai menti, j'ai fait un truc super honteux, je me suis fait un trip maison de retraite à bouffer à 18h30 devant question pour un champion… je sais je suis nul…tout ça…"

 

- j'me fait une séance "vis ma vie" d'anorexique moyenne version doigts dans la gorge in the toilets.

 

- je me fais une séance de méditation digestive ou un massage ventral pour une élimination expresse, on fait traîner l'apéro et à 21h00, c'est sur, j'aurai faim!

 

J'ai opté pour la dernière solution, mais digérer un camembert + un brie + un pot de glace en une heure, c'est juste impossible.

 

A 20h30, je me suis retrouvé à déguster une fondue savoyarde, je n'ai pas bien compris comment.

 

La nuit qui a suivie, j'ai rêvé que j'étais poursuivi par une meule de Comté géante et que mes mains s'étaient transformées en boîtes de camembert.

 

Je n'ai plus touché à un fromage pendant 1 mois……

Par zadzig - Publié dans : Zadzig stories...
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Jeudi 4 juin 2009


T'as passé une semaine dans les Alpes, ça devait être sympa dis moi ?

 

Version officielle :

Tu m'étonnes, j'ai trop adoré.

On était toute une bande d'amis, bon, l'appartement était un peu petit, mais c'était vraiment très sympa. Il y a eu quand même beaucoup de soleil, un peu de neige aussi, pour le ski c'était parfait! On avait un appartement pas trop loin des pistes. On a vu des paysages de rêve. On a bouffé de la fondue et fait de la luge comme des gamins c'était trop bien.

 

Version officieuse :

J'en peux plus de ces têtes de con de copains de mes deux. 12 dans un appartement de 30 m², j'ai cru que j'allais en empaler deux au bout de mes skis.


Comme tous les appartements de ski, ça sentait la chaussette humide et le pet de raclette.

L'horreur!


Il a neigé la moitié du temps. Je me suis perdu en pleine montagne un jour de tempête. J'ai cru mourir. J'ai finis par ma laisser tomber comme une merde dans la pente, j'ai perdu mes gants et mon bonnet mais j'ai retrouvé la piste.


Le seul jour où il a fait beau, on a pique niqué en haut d'une piste, une marmotte est alors sortie de nulle part et au moment où je sortais l'appareil photo, elle m'a chouré mon sandwich en poussant des petits cris du genre "je t'ai bien eu vieux trou du cul!"


On a bouffé comme des porcs.
Lundi, fondue, mardi, raclette, mercredi tartiflette, jeudi, tarte au Beaufort, le vendredi j'avais l'impression que j'avais une queue de souris qui me poussait dans le bas du dos!


J'ai donc proposé de faire une grosse salade, et cette connasse de Véro a proposé de faire une salade franc-comtoise avec des noix et des bouts de Comté.


J'avais un peu envie de  lui dire qu'elle avait bien raison de persister dans le fromage, vu qu'elle était déjà calibrée comme une meule.


L'appartement était à 500 mètres des pistes, tous les jours, il fallait marcher cette distance avec nos chaussures d'handicapés de ski. Un jour je me suis cassé la gueule sur une plaque de verglas, je me suis coupé la main avec les bords de mes skis et je me suis raclé le menton sur le goudron mouillé.


Je t'ai limite fait le remake de Josiane Balasko dans "les bronzés font du ski" quand un fil de ma combinaison s'est pris dans le tire fesse et mon bas de pantalon s'est déchiré. Sympa puisqu'il faisait juste – 10 °. Je te passe sur le vautrage en règle dans les escaliers des toilettes d'un restaurant d'altitude (voir chaussures d'handicapés de ski). Ma combinaison était toute imbibée de pisse de surfeur. Tout le monde a du m'entendre m'étaler mais personne n'a bronché, c'est tellement mieux de se faire cramer la gueule au 12ème degré en terrasse et de boire sa piquette à la cannelle son vin chaud tranquille.

 

D'ailleurs, moi et le soleil on est un peu fâchés. Le quatrième jour, j'ai eu des cloques qui sont apparues comme si des araignées tropicales avaient pondues sous ma peau. Peut-être était-ce le début de la transformation en gruyère géant? En tout cas, j'ai fini en cagoule intégrale. Très pratique, très sympa, ça ne fait pas du tout terroriste-bombe-humaine, pas du tout cambrioleur et c'est génial pour la drague!

 

Enfin, en tout cas, du paysage, ça j'en ai vu! J'ai expérimenté le double voyage en œuf puisque après la montée, au moment de récupérer mes skis, il y avait un truc qui les bloquait, l'œuf continuait à avancer. J'ai paniqué, je suis remonté dans l'œuf. Arrivé en bas, j'avais trop honte, j'essayais de me cacher, résultat, j'ai glissé et me suis cogné le menton sur la vitre. En arrivant, les gens étaient plutôt surpris de voir que quelqu'un était caché comme un sioux dans l'œuf. J'ai expliqué qu'un tour d'œuf n'était pas suffisant pour profiter pleinement du paysage. A l"arrivée en haut, j'ai poussé tout le monde pour sortir le premier et me débattre avec mes putains de skis.

 

Le troisième jour, je marchais comme Robocop à cause de mes blessures courbatures et on a eu la bonne idée de faire de la luge. J'ai failli dégommer un gamin qui traversait la piste et rentrer avec un procès au cul mais finalement, j'ai préféré faire chavirer la luge pour descendre la pente sur le ventre en bouffant la neige.

 

La semaine, m'a juste coûté un bras, parce que maintenant pour faire du ski faut limite t'endetter sur 10 ans. Au retour, je ne raconte pas les embouteillages de malade dans les vallées industrieuses des Alpes profondes.

 

Mais, à part ça, c'était GENIAL!


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Mercredi 22 avril 2009

Ma vie n'est qu'une longue errance sportive.
 

Après avoir passé mon enfance et mon adolescence à subir la volonté tenace de mes parents de me faire faire du sport, j'ai continué à l'insu de mon plein gré.

 

J'ai fini par intégrer le fait que ne pas faire de sport, c'était MAL.


La peur de me transformer en donut vivant m'a donc poussé vers ces endroits qui sentent la chaussette transpirante et le maillot humide...

 

J'ai donc poursuivi ma longue quête à la recherche du sport parfait.

 

Celui qui ne fatigue pas trop mais qui fait maigrir,

Celui qui permet d'être avec les autres sans un être un sport d'équipe,

Celui qui se passerait dans l'eau mais sans devoir porter un moule bite,

celui qui ne dure pas trop longtemps mais qui est relaxant…

 

Bref, mission impossible.

 

Au début, il y a eu le roller.

 

Oui, le roller, c'est fun, c'est jeune.

 

Et ca fait mal aux pieds aussi.

 

J'ai pourtant persévéré. Deux fois par semaine, je partais à l'assaut du grand tour du Parc de la Tête d'Or à Lyon.

 

Mais à force de faire du roller, tu deviens vite expert en béton, enrobé et autres macadam.

 

Oui, pour faire du roller, tu es à la recherche permanente du revêtement le plus lisse possible. Tu te rends vite compte que c'est rare. Très rare. La plupart du temps, c'est roller option maladie de Parkinson, tu trembles de partout en roulant sur du béton de merde.

 

Et puis, comme d'habitude, je me suis lassé.

Tu avances, tu tournes, tu freines et surtout tu te fais drôlement chier.

 

Le coup de grâce a été porté alors que je cherchais activement des petits boulots pour arrondir mes fins de mois.

On m'a proposé d'être agent d'accueil au salon international de la lingerie.

Jusque là, c'est plutôt excitant sympa. Seulement, pour faire plus jeune et plus fun, les agents d'accueil devaient être en roller. J'ai accepté alors même que mon niveau de roller était très nul… j'avais juste besoin d'argent et pour cela j'étais prêt à faire le guignol à roulettes.


Je suis donc resté perché trois jours sur mes rollers à ouvrir la porte à des délégations japonaises, à porter les bagages d'expertes en string et à conduire les mannequins jusqu'à la coulisse du défilé.

 

Trois jours à trembler, vaciller et faire des moulinets avec mes bras pour ne pas tomber.

 

Trois jours avec les pieds en sang, j'ai fini le salon avec deux moignons.

 

Trois jours à manquer de tomber à chaque virage dans un stand de culottes.

 

Trois jours à freiner en fonçant dans un mur : seule technique que je connaissais pour m'arrêter.

 

Bref, trois jours d'horreur totale.

A la fin du salon, j'ai pris mon chèque et rangé DEFINITIVEMENT mes rollers.

 

Après, il y a eu le jogging.

 

Simple, efficace mais profondément, immensément, invraisemblablement CHIANT.

 

A chaque fois que je cours, j'ai envie de ramener ma montre chez l'horloger pour qu'il vérifie qu'elle ne tourne pas au ralenti.

 

Montre : 10h00

 

Premier tour de piste : ok, je ne regarde pas ma montre, c'est le début, concentrons sur… quoi d'ailleurs… Tiens! Sur ce beau soleil de printemps par exemple.

 

Deuxième tour de piste : putain, mais c'est qu'il fait chaud à crever avec ce soleil brulant de merde. Bon, je regarde ma montre, ça doit bien faire 10 minutes.

 

Montre : 10h03

 

"Putain, mais c'est n'importe quoi, j'ai les poumons en fusion, ça ne peut rationnellement pas faire trois minutes!!!"

 

Troisième tour de piste : essayons de nous concentrer sur quelque chose de positif… mmmhh…J'AI ENVIE DE MOURIR!!! J'ai chaud, je suis essoufflé et surtout JE M'EMMERDEEEEEEEEEE… Allez là, je suis sur que ça fait 10 minutes, je me traîne là quand même.

 

Montre-pute : 10h06

 

"AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHH!!!!!!!

Putain, mais 6 minutes, c'est que dalle. Je dois avoir un cancer des poumons, ce n'est pas possible autrement ou alors ma montre a réellement un problème…"

 

Quatrième tour de piste : Bon, là ça ne peut pas faire moins de 10 minutes. C'est déjà pas mal, je vais m'arrêter et essayer de m'en remettre.

 

Montre-pute-géante : 10h09

 

"AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA"

 

J'ai aussi essayé de courir avec des amis, mais je n'arrive pas à parler en courant donc l'intérêt est limité. En plus, avec un nul, tu as l'impression de promener ton petit neveu au parc et avec un fort, tu as l'impression d'être une grosse vache en surpoids chronique.

 

J'ai aussi essayé de courir en musique. Seulement le rythme de la musique me perturbe et je ne m'entends plus souffler bref, c'est le bordel respiratoire, je manque l'étouffement à chaque fois sur fond de compagnie créole (quoi, j'écoute ce que je veux d'abord!!!).

 

J'ai aussi essayé le squash. Très intense, très puissant, mais tu as l'impression que la balle rebondit dans ta tête pendant les deux jours qui suivent. Et puis le fait de rester enfermé dans une salle close avec une porte vitrée, j'ai l'impression d'avoir intégré un vivarium.

 

Il y a eu l'expérience badminton. Je me disais que ce truc avec ces plumes en plastoque ridicule ne devait pas bien difficile. En fait, tu t'épuises à taper comme un sourd sur cette balle emplumée pour qu'elle daigne s'envoler d'un poil. C'est frustrant. C'est un sport hyper physique alors que quand tu y joues, tout le monde te prend pour Mary Popins.

 

Et puis, un jour, j'ai fini dans une salle de sport…


Par zadzig - Publié dans : Zadzig stories...
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Vendredi 10 avril 2009



Après avoir été emporté par le tourbillon cheap du "low cost", j'ai été pris dans un second tourbillon : celui du bio.

 

Qui a dit girouette?

 

Bon, je reprends.

 

Voilà comment je me suis retrouvé dans une coopérative bio une semaine après avoir hanté les rayons apocalyptiques d'un magasin discount.

 

A force d'entendre que les pesticides nous mangeaient de l'intérieur, j'ai finit par me dire qu'il fallait que je change d'attitude. Que je devienne un consomm'acteur...et non plus le pigeon urbain qui mange que de la merde de bords de trottoir et qui fini avec un œil en moins une patte molle et les plumes de traviole.

 

Donc, je me dirige pour la première fois vers la coopérative bio.

 

Et là; je découvre avec étonnement que tu peux TOUT acheter bio.

 

Tu peux acheter du légume à moitié marron tout rabougri super chelou bio.

 

Tu peux acheter du gâteau au beurre super gras mais super bio.

 

Tu peux acheter des produits d'entretien qui lavent que dalle bio.

 

Tu peux aussi chier bio grâce à du papier toilette en fibre de papaye.

 

Tu peux aussi t'habiller bio grâce à des serpillères vêtements bio-équitables

 

Bref, tu peux mener une vie totalement chiante BIO.

 

Ceci dit, il faut quand même préciser que concernant la bouffe, on a tendance à croire que le bio est forcément sain, léger et parfait pour la ligne. C'est comme ça que j'ai déversé dans mon sachet en papier kraft des dizaines de gâteaux à la banane et au chocolat. Une fois avalé, la conscience en paix (c'est bio, on te dit!!!), j'ai eu l'impression de digérer une enclume… En fait ces gâteaux bio étaient des sortes de mottes de beurre bio truffées de pépites de chocolats.

 

Bio ne signifie pas équilibré !

 

Tu peux mourir d'une vieille maladie cardio-vasculaire en ayant bouffé bio toute ta vie…

 

Ce n'est pas de chance mais c'est comme ça.

 

Dans les magasins bios, ce qui est étonnant aussi, ce sont les clients. Certes, il y a les gens normaux, mais il y a surtout aussi ceux qui sont à fond dans le concept des bouffeurs de racines.

 

Des cheveux couleur "queues de vache", du pull en poil de pubis de lama péruvien, de la chaussure-sabot et du collier en macramé, tu en croises de partout.

 

Limite, tu te demandes si le bio ça rend pas moche!

 

En fait, les femmes bios ont une morale, un esprit citoyen, elles!

 

Les femmes bios ne mettent pas du rouge à lèvres dont la conception a nécessité le dépeçage vivant de 12 000 chatons ou le débitage à la machette mal aiguisée de 15 portées de bébés phoques.

 

Et ça se voit.

 

Le moins que l'on puisse dire c'est que c'est terne.

 

Tout est couleur maronnasse, beigeasse, bordeau-asse

 

Le collier en macramé, la nouille bio, le pain bio, le vêtement bio… tout est d'une couleur indéfinie.

 

Enfin, heureusement, pour ça, on a inventé le terme "taupe".

 

Oh, c'est marrant elle ressemble à rien ta fringue, c'est couleur merde ou vomi? Oh, elle est marrante ta nouvelle fringue, c'est taupe, nan?

 

Et voilà.

 

Donc, quand tu veux consommer bio, t'as intérêt à aimer le taupe.

 

Les magasins bios, c'est étonnant aussi par l'ambiance zen qui y règne.

 

Aux caisses, pas de tapis roulants avec des feuilles de salade décomposées qui te font coucou, pas de chewing-gum à la fraise psychédélique à hauteur des gamins, pas de néons blafards, pas de Chérie FM diffusant une Isabelle Boulay agonisante.

La caissière a l'air presque heureuse dans son pull moutarde en poil de chèvres du Larzac. Les clients sont béats.


Est-ce que le bio rendrait heureux?


Ou est-ce qu'il est interdit de faire la gueule dans un magasin bio?


Ou alors, tant qu'à se faire enculer à sec par la lourde facture qui t'attend autant le faire avec le sourire?

 

Bref, je souris également aux bouffeurs de racines et autres tisseurs de macramé et paye béatement mes articles. Avant de partir, la caissière m'arête et me dit :

 

-" Vous serez des nôtres dimanche pour l'opération de fauchage volontaire?"

 

-"Qué fauchage???"

C'est pas parce que j'ai acheté un sac de carotte bio que je suis obligé de devenir un militant aux cheveux ternes qui veut se la jouer hors la loi!!!

 

Je réponds donc, toujours en souriant :

 

-"Non, nous sommes dans un État démocratique que je sache, et je refuse de violer la loi désolé, j'ai piscine!"

 

-"Sinon, vous pouvez venir samedi devant le tribunal pour protester contre le procès des faucheurs volontaires d'OGM?"

 

-"Mais laissez-moi tranquille, je suis juste venu acheter 3 légumes et 2 gâteaux!!!! Non merci, mais vous n'auriez pas plutôt un sac pour mettre mes produits?"

 

-"Monsieur, on ne donne plus de sacs afin de préserver l'environnement"…

 

Ma botte de carottes dans le slip et mes paquets de gâteaux empilés à l'africaine sur la tête, je me dirige tremblant vers ma voiture.

 

La semaine prochaine, je retourne au Monop'.

Par zadzig - Publié dans : Zadzig stories...
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